ÉCONOMIE Energie

Pétrole : Pour préparer l’alternative, avons-nous besoin de scénarios catastrophes ?

 A prophétiser la catastrophe, à souffler sur les trompettes de l’apocalypse, Yves Cochet (l’un des représentants des Verts) et Eric Laurent, sulfureux journaliste, un brin mystificateur, jouaient les « Savonarol », hier soir, sur La Cinq. Je participais à un débat organisé par l’excellent Serge Moatti (« Ripostes »). Avec son air patelin, notre candide interpellait ses invités : Roselyne Bachelot (UMP), Jean-Marie Chevalier (économiste), Jean-Louis Schilansky (Union Française des Industries Pétrolières -UFIP), les deux intervenants précédemment cités et moi-même. Thème de l’émission : « Pétrole : la flambée jusqu’où ? ». Eric Laurent et Yves Cochet viennent chacun d’écrire un livre. Dans « La face cachée du pétrole » (Ed. Plon), Eric Laurent conteste l’importance des réserves pétrolières telles que comptabilisées par les pays producteurs et les majors. S’appuyant sur les filouteries de l’ancien PDG de la Shell, il est on ne peut plus affirmatif : « Il n’y a plus de pétrole à découvrir, il n’y en a plus que pour une dizaine d’années, et encore ! ». Perspective alarmante sur laquelle surfe aussi Yves Cochet (« Pétrole apocalypse », Ed. Fayard), pour qui l’enfer se déchaînera d’ici « une trentaine de mois ». Convaincus, inspirés, quasi « habités » par leurs imprécations, tous deux n’émettent, ni n’acceptent aucune nuance, aucune critique. Et pour le représentant des Verts, l’imminence de la catastrophe fonde carrément un propos messianique qui tient lieu de légitimité pour préconiser un changement de comportement quasi calviniste : abaissement obligatoire des vitesses de circulation à 30 km/heure en ville, interdiction de produire des voitures au-delà d’une certaine puissance (exit la 607 Peugeot ou la Safrane)… On se demande d’ailleurs, tant on sent poindre « la thèse de la décroissance », qui du peuple ou du « visionnaire », cette nouvelle politique servira les intérêts. L’embêtant avec de telles outrances, c’est qu’il n’y a plus de débat possible. D’accord avec YC ou EL pour ne pas prendre pour argent comptant les chiffres annoncés par les pays de l’OPEP. Les propriétaires de la rente pétrolière, privés ou publics, ont intérêt à survaloriser leurs actifs. Quelle que soit son ampleur, la marge d’incertitude autorise-t-elle nos auteurs à se passer d’une analyse plus rationnelle des données économiques existantes ? Allons ! La dénonciation ne peut, à elle seule, tenir lieu d’argument. D’ailleurs, ces gens-là se contredisent. Eric Laurent a passé une bonne partie du temps de l’émission à défendre sa thèse : « Nous sommes rentrés dans une guerre pour les ressources énergétiques ». (Comme si c’était un scoop, alors que tous nos manuels d’histoire décrivent la géopolitique, depuis la guerre 14-18, comme une course au contrôle des matières premières !!!). Sa thèse : les deux Bush, présidents US, ont fait la guerre à l’Irak pour s’assurer du contrôle des réserves moyen-orientales. Les USA se frottent aujourd’hui à l’Iran pour servir le même objectif… Soit ! Mais pourquoi alors, cher Eric Laurent, se donnent-ils tant de mal, risquent-ils tant de morts et y consacrent-ils autant d’argent si vraiment il n’y a plus rien à forer !!! Contradiction, vous dis-je. L’obscurantisme a ses zélateurs. La peur fait vendre et il y a un public qui aime ça. Mais, pour moi, ce catastrophisme n’est en rien créateur, ni même stimulant. (Rappelons l’inertie qui suivit la publication, dans les années 70, des rapports de même type (Club de Rome, Rand Corporation). La réalité et les perspectives rationnellement établies nous proposent des scénarios suffisamment noirs pour que nous soyons obligés d’agir et de sortir de notre torpeur. Les termes d’un diagnostic raisonnable sont les