26 juillet 2005
Economie et sécurité : Le cas du transport aérien
Après ce nouveau massacre, Charm el-Cheikh panse ses plaies. Le terrorisme se cherche de nouvelles cibles et les démocraties renforcent leur solidarité (à force de l’annoncer, après chaque attentat, on se demande pourquoi elle n’est pas déjà maximale !).
Mais Charm el-Cheikh, c’est aussi, de triste mémoire (Janvier 2004) une catastrophe aérienne. D’autres vies violemment fauchées, et une polémique sur la sécurité des avions charters. Alors que s’organise et s’amplifie le grand ballet aérien des chassés-croisés des vacanciers, je suis évidemment sur le qui-vive et observe, avec une certaine fébrilité, la trop lente avancée du programme national et européen mis en place au début de l’année dernière.
Mon groupe n’est pas en première ligne comme le sont FRAM, ou le Club Med. Leclerc Voyages est devenu un acteur majeur dans le domaine des vacances. Mais nous commercialisons essentiellement des offres de voyages construites par les tours opérateurs (les précédents, mais aussi Kuoni, Jet Tours, Marmara, etc…). Nous sommes principalement des revendeurs de produits de tourisme (griffés ou non). Mais la question de la sécurité de nos 500 000 clients ne peut me laisser indifférent.
Justement. Après l’accident de Charm el-Cheikh, les pouvoirs publics français et la Commission Européenne avaient fait de grandes déclarations. Le Point (21/04/05) rappelle qu’un label « pavillon bleu » (décerné aux compagnies jugées les plus sûres) devrait voir le jour le 1er janvier 2006 (pourquoi si tard !), mais qu’on ne connaîtra pas la liste noire des compagnies aériennes à proscrire. « Au sein même de l’UE, une compagnie pourra être interdite par certains membres et pas par d’autres. » Comment, dès lors, les vacanciers pourront-ils faire leur choix ? A quoi cela sert-il alors de faire figurer sur le billet le nom de la compagnie charter s’il ne correspond à aucune information précise.
Il ne faut pas tomber dans la psychose. Si l’on veut garantir la qualité du transport aérien, il ne faut pas laisser s’entretenir la suspicion, ni la rumeur. Mais il faut éliminer les points noirs.
1- Le transport aérien reste un moyen sûr de se déplacer. Le nombre d’accidents y est proportionnellement inférieur aux autres modes de transport. C’est une réalité.
2- Toutes les compagnies aériennes déclarent ne jamais lésiner sur la sécurité et les contrôles. Mais beaucoup ont des difficultés financières. Elles cherchent à réduire les coûts. Tout le monde est tenté de faire le lien entre la diminution du personnel et la réduction de la vigilance, d’autant que les syndicats de pilotes tirent souvent (réflexe corporatiste ?) la sonnette d’alarme.
3- Les tours opérateurs et même les compagnies recourent de plus en plus aux prestations de compagnies charters. Certaines sont filiales de grands groupes aériens. La notoriété de leur logo offre une certaine garantie. Beaucoup ont des rapports exclusifs (Star avec le Club Med). A priori, les TO européens ne travaillent pas avec les nouvelles compagnies qui ont émergé en Afrique, en Russie, dans les pays arabes, ou sont installées dans les régions offshore.
4- Mais sur certaines destinations comme l’Egypte, et à certaines saisons, les TO français n’ont pas la clientèle suffisante pour affréter eux-mêmes un charter. Ils passent alors par des « consolidateurs » qui regroupent les demandes, affrètent et leur réallouent des « blocs-sièges ». C’est à ce stade qu’on rencontre le plus de problèmes dans le choix des prestataires.
J’étais, ce matin, en longue discussion avec nos cadres chargés du référencement des tours opérateurs proposés dans nos 145 agences. Leur préoccupation, c’est de ne travailler qu’avec des TO renommés qui, eux-mêmes, s’engagent sur la qualité des charters utilisés. Nous avons décidé de ne pas affréter en direct (sauf dans le cadre de déplacements internes au groupe, mais dans ce cas, avec des charters français)… Avec le risque d’apparaître conservateur, voire trop classique dans notre offre, puisque ainsi nous nous refusons de faire des « coups » à des prix encore plus canon.
