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27 juillet 2005

Sacs plastiques : Les associations se mobilisent pour la suppression des sacs jetables

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Va-t-on vers la suppression des sacs plastiques jetables ? Depuis février 1996, mon groupe menait un combat solitaire pour imposer les sacs consignés et recyclables à la place de ces 15 milliards de sacs plastiques dont une partie pollue notre environnement. Avec, depuis, un réel succès, puisque timidement mais sûrement, les autres enseignes de la grande distribution se sont engagées à diminuer de 15 à 25 % le nombre de sacs en sortie de caisse.

Plusieurs collectivités locales ont pris le relais. C’est l’association des « Amis du Vent », en Corse, qui a donné l’exemple. A Calvi, puis dans d’autres sites de l’Ile de Beauté. A l’île de Ré, à La Ciotat, à Montpellier, à Dijon ou en Savoie, campagnes de sensibilisation, actions pédagogiques et engagement des partenaires commerciaux semblent promettre quelques résultats positifs.

Un virage encore plus important vient d’être pris par l’UFC-Que Choisir. On connaît l’influence de cette organisation sur le mouvement consommateur. Je désespérais de les voir s’impliquer ouvertement et nationalement. Son entrée en lice va accélérer inéluctablement le processus de disparition des sacs.

Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, l’UFC-Que Choisir « appelle les consommateurs à ne plus utiliser de sacs jetables ». L’organisation demande aux pouvoirs publics de « soutenir cette démarche en imposant des mesures contraignantes aux industriels et aux distributeurs ».

Rentrée en guerre, l’UFC va même plus loin et conteste l’intérêt des nouveaux sacs biodégradables dont la mise sur le marché est préconisée par plusieurs industriels et députés : « l’innocuité des composants utilisés et de leurs produits de dégradation n’est pas démontrée ». De plus, « on ne peut parler que de sacs fragmentables, mais certainement pas de sacs biodégradables ».

Seul couac dans cette prise de position, l’UFC, de manière complètement incompréhensible, propose une discrimination positive à l’égard « des petits commerces et des supérettes qui concentrent les achats impromptus ». Ils « devraient pouvoir proposer des sacs jetables qu’il ne serait pas choquant de rendre payants ». (Curieuse attitude sélective, résurgence d’une forme de populisme qui attribue systématiquement aux « petits » toutes les vertus…).

Mais sur le fond, et par-delà cette anecdote, nous ne pouvons que nous féliciter de la mobilisation des organisations de consommateurs qui, à l’instar du WWF et de la CLCV, prennent à leur tour des positions courageuses. Elle conforte la démarche que nous avons initialement entreprise et va aider nos salariés (caissières et chefs de rayon) à convaincre les derniers clients récalcitrants.

Michel-Edouard Leclerc

Posté par M.E.L. le 27 juillet 2005 dans Développement durable , Environnement
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Les commentaires : 12

poste_parLe 29 août 2005 - 16:46 M.E.L. a dit :

Re-Jef Perrimond (9 août 2005)

OK pour encourager les recherches de biodégradabilité. Mais l’économie à la source et le recyclage me paraissent plus efficaces. On évite la prolifération. Si tous les sacs devenaient biodégradables, et qu’on en redonnait 17 milliards comme dans les années 2001/2002, ça ferait tout de même une sacrée pollution visuelle (en attendant qu’ils se délitent dans la nature) et beaucoup de gabegie.

poste_parLe 29 août 2005 - 16:45 M.E.L. a dit :

Re-Bienvenu (23 août 2005)

Oui, c’est une bonne idée. Actuellement, il existe quelques produits de ce type sur le marché. Pas encore géniaux !

poste_parLe 23 août 2005 - 12:11 Bienvenu a dit :

Je reviens sur l'utilisation des sacs plastiques pour les poubelles pour aborder le tri sélectif. Aujourd'hui, les poubelles "spécial tri" coûtent entre 80 et 150 euros (grands magasins et magasins de bricolage). Qui a envie de mettre une telle somme dans une poubelle ?
Un bon moyen d'inciter les gens à trier leurs déchets, ne serait-il pas de fabriquer et vendre à un prix correct des poubelles "spécial tri", à la fois jolies et pratiques ? (matériau facilement laveble, anses...)
J'avoue que je compte sur MEL...

poste_parLe 9 août 2005 - 9:47 Jef Perrimond a dit :

Etant donné qu'une nette majorité des citadins utilise des sacs comme poubelle, étant donné qu'il sera fort difficile et fort long de leur faire adopter un comportement autre, il semble évident que les filières des textures biodégradables doivent être encouragées ; d'autant plus que leur développement permettrait ensuite de créer aussi des emballages biodégradables, non ?
Jef

poste_parLe 1 août 2005 - 15:07 M.E.L. a dit :

Re à tous (27 et 28/07/05)

Guillaume M a raison. Il y a de plus en plus de produits préemballés, et oserais-je dire « suremballés ». Il faut trier le bon grain de l’ivraie. Pas question de revenir en arrière pour tout ce qui concerne la sécurité sanitaire des produits (viande, poisson, etc…). En revanche, comme le souligne Didier Masse, il y a trop d’excès. Le phénomène de la vente à la portion pousse à la gabegie.
J’attends avec intérêt la proposition de sac de Florence Jean.
D’accord avec tous : le premier chantier, dans cette affaire, c’est la pédagogie. Pas simplement pour diminuer le nombre de sacs, mais pour tout ce qui concerne notre environnement. Nous pouvons faire beaucoup en changeant nos propres comportements

poste_parLe 30 juillet 2005 - 8:53 Matthieu a dit :