suivants : quels que soient les modes d’évaluation, le stock d’énergies fossiles va progressivement s’épuiser. a) Les réserves Selon le BP Statiscal Review of World Energy 2005, les réserves prouvées de pétrole, de gaz et de charbon restent encore suffisantes pour couvrir l’ensemble des besoins mondiaux croissants dans un avenir immédiatement prévisible. img_blog_240406_tab_01 b) Facteurs minorants Ces chiffres sont établis à partir d’une projection de l’offre et de la demande, telles que constatées ces quatre ou cinq dernières années. L’accélération de la demande doit nous inciter à moins d’optimisme. - La multiplication des incidents politiques limite l’accessibilité à certaines réserves : la flambée actuelle des cours est largement due à l’incertitude en Iran, aux crises internes (Venezuela, Koweït), à la rébellion au Nigeria… Les perturbations créées par ces conflits géopolitiques rendent, tour à tour, indisponibles 10 % (en moyenne) de la production mondiale. - L’augmentation de la demande de brut (1,8 % par an) s’accélère. Elle est due à une croissance très soutenue en Inde (7,3 %), en Chine (9,5 %), en Russie (6 %) et même aux USA (3,4 %). - L’offre est moins flexible. La disponibilité et l’accès aux réserves dépendent non seulement de la bonne volonté des états propriétaires de la rente, mais aussi des investissements à réaliser. Or, le secteur souffre d’un sous-investissement cumulé depuis quatre ou cinq ans. La mise en exploitation de nouveaux gisements exige des délais. C’est ce qui explique, en partie, la crise actuelle. Depuis le début de l’année, l’offre ne suit pas la demande. img_blog_240406_tableau c) Facteurs majorants Avec l’augmentation des prix, de nombreux investissements deviennent rentables. En 2006, toutes majors confondues, c’est 120 milliards de dollars qui vont être investis, 20 milliards de plus qu’en 2005, 50 milliards de plus qu’en 2001. Le nombre de forages va augmenter de 17 %, de nouvelles technologies deviennent rentables pour exploiter des bruts extra lourds (Venezuela, Canada), ou pour gazéifier le charbon, etc. De ce fait, n’en déplaise à Eric Laurent, ces investissements vont permettre de majorer les réserves exploitables. En conclusion, il n’est pas déraisonnable de dire que nous avons bien 15 à 20 années devant nous. C’est peu, au regard de ce que l’histoire révèle de nos capacités d’adaptation. Mais c’est gérable, pour mettre en place des politiques énergétiques alternatives…à condition, bien sûr, de sortir de notre inertie actuelle et de vouloir faire feu de tout bois. Et sur cette question, il faudra bien lever aussi quelques contradictions. J’écoutais avec intérêt les arguments d’Yves Cochet qui faisait la fine bouche sur les carburants d’origine agricole : « qui supposent une agriculture productiviste ». Oui, mais peut-on plaider pour un après-pétrole, militer contre le nucléaire (75 % de l’électricité en France !) et refuser l’exploitation industrielle de la biomasse, des biocarburants… Quand l’idéologie discrédite par avance toute alternative, je me méfie. Malgré la qualité des personnes, la sympathie que j’éprouve pour les Verts, je sens poindre une forme d’intégrisme. Nous savons tous que l’écologie politique a permis à nos anciens Trotskistes ou Maoïstes de se recycler dans l’altermondialisme. Mais il ne faudrait tout de même pas qu’une forme de messianisme écologique serve de légitimation à un pouvoir coercitif instaurant finalement cette forme d’ascétisme collectif qu’autrefois le modèle communiste entendait imposer. Attention au nouvel ordre moral !

61 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous, bonjour MEL,
MEL, étant un fervent auditeur de Serge MOATI et de "RIPOSTES", j'ai eu le plaisir de vous voir en "live" durant ce round très intéressant sur un sujet on ne peut plus d'actualité.
