12 août 2005

Les Anglais revitalisent les villages périgourdins

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Dans ce gros bourg (1 500 hab.) près duquel je farniente et randonne, les commerces semblent abandonnés : juste quelques mouvements de chalands autour de la pharmacie, sur le parking de l’Ecomarché, devant la poste et au bistrot (qui s’appelle bien sûr, « Café des Sports »).
Mais le jour du marché, c’est la grande foule. Des dizaines de marchands forains posent leurs tréteaux dans la grande rue, interdite à la circulation. Les badauds accourent par centaines. Sur les étals, gallinacés en tous genres (canards, poulets, oies), pigeons et lapins, vivants, rôtis ou confits…Et puis des fringues, des gâteaux, du miel bio, du pain « à l’ancienne ».

Particularité : on y parle volontiers anglais, hollandais, allemand, belge (version wallonne ou flamande). Les rescapés du patois local, qui d’habitude illustrent la résistance culturelle « aux modes parisiennes », sont débordés, noyés et perdus dans cet univers cosmopolite.
C’est que, depuis 10 ans, la Dordogne a vu sa population grandir et se régénérer, avec l’apport migratoire de 6 000 Anglais, 1 600 Hollandais et un bon millier d’amoureux des « moules-frites ». Même les Allemands lorgnent par ici.

Au début, ils étaient cadres, retraités de la fonction publique ou anciens expatriés, à la recherche d’un Sud abordable, accueillant et ensoleillé. Désormais, avec la liaison Londres-Bergerac (Ryanair) et celle de Southampton (Flybe Air) beaucoup font le transport pour y vivre vraiment, une vie de « rurbain », d’agriculteur ou d’artisan. Ils achètent des maisons abandonnées, retapent le toit des granges, remontent le mur des fermes.
Les gens du coin ont des avis mitigés : « ils font monter le prix du foncier, ils restent entre eux, sont culturellement fermés… ne dépensent pas. Ils n’achètent rien dans nos magasins».
Ouais ! Quelle mauvaise foi ! Les commerçants, qui ne veulent pas se remettre en cause, repeindre leur devanture, et baisser leur prix ont une explication qu’ils servent sans sourciller : « Les Hollandais viennent en voiture, le coffre bourré de victuailles… ». Va pour les touristes saisonniers ! Mais quid des autres … ?
Les Leclerc et autres Intermarché de la région confirment, eux, le formidable apport de clientèle. Et les centaines de chalands polyglottes, le jour du marché, confirment qu’ils se déplacent volontiers pour faire « des affaires ».

La vérité, c’est que l’Anglais, par sa présence, nous renvoie, en miroir, l’image de notre inertie. Depuis 30 ans, dans ces régions, les élites (plutôt de gauche ici) ont entretenu une culture d’assistanat, voire de mendicité à l’égard de l’Etat, de la Région ou de l’Europe. Par un discours toujours vindicatif, elles ont fait fuir les investisseurs, tandis que les industriels d’après-guerre (textile, chaussure, porcelaine, coutellerie) n’ont pas modernisé leurs entreprises. La bourgeoisie a acheté pour ses enfants, des maisons à Royan, à Bordeaux, à Saint-Jean-de-Luz. Et les agriculteurs n’ont pas, comme en Bretagne, profité des taux super bonifiés des années 70-80, pour maintenir leur outil de travail…
Bref, du gâchis, … qui explique au moins pour partie cette désertification…

Les Anglais, aujourd’hui, font revivre les villages. Ils plantent des fleurs, des arbres, sauvent le patrimoine. Le prix de l’immobilier augmente, mais n’est-ce pas tout bonus pour les « locaux ». Ils animent une sympathique vie associative, dynamisent le territoire, et recréent un marché de l’emploi (artisanat, marché de la construction…).

Au fond, ce qui gène les habitants d’ici, c’est la leçon que nous administrent ces immigrants. Ils nous bottent les fesses. Ils montrent que la désertification n’est pas inéluctable, et que la vie économique et culturelle ne dépend pas que des subsides de l’Etat.

P.S. : Je réponds par cette note, (du moins en partie) à la question de Georges d’Abjat (ma note du 8/08) qui habite justement, à 10 km de ce bourg dont je viens de parler. A Abjat, on a su tirer profit de cet apport démographique et on fait tout pour l’accueillir en investissant dans le centre bourg pour le rendre encore plus chaleureux et plus accueillant.