Mais on voit bien la limite de toute démarche, même bien intentionnée, si au niveau des pouvoirs publics, le contrôle de la sécurité n’est pas optimal.
En France, ce rôle échoit à la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Tous les pilotes, les constructeurs et les compagnies attestent du sérieux de cette administration, voire de son caractère tatillon. Mais les agents de la DGAC eux-mêmes attestent de l’étendue du chantier et pestent ouvertement contre certains états, trop négligents dans l’exercice de leurs propres obligations de contrôles nationaux.
Dans le JDD du 24/07, la DGAC affiche la satisfaction d’avoir effectué 1 636 contrôles l’an dernier sur les appareils de compagnies étrangères. Mais les bras vous tombent quand on vous présente ce bilan comme une performance…puisque réalisés avec seulement 25 agents spécialisés dans ces inspections !!! 25 agents, c’est le nombre de techniciens d’une grosse concession Renaud ou Mercedes. Cela paraît tellement disproportionné par rapport à la technicité des audits et à leur ampleur…qu’on continue forcément à se poser des questions.
Il est normal que l’Etat exige des opérateurs économiques le respect de toutes les normes sanitaires et qu’en la matière, il soit intraitable. Mais la priorité, c’est de donner aux administrations les moyens d’agir. Et dans le cas d’espèce, ça ne me semble pas être vraiment le cas.
Posté par M.E.L. le 26 juillet 2005 dans
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12 juillet 2005
Produits solaires : L’Afssaps fustige les étiquetages. Enfin !
Oui, je sais ! Vous allez me rappeler que je suis breton et que, sur la question des crèmes solaires, je n’ai aucune légitimité pour prendre la parole. Eh bien, justement, vous vous trompez.
D’abord, faudrait pas exagérer ! Il fait parfois beau dans mon Finistère. Simplement, comme il y a alternance démocratique entre soleil et nuages, on a un peu trop tendance à vouloir prolonger l’exposition au soleil, histoire de profiter de « l’entracte ». D’où, sur nos plages, ces corps délicatement rosés, genre « peau anglaise » avant la mue, qui font le profit de nos pharmacies désormais implantées à l’entrée des campings.
Cela fait trois ans qu’à coups de placards publicitaires dans les magazines, et sur des affiches en zones urbaines, nous fustigeons la complexité des étiquetages sur les boîtes de produits solaires. D’une marque à l’autre, c’est la surenchère d’indices. Mais à y regarder de près, on ne parle jamais de la même chose.
En 2003, mon groupe a réclamé aux fournisseurs qu’ils précisent, sur les boîtages, le périmètre d’efficacité des indices de protection. L’opération les avait choqués. Mais, très vite, le dialogue s’est établi et l’insistance avec laquelle les organisations de consommateurs se sont mêlées au débat, a produit quelques effets positifs… Jusque dans certaines pharmacies où les officinaux refusent de commercialiser des produits dont les indices sont jugés trop faibles pour être efficaces.
Pour crédibiliser cette démarche et montrer aux fournisseurs qu’il ne s’agissait pas de se faire une publicité sur leur dos, nous leur avons offert de les associer à une campagne de communication contre l’exposition prolongée des enfants au soleil. Et nous avons proposé à un fabricant de marque (Garnier Ambre Solaire) de s’engager à nos côtés pour sensibiliser les familles, clientes de nos magasins.
Et comme nous sommes têtus, nous avons remis ça, cet été, en parrainant la campagne de prévention du mélanome de l’Institut National du Cancer : le mélanome est un cancer de la peau qui se développe à partir d’un naevus (grain de beauté). C’est la plus grave des tumeurs cutanées. Elle peut entraîner une dissémination métastatique rapidement mortelle. L’absence de traitement curatif des formes avancées de mélanome rend indispensable le développement de mesures préventives parmi lesquelles la limitation de l’exposition au soleil.
