31 octobre 2005
Intoxication alimentaire au steak haché : mobilisation générale
L’affaire est très sérieuse. La santé d’une quinzaine d’enfants a été menacée. D’autres infections sont possibles. Un mauvais germe a passé le barrage des contrôles industriels. Et pour avoir mangé du steak haché d’un lot distribué par nos soins dans le Sud-Ouest, certains malades sont encore ce matin à l’hôpital en service réanimation pédiatrique.
Rien à voir donc, avec une quelconque psychose. Cette vague d’intoxication nécessite qu’on laisse tomber susceptibilité et souci d’image et qu’on mobilise fournisseurs et salariés concernés de l’enseigne.
1. De quoi s’agit-il ?
D’une bactérie, l’Escherichia coli, ingérée par consommation de steak haché surgelé. Elle provoque un syndrome hémolytique et urémique. Quand mes collaborateurs m’en ont parlé, dès jeudi soir, à la première alerte, j’étais justement avec un ami docteur. Il ne comprenait pas mon angoisse. « Ce germe est fréquent, me disait-il. Il y en a une centaine de cas par an ».
Oui, mais voilà. D’abord, rarement on a observé une telle concentration de cas dans une zone aussi restreinte. Et surtout, la souche semble être très violente. Surtout sur les enfants. Elle atteint le système sanguin et les reins. Les symptômes correspondent à des diarrhées sanglantes, avec très grande fatigue, fièvre… Non seulement la maladie nécessite l’hospitalisation, mais aussi dans les cas sévères, dialyse ou transfusion sanguine.
Inutile de vous dire que l’annonce de l’hospitalisation de 13 enfants (4 nouveaux cas ce matin) m’a complètement angoissé. Comme j’imagine l’étaient plus encore les malheureux parents dont l’inquiétude était renforcée par le manque d’information.
2. Quel degré de certitude sur l’origine de l’intoxication ?
Ce matin, on peut certifier que les produits déclencheurs faisaient partie d’un lot de steak haché, de la marque Chantegril, fabriquée pour notre compte par la société Soviba (près d’Angers). L’un des grands industriels du secteur carné en France (2 500 salariés).
Les administrations ont fait un travail de fourmi. Elles ont tout épluché. Et c’est en accord avec elles que, dans l’incertitude, vendredi soir, nous avions décidé déjà de retirer ce produit de la vente.
Les investigations n’ont pas été très faciles :
a. Les huit premiers cas d’intoxication ont d’abord été notifiés par les pédiatres hospitaliers des Landes, et deux cas, l’un dans les Pyrénées Atlantiques, l’autre dans le Lot et Garonne.
b. Les services sanitaires ont interrogé les parents (lieu de baignade, loisirs, événements collectifs, école ?). C’est vers des consommations alimentaires communes que s’est orientée l’enquête.
c. Les écoles étant fermées, difficile d’établir une relation de causalité.
d. Finalement, une certitude a émergé le 27 octobre : tous les enfants avaient consommé au moins une fois des produits achetés dans un magasin de notre enseigne (très implantée dans la région Sud-Ouest).
Mais, jeudi 27 vers 18 heures, plusieurs produits restaient suspects sans qu’on puisse en désigner un particulièrement (jambon blanc, steak haché surgelé, pâté, saucisse de Francfort, porc !!!).
Dimanche après-midi, les résultats des contrôles effectués chez le fournisseur sur des échantillons témoins ne laissaient plus aucun doute sur le rôle du steak haché surgelé comme agent propagateur.
3. Administration et distributeur, comment avons-nous procédé (chronologie) ?
Jeudi 27, 18 heures : Appel de la DGAL. Elle nous informe de la série d’intoxications (décelées du 5 au 26 octobre). Elle confirme par fax, sollicite nos recherches conjointes.
A ce stade, nous constituons une cellule de crise : responsable qualité, acheteur produits, chef de marché (relation avec les fournisseurs), docteur vétérinaire conseil, spécialiste logistique industrielle, communication interne et externe, tous en relation directe avec les administrations (santé et agriculture) et moi-même par téléphone (alors en déplacement en Italie).
Vendredi 28 : Matinée et après-midi consacrées à questionner les fournisseurs de produits charcutiers et carnés : vérification des livraisons (traçabilité, allotement, etc.). La recherche est encore trop large.
Les produits peuvent avoir été achetés du 1/09 au 15/10. La liste est encore imprécise.
Vers 18 heures, l’institut de veille sanitaire confirme la présomption sur le steak. (On a trouvé un paquet non encore consommé chez un client malade porté à l’analyse).
A 19 heures, notre décision est prise. Nous décidons de retirer tous les lots de ce produit à la vente dans le Sud-Ouest.
4. Quels dispositifs avons-nous mis en place ?
Vendredi 28 : la priorité, c’est donc le retrait.
Nous disposons d’une messagerie intranet : tous les ordres de retrait sont immédiatement lancés. Une info succincte (mention « urgent/crise ») est postée sur les boîtes aux lettres des responsables qualité des magasins.En parallèle, communication au fournisseur des lots concernés. Analyse des échantillons témoins que nos fournisseurs ont l’obligation de conserver.
Samedi 29 : Les produits sont donc retirés de la vente.
Je rappelle qu’à ce moment on n’agit encore qu’en vertu du principe de précaution. Aucune analyse n’est encore susceptible de valider définitivement le diagnostic.
A 17 heures, l’INVS confirme 14 cas et 3 numéros de lot.
A 18 heures, la DGAL propose une réunion téléphonique avec notre cellule de crise. Projet de communiqué élaboré. Avalisé par l’administration à 0h10.
Dimanche 30 : Envoi du communiqué aux médias sur zones et à l’AFP.
Affichage en magasins (rappel des produits et numéros de lots). Mise en place d’une cellule de rappel des clients (7 500 personnes appelées ce dimanche).
Lundi 31 : présence dans tous les médias. Et 750 salariés épluchent tous les tickets de caisse pour repérer les acheteurs de steak et les appeler au téléphone.
5. Quel est l’état des lieux ce lundi ?
A aucun moment, ni mes collaborateurs ni moi-même n’avons été en liaison avec les malades dans les hôpitaux. C’est une règle déontologique (pas de pression !) donc, les infos ne nous reviennent que par les administrations (ce qui surprend la presse qui a du mal à croire qu’il nous est difficile de répondre sur l’état des malades !).
Il semblerait que les enfants malades aillent mieux. Mais trois nouveaux cas viennent d’être décelés. Pas question, donc, de désarmer.
Sur le terrain : rappel des clients (85% possèdent une carte de fidélité. Nous avons les numéros de téléphone) les autres nécessitent des recherches auprès des banques (CB, chèques !). Trois à cinq personnes par magasin sont mobilisées.
Poursuite de l’enquête chez le fournisseur.
Mise en place d'une équipe renforcée de téléconseillers sur notre service client Allo E.Leclerc : 0810 870 870
6. Que s’est-il passé chez le fournisseur ? A ce stade de l’enquête, quelques certitudes, mais des questions !
a. Soviba est une grosse entreprise, fournisseur de la plupart des enseignes de distribution et de restauration.
b. Référencé par nos acheteurs, elle a subi des audits industriels dont les résultats sont satisfaisants.
c. Par contrat, le fournisseur s’oblige à ne livrer les produits qu’après des tests de contrôle. A priori, ces tests ne révélaient pas de germe. Il conserve des échantillons témoins de chaque lot. L’analyse, dimanche, de ces échantillons infirme les premiers tests, et révèle la contamination dans l’entreprise.
e. Reste que rien ne permet d’expliquer encore précisément l’origine de cette contamination. L’agent infectieux est souvent présent dans l’appareil digestif des bœufs. Mais dans un abattoir, les abats ne devraient jamais rentrer en contact avec les muscles dont sont issus les steaks hachés. Y a t il eu contamination par défaut de processus, par apport extérieur ? Enquête en cours.
En tout cas, pas de rupture de la chaîne du froid à priori en cause.
7. La qualité de la viande est-elle en cause ?
Nullement. Contrairement à ce qui a été dit dans certains médias, il ne s’agit pas de viande avariée. Ni même de viande « bas de gamme ». Le stock est issu de viande française abattue et conditionnée dans les usines Soviba. Et il s’agit « d’avants de bœufs ».
