On a beau vouloir le dédouaner, il a aussi des choses à se faire pardonner. Si les hommes sont indiscutablement responsables des trois quarts de leurs malheurs, il y a décidément trop d'injustices et de souffrances inexplicables. Quand je traverse un hôpital d'enfants gravement malades ou que je croise des personnes trisomiques, je n'arrive pas à faire miennes ces quelques phrases des " Béatitudes " : " Bienheureux, les pauvres, les malheureux, les souffrants, etc… ". Un jour, Dieu devra quand même rendre des comptes !
J'aime bien ce concept élaboré par mon père au début des années 60. Il l'oppose souvent au " commerce " qu'il qualifie de " spéculatif ". A l'opposé, la distribution est un mécanisme de répartition. Le profit y a sa place, comme dans toute entreprise. C'est la rémunération d'un service. La distribution est un acte éminemment social : elle permet à chacun d'accéder à la propriété ou à la jouissance de biens qu'il a contribué, en tant que salarié, à produire. (Croyez-moi : il y a du Marx et du Jésus là-dessous !)