Alors que ces sujets font débat depuis une bonne dizaine d’années, j’étais jusqu’ici étonné par la formidable inertie des autorités sanitaires dans notre pays.
Les instituts de recherche contre le cancer n’arrêtent pas de tirer les sonnettes d’alarme. L’UFC-Que Choisir en a fait un de ses chevaux de bataille. Individuellement, les grandes sociétés de cosmétiques ont pris des initiatives. (Il est incontestable que la qualité des filtres et des produits s’est améliorée). Mais avec un réel problème de lisibilité pour les consommateurs.
Voici enfin que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) vient de publier une série de recommandations destinées aux fabricants. Rien d’obligatoire encore, mais un souci de toilettage, de clarification et de précision.
- Plutôt que de cautionner une échelle d’indices (de 0 à 60 pour certaines marques), l’Afssaps souhaite qu’on s’en tienne à 4 catégories d’indices : protection faible, moyenne, haute protection et très haute protection.
- Les fabricants devront intégrer dans leurs produits une double protection : contre les UVB (responsables des deux tiers des cancers cutanés) et des UVA (responsables des deux tiers du vieillissement de la peau). Actuellement, la plupart des crèmes ne tiennent compte que des UVB.
Les hypermarchés commercialisent plus de 50 % des crèmes dermo-cosmétiques. Techniquement, nous n’avons aucune compétence pour apprécier ou critiquer les choix scientifiques des laboratoires industriels. Mais si, dans l’alimentaire, nous disposons d’un abondant référentiel de textes normatifs permettant d’apprécier la composition des produits, tel n’est pas le cas dans le secteur des cosmétiques. C’est pourtant une nécessité.
Je ne sais pas si les recommandations de l’Afssaps sont les plus judicieuses, mais son initiative est bienvenue. Les distributeurs, quels qu’ils soient, devraient pouvoir répondre aux inquiétudes de leurs clients en se référant à une grille incontestable et harmonisée pour pouvoir référencer les produits en connaissance de cause.
Posté par M.E.L. le 12 juillet 2005 dans
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23 juin 2005
Le marketing du vin à l’épreuve des nouveaux consommateurs
Mes fonctions me valent parfois de pouvoir profiter de quelques bons moments. C’était le cas mardi dernier. Je participais au jury de dégustation des vins sélectionnés par nos acheteurs pour figurer dans les futurs catalogues des Foires aux vins (septembre 2005).
1) Me voilà donc au cœur de Vinexpo, à Bordeaux, embarqué dans un joyeux et picaresque attelage. Onze compères, acheteurs de mon groupe, œnologues, négociants, restaurateurs et viticulteurs, surexcités à l’idée de trouver « la perle ». Il y a là René Renou, le patron de l’INAO (Institut des Appellations d’Origine), Jean-Luc Poutau, meilleur sommelier du monde 1983, Jean-Marie Chadronnier, président de Vinexpo, Philippe Etchebeste, superbe toqué à Saint-Emilion, et Michel Rolland, le conseiller des grands vignobles à qui le réalisateur de « Mondovino » a fait récemment et injustement la peau…
La cérémonie est toujours la même : un carnet de notes, chacun ses commentaires (couleur, nez, bouche). Dégustation à l’aveugle (32 échantillons parmi 350 déjà testés). Et le fameux crachoir. Je suis placé juste en face de Karine Valentin (Cuisine et Vins de France). Je peux vous dire qu’elle crache proprement et avec une certaine élégance ! La chemise de Jean-Luc Poutau, elle, méritera de passer dans ses « frais généraux » ! ! !
2) L’idée, derrière tout ça, c’est de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs : les femmes, les jeunes couples, qui achètent le vin au coup par coup et pour se faire plaisir. La génération précédente prétendait acheter en expert, la nouvelle se veut simplement « jouisseuse ». Passer du « complexe » au « simple », ce n’est pas si simple.