8. Quelle attitude allons nous avoir envers le fournisseur ?
Dans une conférence de presse ce matin, le DG a reconnu, même s’il ne se l’explique pas, que les lots avaient été contaminés dans l’entreprise. Il reste à déterminer comment, s’il s’agit d’une faute, d’une erreur de manipulation, d’un défaut dans le process de découpe ou de transformation. Enquête en cours.
A priori, les administrations n’ont pas trouvé d’autre lot contaminé. Enquête aussi.
Pour notre part, nous avons suspendu nos approvisionnements en attendant les résultats des investigations.
9. Quelle perspective à court terme ?
Pour les médias, l’affaire sera peut-être terminée ce soir. On passera à autre chose.
Pour nous, la mobilisation ne fait que commencer ?
a. Il s’agit d’une viande surgelée. Avec durée de vie très longue (juillet et août 2006 !). Le risque est donc réel que des consommateurs oublient cette information, et se resservent du stock dans plusieurs semaines. Il nous faut rappeler tout le monde.
b. Ce week-end est un « pont ». Pas mal de consommateurs ont pu partir en vacances. Nous laissons des messages sur les répondeurs. Mais nous ne serons tranquilles que lorsque nous aurons eu tout le monde et récupéré tous les lots !
10. Comment communiquer ?
Les lots ont été isolés. La contamination concerne les départements du Sud-Ouest et de Midi Pyrénées.
Nous faisons face à deux écueils potentiels. Une trop forte communication, dans le contexte de la grippe aviaire, peut contribuer à « noyer » l’information, la dédramatiser, et nourrir des sentiments tels que : « ils en font trop, tout le monde cherche à se dédouaner en sur réagissant etc… ».
A l’inverse, elle peut aussi entretenir une psychose, tout aussi démobilisatrice.
Nous avons choisi dans un premier temps de privilégier l’information sur la zone touchée par la crise. Les grands médias nationaux s’en sont emparés dimanche soir. Passé le temps des interpellations au niveau national, c’est sur le plan régional qu’il nous faut revenir, et la gérer à partir des magasins.
Je ferai ici, d’ici la fin de la semaine, un bilan d’étape.
Posté par M.E.L. le 31 octobre 2005 dans
Actualités / Débats (Conso.)
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Les commentaires : 80
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Le 16 mars 2006 - 11:56 beah a dit :
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Cher ,
Permettez-moi de vous informer de mon desir d'entre dans le rapport d'affaires avec vous. J'ai obtenu votre nom et contact de la chambre de commerce de cote d'ivoire. J'ai prie plus et après cela j'ai choisi votre nom entre tant d'autres .
je pense que vous etes digne de la recommandation de ma prière. je me nomme DENIS BEAH le seul fils des defunts M. et Mme DENIS
Mon père etait un negociant de cacao et exploitant d'or à Abidjan la capital economique de la Cote d'Ivoire, mon père a ete empoisonne par ses associes d'affaires. j'aimerais que vous me temoignez votre confiance afin que je fasse des affaires avec vous. Ainsi je n'aurai aucune hesitation, me fier vous pour des affaires simples et sincères.
Ma mère est morte quand j'etais un bebe et depuis lors mon père
m'a pris a sa charge. Avant la mort de mon père le 29novembre 2003 à abidjan.
Avant son deces il m'a appelé au chevet et m'expliqua qu'il avait la somme de douze millions cinq cents mille dollars USD ($6,500.000) dans un compte d'ordre fixe/ordre dans la banque principale ici à abidjan il l'a deposé à mon nom comme etant le beneficiare de cet heritage.
Il m'a egalement explique que c'etait en raison de cette richesse qu'il a ete empoisonne par ses associes d'affaires. Il à aussi conseillé de chercher un associe etranger dans un pays de mon choix ou je transfererai cet argent et l'employerai dans des investissements tel que la gestion de biens immobiliers ou la gestion d'hotel.
Monsieur, je cherche honorablement votre aide des manières suivantes: (1) pour fournir un compte bancaire sur lequel transferer cet argent.
(2) pour servir de gardien de ces fonds puisque j'ai seulement 22 ans.
(3) Pour m'aider à immigrer dans votre pays avec une attestation de residence afin que je puisse y poursuivre mes etudes.
Ainsi dit , je suis dispose à vous offrir 15% de toute la somme qui represente mon heritage en compensation pour votre effort après le transfert de ces fonds sur votre compte.
En outre, vous indiquez vos options pour m'aider sachant pour
moi, j'ai la foi que cette transaction peut se faire le plus vite possible.
J'aimerai avoir votre point de vue sur la question et cela selon votre disponibilite.
Vous pourrez me joindre dès reception du present message a mon
email. ( denisbeah1986@yahoo.fr)
Merci , que Dieu vous benisse immensement.
coordialement.
Le 23 février 2006 - 10:36 Jean a dit :
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Bonjour,
J'ai moi aussi été victime d'une intoxication alimentaire ces derniers jours et, bien que moins violente que celle dûe aux steacks hachés, entre dhiarrée, vomissements et absence d'appétit, ces derniers jours m'ont fait regretter ma confiance absurde en mon magasin E. Leclerc de Fleury-les-Aubrais (45)...
Il s'agit là de 2 "Tresses Jambon-Fromage" du rayon frais avec la charcuterie à la découpe et les plats préparés (désolé je ne connais pas le nom "officiel" de ce rayon) et je souhaiterais connaître les dédommagements concrets qui sont envisagés dans ce genre de cas.
J'ai aussi été plutôt désagréablement surpris de voir que ce n'était pas vraiment le premier cas d'intoxication chez E. Leclerc, et ce sans avoir à remonter 50 ans...
Il est sans doute inutile de préciser que je ne compte pas me satisfaire d'un "nous sommes sincèrement désolé, blablabla...", mais je pensais déjà inutile de m'inquiéter quant au caractère comestible de vos produits...
A bientôt.
Jean
Le 17 février 2006 - 11:16 M.E.L a dit :
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Réponse à tous (21-22/01/2006)
C’est volontairement que je ne me suis pas immiscé dans le débat entre internautes depuis ma dernière note sur ce sujet
1) La justice enquête, je ne suis pas destinataire de ses observations. Elle n’a pas encore rendu ses conclusions. Même si l’information en ma possession confirme que c’est bien chez le fabricant qu’a eu lieu la contamination, il est difficile de faire toute autre extrapolation. Je me dois à la discrétion et laisser ce travail d’investigation se faire.
2) De notre côté, nous avons contacté toutes les victimes qui se sont désignées ou dont nous avons eu connaissance. Certaines ont exprimé le souhait de porter plainte. D’autres ont préféré trouver les voies d’une transaction. Je ferai prochainement un bilan d’étape sur l’étendue des dégâts.
3) Je m’astreins volontairement aussi à ne pas répondre à certaines interpellations de victimes dont je ne sais si elles sont réelles ou pas. D’abord, parce que, comme toujours dans ces cas-là, nous avons aussi affaire à quelques maîtres chanteurs. Surtout, comme le dit, MasterWaster, ceux qui s’égosillent ou invectivent ne sont probablement pas les plus concernés.
4) Je fais attention dans mes propos à ne pas entraîner les centres E. Leclerc dans des responsabilités qu’ils n’ont pas à assumer. Mais, je ne suis pas quelqu’un qui botte en touche. J’ai mis en place toute l’organisation nécessaire pour que les problèmes soient traités, les victimes rencontrées, indemnisées.
5) Il y a une seule chose qui reste très préoccupante, c’est le risque de séquelles pour les 2 ou 3 plus petites victimes de cette affaire. Aucune contribution matérielle n’y suppléera.
6) Par égard envers les familles dont les enfants ont été contaminés, je ne vais pas m’étendre maintenant sur le dispositif correctif et les mesures que j’ai préconisées. Mais j’y reviendrai, ici, après publication du rapport d’enquête. Chaque chose en son temps.
