A force d'avoir su s'adapter aux exigences de la sécurité alimentaire, de nombreux produits ont fini par perdre leur goût. En tout cas, la diversité n'y trouve plus son compte. Il faut stopper cette tendance qui s'explique plus par des facilités marketing que par des exigences réelles. Appliquer une norme sanitaire ou sécuritaire n'induit aucunement la standardisation du goût. On peut appliquer les mêmes normes et produire une cuisine chinoise, italienne ou française. La pluralité, la diversité et le choix ne sont pas des contraintes, mais des objectifs. Ce que les viticulteurs et les grandes surfaces ont su faire en multipliant la présence des crus dans les foires aux vins, devrait pouvoir être reproduit dans les rayons " fruits et légumes ", " poisson " ou " viande " ! Au boulot !