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31 juillet 2006

Les viticulteurs en colère : la crise du vin n’est pas inéluctable !

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Si l’on en croit Christian Paly, Président de la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux de vie en AOC (CNAOC), « La crise que traverse aujourd’hui la viticulture française est la plus grave depuis trente ans, car elle n’est plus seulement conjoncturelle mais structurelle ». (La Tribune, 05/05/06). Tous les acteurs de la filière sont aux abois. Depuis les producteurs des Côtes du Rhône qui n’ont pas hésité à réduire de 20 % leur production en 2005, jusqu’à la Commission Européenne, d’abord critiquée par le gouvernement français, mais finalement engagée dans un plan drastique d’arrachage et de réorientation des productions.

J’ai la chance de pouvoir disposer d’un observatoire exceptionnel pour apprécier l’ampleur des dégâts. Notre enseigne commercialise près de 230 millions de bouteilles (plus de 180 millions de litres). Depuis plusieurs années, elle fait la course en tête avec 15,3 % de part de marché en France (14,1 % en valeur). Initiateurs des foires aux vins (15 % du CA annuel), nos adhérents engrangent des progressions annuelles de 3 à 4 %.

Qu’avons-nous constaté ? Une mutation importante de la demande : des changements de comportement, des attentes nouvelles, des rythmes d’achats qui, à eux seuls, confirment l’inadaptation de toute une partie de l’offre de vins fins dans notre pays. Nos cavistes, nos adhérents en charge de la politique d’achats considèrent tous, comme Jean-Luc Roché, adhérent à Loches et chef d’orchestre de nos mises en marché, « qu’il n’y a pas de fatalité de la crise, mais une urgente nécessité de revoir le modèle de commercialisation ». Avec deux impératifs : renforcer la qualité (trop disparate, y compris sur une même ère d’appellation) et les « signes » de qualité (ce qui est affaire de marketing).

1) Actions à mener sur le marché domestique

A lire les gazettes professionnelles, la crise viticole « c’est la faute à la loi Evin ! ». Et c’est aussi « la faute à la concurrence des vins étrangers ». Pfuitt… ! Un zeste de vrai, un gros air de faux alibi.

- Malgré la loi Evin, qu’on se le dise, la France reste le premier pays consommateur de vins dans le monde : 33 millions d’hectolitres consommés par 40 millions d’adultes. Même les Italiens qui en veulent à notre réputation de meilleurs amants, meilleurs footballeurs, font nettement moins bien. Les Français boivent 55 litres par an contre 51, les Italiens, 34, les Espagnols, 18, les Anglais et…6,1 par Russe (mais là, faut-il croire les statistiques !). La loi Evin est évidemment critiquable en ce qu’elle empêche d’optimiser la communication du vin et sa promotion, mais elle n’a pas eu d’effet sensible sur les débits !

- Les vins du Nouveau Monde ? Ils pointent effectivement leur nez. Normal. Il y a du bon sur le marché. Du chilien, du californien, du néo-zélandais, du sud-africain, de l’australien. Mais si l’on trouve de tout à la grande épicerie du Bon Marché, ces vins ne représentent pas encore 3 % des ventes des hypers. 5 à 7 % si l’on y inclut ceux de la vieille Europe, italiens et espagnols… Alibi, vous dis-je !


En réalité, c’est le consommateur qui change. Les buveurs (que, pour faire le délicat, on appelle « amateurs ») ne représentent plus que 60 % de la population française contre 70 % au début des années 90. Mais ils veulent boire moins, ils veulent du mieux, et c’est très bien.

Le vin est de moins en moins associé au pain quotidien. Les Français veulent acheter des « vins plaisir ». Se faire plaisir ! La nouvelle génération ne se sent pas obligée de singer les mandarins de la treille. Les jeunes achètent des guides, parlent en experts, mais ils aiment découvrir, pas forcément afficher un statut social derrière une étiquette supposée « en jeter ». Les femmes, surtout, sont devenues préconisatrices. Elles sont insensibles au discours pseudo-viril d’une viticulture sans poésie, tout en tanin, tout en cuisse, et en puissance. Elles recherchent des accords de mets. Chez elles, l’Utile et la fête créent de nouvelles attentes.

Du coup, force est de constater que le marketing du vin est inadapté. Les étiquettes ne parlent pas. Les vins, chez les cavistes comme dans l’hyper, sont classés par région, par domaine. Un peu comme si le libraire classait les livres par éditeur plus que par genre ou par thème.

Depuis une dizaine d’années, les hypers, notre enseigne en tête, ont investi sur le « conseil ». Sommeliers, œnologues animent les foires aux vins ou les rayons principaux, guides et catalogues sont légion.

Mais c’est à la source qu’il faut revoir le marketing du produit. Faire parler les étiquettes, c’est dire le goût, les associations de saveurs, décrire les caractéristiques des cépages et des terroirs. A l’occasion, travailler l’association des cépages ! Inutile de dire que ce n’est pas dans la culture française.

Les nouveaux gourous veulent tout casser. Ils ont tort ! La vieille clientèle veut et a besoin de garder ses repères. Mais il faut ouvrir l’éventail des modes de communication et ouvrir nos linéaires aux « vins de marque ». Une chance d’ailleurs pour nos vins de pays qui ont bien du mal, malgré leur qualité, à trouver leur place aux côtés des AOC !

2) Actions sur le marché international

L’euro est fort. Nos vins sont donc 20 % plus chers depuis trois ans. Les viticulteurs n’y peuvent rien. Enfin, je veux dire la plupart des viticulteurs ! Quand je vois certains grands crus bordelais augmenter de 20 à 30 % les tarifs en primeurs, je me dis, tant pis pour eux s’ils sont aussi aveugles !

Mais sur le fond, indépendamment de cette conjoncture qui leur échappe, le problème est le même que celui du marché domestique. En plus urgent, vu les initiatives de nos concurrents sur les marchés export. Avec, en prime, la nécessité de revoir nos circuits commerciaux.

- Sur les marchés asiatique, anglo-saxon et même hispanisant, c’est l’indication de cépage qui déclenche l’achat. Repère fixe, repère international, repère automatique qui justifie qu’on n’est pas obligé d’être licencié en géographie pour savoir où se situe telles côtes du bordelais, telle appellation bourguignonne, tel domaine dont l’étiquette ne décrit de toute façon pas les caractéristiques gustatives.


- C’est dans cette démarche que s’est engagé Chamarré qui regroupe à l’export six grosses coopératives viticoles du Languedoc, du Bordelais, de la Loire, du Gers et de la Corse. Une initiative qui se concentre sur la demande grand public et va rechercher le même succès qu’a su engranger Mouton Cadet à un niveau de prix plus élevé.

- Le grand public ! Voilà bien une notion que nos Chartrons devront réintégrer dans leur vocabulaire. Quand on fréquente, comme moi, les restaurants du bout du monde, on ne peut être qu’interloqué. Les vins français, c’est pour les cartes de « La Grenouille » à New York ou pour « Le Mandarin » à Hong Kong. Avec des prix qui allègrement se baladent entre 60 et 200 euros la bouteille ! Mais sur les cartes des gargotes, des petits bistros ou des chaînes franchisées de la planète, celles qui rassemblent la majorité des buveurs à conquérir, on trouve surtout des vins espagnols, italiens, chiliens. Peu de « bons petits vins bien de chez nous ». Voilà ce qu’il faut changer : partir à la conquête de nouveaux réseaux commerciaux, avec des produits adaptés à cette clientèle.

Ne me dites pas qu’il s’agit de faire la révolution ! Celle des mentalités ? Oui, certainement. Mais pour un tel plan d’actions, point n’est besoin de tenir des discours excessivement iconoclastes sur le système de production. C’est de marketing qu’il faut parler, de rapport qualité-prix, d’étiquette… bref de commerce !

Forcément, je suis ici un peu lapidaire. Mais parlons-en. Le sujet est passionnant. J’aimerais bien que sur ce blog, on essaie positivement de travailler sur ce sujet.

Michel-Edouard Leclerc

Posté par M.E.L. le 31 juillet 2006 dans Actualités / Débats (Distrib.) , Actualités / Débats (Eco) , Agriculture , Distribution , Economie
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Articles en rapport avec "Les viticulteurs en colère : la crise du vin n’est pas inéluctable !"