Le 8 février 2006 - 13:10 nicolasz 1ere stg2 a dit :
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je pense que ce genre de crise peut servir a constater l'efficacité du système d'adaptation aux imprévus aléatoires de l'entreprise leclerc. On constate avec brio cette efficacité à répondre à cette crise d'intoxication alimentaire. je suis un élève d'un lycée de montpellier le lycée Joffre, j'aimerais savoir si vous pourriez m'en dire plus sur la crise du 27 octobre 2005, en envoyant un email ou un media explicatif pour notre classe ou avec un immense espoir pouvoir vous rencontrer personnellement dans notre classe pour une interview.
Le 22 janvier 2006 - 11:26 MasterWaster a dit :
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Essayons de recentrer un peu le débat. Il y a eu un incident sanitaire sur des produits d'alimentation. Jusqu'ici, ces problèmes étaient assez mal couverts par l'information, en particulier de la part des entreprises. Là, on a un patron (quelle que soit sa motivation réelle) qui communique ouvertement sur la question. Plutôt bien, non ? Ca ne résoud pas le problème, et ça n'a pas empêché les intoxications... mais ça a peut-être contribué à éviter qu'il n'y en ait davantage.
Quand on se souvient de l'histoire survenue chez Buffalo Grill, on prend conscience du risque qu'une telle mésaventure peut faire courir à une entreprise. C'était donc courageux (même s'il n'avait pas le choix) d'assumer le truc et d'en parler publiquement sans détours, acceptant les critiques et les commentaires pas toujours obligeants.
Le problème c'est qu'aujourd'hui, on juge presque davantage MEL sur ce qu'il dit que sur ce qui s'est passé. Il n'aurait rien dit, on aurait taxé MEL de sale patron sans coeur qui se fout pas mal des consommateurs et qui ne pense qu'à son fric. Il en parle ouvertement et on le traite de sale patron sans coeur qui se fout pas mal des consommateurs et qui ne pense qu'à son fric. Faudrait savoir.
Alors certes, la situation est regrettable et il convient de trouver ce qui a cloché. Mais plutôt que d'accepter qu'enfin un patron prenne le taureau par les cornes et s'inquiète lui aussi de ce qui a pu se passer (et il est bien placé pour avoir des réponses), on lui tire dessus à boulets rouges dès qu'il l'ouvre. Il aurait pu aussi bien rester silencieux sur la question et laisser ses avocats se dépatouiller avec les victimes et les associations de défense des consommateurs. Non ?
Pour M. Donzella, non je ne suis pas rattaché de près ou de loin aux entreprises incriminées. Ca ne m'empêche pas de voir que vous (et d'autres ici) semblent perdre du temps à vociférer au lieu d'agir. "Je ne vais pas en rester là !" "Ca va vous couter cher !" "Je vais me venger !" Gnagnagna...! Arrêter de bavasser et agissez.
A moins que vous ne soyez pas du tout une victime et que vous ayez trouvé ce seul moyen (assez malsain) pour venir pourrir la situation. Alors, si vous êtes un concurrent, un militant anarcho-écolo-rigolo ou encore un simple mariole en quête de reconnaissance, votre attitude n'est pas crédible.
Maintenant, admettons que vous soyez une victime. Soit, alors portez plainte réellement, faites intervenir les autorités compétentes, informez les médias, je ne sais pas moi, soyez constructif. Mais à partir du moment où vous avez donné votre point de vue ici (ce qui est parfaitement votre droit) ça devient lourd de vous revoir venir toutes les semaines avec la même rengaine. Prenez-vous en main et agissez au lieu d'attendre qu'on vous prenne au sérieux. Parce que là, c'est mal barré.
Au fait, je suis papa d'une jolie petite fille et si je devais un jour subir le calvaire de ces parents dont les enfants ont été intoxiqués, croyez bien que je ne perdrais pas mon temps à venir m'égosiller sur un blog.
Le 22 janvier 2006 - 9:02 donzella a dit :
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reponse a ce monsieur master waster quand je dit mon fils a 4ans je fait une erreur de voulait dire il a perdu 4 kilo est il a 8 huit je pense que pour etre aussi petit vous devez etre un college ou confrere a lenseigne leclerc ou a la soviba le residiviste est je pense que vous n avais pas d enfant monsieur donzella
Le 21 janvier 2006 - 14:51 MasterWaster a dit :
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Marrant ça, le 30 novembre dernier Donzella parlait de son gamin intoxiqué et disait "mon fils a 4 ans". Le 13 décembre, toujours à propos de ce gamin, Donzella dit "mon fils a 8 ans".
Sont balaises ces steaks dites donc ! Ils font vieillir de 4 ans en 2 mois et demi...
Bon, faudrait peut-être arrêter les délires. Ok, la grande distrib n'a pas la réputation de fournir de la qualité à tous les rayons. Et la "production" de nourriture en usine nous rapproche davantage des boites de Canigou que de la bonne bouffe. Mais bon, même si MEL y trouve son compte en renversant la vapeur de la communication dans le sens d'une bonne "traçabilité" des incidents, il n'en demeure pas moins que cette mésaventure est du genre à vous pourrir une réputation de façon durable. Et plus on est médiatisé (et il l'est !) et plus on court le risque de rammaser des coups de bâton.
Alors on peut penser ce qu'on veut de cette communication de crise, on peut pleurer sur les gamins qui sont tombés malades, on peut aussi chercher des responsabilités indéfiniment, ce n'est pas avec des commentaires nuisibles (dont certains semblent en plus être des canulars mal dégrossis) qu'on fera changer les choses.
Ceux qui ont des raisons de se plaindre n'ont qu'à user des moyens légaux mis à leur disposition, au lieu de venir perdre leur temps et leur énergie à se rendre intéressant sur ce site.
Et si certains sont en manque de reconnaissance sur le net, créez donc votre blog et crachez sur la Terre entière.
Le 18 janvier 2006 - 11:03 Napias Amandine a dit :
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Monsieur,dans le cadre de mon BTS, je réalise une étude sur la communication de crise. Je recherche donc des documents pouvant m'aidetr dans mes démarvhes. Auriez vous l'amabilité de m'en faire parvenir.
En vous remerciant.
Napias Amandine
App 1, 6 rue Duranton
47 000 AGEN
06/85/45/85/98
Le 13 janvier 2006 - 21:31 JOUFFOY a dit :
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Bonsoir,
Réponse à CSER ! Oui, une rupture de la chaîne de froid ne peut que déclencher une prolifération bactérienne de quelque forme ce soit ! Le E Coli ne fait pas exception à la règle ! Idem pour les salmoneloses, les staphylocoques, ... et autres bactéries indigestes ou dangereuses pour l'organisme humain.
Le 13 janvier 2006 - 21:00 donzella a dit :
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le 13 janvier toujour pas de reponse de votre part monsieur edouard leclerc votre cellule de toulouse que j ai envoyer balader avec c est 150 euro mon directement fait conctater sans que je leur demande par le groupama peut etre avez des chose a vous reprocher monsieur l empoisonneur est votre complice la soviba mais la gemdarmarie de angers est venu ici dans les landes est je leur est parler pendant 2 heure est il ne sont pas pres a quitter l affaire car la proccureur d angers tres en colere va aussi aller tres loin mon avocat va s occuper de vous je vous le garantie quand a se germe ecoli il mon prevenu de mettre de reserve pour longtemps car a peut se resortir bientot ou dans 20 ans mon fils a 8 ans mais il mon dit mefier vous a l age de la puberter car tous peut se declare je ne vous le souhaite pas car la ca ira tres tres loin un pere lus quand colere monsieur donzella
Le 9 janvier 2006 - 20:08 CSER a dit :
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Bonjour,
J'ai déja posé cette question, mais aucune réponse, je pense logiquement que la réponse est oui.
Toutefois, je la repose, pour savoir...
Puisque que des spécialistes visitent ce site, puisque certains estiment que LECLERC est hors de cause (bien que vendeur du produit), j'aimerais, en tant qu'ignorant, poser une question simple.
Une rupture de la chaine de froid favoriserait-elle le developpement de l'E-COLI, pour peu que ce dernier soit présent en petite quantité?
Simple, non?
Un spécialiste en ce domaine peut il donner une réponse aussi simple que la question?
