 |
|
 |


L'éthique et le développement durable concernent d'abord la vision que l'entreprise a du monde qui l'entoure. Le point de vue de chaque entrepreneur doit donc être fondé sur ses convictions profondes et non calquées sur des comportements normalisés d'entreprises dont l'image est "socialement correcte". Quelles sont mes propres convictions sur ces sujets ?
Elles se fondent sur les raisons profondes qui ont poussé mon père à créer son Mouvement. A savoir,
- la distribution n'a de sens que si elle participe à la réconciliation de l'économique et du social ;
- le système économique est au service de l'homme et non l'inverse.
Mais le progrès social ne se décrète pas, il est le fruit de l'évolution globale d'une société sur les plans culturel, économique et politique. Il faut du temps pour réaliser ces changements. En France, il y a moins d'un siècle les enfants de 10 ans travaillaient dans les mines de charbon.
Je suis persuadé qu'une vraie demande sociale est en train de s'installer, envers les producteurs et les distributeurs, en matière de :
> développement durable
> commerce éthique
> commerce équitable
> respect de l'environnement
Développement durable : effet de mode ou réalité ?
Bien sûr, il y a de la récupération dans l'air. Après l'écolo-marketing, les entreprises investissent sur l'éthique et le commerce équitable. Mais j'en suis convaincu. L'idée d'un développement raisonné, mieux maîtrisé, plus soucieux des hommes et de l'environnement est en train de s'installer dans la demande sociale. Elle s'installe dans nos pratiques quotidiennes.
Qui, aujourd'hui, portera la fourrure d'un animal dont l'espèce est en voie de disparition ? Qui osera offrir à ses enfants un jouet dont les médias révèleront qu'ils ont été fabriqués par des esclaves dans les arrière-cours d'un village asiatique ou africain ? Qui sera fidèle à la marque d'une station-service quand ses bateaux polluent nos côtes ?
Les consommateurs interpellent les entreprises sur la sécurité des produits, sur leur qualité, mais aussi sur leur origine. Un label de "qualité globale" s'impose désormais à tous les distributeurs et industriels, sauf à être évincé du marché.
|
|
 |
« La distribution n'a de sens que si elle est au service de la réconciliation de l'économique et du social. »
|
|
 |