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FESTIVAL BD ANGOULEME 2005
Chaque année, je me rends à Angoulême comme les 210 000 fans qui déambulent dans la ville, à la découverte des expositions, des stands et forums. Une ruche où s'agitent aussi plus de 6 000 professionnels : éditeurs, libraires, journalistes, écrivains, graphistes, etc...
Pour moi, c'est tout bonheur. J'adore cette ambiance. Contrairement à beaucoup de festivals consacrés au cinéma ou à la musique, il n'y a, ici, ni paillettes, ni surenchère publicitaire, ni esbroufe. Le monde de la bande dessinée est magique, mais il est généreux et humble. Certains albums excèdent le million de tirages. Nombreux sont ceux qui dépassent les 10 ou 20 000 exemplaires. Et pourtant, malgré ce succès, on n'affiche ici aucune prétention. Sous les bulles du Champ de Mars ou près de la mairie, se sont installés les partisans de la fameuse "Ligne claire", nostalgiques ou héritiers du style franco-belge (Hergé, Jacobs, Martin). Ils côtoient les amateurs de comics américains (Marvell !), les amoureux des mangas, les héros de la génération "Pilote", de "A suivre" ou de "Futuropolis". Et les monstres sacrés de cette Académie tapent le carton (ou partagent quelques émois oenologiques) avec les irrespectueux de la bande à Sfar, Blain, Satrapi...
Le photographe Jean Bibard shoote le foot, le rugby ou le tennis. A Angoulême, la BD aussi, c'était sportif : reportage...
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Chantal Marie Wahl, ma complice dans 'Itinéraires dans l'univers de la BD', subjugée par Johan SFAR
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Michel SCHETTER, scénariste, dessinateur, éditeur : toujours indépendant, toujours souriant
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