Monsieur CSER
Le 6 janvier 2006 - 21:01 donzella a dit :
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vendredi 6 janvier toujours pas de reponse monsieur edouard leclerc peut etre avez vous mange du steak a chier a j oubliais mauvaise annnee pour vous monsieur l empoisonneur et a votre complice le recidiviste la soviba un pere toujours tres en colere
Le 5 janvier 2006 - 20:46 donzella a dit :
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le 23 decembre je vous ai ecrit pour vous tout va bien j espere. mais pas de vos nouvelles monsieur leclerc un pere degoute oh excusez moi j ai oublie monsieur l empoisonneur. mauvaise annee pour vous est votre complice la soviba.
Le 23 décembre 2005 - 20:00 donzella a dit :
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un pere degouté et de plus en plus en colere monsieur l empoisonneur michel edouard leclerc on m'a appelle aujourd hui votre cellule de toulouse pour me proposer 150 euros pour mon fils qui a souffert enormement j ai depensé beaucoup plus mais l argent ne compte pas rapport a mon fils je vous le ferait payer grave je vous le jure sur la tete de mes trois enfants !!!!!!!!!!!
Le 15 décembre 2005 - 20:44 M.E.L a dit :
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Réponse à donzella (09et10/12/2005)
Je ne sais comment répondre à votre commentaire. Suite à votre première intervention, vos propos semblent confirmer que vous avez été contacté par notre « cellule experte ». Je ne suis pas choqué par l’idée qu’on vous ait demandé de remplir un formulaire. Je ne sais si tout cela vous pose problème, auquel cas, il faut effectivement que vous vous rapprochiez du centre E. Leclerc où vous faites vos courses ou d’une autorité publique (police) ou sanitaire (médecin).
Si vous êtes vraiment un client dont l’un des membres de la famille a souffert de cette intoxication, je pense que vous trouverez auprès de toutes ces personnes le soutien nécessaire pour résoudre ces problèmes.
Le 14 décembre 2005 - 14:58 donzella a dit :
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le 14 decembre pas de vos nouvelles peut etre avez manger du steak a chier quel courage de reponse j attend monsieur donzella
Le 10 décembre 2005 - 17:24 donzella a dit :
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aujourdhui le 10 decembre toujours pas de reponse de votre part monsieur l enpoisonneur michel edouard leclerc je lisais juste avant que un de vos ancien salarie disait que ca ne vous gener pas les palettes dehors pendant 4 heures surgele peut etre meme au soleil on peut le pensait monsieur donzella le pere plus quand colere
Le 9 décembre 2005 - 17:09 donzella a dit :
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un pere toujour tres en colere monsieur leclerc quand je vois votre reponse je rigole car aujourdhui 9 decembre mon fils a repris 800 gramme sur les 4 kilo perdu est la soviba empoisonneur et recidivite pour la vache folle en 2001 avec encore des steak hachee bravo pas plus tard que que le samedi3 decembre un ami de soustons m appelle pour me dire que le chorizo de la marque eco plus de chez vous etait a ramener car il contenait de salmoneloze bravo leclerc je tiens a vous confirme donzella c est mon nom est mon email n ai pas cache je vous le marque bonbec2 arobasse wanadoo.fr je viens de recevoir le questionnaire du centre de gestion reclamation des consommateur e. leclerc jai etait a la gemdarmarie de soustons pour leur demander des conseil car il est tres bien fait reponse presque partout par oui ou par non sauf sur la deuxieme page ou il i a un oui tout seul bizarre la question avez vous une reclamation a formuler premiere reponse mais le prejudice ne peut pas etre evalue des maintenant deuxieme le prejudice peut etre definitivement evalue comme suit il faut bien sur repondre a la premiere car autrement le dommage corporel peut etre de 100 euro pour exemple si on repond a la deuxieme il se degat de tout avec les 100 euro quel honte mais je vous le garantie j irai beaucoup plus loin car mon fils a eu aussi les intestin touche bravo est ma femme est en depression merci leclerc et bravo a votre complice recidiviste la soviba pour le steak a chier un pere tres en colere
Le 5 décembre 2005 - 9:10 M.E.L a dit :
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Réponse à donzella (30/11/2005)
Il m’est difficile de vous répondre directement puisque votre commentaire est anonyme. Le mieux serait que vous contactiez le magasin où vous pensez avoir effectué votre achat. Il vous aiguillera alors vers la cellule experte qui a été constituée à Toulouse pour venir en aide aux victimes de cette intoxication.
Je ne comprends d’ailleurs pas que vous n’ayez pas encore été contacté. Une autre solution serait que vous demandiez au médecin qui vous suit de le faire, si vous préférez ou si vous n’osez pas.
Je tiens à vous assurer que, de notre part, il n’y a que de la bonne volonté pour vous venir en aide.
Le 2 décembre 2005 - 0:00 CSER a dit :
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Bonjour,
Puisque que des spécialistes visitent ce site, puisque certains estiment que LECLERC est hors de cause (bien que vendeur du produit), j'aimerais, en tant qu'ignorant, poser une question simple.
Une rupture de la chaine de froid favoriserait-elle le developpement de l'E-COLI, pour peu que ce dernier soit présent en petite quantité?
Simple, non?
Un spécialiste en ce domaine peut il donner une réponse aussi simple que la question?
Monsieur CSER
(Dont l'enfant souffre toujours de coliques)
Le 30 novembre 2005 - 21:12 donzella a dit :
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un pere une mere tres en colere car personne ne regarde avant l actulite par rapport a 2001 la vache folle c est encore la soviba mon fils plein de vie a perdu 4 kilo a la gendarmerie a soustons ou on a porter plainte il parle de recidive est n on plus intoxication alimentaire quel honte pourquoi il faut quil paye je dit stop que cela ne se reproduit plus jamais jamais moi j irai jusque bout car mon fils qui jouer tout le temps a changer par rapport a se steak a chier est ma femme prend aussi des calmnent depuis tous ca des nuit sans dormire mon fils toujours au toilette l intetinc touche irite je suis desoler pour les fautes mais je n ai pas fait d etude il faut reagire s il vous plait mon fils a 4 ans sil vous plait aider nous car c est une honte on a tous fais examen fecale par rapport au sang prise de sang analyse d urine et tous les jour les docteurs quinze jour sans ecole voir ca soeur est son frere manger pas lui que du riz ets une compot de pomme la seul parole de leclerc ramener nous les steack on vous rembourse bravo la marque repere c est l associee de l enpoisonneur j en ai marre reagise merci un pere et une mere plus que degoute
Le 16 novembre 2005 - 3:08 YVETTE a dit :
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A mon avis l'enseigne LECLERC n'a directement rien à voir, dans ce très grave événement tout vient de la fabrication. Pour aller j'usqu'au bout de mes idées les cadences demandées au Personnel SOVIBA doivent y être pour quelque chose; Aujourd'hui SOVIBA demain une autre! Messieurs les donneurs d'ordres, c'est le salaires de vos propres enfants que vous êtes en train de fixer, pendant vos interminables réunions. Doubler le salaire des hommes et laisser les femmes élever les enfants; pour celles qui le soutaitent, bien évidement, et surement que les derniers événements ne seraient pas ce qu'ils sont. Bonne nuit!
Le 10 novembre 2005 - 18:15 Stéphane a dit :
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Les choses semblant se calmer, et j'espère surtout les malades tendant vers la guérison, je me permets d'intervenir maintenant afin de ne pas avoir l'air de profiter de la situation.
J'ai pris la peine de lire l'ensemble des commentaires, et je suis surpris qu'aucun spécialiste en microbiologie industrielle ne soit intervenu. De même que dans les médias, il est rare d'entendre l'avis des scientifiques, qui pourtant pourraient souvent aider à avoir un peu de recul dans ces moments de crise.
En ce qui concerne la gestion de la crise, j'ai envie de croire que vous êtes sincère, M. Leclerc, lorsque vous affichez une telle transparence, et quand bien même vous seriez machiavélique au point d'y voir une opportunité de communication sur votre enseigne, comme semblent le penser certains, et bien pour cette fois tant mieux, pourvu que cela permette d'être efficace, comme cela a été le cas. Quant à ceux qui se permettent autant de propos insultants cachés derrière l'anonymat d'un pseudo et d'une adresse e-mail de circonstance, c'est pas bien courageux.
