COP26 enjeux
ÉCONOMIE Actus / Débats

Les vrais enjeux de la COP26

COP26 : je crois en l'urgence climatique, à la nécessité d'investir dans des modèles alternatifs durables. Les entreprises que je fédère sont en train de développer ces objectifs écologiques. J'en reparlerai ici.

Faut-il pour autant fustiger à chaque fois ces grandes réunions internationales qui, au moins, ont le mérite d'installer le "combat pour la planète" dans tous les agendas internationaux ? Oui je crois que ça sert à avancer.

Il y a d'ailleurs quelque chose de désarmant dans les nombreuses contestations qui s'expriment à cette occasion. Et de contradictoire aussi ! Car enfin, c'est être d'une très grande naïveté que d'imaginer que tous les deux ans, chaque Etat, chaque continent, renchérirait sur ses objectifs initiaux.

D'abord parce que toute réalisation dans l'industrie ou l'énergie suppose un long processus interne de décision, qu'il s'agisse d'investir ou de désinvestir. On peut pas non plus faire fi des conséquences sociales très importantes : demandez ce qu'ils en pensent aux salariés d'une fonderie qu'on ferme, d'une chaine de montage supprimée, etc. Sans parler du nécessaire processus démocratique dans chaque nation. 👍

De même, il faut être de mauvaise foi pour interpeller les Etats mais dénigrer par avance leur capacité d'agir. Tout cela n'est que postures et ne peut que désarçonner une jeunesse qui a besoin d'espoir et donc de projets concrets.

Malgré nos frustrations, retenons tout de même pour cette COP26 l'immense plan anti-méthane auquel aura souscrit la moitié de la planète, le rejet collectif du charbon, le financement par les pays riches des initiatives vertes de l'Afrique du Sud et la candidature de l'Inde à celui-ci et, symboliquement, la ceinture verte transafricaine.

Et ne doutons pas qu'absents pour des raisons de géopolitique, la Chine et la Russie sauront mettre en avant leurs propres projets dans une prochaine COP dont ils auront maitrisé le rapport de force. Oui, l'écologie est devenue une arme diplomatique.

2 Commentaires

Bonjour Mel,
En fait je ne comprends pas trop ce plan anti méthane. Le méthane s'échappe de lui-même donc il me semble que c'est la ressource à consommer en priorité. A chaque puit de pétrole une poche de méthane doit être percée. Que fait-on de ce méthane s'il n'est pas consommé? Que se passera-t-il en Russie si le gaz n'est plus exploité et contrôlé quand on assiste au réchauffement du permafrost et à la libération du méthane dans l'atmosphère même par les océans. La chasse au pétrole, à l'uranium, au charbon je comprends mais au méthane alors là je ne comprends pas. Pouvez vous m'expliquer?
Bonjour MEL,
Si c'est pas beau d'être naïf au point de souhaiter une action multilaterale de la Chine et de la Russie concernant la lutte contre le réchauffement climatique !
Et si c'est pas beau de ne pas voir que Narendra Modi, premier ministre de l'Inde, a démanti les engagements pris par l'Inde et exprimé par lui même à la cop26, il a donc démenti celz dès son retour au pays.

C'est pourquoi votre plaidoyer contre les naïfs qui pensent qu'il y a urgence ne tient pas 5mn. Qui est naïf entre nous ?

Ne serait-ce pas plutôt un plaidoyer pour l'inaction, que l'action est necessaire mais forcément lente, qu'on ne peut pas risquer de choc social.

Oui, les jeunes ont besoin de projets, nous avons besoin dd projets. Mais des projets qui ont un avenir ici, l'epoque de la promesse d'un progrès consumériste est révolu et ses projets avec.

Si on porte un regard sur l'Inde, on pourrait voir dans les pratiques de la contestation paysanne en cours bien des projets enthousiasmants. Qui en parle ici ?

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