Amitiés à tous. Bonne fin de vacances.

Michel-Edouard Leclerc

Posté par M.E.L. le 12 août 2005 dans Europe , Société
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Les commentaires : 20

poste_parLe 30 août 2005 - 11:08 M.E.L. a dit :

Re-Laurent Piat (12 août 2005)

Je suis un libéral quand fonctionne le marché ou quand le débat d’idées reste ouvert et démocratiquement garanti. Mais je n’ai rien contre l’interventionnisme pour corriger une situation. Il faut être pragmatique. Et surtout, je crois au primat du projet collectif (culturel, social).
Bon, après avoir dit tout ça, ce n’est évidemment pas toujours facile, dans la pratique quotidienne, d’arbitrer entre l’intérêt collectif, et l’intérêt commercial. Mais c’est le charme de mon métier…

poste_parLe 30 août 2005 - 11:07 M.E.L. a dit :

Re-Ralph de Butler (20 août 2005)

Salut l’Américain. Welcome on board. Avez-vous envoyé votre CV à Danone, à Nestlé ou à Bongrain ? Etes-vous aussi un passionné de BD (votre référence à Mézières).

poste_parLe 30 août 2005 - 11:07 M.E.L. a dit :

Re-elissalde (21 août 2005)

Désolé, mais je ne connais rien aux transactions immobilières. Le mieux serait d’appeler une agence à Biarritz, à Bergerac ou à Périgueux. A bientôt.

poste_parLe 30 août 2005 - 11:06 M.E.L. a dit :

Re-La rousse (12 août 2005)-Re-Raffatou (23 août 2005)-Re-Pierre (12 août 2005)

Il faut d’abord savoir ce que l’on veut. Pendant longtemps, les habitants ruraux du Périgord se sont plaints de la baisse de l’immobilier (pas d’hypothèque possible, pas de valeur transmissible, perte sur patrimoine). Aujourd’hui ça vaut des sous. Tant mieux pour ces Français là et merci aux Anglais.
Ensuite, il ne faut pas exagérer. Les prix restent abordables, sauf dans quelques localités très touristiques. Mais on est loin des prix de la Touraine ou de la Normandie (cf. le dernier numéro du mensuel Capital).

poste_parLe 30 août 2005 - 11:06 M.E.L. a dit :

Re-Tascin (17 août 2005)-Re-Laurent Piat (12 août 2005)

Oui, décidément, quelquefois la concurrence (fut-elle celle d’Anglais immigrés) peut nous réveiller et « pousser aux fesses ».

poste_parLe 30 août 2005 - 11:05 M.E.L. a dit :

Re-Aurélie (17 août 2005)

N’hésitez surtout pas à intervenir sur ce blog. Bienvenue ici.

poste_parLe 29 août 2005 - 16:49 M.E.L. a dit :

Re-gaillou agathe (18 août 2005)

Même réponse qu’à Antoine, de Saint-Dié. Cette demande de 2 pièces d’identité lors du passage aux caisses est une exigence des banques, imposée aux commerçants, suite au vol de cartes bancaires. Mais finalement, vous avez raison. Pourquoi les choses resteraient-elles en l’état. Je vais y regarder de plus près.

poste_parLe 29 août 2005 - 16:47 M.E.L. a dit :

Re-Martha (19 août 2005)

Martha, merci pour ce joli mot. Je transmets « vos éloges » au Leclerc de Fumel. Rassurez-vous, nous sommes très nombreux, les Français qui aimons l’Angleterre. Friendly !

poste_parLe 23 août 2005 - 19:52 Raffatou a dit :

Bonjour !
il faut plutot se réjouir de l'implantation de ces riches anglais dans nos campagnes !
ils font monter le prix de l'immobilier donc ils créent de la richesse ...Pour qui ?
Ils auront besoin de petit personnel pour tondre la pelouse ou pour leur servir le thé : des emplois ...
Ils ne retourneront pas en Angleterre pour faire réparer leur auto : des emplois vous dis je.
etc etc ...
Les autochtones pourront alors rester au pays dans un charmant lotissement de maisons bouyggues
en périphérie et pas loin de la zone commerciale.
Raffatou

poste_parLe 21 août 2005 - 14:51 elissalde a dit :

j'ai 1 bien immobilier à vendre en pays basque 7 km des chemins de st Jacques de compostelle, possibilité ts commerces y compris licenceIV et ne sais comment m'y prendre pour proposer celà éventuellement à des Anglais, merci de m'aider, tel 0685320511

poste_parLe 20 août 2005 - 18:45 Ralph de Butler a dit :