Les commentaires : 63

poste_parLe 31 juillet 2006 - 10:00 G.M. a dit :

Cher Ami, ou Ennemi, je n'en sais strictement rien...
Je voudrais quand même dire, pour le chef d'orchestre de:"BOIRE SEULEMENT" et non "AIMER, BOIRE, ET CHANTER".
Pour le marché du vin, il y en a un marché potentiel important, et vous devriez essayer en Arabie Saoudite.
Pour le reste, je vais vous expliquer: Aujourd'hui, après avoir partager un repas arrosé de deux verres de vin avec un ami, quand nous reprenons la route,
nous nous sentons presque coupable et nous demandons si nous ne sommes pas en infraction? Il faut choisir...
De plus un jugement récent a même condamné un limonadier qui n'avait pas vu un buveur ayant trop bu ?
Vous voyez, cela vous pend au nez, il faudra surveiller les acheteurs d'alcool...
Sur ce, je vous prie de croire en l'assurance de mes salutations les meilleures.
G.M.@ M.E.L.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 10:43 Nathan a dit :

Pour compléter votre propos, je pense que la réglementation pèse plus fortement que vous le pensez sur le comportement des consommateurs. A force de réglementer l'alcool au volant, la baisse de consommation me paraît inéluctable. Nous avons déjà, en France, l'exemple de la baisse de la consommation de tabac, l'alcool me paraît suivre le même chemin...

poste_parLe 31 juillet 2006 - 12:04 Florence a dit :

Salut,

Pour le problème de l'alcool au volant, des associations se proposent de vous ramener, vous et votre véhicule, chez vous. Pour cela, il suffit de leur téléphoner. Pour les salles des fêtes ou autres, des cartes d'identité de ce type d'associations sont distribuées sur toutes les tables.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 12:11 Didier THEBAUT a dit :

C'est pareil pour moi avec mes bijoux JOUJOU DE PARIS.Soit on fait de la valeur, soit en fait du volume...Et moins on a d'argent, et plus c'est difficile, car ce qui ne copute pas en stock...et bien ça coûte en communication. Le mieux c'est encore de se contenter de jouer les intermédiaires comme les banques ou...la distribution.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 13:06 Florence a dit :

Salut,

Il n'existe aucune pub à la télévision vantant les mérites d'un vin. Conclusion, le chiffre d'affaires diminue en surface de vente. Là où effectivement il y a un fait réel, les consommateurs privilégient les loisirs au détriment de la table. Si on veut réconciler les consommateurs avec les plaisirs plus traditionnels, je me dis, bien que c'est aux producteurs à faire de la pub, qu'on peut leur tendre la main sur les moyens de communications que l'on a. A savoir, Internet et les catalogues de publicité Leclerc. Les catalogues sont structurés de façon à avoir une page réservée à la charcuterie, une pour la boucherie, une pour la boulangerie... Il faudrait essayer de créer, comme pour les cahiers des écoliers, une marge à droite afin de proposer différents vins pour accompagner les produits exposés des différents rayons dits de produits frais. Le tout englobé par des slogans forts du type " à la recherche de nouvelles saveurs" où quelque chose comme ça, mais en mieux et ce en parallèle des pages existantes concernant le rayon liquide.
C'est pareil, depuis que la société de pastis a été racheté, je crois par des capitaux américains, on ne voit plus aucune publicité concernant ce produit.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 13:30 HERVE SEROL a dit :

LANDERNEAU !!!!!!!!!

Bonjour
Etant sur la Bretagne la semaine dernière pour présenter notre KOMPACTOR et animer Leclerc PLERIN (où celà c'est trés bien marché), je suis allé à Landerneau haut lieu de la "LECLERC ATTITUDE". Etant passé vraiment par hasard, j'ai été extrêmemnt bien reçu par M.Grippon en charge du BLS; C'est important de le signaler car dans d'autres magasins, ce n'est pas le cas.....
Notre produit séduit les bretons car il permet de réduire de80% le volumes des bouteilles et autres canettes (et Dieu sait si le nombre de "corps creux" est important et est une gêne "encombrante"!).
Anecdote : aux abords du magasin de Landerneau, il y a une cage à bouteilles, je cherchais des bouteilles vides pour effectuer une démo lorsque des clients sont eux, venu en déposer...Ils ont vu notre Kompactor et on souhaité en acheter un sur le champ...ils m'ont dit : "chez Leclerc en Bretagne, vous allez "cartonner"...."
Nous allons être présent à Landerneau, Guingamp, et actuellement à Plérin...pour les autres....c'est pas gagné car il est quasi impossible d'obtenir des RDV avec les chefs de rayons....une opération sur le Grand Ouest....le rêve....

ps : Kompactor est présent à la maison du Littoral de Ploumanac'h!
Cordialement
HERVE SEROL
WWW.CDCSARL.COM

poste_parLe 31 juillet 2006 - 13:52 Vincent a dit :

Je ne sais pas quelle génération je représente. J'ai à peu près 30 ans, et dans notre cave, il y a environ 250 bouteilles. Des simples pour être bues rapidement. Des complexes pour être bues dans 5 ou 10 ans.

Et le constat est simple: aux vins étrangers la catégorie des "à boire plutôt vite, avec le maximum de plaisir", et aux français la catégorie à conserver.

Ce que j'essaie de dire, c'est que nous ne trouvons que rarement des vins français, à tarifs corrects, qui font jouer le marketing, le design de l'étiquette ou de la bouteille, alors que les vins du nouveau monde manipulent ces outils avec une dextérité impressionnante.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 14:13 Guigui a dit :

Salut a tous!

Le vin français souffre aujourd'hui de la concurence mondiale. Les producteurs semblent en effet ne pas savoir comment réagir face a cette mondialisation.
Après réflexion, je trouve que le moyen de développer la vente du vin serait de passer par un apprentissage car je ne connais pas grand monde qui puisse réellement faire le différence entre tous les vins, tout du moins chez les personnes de mon age (23ans).

Le vin est aussi tres peu présent en soirée car selon moi, il ne véhicule pas une image très jeune...

Les producteurs français ont donc du pain sur la planche pour continuer a maintenir leur production en proposant un prix d'achat attractif a l'étranger et pour redynamiser l'image du vin.

Cependant, gardons espoir! dans le temps, certaines récoltes pouvaient etre désastreuse selon les aléas climatiques, désormais, ce sont les ventes qui peuvent l'etre alors ayos confiance!!!

A votre santé!

poste_parLe 31 juillet 2006 - 14:48 xb a dit :