75 % des Français considèrent que « le vin est plus difficile à choisir que les autres produits alimentaires » (Sondage Ipsos pour Leclerc).
Deux explications : La « largeur de l’offre, pourtant nécessaire à la valorisation de la diversité ; mais surtout les difficultés à identifier les signes de qualité (pour 69 % des acheteurs occasionnels et pour 57 % des Français au total).
Comment s’y prennent-ils pour se repérer ? Le bouche à oreille, principalement (72 %, dont 42 % les conseils d'amis et 30 % les recommandations des cavistes). Et seulement 13 % les revues spécialisées, 8 % les prospectus, etc… (internet 3 % !).
Quant aux étiquettes, elles séduisent plus qu’elles n’informent. Une fois devant le rayon, c’est le prix qui dicte le choix (49 %), mais seulement un tiers des consommateurs considèrent qu’il reflète la qualité.
3) Dans ces conditions, c’est tout le marketing du vin qui est à revoir. Dans le système français, l’AOC se réfère au terroir, mais pas aux qualités gustatives. La communication des négociants américains et australiens privilégie la typicité supposée du cépage… mais au risque de standardiser les produits. On peut discuter des heures de cette confrontation (on y reviendra !). C’est passionnant. Surtout qu’avec une faune pareille, les arguments montent facilement à la tête. J’ai assisté à de superbes passe d’armes !
4) Acteurs majeurs de la filière depuis une quinzaine d’années, les distributeurs multiplient les efforts pour clarifier les choix et guider les amateurs. Chacun a ses points forts. Avec nos cavistes, nous avons élaboré une gamme « coups de cœur », facile à repérer sous son appellation « Les Incroyables » : des vins de qualité exceptionnelle qui n’ont pas le droit à l’appellation « grand cru ». Et qui de surcroît sont abordables.
J’en étais, hier, un des artisans, tout autant que l’heureux cobaye.
Tandis que je dégustais mon trentième candidat à la sélection, je mesurais le poids de ma responsabilité ! (Tant pour les producteurs lauréats que pour les clients). Du coup, j’ai tout re-goûté, mais cette fois sans trop de modération… Ne m’en veuillez donc pas si cette note en garde quelques effluves brouillonnes…

Credit photo : Philippe Labeguerie
Posté par M.E.L. le 23 juin 2005 dans
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17 mai 2005
Actions en nom collectif : Pourquoi seulement viser les consommateurs ?
Au début de l’année, Jacques Chirac a souhaité que les consommateurs puissent attenter des actions collectives (class action) contre les pratiques abusives. Il empruntait cette idée au député Luc-Marie Chatel (UMP), auteur d’un rapport (2004) sur le droit de la consommation.
J’essaie actuellement de me documenter sur ce sujet. Peut-être vous rappelez-vous ma note du 23 janvier (Réponse à Fifi du 13 mai). Depuis, les lobbies se sont exprimés. Dominique Perben a calmé le jeu et demandé à Christian Jacob et Thierry Breton d’instruire le dossier, dans l’intérêt des consommateurs, mais aussi « dans la garantie de protection des entreprises ». On respire au MEDEF !
Pour Luc-Marie Chatel, que j’ai rencontré récemment, il ne s’agit certainement pas d’enterrer le dossier. Au contraire, il estime qu’il y a une vraie attente (ONG, associations) et que le système actuel de protection des usagers est insuffisant. On le voit, par exemple, dans la désastreuse et lamentable affaire de l’amiante ! Et plutôt que de refermer le dossier, comme le demandent les entreprises, il préfère qu’on essaye de rationaliser le débat. C’est ce à quoi s’attèlent les 17 membres d’un groupe de travail (magistrats, juristes, fonctionnaires, représentants d’associations et d’entreprises). Remise des travaux : fin 2005.