Concernant le problème de contamination en lui-même, je voudrais faire quelques remarques en tant que professionnel du diagnostic microbiologique industriel.
D'abord, pour travailler tous les jours avec des industriels de l'agroalimentaire, je suis sûr que les produits transformés que nous consommons n'ont jamais été aussi sûrs. D'une part parce que les process de fabrication sont très performants et de plus en plus hygiéniques, d'autre part parce que les contrôles sont nombreux, même s'ils ne sont sans doute pas encore suffisants (malgré tout, 80 à 90% des contrôles effectués par les indutriels sont des auto-contrôles, c'est à dire des contrôles que personne ne les oblige à faire).
Ensuite, et malheureusement, le risque zéro n'existe pas, et n'existera jamais parce que les process de fabrication ne sont pas infiaillibles, parce que les contrôles ne peuvent être fait que sur un échantillonnage de produits non homogènes, et parce que les méthodes d'analyse ne sont pas et ne seront jamais fiables à 100%.
Je sais évidemment que rien ne peut rassurer les personnes qui sont touchées, et cela n'exonère en rien les producteurs et les distributeurs de toujours essayer de faire mieux.
Le secteur du diagnostic microbiologique industriel est en constant progrès avec des méthodes d'analyse de plus en plus rapides et fiables. Malheureusement, mais peut être est-ce nécessaire pour en garantir la pertinence, ces méthodes mettent plusieurs années avant d'être reconnues par les règlementations officielles. Cela n'empêche pas les indutriels et les laboratoires les plus en pointe dans le domaine du contrôle qualité de les employer déjà car ils en ont perçu et expérimenté les avantages.
Vous êtes sans doute déjà entouré de nombreux et excellents conseils dans le domaine, M. Leclerc, mais si vous jugez utile d'entendre une voie supplémentaire, je me tiens à votre disposition, non pas pour vous vendre quoi que ce soit, mais pour vous dresser un panorama de ce qui existe, en toute objectivité.
Sincères salutations.
Le 7 novembre 2005 - 15:41 MD a dit :
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Bonjour à tous,
des réactions très intéressantes, un peu calomnieuses parfois... mais bon!
En tant que professionnelle de l'agro-alimentaire... viande..., j'imagine totalement la situation de Soviba. Et ne recherche pas SUR QUI reposer la faute, mais POURQUOI et COMMENT...
Un cahier des charges Marque Distributeur, il est vrai, est loin d'être un morceau de papier qui porte 2 signatures pour la forme. Je suppose que Soviba est certifié IFS ou BRC. Avec des audits réguliers, donc des résultats vérifiés, comment cela a pu arrivé?
Je me pose donc la question de la méthode HACCP en elle meme (anlyse des dangers, maitrise des points critiques), et part du principe que les employés de la soviba sont des gens responsables, compétents et qui mettent toute la rigueur nécessaire dans la réalisation des enregistrements et contrôles qu'ils doivent effectuer.
Est-ce que, pour la fabrication de viande ou tout autre produits frais, les méthodes de contrôle actuelles sont suffsantes?
Une méthode HACCP en conserverie est facile à imaginer: mesure des températures de stérilisation, rapidité du refroidissement: de toute manière c'est cuit, même si les boîtes n'ont pas toute la même contamination initiale on tue tout. Mais en découpe de viande?
Vous abattez des bovins, un lot de steak regroupe plusieurs bovins... Vous prélevez des steak à intervalles réguliers et les analysez. Pas de résultats positifs, le lot est OK.
La contamination est donc passée entre les mailles du filet.
Pourtant on sait qu'un plan de contrôle n'est valable que si le produit est homogène ou sa ditribution connue (un petit tour dans vos vieux cours de stats, M. les responsable qualité). Vous dépensez de l'argent à analyser les trous du gruyère! Vos analyses ne valident pas la salubrité d'un lot entier, elles vérifient seulement (et c'est déjà pas mal) que les régles d'hygiènes sont appliquées et efficaces.
Vous pensez bien qu'il est absurde d'homogénéiser chaque lot de hachi: Le hachage étant déjà une "opération à haut risque" le temps, l'augmentation de température... ferait plus de mal que de bien. On ne peut pas non plus réaliser un lot (et donc une analyse) par carcasse de bovins . A 15 euros environ l'analyse de pathogènes, qui consommera de la viande de boeuf.
Pour ma part je remonterai la faute à l'abattoir. Les mesures sont-elles suffisantes quand il y a souillure de la carcasse lors de l'eviscération (et il est fort probable que la source de la contamination soit là). On ne va pas exiger un test sytématique sur 8 échantillons de chaque carcasse... l'esb a déjà suffisamment fait flamber les couts d'abattage... Voilà on dirait qu'on en revient au prix de la sécurité !!!
Je concluerai donc par un peu de provoc.... je suis attristé de ce qui arrive aux familles, mais ne devrait-elle pas faire le point et discuter avec leur grands parents. A leur époque, le budget servait à manger et se loger: point de jeux video, d'abonnement parabole qui nous abreuve d'envie de consommation.... Il est facile d'accuser la grande distribution, mais est-ce elle qui est venue à nous ou nous qui sommes venus à elle. Et a force de tout vouloir moins cher...
Pour finir, si quelqu'un peut répondre à ma question: je paie un morceaux de boeuf 15 euors le Kg (plutot du rumsteak, bien tendre)... soit 2 smics horaire environ, combien d'heure de travail fallait-il à vos grands parents pour le meme morceau?
Le 6 novembre 2005 - 22:20 CSER a dit :
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Bonjour,
La famille CSER a été hospitalisée lundi 31.10.2005, l'enfant a 19 ans, mais reste mon enfant.
Quant à votre enquête, je m'en tape.
Imaginez, ce n'a aucun rapport, mais que Francis Haulme enquête sur ses actes, c'est impensable. Je ne pense pas que ce soit à vous de mener cette enquête, ou alors, peut être que certaines preuves doivent disparaitre........
On ne peut être juge et partie.
Le 6 novembre 2005 - 12:45 M.E.L a dit :
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Re CSER
Je comprends votre colère. On dira peut-être que ce ne sont que des mots. Mais je veux vous dire que je suis sincèrement désolé. Comme je le suis d’ailleurs, pour les autres malades.
J’ai mis du temps à répondre. J’avais demandé à l’un de nos médecins-conseils d’essayer de voir si vous souhaitiez être contacté (ce que ne disait pas formellement votre message).
Problème : les autorités sanitaires, contactées ce week-end, ne semblent pas avoir connaissance du cas d’une famille dans laquelle 2 adultes et un enfant (ce qui correspond à votre profil) seraient atteints du syndrome généré par e-coli.
1) Quelles que soient vos intentions, il me semble que, pour une bonne gestion de vos intérêts, vous devriez prendre contact avec la Direction Départementale de la Santé (mais peut-être est-ce déjà le cas ?).
2) Vous avez raison de dire que la recherche des responsabilités n’est pas votre problème. C’est évident. Pour ma part, je ferai tout (et nos salariés aussi) pour que toute la lumière soit faite sur l’origine de cette contamination, chez l’industriel Soviba. Certes, il y a des préjudices à réparer mais il y a également des actions correctrices à engager pour que cela ne se reproduise pas.
Le 5 novembre 2005 - 14:09 CSER a dit :
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Bonjour
J'ai pratiquement lu tout ce qui précède, et je suis surpris de cette hargne à se défendre. Pour ma part, j'ai été hospitalisé à DAX, ainsi que mon épouse et un de mes enfants, car j'ai consommé des steaks achetés au Leclerc de Saint Paul les Dax.
Ce n'est pas à nous de chercher les responsabilités, les tribunaux sont là pour ça. Pour ma part, je me fiche de l'endroit où vous vous fournissez, vous êtes mon seul interlocuteur, ou du moins, le seul responsable que je connaisse.
Donc ma plainte ne visera pas le civil, mais le pénal pour "mise en danger de la vie d'autrui par manquement à une obligation de sécurité, ou une négligence". Je pense que monsieur le Procureur de DAX confiera le ou les dossiers à la DGCCRF, et ce service trouvera les responsables.