" prenez et buvez ceci est mon sang " ... ! sans commentaire !
heureusement c'est du vin mis à la place ! le BON Dieu ! avec le nombre de crusifix dispersé dans les vignes ce n'est pas seulement pour faire bizarre mais la consommation d'alcool devrait être plus sévèrement règlementé !
du vin italien expression pro " oui 2 à 3 % des ventes " un ptit coup pour la scoudéria farrari et fiat et on est repart à fond la caisse !
12 24 36 50 siècles de ventes " signé ici !
roc 'ecler n'est pas de la sociét E. leclerc !
équation marketing !
le vin Français, c'est la représentation d'une multitude de type de sociét de noms de noms de chateau le tout avec un mélange les plus dangeruex sur le marché à la porté des sytèmes les plus graves !
miele défnd leclerc et sa qualit&é : exigeant pour une distributeur de souhaiter par ses centrales technique terrain on ne peut intervenir sans spécialisation !
de savoir comment pour qui et avec des normes technique morale matariels etc éthique produits distribuer les vins et ce dans quels but argent pouvoir substance ...
à qui vont les taxes, quelles sociéts et institutions en profitent, et de plus la clientèles type et genre de société,
mode de consommation, d'achat et de moeurs !
la crise viticole est donc la résultante d'une daganrésence de société grave et définitive, n'aillant pris les mesure suffisante pour endiguer, canaliser des production et mode de production, lesquals à l'ennemi où harcelé par l'ennemi pour erreur volontaire grave, oubli que le vin est comme un carburant et délimite des parimètre distances calculs et notions de sociétés !
le gros viticulteur dangereux et la jeune étudiante pour son argent de ... ! d'appoint ... ! la confidentialité et la prudence est de mise sur un sujet où les professionnels doivent réellement se prendre encharge avec une autre perspective !
e vin controlé est un bon produit et les exploitations solvable ne manque pas au contraire, faire du jus de fruit sans alcool est très bien aussi !le raisin est un fruit de consommation, et les institut spécialisés en viticulture et géographies ont des compétences à faire valoir ! maintenat se trouver à demander de l'aide non revendiquer et auprès des distributeurs,en criant comme d'abithude et ton vin espagnol ! et les Chateaux en Espagne comme en France ne manque pas , c'est tout simplement demandez un controle des ventes à la consommations sur les routes dans les entrepises dans les séminaires à l'armée et à la Gendarmerie §
Jusque là tout est bien Français comme la lutte importante contre l'alcoolisme qui est totalement justifier pour l'aradiquer !
le datail il est à la première phrase !
le bon DIEU : pour que le vin ne soit pas le seul produit à avoir du sens dans la grande distribution dans la consommation, qu'il soit règlementé en fonction des quantité mais qussi du mode et situation de vie et donc d'achat, et qu'il soit comme tout les eutres produits qualifié certifié dont pas la grande distribution solvable idem pour les vins étranger pour sortir des crise de si et des crises de ça, du chômage de la précarité et des populations riches dalinqauntes minorités à exclure et éliminer ! avant l'acceuil pas après la caissière !
le vin français plus qu'uen référence de sérieux doit entrer une bonne fois pour toute dans le rang et cesser d'être après une orgie bien arrosée voir pire le Fiat habituel des criminels habituels nuisant gravement dans la Société Mondiale par des sociétés dégénréeé et dangereuses!
les noms ont des significations ! et d'évolution de société aussi !
la cuvée Saint-Joseph des Bouches du Rhone
chateaux ... valeurs, et quelles signification dans la mondialisation et la communication de société !
Tout le monde sait alors que Saint-Joseph existe ! pour faire une bonne société !
Le plus important c'est la gestion, l'analyse de sociétén qui précise la prudence et les mesures à mettre enoeuvre pour une sociét solide puissante et qualifiée de bonne moeurs et experte !
la soit disante crise est une crise de valeur de gestion et de solvabilité, existentielle, évènementielle !
et donc aucune tolérance d'exaction et de pompage à la source pour nuire !
valeur terre argent ... !
Structures, programmes, contrôles, sécurités, interventions et sanctions le cas échéant !
le controle de l'alcool sous toutes ses formes productions distributions et consommations - normes-licences !

poste_parLe 31 juillet 2006 - 17:35 JOJO@FLORENCE a dit :

TU PARLES D'UNE BELLE VIE,
QUAND TU AS BU DEUX VERRES
CHEZ TON AMI, TU TELEPHONES
POUR QUE L'ON VIENNE TE RACOMPAGNER?
C'EST DEVENU COMME LA LIBERTE
D'EXPRESSION...MIEUX VAUT NE RIEN
BOIRE DU TOUT. C'EST TROP GRAVE.
TOUT FOUT LE CAMP.
JOJO.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 18:02 Eole a dit :

Bonjour à tous et félicitations à MEL d'instaurer un débat passionnant sur un produit qui est partie intégrante de notre patrimoine culturel.
Dommage que cela ne soit pas classé au patrimoine national et considéré comme une boisson alimentaire comme chez nos voisins Espagnols.
Certes il y a du hors sujet car je ne vois pas ce que le KOMPACTOR vient faire ici, sauf pour les bouteilles de "villageoises".
En effet pour être de la partie, je pense sérieusement qu' il y a eut un endormissement et un réveil un peu trop douloureux.
Car vous dites (MEL) à juste titre que CHAMARRE est une formidable aventure en terme de marketing, rassemblant des caves de France et de Navarre.
En effet mais je pense aussi qu' il s' agit là de 2 METIERS DISTINCTS : PRODUIRE & VENDRE.
M Leclerc d' après vous ne s' agit il pas là de 2 METIERS DISTINCTS ?
- Celui d' appliquer une marge à des produits achetés ou produits en quantité puis de communiquer autour (très bien avec vos foires)
- Et celui d' amener du raisin à maturité, par canicule, hiver rigoureux, de nuit, vent.......pour en faire du vin
Car la plupart des réussites commerciales VITICOLES sont le fait d' hommes qui se consacrent essentiellement au marketing.
Et puis pour certains de ces viticulteurs, voir leurs AOC à 1€ ou 1,50 € la bouteille en GD tandis qu' ils ne touchent même pas le smic c' est un peu dur.
Ne pouvez vous pas à votre tour fixer des régles tarifaires selon les classifications des produits (AOC,VDP, VDQS)?
Et concernant des produits de qualité avec des "signes" de qualité je suis à votre entière disposition pour vous en faire déguster
Merci

poste_parLe 31 juillet 2006 - 18:22 Costières de Nîmes a dit :

Je suis un peu stupéfait de votre analyse. Vous me semblez autant aveugle que les viticulteurs bordelais qui augmentent leurs tarifs de 30%.
Je fais partie de la jeune clientèle que vous citez et les repères actuels me conviennent. Le marketing ne changera rien dans mon comportement.
Il y a quelques années, tous mes repas au restaurant s'accompagnaient d'une bouteille de 75 cl.
Avec la réglementation actuelle, je prends du vin au verre (deux maximum par repas et si le restaurateur ne vend pas au verre, je bois de l'eau).
Alors nouvelles étiquettes ou pas, classement différent sur la carte ou non, étude chiadée de marketeux, rien ne pourra plus changer mon comportement.

poste_parLe 31 juillet 2006 - 19:39 BENTEBRA a dit :

Bonjour Monsieur Michel Edouard LECLERC,

Je suis animateur de quartier de profession et je viens de créer une entreprise.
Avec mon associée, nous aimerions vous expliquer et vous proposer de vive voix notre projet portant sur un produit novateur qui n'existe pas à notre connaissance sur le marché.
Notre produit s'inscrit tout à fait dans une démarche d'intégration des populations d'origines étrangères.

Souhaitant que vous porterez une attention particuliere à notre demande,
je reste à votre disposition pour convenir d'un rendez-vous dans vos locaux
à votre convenance.

Je vous prie de bien vouloir agréer mes salutations distinguées

Mohamed BENTEBRA
http://exemplaireetmeritant.over-blog.com/

poste_parLe 31 juillet 2006 - 21:17 loran a dit :

1998... je commençais à constituer ma
cave avec des seconds vins (pavillon rouge...) à 50 frs... 2006 j'ai arrêté d'acheter du vin...
les viticulteurs, le négoce et les
distributeurs sont devenus inconscients
dans la fixation des prix... je ne parle même
pas des restaurateurs avec leurs coefficients ahurissants... rien pour moi ne
justifie le prix actuel d'une bouteille
à plus de 7-10 euros à part la recherche du profit.
un américain consacré pape des
oenologues... laissez moi rire...
et puis comme cela est étrange mais depuis 1998 toutes les années sont grandioses...
business as usual...
au final un vin de vaut que par la qualité du repas qu'il accompagne...

poste_parLe 31 juillet 2006 - 22:05 Chapoteau a dit :

Salut !

Je me permets parce que c'est inhabituel : l'ére (aire) de production. Ou alors j'ai loupé le joke ;-)
Et aussi, sur le calcul : 40 millions de français qui consomment 33 millions d'hecto à raison de 55L per capita, y'a un hic ;-)

Blague à part, et pour nourrir le débat, je partage complétement l'analyse de l'indication du cépage : j'ai appris à consommer du vin ainsi avec des amis... espagnols, qui m'ont d'ailleurs impressionnés par leur culture du vin : le cérémonial de l'ouverture, les verres adaptés, et le choix d'un accompagnement fonction du vin, et plus l'inverse !
Cette indication devrait à la limite être obligatoire, sans les proportions bien sûr, afin de donner au client une vision de ce qu'il achète, entre son poisson en langue latine et sa côte de boeuf dûment tracée depuis le "lieu de tuerie" (sic).

Sinon, j'ai trouvé l'idée de Florence sur la marge tout simplement lumineuse, même si ça marchera pas à tous les coups, ça vaut le coup d'essayer.