R.Bachelot toujours aussi "charmante" avec son air de ne pas y toucher, Y.Cochet impérial dans son rôle de prédicateur apocalyptique, E.Laurent (surement un ancien jésuite) dans le rôle du Monsieur je sais tout sur tout et faite moi confiance quand je vous parle, JM Chevalier, assez intéressant dans son rôle d'avocat du Diable, et le pauvre Schilansky, tête de turc désignée de cette émission car représentant officiel de ces "voleurs" de multinationales du pétrole ! Et vous, MEL, toujours souriant, un brin provocateur, mais malgré tout plutôt effacé devant un Cochet maniant parfaitement les us et coutumes de la prise de parole contestataire en plateau TV.
Sur le forme, rien de nouveau à l'ouest ... Nous sommes tous plus ou moins conscients que le pétrole, comme beaucoup de matières premières, est à capacités finies, que nous allons payer de plus en plus cher cette matière incontournable, que nous ne sommes pas loins de l'implosion du modèle offre - demande avec une demande explosant (Inde, Chine, autres pays émergents) et une offre en retrait du fait des sous investissements chroniques de l'industrie pétrolière, que les membres de l'OPEP trafiquent plus ou moins leurs chiffres, que les USA sont d'innomables envahisseurs uniquement interessés par le maintien de leurs stocks de pétrole ... ou par l'augmentation du nombre de cylindres de leurs SUV, bref, que nous sommes dans un monde cynique et finalement peu reluisant ... !
Sur le fond, je suis complètement en phase avec votre note ! Cochet, sous ses airs d'étudiant rebelle en post thèse, me semble être un dangereux manipulateur. J'ai été réellement surpris de le voir contester l'intérêt des bio carburants sous pretexte que leur production fait (soit disant) appel à une agriculture productiviste ... Sa seule proposition : réduire les limitations de vitesse pour réduire de 10% la consommation de pétrole et demander de ne plus produire de 607 ou de Vel Satis ! Un peu léger comme programme (même si nous devrons y venir un jour ou l'autre, en particulier dans les grands centres urbains)
Il est facilement imaginable que la solution (qui doit naturellement exister) se situe à la médiane de tous les propos tenus hier après midi sur le plateau de Moati. Conscients de notre dépendance énergétique vis à vis de pays qualifiés de "douteux" (par le Quai d'Orsay), il est évident que nous devons dans les meilleurs délais mettre en place des actions nous permettant de nous dégager d'un carcan pesant, tout en permettant à d'autres pays d'accéder à une consommation normale de pétrole (car il n'est pas envisageable de garder les quelques réserves pétrolifères restantes pour les seuls pays occidentaux) !
A l'image du Brésil, nous pouvons par exemple lancer une vaste campagne de production de bio carburants "intelligents", d'autant que Bruxelles a mis en jachère près de 30% de la surface agricole européenne. Ces bio carburants produits industriellement serons moins chers à la pompe q'un baril de pétrole à 90 ou 100 USD à Londres ! Et ces bio carburants sont naturellement utilisables à des fins civiles comme militaires ! Etant en proximité avec plusieurs constructeurs de moteurs aéronautiques, je peux sans trahir de secrets que les bureaux d'études de ces constructeurs travaillent d'arrache-pied à la mise au point de moteurs capables de délivrer les puissances nécessaires aux gros porteurs d'aujourd'hui ... tout en tournant sur des bio carburants à base de colza, de pommes de terre ou de soja ... Dont acte !
Bien que Cochet soit opposé au programme nucléaire, celui ci nous permet aujoud'hui d'avoir une electricité économiquement intéressante. Continuons les investissements dans la nouvelle génération de centrales (EPR) et déployons cette technologie en remplacement des anciennes centrales thermiques au charbon ! Etc etc ...
En un mot comme en cent, refusons de subir et agissons !