En attendant, nous sommes toujours malades, ma femme et mon enfant en arrêt de travail.
On passe nos journées sur le trône. Cette situation n'est pas agréable du tout, sans compter que nous sommes toujours en période d'incubation, à surveiller nos selles et nos urines, avec cette crainte de voir apparaitre du sang.
Elle est là la situation, des gens souffrent, vivent dans l'angoisse.
De votre coté, je pense que vous vous fournissez en boucherie traditionelle, non?
Le 4 novembre 2005 - 19:09 Marc a dit :
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J'avoue ne pas avoir lu l'intégralité des commentaires...peut être mon commentaire sera-t-il redondant avec certains autres.
Je suis consultant en stratégie de marque et c'est a ce titre que je poste mon petit mot à MEL.
J ene reviendrait pas sur la tragédie pour les familles ni sur la gestion de la crise par les établissement Leclerc. C'est du grand art. C'est presque beau. Je parlerais plutôt de France Info, qui pendant un week end, s'est transformée en Leclerc Info.
Durant ce long week end j'ai pris ma voiture 5 fois 10 minutes. 5 fois j'ai appuyé sur le bouton de la radio France Info et 5 fois j'ai eu droit à un reportage sur les événements qui se passaient dans le sud ouest, vers Pau, si je ne m'abuse. Au début, je me suis dit que c'était un coup dur pour l'enseigne, surtout crois-je savoir que le fournisseur incriminé était une filiale du Groupe Leclerc. Bien sur je me suis dit que c'était un coup dur pour les parents des enfants.
A chaque fois que j'allumais la radio, j'entendais qui Michel Edouard, qui le Responsable d'un magasin, qui le directeur du marketing... Michel Edouard, tu es un vrai Grand. Et tu as tout compris de ce qu'est la communication. Je n'ai qu'admiration pour toi qui a réussi à transformer une vicissitude - qui aurait pu s'avérer très grave pour ton entreprise - en une opération de relations presse ultra efficace. Certains messages difficiles à transmettre par le biais de la pub ou du marketing, on été là, mis en scène et vraiment, avec le peu de temps imparti, même Tesco n'aurait pas fait mieux. Mais je pense quand même que Tesco auraient eu plus de mal à gérer la crise avec la BBC en face, quand même. Avec France Info (je ne puis donner que cet exemple, n'ayant pas écouté les autres radio, émerveillé que j'étais par ce que j'entendais sur France Info), Michel Edouard, ta performance est devenue un exploit. Je n'ai jamais vu une rédaction aussi peu critique et autant faire valoir. Je l'aurais compris d'Europe 1 ou de RTL qui ont un budget publicitaire important et qui pourraient se montrer complaisant. De France Info, je m'étonne car cette radio peut vivre sans toi et n'est pas obligée de servir la soupe comme elle l'a fait. Quel est ton secret alors? Puisque ce n'est pas l'argent...
En tous ca bravo. Tout sera parfait le jour où les caissières auront à leur coté un jeune étudiant qui emballe les achats pour les clients, ou le service "retour" ne pose pas de questions stupides, où le parking sera "brandé", ou les caddies seront non seulement plus ergonomiques mais en plus disponibles partout, où la marque distributeur offrira un haut de gamme, où ça sera moins cher mais sans être claironné, où il y aura une garderie pour les enfants, où l'architecture de magasin sera emotionnelle, où les centre seront devenus ce qu'il sont par destination : des lieux de vie... Mais bon il y a des resistances internes, je sais.
Le 4 novembre 2005 - 11:18 augustin a dit :
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Re. à Mme V.H. qui donne des leçon drapée de l'autorité que lui confère son appartenance à l'Administration.
A sa place, je me méfierai quand même un petit peu, voire je ferai "profil bas". Après vérification, les pouvoirs publics n'ont jamais rendu obligatoire les contrôles d'e.coli à la sortie des usines!!!
Malgré les nombreuses épidémies à l'étranger (récemment au Japon 2000 cas) et au pays de Galles (cf. www.bbc.co.uk), quand on constate une telle situation, est-il vraiment nécessaire de donner des leçons et d'exiger des profesionnels des mesures que l'on s'est refusé à faire appliquer.
Alors! Démagogue? Pitoyable? Minable.
Le 3 novembre 2005 - 17:29 Dr K a dit :
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et bravo aussi à OLIVIER S. pour sa bêtise et surtout son irresponsabilité !
Le 3 novembre 2005 - 17:11 Dr K a dit :
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bravo pour la transparence et la rapidité de réaction ! on compte sur vous pour récupérer tous les produits contaminés et merci aussi à tout le personnel qui s'y emploie.
Le 2 novembre 2005 - 18:37 M.E.L a dit :
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Re à Olivier S (01/11/2005)
C’est pas sympa de faire de la provoc… J’ai demandé à notre service consommateurs de prendre directement contact avec vous par le biais de votre mail.
Le 2 novembre 2005 - 18:36 M.E.L a dit :
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Re à tous (01/11/2005)
Vu le nombre de commentaires et l’importance des questions posées, je me propose d’y répondre à l’aide de 2 ou 3 notes, dont celle d’aujourd’hui. Je suis accaparé par les opérations de rappel des clients et la gestion de cette crise. Il m’est difficile de répondre à chacun individuellement.
Le 2 novembre 2005 - 18:32 Mme V.H. a dit :
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Vos arguments sont, bien entendu, cela n'aura échappé à personne, totalement irrecevables, désolée.Vous demeurez responsables de ce que vous mettez sur le marché, quelquesoit le sous traitant que vous avez choisi, hors de ces considérations là, point de débat trompeur et fallacieux.L'administration à laquelle vous faîtes allusion posséde 1519 contraventions de classe 5 à l'encontre de vos points de vente en cours de réglement et uniquement sur les produits alimentaires frais et pas moins de 99 plaintes auprès des procureurs des tribunaux compérents sont en cours à l'ncontre des pratiques sur les rayons frais de vos magasins, "série en cours" en 2005.Ces chiffres sont publics, les consommateurs ont le droit de les connaître.
Le 2 novembre 2005 - 18:09 Kayaa a dit :
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C'est bien malheureux.. Moi je ne pense qu'aux enfants intoxiqués.. Je m'en fout que Mr MEL m'explique d'ou ca vient, je m'en fout de savoir si c'est leclerc ou tartenpion le fautif...
Des enfants ont été empoisonnés. Ils sont à l'hopital. Ils pissent du sang (dans tous les sens du terme......).
Je ne vous jette pas la pierre Michel, mais qu'allez vous faire pour ces enfants? Leur offrir un Mac do ?
Kayaa
Le 2 novembre 2005 - 16:35 Jacques Holzer a dit :
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J'ai appris l'existance de ce blog par les médias. je trouve très honnête et à vrai dire plutôt courageux d'accepter de s'exposer ainsi, au plus fort de la crise et alors que MEL a sans doute plus important à faire. Il a donc droit aux commentaires les plus vifs, et semble ne censurer personne, allant jusqu'à y répondre. je suis assez bluffé. Au delà de l'affaire elle-même, cet espace de liberté n'aurait aucune chance d'exister ailleurs.
Le 2 novembre 2005 - 14:10 Fabrice a dit :
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Existerait t'il un lien causal de marketing entre cette intoxication à base de viande bovine, et les chutes de ventes de la filière volaille pour cause de H5N1......
Pour soutenir cette hypothèse, j'ai souvenir d'autres cas d'intoxications médiatisés, avec rappel des produits, mais sans tout ce tapage qui me fait douter de la sincérité de la démarche.
Bien à vous et surtout bon courage.
Fabrice
Le 2 novembre 2005 - 13:14 M.E.L. a dit :
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Réponse à Mme V.H. (01/11/2005)
Je passe sur la virulence de vos propos. Elle est d’autant plus déplacée que l’administration à laquelle vous êtes rattachée nous a félicités, hier encore, pour notre transparence, notre engagement et notre souci d’efficacité. Discutez-en avec votre hiérarchie !
La fin de votre commentaire est un réquisitoire contre la grande distribution. C’est votre droit de penser ainsi. Et vous pouvez même me faire des procès d’intention en me faisant passer pour un être machiavélique, cherchant « à noyer le poisson et retourner l’auditoire en faveur de mon enseigne ». Je n’ai pas de susceptibilité mal placée.