Et pour finir, force m'est de corroborer les propos de mes amis trentenaires (et de GJM), on peut plus passer une soirée "insouciante" vu qu'au carrefour, ça barde. J'ai un copain qui a récemment vécu l'aventure, c'est très moyen, à base de retour à pied à 4h00 avec 6 mois de retrait asséné sur le bord de la route ou presque... pourtant pas franchement un délinquant, si vous voyez ce que je veux dire.

Alors OK il faut des limites, mais si il y a interdiction, autant l'assumer, non ?
Une bonne prohibition, ça relancerait le business, sait-on jamais ;->

poste_parLe 31 juillet 2006 - 23:11 Florence a dit :

Salut,

Dans les catalogues de pub, on peut aussi proposer des recettes (avec le vin idéal) à condition de le faire de façon systématique, comme dans certains magazines, rubrique " Les recettes de Madame Untel". Cela permet quelques avantages :
- au moment des brochettes en été (très tendance), on peut proposer des vins bon marché,
- également en été, la recette de coktails permettrait de relancer les ventes d'alcool fort,
- et ces moments de fête où on privilègie la bonne bouteille,
- une recette pizza avec un petit rosé,
- une raclette avec un rieslig...
A chaque moment de l'année, il y a de quoi faire.

Bien sûr, à consommer avec modération.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 1 août 2006 - 10:02 Florence a dit :

Salut,

Autre idée, les offres "duo" ou "trio", à lancer sur catalogue.
Exemple : le melon au Porto. Dans le rayon fruits et légumes, on vend des melons et à côté on peut mettre aussi la bouteille de Porto. Bon attention aux coups de caddies que ça ne fasse pas rouler les melons, le but n'étant pas de jouer aux quilles avec les bouteilles. Il faudra mettre les bouteilles de façon à limiter la casse, évidemment. Pour ceux qui achètent cette offre duo, ils pourront, pourquoi pas, bénéficier de bons d'achat sur la carte Leclerc.
Pourquoi ne pas proposer dans des offres trio, le pain, le vin et le fromage ? Or, on ne mange pas de fromage avec un vin Italien à 3,00 euros la bouteille. Cela permettrait de vendre une bonne bouteille (prix entre 15 et 25 euros). Et pour ceux qui estiment que l'offre trio reste chère, un bon vin se vend aussi en 1/2 bouteille. La 1/2 bouteille permet non seulement de minimiser le prix d'achat pour le consommateur tout en s'offrant en bon petit vin mais aussi de relancer la consommation de nos vins. Beaucoup de consommateurs n'achètent plus car ils consomment peu de vin : s'ils prennent l'offre trio avec la bouteille de 75 cl, la bouteille va leur rester sur les bras (ça s'est un crime, tout le monde le sait). Eh puis, c'est peut-être plus moderne, ça change, tout simplement. Ca permet aussi de reconcilier les consommateurs avec la prévention routière puisque dans la 1/2 bouteille pour deux adultes, ça fait un verre chacun. Sans être trop révolutionnaire, la seule innovation que je propose, c'est de mettre ses produits là les uns à côté des autres. Sinon, c'est un coup à prendre le melon, le pain ou le fromage et à oublier le principal, le vin.

Au niveau des étiquettes, je rajouterai seulement deux choses :
- la vente est interdite aux mineurs,
- à servir frais/ très frais, à servir à température ambiante où entre tels et tels degrés (puisque les jeunes ne le savent pas, autant être pédagogue).

Tchao M.E.L.

poste_parLe 1 août 2006 - 23:36 FLORENT a dit :

TCHAO M.E.L.

poste_parLe 2 août 2006 - 7:29 paul zussini a dit :

Cher MEL,
Je suis vigneron dans le sud de la France, et je partage largement votre analyse sur la situation de la crise viticole. Cependant vous n'avez pas evoqué un point essentiel : l'acces à la grande distribution pour un vigneron independant. En effet, mon experience personnelle me permet de dire que pour un petit independant, il est impossible de penetrer les supers et hypermarchés autre que par une quasi obligation de vendre nos recoltes à un "gros" negociant qui lui, va vous revendre nos produits.
La plupart des vignerons perdent confiance, et surtout la volonté d'aller de l'avant.
Vous remerciant de m'avoir donné l'opportunité de laisser mon opinion sur votre blog, j'en profite pour vous dire que mon souhait d'etre present dans les rayons Leclerc est toujours d'actualité.

cordialement.
paul

poste_parLe 2 août 2006 - 8:42 Florence a dit :

Salut,

Là où cela peut changer la donne, c'est le tourisme en France et notamment le tourisme vert. Chaque région a compris l'intérêt économique que cela pourrait rapporter (hôtels, bars, cinéma, sport, commerces...). Et c'est aux régions de mettre en avant les vacances en ferme, les GR, les circuits pédestres, la cave à visiter... On est le grenier à blé de l'Europe et dans nos campagnes, franchement, il y a de quoi faire. Développer ce tourisme là à l'étranger, c'est véhiculer le terroir, les cépages, le vin. C'est véhiculer notre savoir-faire et nos valeurs.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 2 août 2006 - 9:19 olive a dit :

Pour moi vous etes juste une sacré bande de toxicos faux culs. Quand je vois le types sortirent du chapiteau dressé sur le parking pour vos fameuses foires aux vins, avec une trentaine de bouteilles.
Quand même 60 000 morts par an votre si convivial produit. Le jour ou vous predrez quelqu'un de proche ...tres proche...votre enfant...votre femme...celui ou celle qui vous manquera chaque jour et chaque nuit...Vous penserez alors que ce n'est qdm pas terrible comme dope...Il ne s'agit pas d'autres choses.
Car ce qui me fait hurler c'est qdm cette phrase dans votre texte.
"celles qui rassemblent la majorité des buveurs à conquérir,"

poste_parLe 2 août 2006 - 11:31 reponse@olive a dit :

Merci beaucoup olive pour ce commentaire plus que partisant. Je me permet de répondre car mon père est décédé des causes de l'alcool et il bien vécu.
L'abus quel qu'il soit et dangereux pour la santé.
Limiter les dépendances liées aux "drogues" est une chose, mais laissons le libre choix aux consommateurs de se faire plaisir.
Je pense pour ma part qu'une personne épanouie, enjouée et entourée d'amis à une éspérance de vie bien meilleure.
Profiter des moments de convivialité, voilà l'elixir !

poste_parLe 2 août 2006 - 12:09 Gilles a dit :

MEL, vous n'évoquez pas les saccages des supermarchés (Leclerc ou non) par les vignerons, qui se trompent de cibles je pense, car tout se joue lputôt du côté des "scap" non ?
Sinon, n'aimant pas l'alcool, il a fallu que je délègue à ma tendre l'achat pour notre mariage (3 semaines).
2 salaires pas astronomiques mais permettant de vivre et au final une constation : C'EST CHER !
Sinon je rappelle qu'aux USA, conduire avec plus de 0 (zéro) grammes d'alcool dans le sang est beaucoup plus sanctionné qu'en France ;)

poste_parLe 2 août 2006 - 12:11 Gilles a dit :

Oups, oubliez des propositions : continuer à mettre en place non pas des vendeurs (basiques) mais des conseillers en vin (Leclerc ou ailleurs) et faire des MDD en vin !
Est-ce si compliqué qu'un cépage "xxx" soit revendu sous la marque "Leclerc" à un prix inférieur ? C'est bien le principe des MDD non ?
A moins que, France & Perstige oblige, le prix "élevé" soit une obligation dans nos contrées plus qu'à l'étranger...