Bonjour depuis les USA.
J'ai trouve votre blog sur le Perigord tres interessant. Lorsque je n'habitais pas l'Afrique du Nord, le Canada, l'Allemagne ou la Grande Bretagne je venais souvent dans ma famille en Dordogne, alors a Saint Felix de Villadeix, ou j'ai toujours des attaches.
C'est dans les annees 70 que cette region va voir l'arrivee de Hollandais d'abord puis d'Anglais.
C'est un phenomene qui n'etait pas en lui meme recent car au 16eme siecle et sans doute meme avant les ports Francais de la cote Atlantique avaient des communautes importante de marchands etranger. Ainsi ma famille Butler, marchand Armateur, originaire d'Irlande viendra s'installer a La Rochelle en 1655 de facon permanente, mais elle y faisait deja des affaires en 1645 avec des Francais, mais aussi des Hollandais, des Anglais et meme des Allemands/Polonais comme le prouve un contrat d'apprentissage chez Richard Butler pour la formation d'un jeune homme du nom de Kenowitz vers 1670.
Un de mes premiers emploi en France fut dans la distribution alimentaire chez As Eco a cote de Beaubourg dans les annees 80. Depuis j'ai fait toute ma carriere aux USA. Un jour alors que je reprimendais un collegue pour n'avoir pas correctement effectue son travail, le directeur national des ventes US de Besnier, aujourdhui Lactalis, me demanda si mon collegue etait en mesure de comprendre la raison de mon admonition.
La est a mon avis la clef du probleme des relations difficiles entre le Perigord et ses nouveaux habitants. Je ne suis pas sur que les elus et meme les habitants sachent comment aborder et epouser ces nouvelles opportunites.
Ont ils ete prepares?
Le probleme en France n'est pas limite au Perigord.
Apres 10 ans comme responsable des ventes avec le plus gros importateur de fromages europeens aux USA (ConAgraFoods/Swissrose) je viens d'etre licencie pour raison economique. Nous ne benificions pas en Amerique de la protection sociale qui existe en France. La separation est immediate accompagne dans mon cas d'un "severance package" tres limite.
Dans le cadre de mes recherches d'un nouvel emploi j'ai contacte la Sopexa a Paris dans le but d'etablir des contacts.
Voici la definition du role de la Sopexa :
"Spécialiste du marketing et de la communication alimentaire, Sopexa intervient en tant que conseil de l'Etat en matière de promotion des produits agricoles et alimentaires français. Par ailleurs, elle conçoit et met en place pour le compte de ses clients - entreprises et filières agroalimentaires- des campagnes de communication valorisant leurs produits et leurs marques "made in France" sur tous les marchés". Sopexa s'appuie, pour cela, sur un réseau intégré implanté en France et dans 35 pays étrangers qui couvre 90% des marchés d'exportation. "
J'ai adresse la lettre suivante a la direction de la Sopexa:
"Monsieur:
Je me permets de vous adresser mon Curriculum Vitae car je souhaite prendre contact avec des entreprises Francaises desirant vendre leurs produits agro-alimentaires aux USA.
Pouvez vous me communiquer les noms d'entreprises qui peuvent etre interessees ou leurs faire passer mon Curriculem Vitae ?
Je travaille depuis plus de 22 ans aux USA et mon poste de responsable des ventes de fromages avec ConAgra vient d'etre elimine a la suite d'une restructuration.
Je recherche un poste similaire afin de pouvoir utiliser mes connaissances du marche Americain et mes competences.
Je vous remercie de l'aide que vous voudrez bien m'apporter.
Veuillez recevoir Monsieur l'expression de mes sinceres salutations,..."
Voici la reponse "IN TOTO"du directeur adjoint de la Sopexa, Monsieur Jean Noel Bosse:
"Je vous remercie de votre C.V. ,mais la Sopexa n’est ni une agence de chasseur de tete ,ni une « Match Maker « Si vous travaillez depuis 22 ans aux U.S.A faites vous-même votre « Home Work « .J’avoue que votre demande m’ a particulièrement étonnée ".
La Sopexa est financee de la facon suivante:
31% organismes publics ,10,9% organismes agricoles,11,9% organismes industriels,3 organismes de coopération,43,2% interprofessions.
La Sopexa comme le Perigord semblent souffrir des memes affections.
Ainsi aujourdhui a l'etranger, alors que la France a un excedent a l'exportation nos parts de marches sont attaques par la competition.
Aux USA par exemple les vins Francais doivent se defendre contre le Chili, l'Australie, la Nouvelle Zelande et meme la production locale.
La meme chose se passe dans l'industrie laitiere ou la France a travers des entreprises comme Lactalis et Bongrain produit du fromage localement sans pour autant abandonner les importations.
Les etabissements E.Leclerc ont ils envisage l'exportation vers l'Amerique du Nord de leur gammes de produits "Nos Regions ont du Talent".
Je pense pour ma part d'abord aux fromages.
Pour terminer ma voiture Schuco Grand Prix Racer 1070 est rouge et je n'ai que la lithographie de l'original de J.C.Mezieres quise trouve dans votre bureau.