Le sujet est terriblement impactant sur la vie économique. Le Président, « bien intentionné », s’est focalisé sur le secteur de la conso. Les mauvaises langues rapportent : pourquoi négliger une petite pression supplémentaire sur la grande distribution ! Wal-Mart, aux US, fait l’objet d’une plainte pour discrimination sexuelle déposée en 2001. Selon le concept américain de « class action », une condamnation pourrait valoir au distributeur obligation de réparation pour 1,5 million de femmes employées dans l’enseigne. (Vous imaginez la pression qu’on pourrait mettre sur Carrefour et les autres).
Ce que j’ai compris du concept me fait penser que le dispositif concernera, au contraire, tous les secteurs d’activité, privés et publics. L’action de groupe exige que l’on revoie une grosse partie de nos procédures civiles (instruction, régime des preuves, calcul du préjudice, mode de recours, etc…). Pas crédible de segmenter les domaines d’application.
Rappelons le principe : il s’agit de permettre à tout individu de se reconnaître victime d’une exaction pour revendiquer réparation d’un préjudice. Même si cet usager n’a pas été à l’origine de la plainte. Exemple : une association anti-tabac a attaqué des producteurs de cigarettes en Floride. Des milliers de fumeurs ont revendiqué de pouvoir bénéficier de l’indemnisation.
Sous des versions plus ou moins édulcorées, il existe de tels dispositifs en Angleterre, en Allemagne, au Canada, en Suède, et bientôt au Portugal. Même en France, nous disposons d’une « action en représentation conjointe », mais très lourde à mettre en œuvre (système de mandat, obligation procédurale, risque de retour sur plaignant, etc…). C’est la lourdeur de ce dispositif qui amène les consommateurs français à rêver d’un système plus ouvert. « En l’absence d’action de groupe, c’est à chaque consommateur d’aller en justice pour obtenir réparation. D’où, multitude de procès, multiplication des expertises, engorgement de la justice, coût pour collectivité ». (Gaëlle Pateta, juriste UFC dans Libé 7/01/2005).
Si je synthétise tout ce que j’ai appris sur ce dossier, je vois trois problèmes :
1) Accélération garantie du processus de judiciarisation des conflits dans tous les secteurs (prolifération des procès, émergence d’une catégorie d’avocats rabatteurs, eux-mêmes rémunérés en pourcentage des indemnités, recherche de transactions avec les entreprises qui, pour éviter un procès long et coûteux, préfèrent payer). On cite le chiffre de 250 milliards de dollars pour estimer le coût des procès en dommages et intérêts aux Etats-Unis. Intox ?
2) Pour se prémunir des aléas, les entreprises provisionnent dans leur bilan des sommes considérables. Les primes d’assurance explosent. Pas seulement dans le secteur économique. Dans le secteur médical aussi (les obstétriciens, les chirurgiens esthétiques, les anesthésistes, etc…). Au final, c’est le consommateur qui paie ces surcoûts répercutés dans le prix des prestations.
3) Les approches juridiques sont-elles compatibles ? L’ensemble de notre système juridique repose sur la responsabilité individuelle (devoir) des décideurs. La class action transforme les décideurs en délinquants potentiels, dès lors que tout consommateur peut s’auto-désigner comme victime. C’est contraire aux fondements de notre droit actuel qui exige d’un plaignant la preuve de son droit à agir.
4) Le Président vient de faire modifier la Constitution en introduisant « le principe de précaution ». Non seulement les avocats pourront se retourner contre les entreprises, mais au nom du même principe, ils pourront se retourner contre l’Etat qui, au mépris du principe de précaution, n’a pas contrôlé à temps les entreprises, ni pris (ex. de l’amiante) dans les universités et les bâtiments publics, les dispositions nécessaires et suffisantes. L’arroseur arrosé, en quelque sorte… mais pourquoi pas !
Dossier extrêmement intéressant mais complexe…, qui plus fondamentalement remet en cause la notion de « limite de responsabilité ». Ca mérite mieux qu’une polémique. Votre opinion ?
Posté par M.E.L. le 17 mai 2005 dans
Actualités / Débats (Conso.)
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Actualités / Débats (Eco)
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