poste_parLe 3 août 2006 - 3:12 marrot a dit :

j'ai lu votre blog et au delà du sujet, transparait l'homme:un "chasseur de marché" mais aussi un homme à l'âme populaire.Le sujet me passionne également, les idées fusent et emergent d'un constat:une france aux mentalités vieillissantes plus grave à la production de jeune-vieux avant l'âge.
Donc concernant le vin je recherchait le lien qui pourrait rassembler les jeunes autour de ce produit et dans un esprit de partenariat afin que "les fruits récoltés"desservent les intérêts de chacun.
Ayant travaillé auprès de festivaliers(cf.cocazine hebdo) mon idée est celle-ci unir ces deux mondes diamétralement opposés(à savoir que la bière est reine sur les concerts)avec la sortie de vin en canette et/ou bouteilles de 25-50cl une partie des recettes seraient reversées aux groupes de musiciens et organisateurs.Lesquels deviendraient aussi de bons prescripteurs.J'entend aussi concert trans-atlantique.Sortir un vin à faible densité alcoolique au goût de la jeunesse.Côté etiquette et forme bouteille un bon élan marketing.des prix qui s'aligne à ceux de la bière(2€ le verre).j'ai 38 ans un esprit qui pétille comme à mes 20 ans la naïveté en moins et une lucidité acquise, un physique d'ado et un mental d'acier.je suis animatrice dans une cave coop en cdd saisonnier et souhaite occuper un poste à responsabilité ds ce domaine.et quand je débouche une bonne bouteille j'encourage les familles à laisser leurs enfants qui le réclament, tremper leur lèvres dans ce doux nectar!je suis encore au stade où mes idées anorgueillies me poussent à aller de l'avant alors que pour d'autres leurs orgueils tout impérial a sonné le glas à toutes idées nouvelles.Ce n'est pas votre cas on sent l'homme des remises en questions et celà vaut tout l'or du monde.

poste_parLe 3 août 2006 - 8:55 ROUSSEAU a dit :

Force est de constater que la crise du vin en France n'est pas du à une baisse de la consommation en alcool mais à un décalage de plus en plus grand entre l'offre et la demande. Les viticulteurs, comme l'ensemble de la profession agricole aujourd'hui souffrent car ils ne savent pas mettre en marché et c'est bien la tout le problème. "Vendre, c'est produire" m'a t'on enseigné à l'école pour autant aujourd'jui les viticulteurs produissent du vin sans savoir si il va trouver acheteur. Le vrai problème et que nous devons repenser une grande partie de notre façon de produire et de commercialiser, car le marché mondial des vins et spiritueux est en augmentation constante! Alors arretons de brûler des ballots de pailles, de sacager des entreprises qui savent gérer leurs affaires, de réclamer des subventions, car cela ne règlera jamais la crise du vin en France. Les acteurs de la fillière viticole doivent prendre leurs responsabilités et se remettre en questions, mais en auront t'ils le courage?

poste_parLe 3 août 2006 - 9:41 Jean-Marc a dit :

Venant tout a fait par hasard sur ce site, et etant implique dans le secteur de la grande distrib. a l'etranger, je pense que certains facteurs sont a considerer.
-L'agressivite commerciale des Etats-Unis qui signent a tour de bras des accords de libre echange unilateraux, hors du cadre OMC donc, permettant a leurs produits, dont le vin californien, de beneficier d'une prime (moins de taxes) a l'export.
Pour notre part, ces accords ne peuvent se negocier qu' avec l'implication de Bruxelles.
-La faiblesse insigne des societes de commercialisation de vins francais a l'export, particulierement sur des marches tels que grandes chaines d'hotels, duty-free d'aeroports, restaurants.
Les vins francais n'y sont representes que par les plus onereux, assimilant donc le produit avec une notion de cherte.
Les produits americains, sud-americains, australiens, sont beaucoup plus accessibles, et pas vraiment plus mauvais.
-la facon astucieuse qu'ont les grandes chaines de distribution etrangere(particulierement Tesco) de presenter leur lineaire vins: par provenance .
Ce qui donne donc un meme un metre lineaire quasi identique pour les vins francais comme pour les vins chiliens (par exemple).Le consommateur a donc une presentation complete d'un pays produisant finalement peu de choix, et une presentation derisoire d'un pays comme la France.
Bref, un peu plus de professionalisme dans la commercialisation a l'export des produits francais (et pas seulement le vin) nous obligerait.

poste_parLe 3 août 2006 - 11:00 Petitverre a dit :

BOIRE UN PETIT COUP C'EST AGREABLE
BOIRE UN PETIT COUP C'EST DOUX
MAIS IL NE FAUT PAS ROULER DESSOUS
LA TABLE
BOIRE UN PETIT COUP C'EST AGREABLE
BOIRE UN PETIT COUP C'EST DOUX.
UN PETIT COUP TRALALALA
UN PETIT COUP TRALALALA
UN PETIT COUP C'EST DOUX.
MAIS ATTENTION:
UN VERRE CA VA !
DEUX VERRES ATTENTION LES DEGATS ?
JE RETOURNE DANS LES VIGNES DU SEIGNEUR
BIEN AMICALEMENT A VOTRE SANTE.

poste_parLe 3 août 2006 - 12:07 Florence a dit :

Salut,

Je me demande si, dans la communauté européenne, on peut faire de la publicité télévisuelle en faveur des vins ? Quelle est la règlementation à ce sujet en Allemagne, en Italie ? Peut-être qu'il y a aussi trop de protectionniste dans les autres pays de la communauté européenne. Je pense qu'avant de parler de marketing, de mise en valeur dans les rayons des magasins à l'étranger, il me permet pertinent déjà d'étudier à coup de lois l'ensemble des pays européens avant, enfin, de proposer des solutions concrètes. Car, si les négociants peuvent faire de la pub en télé à l'étranger, je me dis qu'il y a déjà un bon impact à conquérir de ce côté là. Sinon, il faut développer le tourisme vert par le biais d'agences de voyages étrangères et bien implantées pour vanter les mérites d'un séjour en Bourgogne, visites de caves à l'appui, ballades en vélos à travers les vignes. Encore faut-il des structures adaptées (maisons d'hôtes, fermes...) pour recevoir des touristes anglais, allemands... Bref, il faut une volonté économique et politique à chaque niveau de la société et les moyens financiers pour mettre tout ça en place. Pas facile.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 3 août 2006 - 12:18 Florence a dit :

Salut,

Autre idée pour véhiculer les vins : les labels. Et pourquoi ne pas inclure dans des labels alimentaires à l'étranger (nous, on a "nos régions ont du talent", les "marques repères"...) les vins ? Si la pub est interdite pour le vin, elle peut être contournée par le biais des labels.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 3 août 2006 - 14:54 Robin a dit :

Ici, on parle aussi de vin!
http://www.maison-du-muscat.com/blog.asp?Mois=8&An=2006

poste_parLe 3 août 2006 - 18:24 Petitverre a dit :

BONSOIR
POUR VOUS DESTRESSER, JE VOUS CONTE
UNE PETITE HISTOIRE:
RENCONTRANT UN AMI, JE LUI DEMANDE:
AU FAIT QU'EST DEVENU CELUI QUI BUVAIT
BEAUCOUP DE BONS VINS ?
TU NE SAIS PAS, ET BIEN ON
L'A MIS EN BIERE.
TCHAO M.E.L TCHAO FLORENCE TCHAO LES ALCOOLOS.

poste_parLe 3 août 2006 - 20:44 troll killer a dit :

Toujours les mêmes commentaires superfétatoires... A quand l'élimination pure et simple des commentaires ridicules du troll de service ?
Un modérateur serait le bienvenu ...

poste_parLe 3 août 2006 - 23:28 troll killer a dit :

Oui à quand allez-vous m'éliminer
vai-je devoire le fairent moi-même.
je suis assez con pour sa.

je suis un mot des rateurs.
troll killer

poste_parLe 4 août 2006 - 9:01 L'instit a dit :

Et si on virait ceux qui n'écrivent pas deux mots sans faire de fautes?
"vai-je devoire le fairent moi-même.
je suis assez con pour sa."

poste_parLe 4 août 2006 - 11:26 Florence a dit :

Salut,

Une petite info que j'ai dû voir au JT : une entreprise productrice de bière a proposé à la prévention routière de la sponsoriser où d'établir un partenariat alcool au volant/conduite. Evidemment, ça a fait un scandale, l'entreprise en question a été montrée du doigt et sa proposition a été rejettée. Comme le dit Chapoteau, trop de prohibition peut aussi pousser la vente jusqu'à son paroxysme.

Tchao M.E.L.

poste_parLe 5 août 2006 - 11:29 chapoteau@Florence a dit :

Bonjour,

Je me permets juste de corriger mon propos, qui n'a pas été clair pour toi : je plaisantais sur le fait qu'une vraie prohibition façon "Les incorruptibles" serait une bonne manière de relancer le commerce, mais sur le marché noir cette fois.

L'histoire à laquelle tu fais allusion pointe bien le fait qu'on est "entre deux eaux", à hésiter entre le répressif et l'interdiction complète : ça ne peut qu'amener à des inepties de ce genre, certains cherchant à faire du biz avec tout, comme d'autres avant avec la potion qui fait que même bourré, t'as plus 1g dans le sang, et qui était parvenu à se faire référencer en GMS...