Christophe
j'ai regardé l'émission ripostes... je trouve votre analyse pertinente... toutefois, il est clair que nous devons commencer à tourner la page du tout pétrole et nous orienter vers de nouvelles énergies...
votre remarque sur le transport des bouteilles d'eau..est pleine de bon sens.. qu'attendons nous pour développer et inciter au féroutage..il est clair de le pot de yaourt ou l'eau ne devrait plus passer par la route..20000 camions de moins sur la route.. c'est autant de gagné aussi en terme de santé pour les poumons et de respect de l'environnement...
votre mouvement E.LECLERC a été le premier a initier la fin des sacs plastiques aux caisses... je ne doute pas un seul instant de votre capacité à innover afin que tous nous puissions agir afin de ne pas laisser une planète "poubelle" à nos enfants et petits enfants..
laurent
Bonjour à toutes et à tous !
Pour que l'on puisse réellement parler de développement durable, il faut que notre empreinte écologique soit proche de un. Actuellement, pour l'ensemble de la planète, elle est nettement supérieure à un, avec d'incroyables disparités et elle ne cesse de croître.
Ne pensez-vous pas qu'il est temps de se pencher avec sérieux sur cet incroyable déséquilibre ?
Les Français sont parmi les plus mauvais élèves, avec une empreinte écologique proche de trois.
Malheureusement, il n'est pas possible de diviser par trois notre empreinte écologique, sans modifier radicalement nos comportements.
Par exemple, pour les transports routiers terrestres, certains d'entre vous fondent beaucoup d'espoirs dans les biocarburants.
Malheureusement, pour produire suffisamment de biocarburants pour remplacer la totalité du pétrole consommé par les transports routiers terrestres français (50 Mtep), en tenant compte de toutes les productions intermédiaires (fabrication d'engrais, fabrication et utilisation des tracteurs, transport de la plante et fabrication et transport du biocarburant), pour l'huile de colza, il faudrait utiliser 365 % des superficies cultivées, pour l'huile de tournesol 413 %, pour l'éthanol de betterave 420 % et pour l'éthanol de blé 9 400 % (source : www.manicore.com).
Cette étude montre que même en ne mangeant plus et en affectant la totalité des surfaces cultivables aux biocarburants, il faudrait diviser par plus de trois notre consommation de carburant.
Toutes les études que j'ai pu lire sur le sujet montrent, que même avec les hypothèses les plus optimistes, les biocarburants ne pourront remplacer qu'une infime partie du pétrole consommé actuellement en France.
On a beau tourner le problème dans tous les sens, les conclusions sont toujours les mêmes, nous devons réduire drastiquement la plupart de nos consommations.
Plus généralement, pour atteindre l'objectif énoncé, à savoir une empreinte écologique proche de un, voici les principaux domaines qui vont devoir faire l'objet de profonds changements :
- L'alimentation, avec une alimentation presque exclusivement végétarienne (en Europe, 60 % des terres agricoles sont affectées à nourrir les animaux, laissant peu de place pour la culture de biocarburants).
- La consommation, avec le retour vers la production et la consommation de produits fabriqués localement et l'utilisation de produits consommant le moins possible de matière première et d'énergie, lors de leur production, de leur utilisation et de leur recyclage.
- Les transports de passagers, avec l'utilisation presque exclusive des transports collectifs et l'abandon progressif des voyages en avion pour le tourisme.
- Les transports de marchandises, avec un transfert modal de la route vers le rail (le train est cinq fois moins énergivore que le camion).
- L'habitat, avec la disparition de l'habitat individuel dispersé et la réduction de la taille des logements (à superficie égale, il faut 30 % d'énergie en plus pour chauffer une maison et l'habitat dispersé ne peut pratiquement pas être desservi par les transports collectifs).
Amitiés à MEL et aux autres.
http://www.co-voiturage.fr/petition.html
http://www.oleocene.org/index.php?page=que_faire&section=algues
Les Bio carburants qui sont déjà disponibles en Allemagne, pour la france c'est pour quand?
Et chez Leclerc ?
@+
*_*
La citation du 25/04/2006:Saint MARC
> il y a de la vérité, même s'il n'y a pas de vraisemblance, dans tout ce qu'un homme rêve. [José Eduardo Agualusa]
Merci pour votre analyse et leurs commentaires qui doivent permettre au citoyen de base de prévoir l'avenir et s'adapter aux nouvelles donnes énergétiques et climatiques...si les politiques lui en donnent les moyens.