Mais ça ne vous donne pas le droit de dire n’importe quoi sur le comportement de nos cadres et de nos salariés, ni de vous servir de votre statut d’agent public comme brevet de vos inexactitudes.
Je rectifie donc :
Sur la contamination, son origine, et le problème de la responsabilité
1) Oui, Madame, Monsieur Hérault, Directeur Général de SOVIBA, a reconnu, lundi, que la contamination avait eu lieu dans l’une de ses usines. Tous les téléspectateurs de France ont pu l’entendre confirmer ce fait.
2) Non seulement, je ne « rejette pas la faute » sur le fabricant, mais en plus, je suis plutôt sympa. J’ai évité toute polémique publique, une fois citée l’origine de la contamination, parce que c’est maintenant à l’administration de peaufiner l’enquête. Et comme cette société livre beaucoup d’enseignes de distribution, il m’a semblé ne pas devoir focaliser sur le rôle du fabricant au risque de créer une psychose générale !
3) SOVIBA est l’un des plus grands fabricants (3ème) de steaks hachés en France. Cette société n’appartient pas au groupe E. Leclerc et n’a rien d’un sous-traitant. SOVIBA est un des fournisseurs de la « Marque Repère ». C’est cette société qui a fourni les lots commercialisés dans le Sud-Ouest. Nos rapports avec cette société sont des rapports normaux tels que ceux de fournisseur à client. Avec un cahier des charges spécifique, puisqu’il s’agissait de livrer sous « Marque Repère ». Le fournisseur devait multiplier les tests de contrôle (ce qu’apparemment il a fait) bien au-delà des nécessités de la législation (contrairement à vos dires !).
4) Par contrat, ce fournisseur devait faire des prélèvements de recherche de E.coli. Cette obligation n’est pas exigée par la loi. C’est une demande supplémentaire du cahier des charges de la Scamark, notre société qui gère la « Marque Repère ».
5) La fiche de contrôle que je me suis évidemment procurée témoigne qu’à l’analyse, ces tests, effectués sur les lots avant livraison, étaient favorables.
6) Dans ce contexte, les responsables qualité des magasins n’avaient pas, a priori, d’appréhension à avoir. Je ne vois pas ce qu’on pourrait leur reprocher !
7) Vous parlez de responsabilité. Mais de quel droit vous permettez-vous de dire que nous allons nous défiler ! La loi accorde aux victimes des droits, et les producteurs comme les distributeurs ont des devoirs. Personne, sous notre enseigne, n’a l’intention d’y déroger. Mais avouez que votre intervention est pour le moins curieuse : vous passez sous silence la responsabilité évidente de l’industriel pour concentrer votre tir sur le « méchant distributeur ». C’est vous qui êtes partiale dans cette affaire.
Revenons maintenant sur la gestion des retraits :
1) Vous avez interprété mon propos comme si j’avais voulu médire sur les PME. Pourquoi ce faux procès ? Tout le monde voit bien aujourd’hui que peu d’entreprises sont capables, comme, dans le cas présent, les centres E. Leclerc, de mettre autant de moyens, humains, médiatiques et techniques pour effectuer un retrait très rapide. C’est ça que j’ai voulu dire. Ces moyens ne sont pas donnés à toutes les entreprises. Voilà tout.
2) Parmi ces moyens, la carte de fidélité. Oui, je maintiens, dans cette zone, 85 à 90 % de nos clients en sont titulaires.
3) C’est cette relation de « proximité » qui a permis aux 750 salariés encore mobilisés aujourd’hui d’informer un maximum de consommateurs et de rappeler les produits.
4) Vous dites que tout ceci ressort d’obligations légales ! Allons donc. Bien sûr, tout commerçant a l’obligation de réparer un préjudice. Mais tous les observateurs vous diront que jamais encore un tel système de traçabilité n’avait pu être mis en place. Les professionnels se rappelleront les délais (pourtant déjà rapides à l’époque) qu’il avait fallu à Perrier ou à Danone pour effectuer des retraits de ce type.
Enfin, revenons aux considérations générales sur la qualité :
1) Vous dites que tous les défauts passent par « la grande distribution ». Mais, Madame, c’est normal ! …Puisqu’elle commercialise 80 % des produits alimentaires vendus ! C’est une conséquence statistique de sa part de marché.
2) Vous évoquez les retraits que nous effectuons tous les jours. Mais oui, et nous en sommes fiers. Ces retraits sont issus tantôt des demandes de l’administration, tantôt des fabricants eux-mêmes (qui se sont rendus compte d’un défaut), et enfin pour 35 %, suite à nos propres auto-contrôles. Vous décrivez ceci comme une illustration de ce que la distribution serait « le parent pauvre de la qualité et le champion de la tromperie des consommateurs ». Pour moi, c’est la manifestation d’une préoccupation générale (chez les fabricants comme dans la distribution) depuis la crise de la vache folle.
3) Je précise néanmoins : nous procédons à environ 50 retraits par an (et non 170 comme vous le dites) pour les produits de la « Marque Repère ». Ces rappels sont la plupart du temps effectués à titre conservatoire. Preuve que les préoccupations financières ne sont pas prioritaires. En même temps, ce taux n’a rien d’exceptionnel. Il correspond au nombre de retraits observés pour toutes les grandes marques nationales les plus appréciées des Français.
Voilà, je vous ai répondu sur l’essentiel. Le reste n’est que mauvais procès (comme par exemple, vos affirmations sur les lieux de fabrication). Si la marque Eco + (6 % des ventes) fait l’objet d’appels d’offres européens, plus de la moitié est quand même fabriquée en France. Les produits de la « Marque Repère » (21 % des ventes) sont principalement fabriqués dans notre pays.
A force de vouloir charger votre réquisitoire, vous en avez même fini par oublier que dans cette affaire de steaks hachés, il s’agissait bien d’un produit fabriqué en France et non « dans le cadre de cette catastrophique mondialisation ».
Allez, je pourrais avoir de la rancune. Au moins m’avez-vous fourni l’occasion d’apporter toutes ces précisions.
Le 2 novembre 2005 - 10:32 Eric a dit :
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Voilà aussi à quoi peut servir un blog : favoriser la communication de crise. On est en plein dedans, là et je pense que cela devrait inciter d'autres chefs d'entreprises à en faire autant.
Le 1 novembre 2005 - 21:46 Mme V.H. a dit :
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Précision: il y a en France chaque année entre 250 et 300 TIAC de ce type dont plus des trois quarts incriminent des produits alimentaires vendus en hypermarché.En 2004, les produits alimentaires de la marque repère (marque Leclerc) ont été les sujets de plus de 170 (!) retraits et/ou rappels définitifs pour non conformité avérée.Ca, ce sont les vrais chiffrees qui font mal à E.Leclerc et qu'on vous cache.
Le 1 novembre 2005 - 21:37 Mme V.H. a dit :
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Désinformation et intoxication
Bonjour,
Les éléments suivants avancés sont d’autant documentés que j’appartiens aux services d’une administration centrale au contact de la grande consommation, mais ce n’est pas à ce titre que je témoigne. J’interviens à titre personnel, Je tiens à réagir aux propos de Mr M.Leclerc diffusés sur les ondes de France Inter et France Info au matin du 31 Octobre dernier et relatifs à la T.I.A.C. (toxi infection alimentaire collective) des steaks hachés « Chantegrill-marque repère ». Mr Leclerc a affirmé plusieurs contre-vérités destinées à noyer le poisson et « retourner » l’auditoire en faveur de son enseigne dans cette affaire grave, procédés tristement et purement marketing. Mais en l’occurrence, cela relève de la plus pure mystification et participe à une grande tromperie envers le grand public, déjà malheureusement peu informé des problématiques de ce genre qui engagent , rien de moins et pourtant, que leur santé.