Ciao tutti

poste_parLe 5 août 2006 - 21:42 Florence @ Chapoteau a dit :

Salut,

D'où la mise en avant de Nicolas Sarkosy dans le gouvernement en place. Nous sommes bien d'accord sur les désanvatages de la prohibition.

Tchao M.E.L. et Tchao Chapoteau

poste_parLe 6 août 2006 - 1:27 Gilles a dit :

A propos de partenariat : faire sponsoriser les fauteuils des paraplégiques suite à un accident dû à l'alcool par les viticulteurs...
En dehors de ce cynisme, n'oublions que l'Etat ne peut pas tout (et c'est un fonctionnaire qui parle).
si nous étions vertueux, les questions ne se poseraient pas quant à boire ou conduire...
Mmmm let's re-center :P

Mao TCHEL hips ;)

poste_parLe 6 août 2006 - 17:13 basso-bert a dit :

Bonjour Monsieur Michel-Edouard Leclerc
J’ai 75 ans et ai besoin d’une paire d’appareils de correction de surdité.
Les appareils proposés par les professionnels sont extrêmement coûteux et on peut penser à une entente entre eux. La miniaturisation n’explique pas tout. De plus ces appareils bien que discrets, restent apparents, ce qui souligne l’infirmité et … l’âge !!.
Pensez vous vous intéresser à ce marché ??.
On pourrait imaginer un système plus simple et qui permet d’être confondu avec celui d’un téléphone portable, largement utilisé par la jeune génération : 2 mini-écouteurs plus micro-cravate, le tout relié par fils discrets à un système de traitement du signal, pas forcément miniaturisé, contenu dans un boitier ( réglable manuellement), placé dans un étui ou une poche. Les asiatiques devraient savoir faire un tel appareil !!.
Qu’en pensez vous ??.
Cordialement.
Jean Basso-Bert.

poste_parLe 8 août 2006 - 13:54 michel a dit :

Bonjour,

Je ne suis pas vraiment surpris par cette crise. Les producteurs de vin français ont longtemps pensé qu'ils étaient seuls au monde et surtout les meilleurs. Il y a deux ou trois ans je suis allé en Bourgogne. Pour la première de ma vie j'ai goûté du vin que j'ai acheté après l'avoir choisi. C'était à Irancy, le vin avait un arrière goût de framboise et c'était la première fois que j'avais l'impression de boire quelque chose de particulier. Ce que j'avais goûté avant n'était qu'une boisson approximative. maintenant je goûte avant d'acheter, le reste ne peut que me décevoir...

poste_parLe 10 août 2006 - 14:19 francis a dit :

Bonjour,
Suite a votre article, une visite sur mon site et en page d'acceuil une étiquette
a voire , absolument.
Vos commentaires sur cette étiquette .
trop innovante ?
trop élégante ?
trop symbolique ?

Ou enfin elle amorce le changement ?


poste_parLe 11 août 2006 - 8:37 Jean Marc a dit :

Suivant les Championnats d'Europe d'Athletisme, je me rejouis du titre de Champion d'Europe d'un Francais sur le 50km marche.
Surprise, cet athlete, qui , si j'ai bien compris, est titulaire d'un diplome d'oenologie, specialise dans les Champagnes, est en....emploi-jeune!!!!!
Leclerc n'est pas Lagardere, je sais, mais trouver un emploi a un Champion d'Europe, dont les competences seraient un atout pour une entreprise de distribution, et une belle operation d'image, ne me semble pas etre totalement infonde.

poste_parLe 12 août 2006 - 19:30 Monpert a dit :

Bonjour Monsieur Leclerc,
je suis quelque peu choqué par l'ction de l'état d'Israel au Liban, et je dois vous avouer que je reste gêné par le fait que certains de vos produits (même si cela reste très marginal) proviennent de cet état israélien (comme certaines lingettes nettoyantes).
Très loin de moi l'idée de proner un quelconque antisémitime, par contre j'ai certaines valeurs au fond de moi qui, si l'on en croit les médias, semblent être bafouées dans cette partie orientale du monde. d'oû ce message.
Cordialement.

poste_parLe 13 août 2006 - 18:22 BAUDON a dit :

Bonjour,

Désolée si je suis "hors sujet", mais pourriez-vous me communiquer le moyen le plus rapide mais surtout le plus sûr de vous faire parvenir un courrier ?
Je vous en remercie,
Cordialement,

B BAUDON

poste_parLe 13 août 2006 - 20:44 Gilles a dit :

Maupert => vous écrivez ce commentaire à l'aide d'un ordinateur dont 90% des pièces proviennent de pays dont la main d'oeuvre est sous-exploitée ;) (Taïwan et autres pays d'Asie).
Et de manière générale, à l'heure où les USA envahissaient l'Iraq, des gens appelaient aux boycotts de produits américains. En oubliant que leur lessive est made in Procter&Gamble, leur nourriture hors "frais" made in société USA !
Un boycott n'est pas toujours utile, un vote si :)

poste_parLe 15 août 2006 - 17:21 Defaix Daniel-Etienne a dit :

Monsieur Leclerc,

En vigneron, j ai lu avec intérêt votre article, j’ai apprécié le temps que vous passez à penser et écrire sur le sujet Vins Français.

Je suis en partie ‘d’accord avec certains de vos propos.
Surtout quand vous soutenez qu’une grande partie des nouveaux consommateurs vont rechercher « le vin plaisir » ou qu’une grande partie des nouveaux acheteurs sont féminins.
Cela me parait être des jugements justes.

Je suis conscient également que vous représentez une part importante du marché des vins distribués.
Précisément , c’est sur ce sujet que je pense que vous êtes un acteur important d’une politique, de choix, de tendance et donc d’influence du marché.

Vivez vous cet instant de sélection avec toutes les émotions nécessaires au produit, au moment ?
Pensez vous lors de vos sélections à l’art, l’originalité, la chance qu’est la diversité des terroirs et des hommes qui les cultivent ?

Le vin n’est pas UN mais pluriel tout comme les Hommes, et ce serait vraiment dommage que pour l’unique principe du commerce il ne devienne qu’un avec un seul langage commun.

Je vous soumet cette réflexion puisque vous êtes un homme de bon sens et ouvert autant sur les autres que sur la qualité des produits.

Je vous donnerai un exemple :
Un grand groupe hôtelier avait imaginé il y a quelques années une carte de grands vins à prix très sages et une marge commune quelque soit le vin, on pouvait y trouver une diversité de très grands vins, rares, parfois introuvables, et toujours à prix doux.
Le succès est devenu si important que maintenant ce sont des vins certes toujours honorables mais de très grandes enseignes, les mêmes que l’on peut trouver en dizaines ou centaines de milliers d’exemplaires dans tous les hypers du monde.

La rareté, les émotions, la diversité, le talent des hommes et les particularités de leurs terroirs s’en trouvent effacées non par qualité intrinsèque mais par la grandeur uniforme de l’offre de diffusion sur l’autel du commerce.

C’est dommage ! la vraie richesse n’est pas faite que d’argent, vous le savez bien !
Alors très poliment et respectueusement je me permets de vous provoquer un peu par cette réponse.

Vous qui avez pris la peine de réfléchir sur le marché qualitatif des bons vins (je ne parle pas d’alcool), pensez de plus en plus à la diversité de vos offres et de vos sélectionneurs, ne les laisser pas choisir un vin parce qu’il y en a 100 000 bouteilles de disponibles à un prix de marché correct. mais au contraire parce que les 500 ou 1000 que vous avez trouvées ont une formidable personnalité et doivent être conseillées par quelqu’un de bien qui a eu la chance de les découvrir et qui pourra en parler à son tour aux découvreurs, aux amateurs, aux passionnés potentiels.

J’ai la chance de vivre et d’être vigneron à Chablis, dans un vignoble très privilégié, mais je me sens très solidaires de mes amis vignerons des quatre coins de France qui oeuvrent toute l’année en pensant leur vigne, leur métier, leur art, leurs vins pour des clients qu’ils ne savent pas toujours trouver.
Le plaisir qu’ils souhaiteraient tant communiquer, vous pouvez en être un plus grand vecteur et acteur.
N’hésitez pas ! C’est votre métier ! Donnez lui un élan nouveau.