poste_parLe 19 août 2005 - 18:47 Martha a dit :

Bonjour M leclerc!
Je ne pas parlez coup le Francais. So here is an English opinion on the English in Perigord.
The British have a deep love and respect for France. We love your culture, your food, your etiquette and your manners. The kind of people who come will respect your traditions and intigrate carefully into your society. Many will have come and intend to live in France permanently. They will revitalise your communities, place their children in your schools, use your local services.
The language issue does not seem to be a problem. Communication always seems possible between people, we found, with some humour and some good will on both sides and those who come will learn French and many people in rual areas speak basic English and are happy to learn. There are plenty of night schools .
Above all what we find is a peace that we can identify with in a society in which we can feel comfortable and live the life we really appreciate.
Too many doors have been opened in our country in the name of our guilt over Empire and too many people here are now 'British' without our culture or values. Now of those we allowed here, their children (some) seek to destroy our way of life by their bombs and the hijab in the name of 'Allah'.
Its good to come to our brothers land, where we share so much history, it has resisted Americanisation, maintains its culture and its language and moves with confidence through the modern age.
Oh! and WOW I love the hypermarche of E. Leclerc! The nearest shop to paradise... do show Tesco and Sainsbury. The one in Fumel is to die for!!

Les Anglais adore France and we always will.

Martha

poste_parLe 18 août 2005 - 20:50 gaillou agathe a dit :

bojours monsieur Leclerc
Depuis des années je suis une fidèle cliente du centre leclerc de ma ville:Lanester dans le Morbihan.J'ai 36 ans,et je voudrais vous poser une question.En effet,avec les histoire de chèques sans provision,les restrictions sont sévères.cependant je suis allée faires mes achats au centre leclerc de ma ville,et on m'a demandée 2 pièces d'identités pour 2 chèques différents,venant du même chéquier.J'ai un compte en commun,et je n'ai pas compris.Pourtant je n'ai jamais eu de problème de chèque en bois,d'autant plus que ce jour là le surveillant du magasin s'en est mêlés!j'ai eu honte et l'impression d'être prise pour une voleuse!les vendeurs sont devenus peu aimable depuis quelques années,les caissière n'ont plus le sourire,quant au développement des photos (je les fais tjrs dans ce magasin)il en est de même!On a tjrs l'impression de les déranger.Depuis cet accueil et l'histoire de mon chèque je ne vais plus dans ce magasin.Une pièce d'identité,d'accord,mais 2 quand même!est-ce normal?

poste_parLe 17 août 2005 - 16:19 AURELIE a dit :

bonjour je suis tout a fait ok avec vous concernant abjat! je connais tres bien ce village car j'y vais tous les ans et il est formidable

aurelie

poste_parLe 17 août 2005 - 14:30 Tascin a dit :

Bonjour,

Tout à fait d'accord avec votre analyse ; ces populations anglophones (ou du "Nord de l'Europe") ont une influence de plus en plus marquée sur les régions qu'ils habitent. Ainsi plus au Sud vers Nérac (Lot et Garonne) où ils restaurent la plupart des vieilles demeures que les nationaux français n'ont plus les moyens d'acheter, d'entretenir ou de transmettre. Idem à Carcassonne (effet Ryan Air) et effectivement à Cahors/Brive où leur présence est importante.
Le phénomène est d'importance, il illustre nos échecs économiques répétitifs ; heureusement qu'il nous reste quelques maisons à vendre aux Anglais !