Merçi les LECLERC pére§fils
J'ai appris vers LAGNIEU le décés de Mr BADIN DEFOREY....excusez l'orthographe,un des fondateurs avec Mr FOURNIER,de CARREFOUR.
Fin annoncée des "carburants fossiles" et si la solution s'appelait "biomasse" ?
Alors que le pétrole ne cesse de grimper (plus de 74$ le baril aujourd'hui - nous somme bien au cœur d'un 3ème choc pétrolier selon l'économiste Philippe Chalmin), les biocarburants et les énergies renouvelables ont à nouveau "la côte". Plusieurs rapports parlementaires viennent d'ailleurs d'être publiés sur le thème plus général de la lutte contre l'effet de serre.
Une des solutions préconisées par ces différents rapports passe par la valorisation de la biomasse. Le Ministère de l'agriculture a même organisé le 6 avril dernier un colloque sur le thème "la valorisation de la biomasse : une nouvelle dynamique pour l’agriculture française"
Il existe trois grandes valorisations de cette dernière :
• Les bio-énergies, qui regroupent les carburants de 1ère génération (utilisation partielle du végétal : huile, sucre) et 2ème génération (utilisation du végétal dans son intégralité), l’électricité et la chaleur (bois-énergie, paille-énergie)
• Les bio-matériaux, qui ont comme enjeu majeur de remplacer les plastiques actuels par des bioplastiques 100% biodégradables, par association de fibres végétales aux polymères (ex : plastique à base d’amidon) ou encore développer de nouvelles solutions pour le bâtiment (parpaing en chanvre, revêtement des rues)
• Les bio-molécules, qui permettent le remplacement des produits issus de la chimie de synthèse par des molécules respectueuses de l’environnement (tensio-actifs "verts"…).
L'actuel Gouvernement a commencé a initié une politique de la valorisation de la biomasse au travers de trois axes :
• un plan biocarburants (en vigueur);
• un plan biocombustibles (annonce d'ici l'été);
• un plan biomatériaux (prévue avant la fin 2006).
Mais ces louables intentions sont fortement freinées :
• par les lobbies : les compagnies pétrolières font tout pour limiter cette nouvelle concurrence (ils osent même dire que la hausse de l'essence est due à l'incorporation de biocarburants). Charles de Courson, député Udf de la Marne, est d'ailleurs intervenu lors du colloque du 6 avril pour se féliciter que de nombreuses unités de biocarburants soient "contrôlées" par des coopératives agricoles, empêchant ainsi, toute tentative d'OPA pour "tuer la concurrence" dans l'œuf" ;
• * par la fiscalité : aujourd'hui si vous vous chauffez au gaz, vous payez une TVA de 5,5%. Si vous êtes branchés sur un réseau à base d'énergies renouvelables (bois, paille, biogaz), votre TVA sera de 19,6% ! Suite à l'entrée en vigueur d'une directive européenne, la France a la possibilité de baisser ce taux de TVA. Un amendement a été déposé au Parlement dans ce sens. Alors Mesdames et Messieurs les députés, un peu de courage !
• * par la réglementation : en Allemagne l'obligation d'utiliser des biolubrifiants pour les chaînes de tronçonneuses pour tous les travaux sylvicoles a permis l'éclosion d'une filière qui produit 50.000 T de biolubrifiant par an. En France, on n'en produit que 1.000 T.
Par ailleurs, un des enjeux majeurs, soulevé par plusieurs intervenants, réside dans la pérennité et dans l'organisation des sources d'approvisionnement de ces nouvelles filières. Le monde agricole et surtout les coopératives agricoles auront donc un rôle essentiel à jouer. C'est également un moyen d'aménagement du territoire, de pérennisation de notre agriculture face aux "coups de boutoir" de la mondialisation et de la réforme de la Politique Agricole Commune (dans le cadre d'une production "raisonnée" bien entendu) et de création d'emploi en milieu rural (exemple de projet de chauffage collectif approvisionné par des coopératives forestières - bois / énergie - et/ou céréalières - paille / énergie).