Merci pour votre espace de réflexion, Bien cordialement.
Daniel-Etienne Defaix
www.chablisdefaix.com

poste_parLe 17 août 2006 - 1:41 Mr Boudrahem a dit :

Le 17/08/06
Monsieur Michel Edouard Leclerc,je sais que le pouvoir d'achat reste trés important pour vous car il démontre l'intéressement de l'enseigne Leclerc vis à vis de sa clientéle et surtout le partage des richesses.J'ai travaillé pour la distribution pendant certaines années(Leclerc,Carrefour,Champion,Franprix,Euromaché).En 2004 vous aviez participé a une table ronde avec le ministre Nicolas Sarckozy pour débatre sur la baisse des prix.La coÏncidence a fait que en ce moment là je démissionnais de Carrefour par rapport à mes désacords avec leur politique commercial.Au moi de Décembre 2004 j'ai moi même réalisé une étude de prix sur les catalogues promotionnels entre Leclerc et Carrefour dans la région de Haute Normandie concernant le pouvoir d'achat même que je crois que les catalogues étaient d'une forme nationale.Vous ne pouviez pas imaginer la différence énorme entre vous Leclerc et Carrefour,je pense que cette étude reste trés importante pour votre travail sur ce domaine trés complexe car il y a des réponses en ce qui concerne la baisse des prix.J'espére que mon message vous donneras le temps de prendre contact avec moi pour vous remettre cette étude trés importante.Merci et espérant une réponse.Mr Boudrahem Djamel.

poste_parLe 17 août 2006 - 13:59 Voujon a dit :

Bonjour
Puisque la famille s'attache de manière importante à l'echologie, pourquoi n'êtes vous pas présent sur le marché du bois au même titre que le fioul. En effet, nous sommes un grand nombre à rechercher des distributeurs de granulés de bois pour poeles à pellet. type de chauffage en plein developpement mais difficile à trouver le combustible en dehors de l'est de la France.
Quand est il de vos projets dans ce domaine ?
Merci à l'avance de votre réponse
cordialement

poste_parLe 18 août 2006 - 2:08 Domi a dit :

Je ne pense pas que la consommation du vin soit liée à la réglementation.
La consommation "ancienne" du vin, c'était un verre à chaque repas, ce n'était pas boire la bouteille complète ! On ne tombe pas sous le coup de l'alcool au volant en buvant un verre de vin durant le repas.
Il est incontestable que le mode de consommation du vin a changé : moins mais mieux.

Avec l'amélioration de la qualité, les distributeurs devraient aussi penser au conditionnement, notamment la demi-bouteille (plus de célibataire, moins de repas à la maison) et au choix (ne rien connaitre au vin, mais vouloir avoir chez soi, une bouteille en réserve pour les amis, donc avoir dans les magasins, en permanence, des indicateurs de choix, de bon rapport qualité/prix, pouvoir acheter du vin, sans rien connaitre et avoir la garantie de ne pas acheter une piquette)

poste_parLe 18 août 2006 - 12:48 Jeannette a dit :

Tout à fait d'accord pour le conditionnement. La demi-bouteille est rarement proposée et quand elle l'est, elle est presque aussi chere que la bouteille.
Vivant seule, j'hésite à acheter une bouteille, sachant que systématiquement la moitié sera perdue...

poste_parLe 18 août 2006 - 12:58 yyaaaaaaaaaahhhhhhhhh a dit :

Tu es beau

poste_parLe 18 août 2006 - 15:42 Dall'Ava a dit :

A L’ATTENTION DE MONSIEUR MICHEL ÉDOUARD LECLERC. MERCI.

Monsieur,

Ma démarche risque de vous surprendre, elle est toutefois engendrée par les résultats étonnants que j’obtiens avec le coton “ECO“ Scamark de vos magasins.

Je suppose que c’est la composition de ce coton, qui me permet d’avoir résolu un problème, pas dangereux, mais qui m’empoisonne la vie depuis quarante ans.

J’aimerais, si cela vous est possible, connaître la composition exacte de ce coton, qui est magique pour moi.

Croyez Monsieur Michel Édouard LECLERC, à l’assurance de mon profond respect, pour l’homme et les taches que vous assumez. Merci.

Yvan Dall’ava.


poste_parLe 19 août 2006 - 16:19 Domi @Dall'Ava a dit :

Disgression totale mais bon ... Je vous conseille d'en faire un stock de ce coton ECO+ s'il vous convient tant, car rien ne dit que dans 1 mois, il ne sera pas fabriqué par un autre et aura toujours les propriétés que vous semblez tant aimer.

poste_parLe 19 août 2006 - 19:01 mangas a dit :

A l'attention de Monsieur Michel Edouard Leclerc.

Monsieur,bonjour:

Aujourd'hui, je me suis rendu dans votre magasin leclerc a saint-amand les eaux pour ramener un article défectueux.

En effet, je ramenais une pompe a eaux qui ne fonctionné plus,votre personnel a refusé l'échange ou remboursement sous prétexe d'un service apés vente(ce que je comprends)
Cependant j'apprends que le personnel du service aprés vente sont tous en congés "en même temps"1ER erreur.

Aussi,quand je demande le responsable du rayon,ce dernier se présente à moi sans formule de politesse et ne fait que me jetter à la tête les consignes et les règles du SAV sans être Emphatie a mon égard(2éme erreur).

Et quand je lui fait remarquer que cet appareil peut aussi bien servire à vider une piscine(qui est mon cas)ou bien pour vider une maison innondé il a dit que se n'étais pas son problème et qui suivait les règles (3éme erreur).

Car pour lui, il comparais mon problème à une machine à laver ou une voiture tomber en panne.Néanmoins,je lui ais dit q'en ville qu'il y avait des laveries authomatiques et que d'autres enseignes mettent à disposition des clients des machines de renplacement et que les garagistes font de même.Donc pour lui si je viendrais a être innondé c'est la même chose.

Ce denier me parle de règles mais lui a oublié:-la politesse
-le SBAM
-le principe :le client est roi...
et j'en passe.

Je trouve dégradent et humiliant de se faire accueillir de la sorte mais aussi qu'il me tourne les talons sans même s'excuser et sans me dire aurevoire pour quérir à d'autres taches je trouve ca honteux.

En attendand,une réponse de votre part, veuillez agréer Monsieur,mes sincères salutations et merci d'avance.




poste_parLe 20 août 2006 - 3:29 Domi @mangas a dit :

Que vient faire votre histoire de SAV en réaction à un article sur le vin ????

poste_parLe 21 août 2006 - 11:23 Minouche a dit :

Sans vouloir vous contredire, un article paru dans le Monde du 18/08 intitulé "Le vin français retrouve un peu de couleur à l'étranger" fait état une nette amélioration des exportations, à nuancer selon les appelations.

"Enfin une bonne nouvelle pour la viticulture française, malmenée depuis plusieurs années par les vins du Nouveau Monde et des concurrents européens tels que l'Italie et l'Espagne. Les exportations sont à la hausse.

Selon la note de conjoncture d'Agreste, le service des statistiques du ministère de l'agriculture, publiée mercredi 16 août, les exportations de vins et champagne pour le premier semestre s'élèvent à 2,75 milliards d'euros, en hausse de 16,8 % par rapport aux six premiers mois de 2005 [...]

En juin, toujours selon Agreste, les ventes de champagne ont progressé de plus de 40 % en valeur (+ 38 % en volume). La hausse plus modérée des ventes de vins (+ 20 % en valeur, + 4 % en volume) est due principalement aux vins rouges de Bordeaux, dont les prix s'apprécient sensiblement, précise la note.

Malgré ce bon début d'année, les professionnels attendent des données sur un plus long terme pour oser évoquer la reprise. En effet, la situation n'a pour l'instant rien d'idyllique. Les bons résultats sont avant tout dus au cognac, au champagne, à la vodka et aux grands crus de Bordeaux, selon la FEVS.

Si hausse des exportations il y a bien, elle est en outre loin de concerner toutes les appellations : alors que les bordeaux connaissent une hausse de 34 % sur les cinq premiers mois de l'année et les côtes-du-rhône de 33 %, les bourgognes ne gagnent "que" 9 %. Les vins du Val de Loire sont quant à eux en perte de 6 % et les beaujolais de 5 %."