La démarche de réduire la distribution des sacs plastiques aux caisses des supermarchés n'est évidemment qu'une étape, je suppose, pour les magasins Leclerc.
Quand on indique qu'un sac est biodégradable, on ne dit pas s'il est "biodégradé"... Et je crois que justement ce n'est pas pour rien qu'on oublie d'en parler.
Pour recycler les matériaux recyclables, il faut les trier, or la plupart d'entre nous utilisent ces sacs recyclables payants comme sacs poubelle, il reste donc du chemin à faire.
Une démarche qui me paraîtrait plus "fracassante", et je sais que ce que je vais dire est une banalité, ce seraît de poser tous les éléments sur la table : "D'accord, on avoue qu'on est bien ennuyés avec ces histoires de recyclage des matériaux, voici ce que l'on sait, voici ce que l'on peut faire, voici ce qu'il appartient au public de faire, voici ce que ça apporterait, voici ce que cela coûterait..." Une fois le consommateur correctement informé (j'imagine bien que ça doit être un réel challenge de réaliser tout ça), on avancerait bien plus vite sur ces problèmes. D'autant que si c'est l'acheteur qui veut quelque chose, le supermarché se fera un plaisir de lui vendre. Non ?

poste_parLe 28 juillet 2005 - 14:14 Didier Masse a dit :

Bonjour,

Je souhaiterai réagir par rapport à la réponse de Guillaume M. qui me semble tout à fait pertinente.

Même si on a la volonté de ne plus utiliser de sacs plastiques jetables, beaucoup de produits sont vendus dans des sachets préemballés. Il suffit de se promener dans les rayons fruits et légumes de supermarchés pour se rendre compte que l'on ne choisit pas tout le temps de ne plus utiliser des sacs plastiques.

Est ce qu'une mesure écologique va être prise à ce propos. Il me semble que les produits préemballés sont de plus en plus nombreux (viandes, pommes, les charcuteries), les offres promotionnelles de type 2 pour le prix d'un ...

Merci Guillaume d'avoir souligné ce point !

Didier

poste_parLe 28 juillet 2005 - 13:30 Guillaume M a dit :

Bonjour,

Tout d'abord félicitation pour votre blog !

Je suis heureux de ces initiatives de réduction de sac à la sortie des supermarchés. La nature en est reconnaissante.
Cependant un de vos concurrent, Auchan pour ne pas le citer, persiste à fournir des sacs jetables. Et ce qui me scandalise le plus, c'est que leur système où les caissières remplissent elles-même les sacs génére un gachis incroyable. Deux ou trois articles et au sac suivant !!!
Si vous croisez les dirigeants d'Auchan merci de leur faire part....

Les marques ont également du travail à faire. On voit de plus en plus de doses portionnables qui générent de plus en plus de déchet.
Le chemin semble encore long.

Guilaume

poste_parLe 28 juillet 2005 - 11:12 François HENRY a dit :

Bonjour M.E.L. !
Ce petit mot pour vous signaler que vous avez fait logiquement école, car mon hyper Carrefour de Saint Egrève, ne propose plus de sac plastique jetable à la caisse.
Bravo et bonne continuation.
François HENRY

poste_parLe 27 juillet 2005 - 18:26 distrethique a dit :

bonjour MEL
merci de votre eventuelle reponse a mon message d'hier sur votre note de fin juin (le marketing du vin...)
bien amicalement
pierre le theno
distrethique

poste_parLe 27 juillet 2005 - 18:17 Florence Jean a dit :

En tout cas si vous, vous n'y mettez pas la pression, ca y ressemble ...

Si on parvient a du zero sacs plastiques jetables, je mobilise du monde pour vous faire un sac a l'image de vos sacs "permanents" digne du Livre Guiness des Records! Le plus grand sac Leclerc du Monde ...

poste_parLe 27 juillet 2005 - 17:53 Didier Masse a dit :

Bonjour,

Je suis très heureux de voir que l'avenir du sac plastique est amené à disparaître. Il me semble que les magasins Leclerc, en plus des sacs échangeables et payants, ont mis en place des sacs distribués en caisse qui sont bio-dégradables depuis un certain temps. Si le cas est prouvé et testé, je trouve que c'est une excellente initiative et c'est un moyen de limiter les dégâts.

Il ne devrait pas être difficile de convaincre la population à être plus attentive et se tourner vers le sac réutilisable. Lorsque l'on pense à cette planète qui mérite d'être respectée, qui est amenée à être soignée d'après les enquêtes des spécialistes en la matière. L'avenir de la planète devient préoccupant puisque ce sujet est de plus en plus abordé lors des émissions de radio, télévisions, informations....

Je pense qu'il y a comme pour une personne, de la rééducation à faire. Depuis une quarantaine d'années, les pays industrialisés se sont considérablement développés et nos précédentes générations ont profité d'une certaine insouciance économique et écologique collective. De cette insouciance très confortable est née une insouciance pour des questions environnementales.

Cette génération insouciante nous a éduqué et nous sommes aujourd'hui en face d'un nombre de plus en plus importants de problèmes liés à l'écologie en plus de l'avenir incertain des jeunes populations avec le chômage.

Non seulement, les jeunes de notre génération profitent peu de la croissance économique mais sont en face d'un iceberg de problèmes écologiques. Ceci représente un double travail dans la conscience de ceux pour qui la situation économique est difficile.

Cordialement,

Didier Masse


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