Mr Leclerc a rejeté la totalité de la « faute » de l’intoxication sur le fabricant du produit, Soviba, en affirmant que « vraisemblablement la contamination était d’origine interne ».Première précision, Soviba, en fabriquant pour la marque nationale « Marque repère/Chantegrill », propriété de la coopérative E.Leclerc, cette société n’est que sous-traitante du « mouvement » et à ce titre, le code de la consommation est très limpide, les magasins de l’enseigne sont responsables civilement et pénalement des produits qu’il mettent sur le marché.D’ailleurs, les familles qui ne manqueront pas de porter plainte au civil (et on ne peut que leur conseiller d’en faire de même devant un tribunal de grande instance, au pénal, pour mise en danger) le feront contre les points de vente avant de le faire contre le fabriquant. Il y a bien plus grave, en rejetant la responsabilité totale vers le fabricant, vous trompez le public doublement car vous occultez les moyens défaillants que vous auriez dû mettre en place dans le contrôle de conformité des ces produits.Votre entité Scamark, responsable de la mise sur le marché des produits à votre marque, dont ces produits « Chantegrill », a failli, et bien plus que le fabricant en l’espèce, puisque vos autocontrôles, certes existants, comme vous l’impose la réglementation , n’ont pu déceler cette contamination.C’est une faute car vous êtes, je le répète, entièrement responsable de la mise sur le marché des ces produits au final.On ne peut suggérer que de renforcer encore les moyens humains et matériels alloués aux services Qualité de votre structure, c’est primordial.
Deuxième propos insupportable de votre bouche : « heureusement que cela s’est passé chez Leclerc, car je n’ose imaginer si cela avait été une P.M.E., tout serait dans la nature.Nous, on sait faire, on va chercher les steaks chez le client, c’est d’autant plus facile que 90% de nos clients possèdent la carte de fidélité ».Vous ne savez pas plus « faire » que les autres enseignes de la grande distribution en l’espèce, croyez-en mon expérience.Vos magasins sont loin de satisfaire à l’obligation de traçabilité jusqu’au consommateur final, pourtant rendue obligatoire par une directive européenne depuis le 1 janvier 2006. Les cartes de fidélité ne couvrent pas 90% de vos clients, c’est un mensonge, le pourcentage réel est plus proche de 60%.Pour ces 40% manquant, vous contrevenez à la réglementation, ce que vous présentez comme un exploit (« quatre à cinq salariés des magasins par jour contactent les clients »), n’est qu’une obligation réglementaire minimale destinée à protéger les consommateur, vous n’y satisfaites pas, assumez, plutôt que de les mystifier, vos clients.Dans ces 40% il y a certainement des futurs empoisonnés que vous n’aurez pas pu retrouver, alors que vous le devez, c’est un fait.Je pense que l’administration vous punira pour cela, en plus des plaintes des familles des petits malades.Vous n’avez pas les moyens matériels, contrairement aux fabricants que vous incriminez qui eux les ont et ont fait leur travail en donnant les numéros de lot incriminés, de rappeler les produits de votre propre initiative, comme la loi vous l’impose.Parce que vos adhérents ne veulent pas mettre ces moyens.Il faut que le public sache également que vos magasins ne respectent pas, dans la grande majorité, les plus élémentaires principes de sécurité et d’hygiène alimentaire du consommateur : chaîne de froid, conformité des locaux et matériels, formation continue des personnels, hygiène des manipulations, nettoyage.Lorsque c’est le cas dans certains de vos magasins « bien tenus », que nous évaluons à environ 15% d’entre eux, c’est l’exception… La grande distribution est le parent pauvre de la Qualité et le champion de la contravention et de la tromperie des consommateurs, et c’est d’autant plus scandaleux que les bénéfices sont énormes pour votre secteur.La « P.M.E » que vous fustigez a intégré la sécurité alimentaire et les bonnes pratiques depuis 20 ans alors que vous n’y êtes même pas encore…Je pourrais en ajouter bien plus encore, mais j’arrête là.Ah oui, dernière chose, il est particulièrement hypocrite de prôner la consommation de masse ; la sur-consommation marquétée qui fait votre beurre et d’affirmer que vous « savez faire ».Il a été prouvé maintes fois qu’en matière d’intoxications alimentaires, au plus les sources de production et d’approvisionnement sont localisées et petites, au plus le risque est minime et le phénomène de propagation est limité, en plus des bienfaits du commerce « équitable » à l’intérieur des frontières.Votre système de bas coûts de fabrication dans l’alimentaire emmène cette pression à la « productabilité-rendement » dont la Qualité et les bons usages pâtissent mathématiquement.
De plus, que signifie le fait de commencer à faire fabriquer vos produits alimentaires à votre marque à l’étranger (les salades traiteur ECO+, plus seulement votre textile, vos jouets, outils, accessoires, vaisselles…) dans la catastrophe de la mondialisation de la fabrication à l’étranger, sans compensation ? Vous contribuez à la fabrication des chômeurs français, en plus de les intoxiquer.
Mme H. St Andiol - Bouches-du-Rhône.
Le 1 novembre 2005 - 20:49 Olivier S a dit :
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Personnellement, j'ai découvert un lot concerné dans mon congélateur. Par curiosité, je vais attendre pour voir si les gens de Leclerc m'appelle. Pour l'instant, ils ne l'ont pas fait. J'ai la carte fidélité. A +
Le 1 novembre 2005 - 20:29 pierre le clair a dit :
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quelques réflexions puisées ici, et qui semblent etre du bon sens :
- quid des produits fabriqués pour les autres enseignes au sein de SOVIBA. ah, cela ne vous concerne pas ?
- quid des clients sans carte, et de la légalité des rappels, au dela de son utilité en l'espece. ne nous vendez pas votre carte sous le prétexte de traçabilité.
- quid des prix tirés vers le bas, et donc des controles qualités, sans doute au niveau légal, mais qui pourraient etre plus travaillés. et ne vous retranchez pas derrière la responsabilité du fournisseur ou des controles vétérinaires.
- quid du respect de la chaine du froid, meme si ce n'est pas le sujet en ce cas précis, mais qui est très souvent mis à mal dans les magasins et les réserves. les heures passées par les palettes en température positive sont courantes.
- quid des responsables qualités mis en place dans les magasins et les centrales sans grand professionalisme, puisque créant des postes "à charge" sans vocation directe de profit. les patrons n'aiment pas les postes qui ne rapportent pas, et ces responsables sont le plus souvent des salariés ou des cadres de magasins en charge d'autre mission plus "payante" (le responsable des rayons frais est en charge de la qualité dans la grande majorité des centres).
tout cela sans agressivité déplacée contre la grande distribution, ni même le mouvement leclerc...mais avec la vigilance citoyenne nécessaire.
courage aux familles touchées.
pierre (20 ans de leclerc, et qui sera vigilant sur toute tentative d'escroquerie intellectuelle proférée ici par une enseigne soucieuse de son image, mais avant tout accrochée à ses marges)
Le 1 novembre 2005 - 20:07 Juju a dit :
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Bravo en tout cas pour avoir montrer que la carte fidélité Leclerc peut servir aussi à autre chose qu'à profiler le cleint à des purs fins marketing. Elle peut aussi se révéler un excellent moyen de limiter une catastrophe comme celle là.
http://www.lets-jam.com/index.php?2005/11/01/163-carte-de-fidelite-tracabilite-et-securite
Le 1 novembre 2005 - 19:41 LENINE a dit :
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VIVE LE COMMUNISME ! UN TRUC PAREIL N'AURAIT JAMAIS EU LIEU EN URSS !
Le 1 novembre 2005 - 16:36 alcidia a dit :
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bonjour m.LECLERC..
je pense que les dispositions que vous avez prises sont trés bien...mais bon !!!!
le probléme est que ...les ouvriers de la dite entreprise doivent etre peut etre plus responsables dans leur rayon d'activité au cas ou ça vient de là l'erreur ou le manque de professionalisme et d'higiene!!!! maintenant j'aimerais savoir si le probeleme est du à la viande qui avait déjà probablement des bactéries ou bien une negligence quelqonque de la part des employées ???? MERCI
alcidia http://spaces.msn.com/members/alcidia/
Le 1 novembre 2005 - 12:13 Père Plexe a dit :
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Comment que tu l'as pas envoyé dire Dumoulin! Pffff!
J'ai rien compris, mais c'est bien dit...La republique et le textile tout ça...Pffff ...Saignant.








Le 4 avril 2006 - 7:30