Voilà de quoi relancer le débat...

poste_parLe 23 août 2006 - 14:01 christophe jeannin a dit :

bonjour
bravo pour l'ensemble (analyses, prises de position...
un petit rien toutefois, l'ere d'appelation (troisième paragraphe, serait-ce une periode où les gens aimaient à s appeler, sans avoir l'air qui erre sur l'aire de mon incompréhension?
amicalement
et salutations
christophe

poste_parLe 5 septembre 2006 - 15:32 Reflexions de Vignerons a dit :

La loi Evin et la progression quantitative et qualitative des vins étrangers ne sont bien sur et hélas pas les uniques causes de la chute de la consommation de vin en France.

Le vin en France ne jouit pas de la meilleure image auprès des jeunes, « futurs » consommateurs. Il représente une image "vieillotte" du verre de rouge que l’on dégustait du bout des lèvres sur les genoux de son grand père à la fin du repas familial et dominical, et que l'on trouvait pas bon car souvent trop tannique pour un palais pas encore prêt à recevoir ce genre de matière.
Ce jeune grandit, mène son adolescence festive autour de la bière/soft drink ou autre alcools mutés de sodas à connotation "djeunes" et surtout facile à boire car plus habitué aux liquides sucrés Notre jeune passe ses études, commence à gagner sa croûte, reçoit à dîner ses amis et reprend heureusement les codes inculqués par ses parents. Il faut pour bien recevoir ses amis préparer un apéritif, une entrée, un plat, du fromage et un dessert et surtout du VIN !!!
Ca y est, enfin, première confrontation du jeune et du vin! Le pauvre gars, il est un peu perdu, demande conseil à son père qui lui dit avec assurance, "tu prends un liquoreux à l'apéro, du rouge pour la viande, du blanc pour le poisson et un alcool pour le digestif".... première leçon de vin....
Si son père ne peux l'aider, notre petit se dirige tout naturellement dans un rayon vin en GD et là c'est encore pire, trop d'information tue l'information, il prend des bouteilles dont les noms lui sont familiers mais sans trop savoir....
A partir de là, ce jeune peut être séduit par la magie du vin et dans ce cas là chercher à découvrir et à progresser de son propre chef ou bien en rester là et devenir un consommateur occasionnel et passif.
Nous parlons ici des jeunes mais il en est de meme pour tous les consommateurs-acheteurs de vin. On cherche un vin pour une occasion particuliere: sa cave, accompagner un met, partager un bon moment avec des amis, s'ennivrer, découvrir une région,un pays, une typicité, un vigneron.....
La loi Evin n’est pas la cause d'ignorance des jeunes sur le vin mais il est vrai qu'il existe un réel problème de communication en France. Pourquoi lorsque vous êtes dans un pays anglo-saxon est il "tendance" de boire un verre de vin en dehors des repas à l'apéritif ou en discothèque alors qu’ en France, cela fait « ringard », « has been » voir « alcoolique ».

Nous devons réagir !

Pour cela il faut absolument rajeunir et simplifier la communication de nos vins, de nos appellations, de nos terroirs en inculquant tout simplement notre richesse culturelle, notre diversité des terroirs tout en utilisant des codes modernes et en facilitant l’approche.
Pourquoi ne pas associer des profils de vins à des moments, à des goûts sans forcément tomber dans l’excès inverse du « tout marketing » qui souvent trompe le consommateur?

Il faut offrir et assurer des vins de qualité, respectueux des typicités, des origines, des traditions, des vignerons et surtout des consommateurs.
Il faut faciliter l’acte d’achat, que la personne qui fait ses courses et qui cherche un vin ne perde pas de temps à chercher dans un rayon une bouteille qui corresponde à ses attentes.

Pour cela, il existe de nombreuses pistes à tracer ensemble autour de nos valeurs et……d’un verre de vin…..

A votre disposition pour vos exposer plus en détails nos idées !

Nicolas- Vigneron
Pierre- Agent Commercial
Stéphanie- Responsable Qualité-Production
-Reflexions de Vignerons-

poste_parLe 27 septembre 2006 - 10:27 Pedrovino a dit :

Ce sujet est il clos ou pouvons nous encore argumenter???
Mel, vous proposez d'en parler, je reprends vos propos:" Le sujet est passionnant. J’aimerais bien que sur ce blog, on essaie positivement de travailler sur ce sujet".
Alors travaillons!

poste_parLe 2 octobre 2006 - 22:12 Zeff a dit :

Comme d'habitude en France (et ce n'est pas pour nous dénigrer car je suis très fier de ma patrie), nous sommes d'excellent technicien, mais pas de bons commerciaux !
Nous avons la fibre inventive, créative, le génie que tous les pays nous envie (en sport le french flair qui nous permet de battre les meilleurs équipes)... mais nous n'avons pas la fibre de la vente !

Etre conscient de nos faiblesses, c'est déjà une force ;-)

poste_parLe 14 août 2007 - 16:06 pierroman a dit :

Bonjour,

Une idée me vient à l'esprit. Il a été dit dans le blog que le classement des vins par région dans les Grandes surfaces ne répondait pas aux besoins des préconisatrices qui recherchaient à allier des mets et des saveurs.
Pourquoi ne pas classer les vins par association de mets ?
Tous les vins s'alliant avec la viande rouge ensembles,
Tous les vins d'apéritifs ensembles,
Tous les vins pour le poissons ensembles,
etc.

poste_parLe 14 août 2007 - 16:32 pierroman a dit :

Autre remarque.
Dans le cadre de mon mémoire que j'écris sur le vin. Je viens de lire un livre passionnant s'appelant "pour une anthropologie de l'entreprise".
Les auteurs de ce livre révèlent que souvent, les freins aux changements dans une entreprise sont de nature culturelle.
MEL dit dans son article "inutile de dire que ce n'est pas dans la culture Française".
Or, après lecture de ce libre, je pense justement que c'est utile de se pencher sur la culture Française et revenir aux fondements de la viticulture en France.
Toujours d'après le livre, les entreprises traversant les siècles (ce qui est le cas de la viticulture) auraient un mythe fondateur. Ce mythe fondateur donnerait un sens et une mission à l'entreprise. Il se peut qu'avec le temps, le mythe ne soit plus conscient, mais la mission et le sens du travail reste fortement influencé par lui. Ce mythe fondateur serait un peu comme le code génétique d'une entreprise, à la seule différence qu'un code génétique ne se transforme pas, tandis que le mythe fondateur peut évoluer via une refondation.

Le mythe fondateur de la viticulture en France est triple. Il est apporté par les romains. La mission du vin est donc de civiliser la société.
Puis, le vin a été développé par les moines pour fabriquer le vin du saint sacrement. La mission du vin est donc rédemptrice, le vin est sacré.d'une part lié au christianisme.
Enfin, le vin du bordelais a été développé par les Anglais qui en ont fait un produit fin, un produit de luxe

Aujourd'hui, les vins qui souffrent ne sont pas les vins haut de gamme. Ce sont les vins moyen bas de gamme qui effectivement ne sont plus en adéquation avec leur consommateurs potentiels.
Il existe des consommateurs qui ne recherchent plus dans le vin un produit sacré, ni un produit de luxe.
Ce sont les consommateurs qui boivent du vin en boite et dans les bars, simplement, sans rituel excessif, juste pour s'amuser, créer des liens, sociabiliser et peut être se civiliser...
Pourquoi ne pas répondre à cette demande ?

Allez expliquer à un vigneron dont la famille fabrique du vin depuis des génération avec le sentiment de servir une cause, le sentiment de mettre son amour dans son vin, qu'il doit s'adapter à l'évolution du goût pour faire un vin plus facile à boire. Pas étonnant que le bougre se rebiffe... On est en train de remettre en question le sens de sa vie là, allons y mollo !

Mais si, force est de constater que les comportements traditionnels ne sont plus vecteurs de rentabilité, alors il va falloir qu'un certains nombre de viticulteurs s'adaptent (pas forcément tous car il restera des buveurs de vin de luxe et des buveurs en quête de spiritualité).
Pour une telle adaptation, il faut laisser le temps au temps (pour reprendre une phrase du livre). C'est la précipitation qui crée les blocages.


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