De même, au niveau biomatériaux et "chimie verte", de nombreuses coopératives sont engagées dans ces démarches : plastique biodégradable (exemple du sac à sapin d'Handicap International réalisé par Biolice), tee de golf - réceptacle de feu d'artifice (Vegeplast / Vivadour), matériaux d'isolation - bioplastique entrant dans la composition de véhicules automobiles (AFT plasturgie / Chanvrière de l'Aube), huile et graines de Pastel (Coopérative de la plaine de l'Ariège), Filière "Chimie verte" en Midi-Pyrénées (Coopérative de la plaine de l'Ariège - Toulousaine de Céréales), etc..
Pour parodier un slogan bien connu : "on n'a pas de pétrole, mais on a de la biomasse" Encore faut-il que l'on ait le courage politique de créer les conditions de réussite de cette nouvelle filière du pétrole vert.
l'idée soulevée (une fois de plus) lors de cette émission que, si l'essence augmente l'état ne gagne pas plus via les 66% de taxes, me semble toujours aussi incompréhensible.
Les arguments : réduction des ventes d'essence, état gros consomateur d'essence(sic).
si c'est vrai, la réactivation de la tipp devrait être une opération neutre pour l'état et permettrait de préserver le pouvoir d'achat des consomateurs.
comme disait Coluche: "ils voudraient qu'on soit intéligents et y nous prennent pour des cons! comment on fait?"
Il faut continuer à produire des automobiles pour soutenir la croissance, et développer les transports en commun pour économiser l'énergie. Mais on ne peut pas charger son caddie dans le bus. Est-ce la quadrature du cercle ?
Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/
Bruno,
La TIPP sert, entre autres, à payer les routes. Si le prix du pétrole augmente, le prix du goudron augmente, le prix du gazole mis dans les véhicules faisant l'entretien des routes augmente aussi etc...
Donc si vous payez la TIPP, c'est que vous achetez de l'essence ou du gazole et donc que vous utilisez les routes. Et vous ne souhaiteriez pas payer pour les utiliser ?
Un peu de sens civique SVP.
Jacques Fortier
l'entretient des autoroutes c'est mon péage qui paye.
pour le reste si vous pensez que les dépenses supplémentaires sont égales aux recettes, grand bien vous fasse! Lou ravi.
Enfin, vouloir neutaliser le bon sens par l'appel au sens civique c'est un grand classique pour mener le bétail(pas qu'a la guerre).
Bruno,
Certes sur les 24,5 milliards de TIPP collectés en 2003 par l'État seulement 14 milliards sont affectés de manière directe pour les transports routiers, mais aussi pour les transports collectifs.
Où passe cette différence ?
5 milliards servent à payer le RMI et le RMA. Bruno, êtes-vous pour leur suppression ?
Le reste sert à payer une partie du trou de la sécurité sociale, les policiers et gendarmes qui s'occupent de la surveillance des routes et autoroutes, les tribunaux jugeant les délits routiers, les établissements pénitentiaires accueillant les délinquants de la route etc...
En ce qui concerne le trou de la sécurité sociale, savez-vous que les blessés de la route ne payent pas les frais d'hôpitaux à leur coût réel ?
En fait le problème Français, tient au fait que sur les 40 milliards dépensés de manière directe pour les transports, 65 % sont pris en charge par les collectivités locales, qui ne bénéficient pas suffisamment de subventions et de dotations de l'État. Toutefois, ce n'est pas en diminuant les recettes de la TIPP que vous réussirez à accroître les aides de l'État aux collectivités locales.
Bruno,
J'avais oublié. Pour ce qui concerne les autoroutes. Vous semblez ignorer que lorsque les coûts de construction d'une autoroute sont trop élevés pour permettre un remboursement par les seuls péages, l'État prend en charge jusqu'à 50 % de ces coûts (qui sont payés par la TIPP).
Réponse à Jacques Fortier - Le 25 avril 2006 - 17:33
Jacques,
j'ai lu avec intérêt votre note à propos de la TIPP et du financement public des autoroutes, des contraintes et des limites du système.
