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La musique en ligne
La musique en ligne

Face à la montée du téléchargement en ligne, l'inquiétude des maisons de disques est légitime. Mais elles se trompent de combat en cherchant à pénaliser les auditeurs. Elles agissent comme si elles ne croyaient pas à cette révolution multimédia. Elles sont vraiment aveugles. En se focalisant sur le problème du piratage ou des contrefaçons et en multipliant les procès aux particuliers, comme aux USA, elles se voilent la face. Elles retardent leur propre adaptation au monde de l'Internet et au nouveau comportement des consommateurs. L'industrie musicale procède vis-à-vis du téléchargement comme les disquaires devant la révolution du CD. Ceux-là qui n'ont cru qu'au vinyl, sont morts, faute de clients. Ceux qui croient se protéger de la vague Internet en restant retranchés dans leur magasin, risquent d'avoir à « bouffer de la galette ».

Ce qui ne veut pas dire qu'il faille laisser s'organiser le piratage. Il faut sévir et policer les usages. Si l'achat d'un disque ou l'audition d'une musique n'est plus rémunéré, il n'y aura plus de production, ni d'auteurs. C'est une évidence. Point n'est d'ailleurs besoin de limiter ou de verrouiller l'usage d'un CD ou d'une cassette audio. Il existe des lois qui engagent la responsabilité des fournisseurs d'accès à internet. Ces fournisseurs font de la publicité mensongère. Ils annoncent de la musique gratuite. Même France Télécom a joué à ce jeu. Mais en fait, ils s'approprient le marketing d'autrui pour attirer le chaland. Tout cela est déjà répréhensible. Pour lutter contre le piratage, il faut :
- transposer rapidement la directive de la Commission européenne visant à protéger les droits de l'édition dans la législation nationale,
- mieux définir ce qu'est une copie pour usage privé (par opposition à une copie professionnelle),
- sensibiliser les usagers de l'ordinateur aux risques juridiques qu'ils encourent,
- et surtout demander des comptes aux opérateurs.