poste_parLe 15 août 2005 - 17:47 Bidault a dit :

Bonjour Mr MEL ,je viens de lire l'article vous concernant dans "Entreprendre ".Bien sûr on connait le nom,mais je viens de découvrir l'homme et je suis pleine d'admiration pour ce qu'il est et ce qu'il professe.La France a besoin de tels hommes (ou femmes) elle a grand besoin d'être sauvée avant la faillite....Président ?oui, ma voix pour un homme "neuf"et riche de tant d'idées,il faut un changement de méthodes ......plus de précarré des professionnels de la politique qui héritent de postes bientôt à la 4° génération !quelle royale république.....Bravo Monsieur MEL,encore mon admiration pour ce que vous tout ce que vous êtes,restez tel que vous êtes svp

poste_parLe 12 août 2005 - 21:15 La rousse a dit :

Il y a un petit probleme a la hausse de l'immobilier"Le prix de l’immobilier augmente, mais n’est-ce pas tout bonus pour les « locaux »
Bon là j'encaisse pas trop.
Le fait est que les locaux heritant de la propriété familliale sont obligés de vendre car souvent personne ne peut racheter la part de l'autre car justement plus rien ne correspond à la valeur réelle. Et même si certain peuvent conserver leur bien il n'est plus question de laisser dans le domaine de la location standard...demande de subventions obligatoire et contruction de gîtes ruraux ensuite...Ce n'est pas la vie d'un village cà Mr MEL...Alors les gens qui travaillent dans vos super marchés, ils habitent où? Pas dans ces charmants petits villages en tous cas.

poste_parLe 12 août 2005 - 18:07 pierre a dit :

bonjour à tous
la "reprise en main" des vieilles pierres par des vilains anglois est également d'actualité en ma bone vieille touraine, jardin de la france et terre des rois (de france, ceux qui ont boutés ces fameux angliches loin de nos terres).
certes, nous payons notre douce torpeur.
mais reconnaissons que les prix de l'immobilier ne font pas qu'enrichir les locaux : et les autochtones non propriétaires, alors obligés de quitter leur terre historique et familiale pour s'exiler à meilleur marché ?
nous retrouvons le problème des habitants de centre ville, obligés de quitter leur quartier pour une banlieue moins riante, mais plus accessible...
la flambée des prix de l'immobilier ne fait qu'enrichir les riches, et les intermédiaires.
sinon, l'apport de toute nouvelle population dans une région est de toute façon enrichissante, culturellement et économiquement.
bon, je retourne montrer à mon ami steeve comment pecher le gardon dans l'indre...et comme tout anglais, comme il ne comprend pas mes leçons, je ne risque pas sa concurrence :D

poste_parLe 12 août 2005 - 15:52 Florence Jean a dit :

Un stage d'anglais dans le Périgord!! Le top classe!!
En voilà une activité à développer : attirer des jeunes, des cadres en devenir dans un environnement auquel nombre de citadins aspirent, pendant 3 jours à une semaine, le temps de relooker son verbiage shakespearien...

Paris - Angoulême, 3 heures de train + 1h30 de route direction la verdure, ça le fait non ?


poste_parLe 12 août 2005 - 15:06 laurent PIAT a dit :

bonjour M.E.L.
je viens de prendre connaissance de votre écrit sur ce sud-ouest que tout le monde apprécie tant.
j'ai personnellement vécu dans les années 80 dans le lot (à Cahors)... ce qui m'a fait allé la-bas c'était mon emploi lié à la grande distribution puisque je travaillais pour une entreprise référencée auprès de votre centrale d'achat..
m'étant bien imprégné de l'ambiance et de la mentalité des gens du sud-ouest, et y étant retourné il y a encore 15 jours, je ne peux que confirmer une chose : il ne se passe rien dans ces départements que sont le lot et la dordogne.. ce sont des départements dortoirs pour toulousains, retraités, anglais et hollandais au pouvoir d'achat plus que certain...
les entreprises n'ont jamais eues la possibilité de s'installer, en vingt ans rien n'a changé.. les jeunes sont partis faire des études dans les grands centres urbains et ont trouvés un travail dans des lieux plus prospère et en pleine voie d'expansion (clermont ferrand par ex qui est une ville qui monte, qui monte...)
j'apprécie beaucoup vos billets...je constate avec plaisir que votre idéal libéral apparait aussi sous un angle relativement social (ex de la probable disparition des caissières par des scanners)


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