Quand est il maintenant que ces fameuses autoroutes devenant de plus en plus "privées" (ou de moins en moins publiques)suite aux prises de positions capitalistiques de différents groupes privés ? Quel imapct sur le financement des ces autoroutes par le TIPP ?
Christophe
Cher Jouffoy,
Si j'ai bien suivi tous les chapitres, l'État a privatisé les Autoroutes du Sud de la France, puis les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, puis la Société des Autoroutes du Nord et de l'Est de la France. Dans tous les cas l'État était resté majoritaire, pour ne pas attirer les grands groupes financiers et éviter une trop forte concentration. Mais comme l'État avait besoin d'argent pour, soit disant, financer des grands travaux (politique Keynésienne ?), finalement, il a aussi cédé ses propres participations dans les sociétés d'autoroute.
Pour ce qui concerne le financement des nouvelles autoroutes, peu nombreuses fort heureusement, les règles du jeu n'ont pas changé. La mission de ces sociétés privées est toujours de construire et d’exploiter des autoroutes et ouvrages à péage qui lui sont concédés par l’État. L'État conservant son rôle politique d'aménagement du territoire, en choisissant les nouveaux tracés et si le coût est trop important, il participe jusqu'à 50 % aux coûts de construction, en utilisant une partie des recettes de la TIPP.
Les Bio carburants sont déjà disponibles en Allemagne.
Leclerc sera t'il le premier à les proposer en France ?
Olivier.
http://www.oleocene.org/index.php?page=que_faire&section=algues
http://www.co-voiturage.fr/petition.html
Salut,
Et il y a le Flex dans d'autres pays! Bien sûr, en France, on minaude à mettre en place d'autres énergies alternatives. Ce serait idéaliste de proclamer l'autarcie en matière énergétique. Il est évident qu'il faudra diversifier au maximum tous les substituts du pétrole. Justement dans Ripostes, le Flex a été rejeté car nous n'avons pas de canne à sucre! Je dirais que nous sommes aux prémices des solutions alternatives pour les véhicules notamment et c'est justement là où est le problème :
1) investir sans se planter d'orientations dans les choix politiques,
2) investir sans pour autant tomber dans une autre forme d'indépendance,
3) trouver des hommes entreprenants pour se lancer (là, ça ne manque pas).
En résumé, pour moi, ce qui bloque, c'est le manque d'orientations de la part des pouvoirs publics à ce sujet. Et il est vrai qu'abandonner des pays entiers producteurs de pétrole à leur triste sort serait aussi provoquer une chute totale de leur économie à l'heure d'une forte montée islamique...
Tchao M.E.L.
MEL, Je partage votre analyse… mais hélas en France, il vaut mieux être trop alarmiste que pas assez pour faire bouger les choses. Par contre M Cochet n’a aucune alternative sérieuse à proposer.
Les vraies alternatives passent par l’investissement massif en R&D. Or la France a pris un retard énorme en la matière. La concentration de la recherche vers le nucléaire 4ème génération ne doit pas nous faire oublier que nous avons besoin d’une énergie transportable propre et bon marché. Et là, ce sont surtout nos voisins allemands, américains et canadiens qui nous devancent.
Pour en être persuadé, il suffit de voir où sont implantées les sociétés Leader en matière de piles à combustible par exemple.
Les jours de notre bon vieux moteur thermique sont comptées, croyez moi.
Alors imaginez le formidable potentiel que représente le renouvellement du parc automobile mondial ! Le bouleversement géopolitique majeur qui découlerait de la mise sur le marché d’un nouveau type de moteur à hydrogène, propre et fiable.
Dans un monde résolument tourné vers l’Asie ; insuffler cette nouvelle technologie au monde sera certainement notre seul espoir de ne pas être relégué au rang de peuples sous développés en 2050. L’Europe a raté la révolution informatique, elle doit absolument innover et être leader de la motorisation du XXIème siècle. Mais encore faut-il pour cela que nous y mettions les moyens financiers.
monsieur,
J'ai apprécié votre intervention lors de l'émission Riposte; cependant, je fus très étonné de vous entendre dire que vous ne pouviez utiliser le transport ferroviaire pour acheminer les bouteilles d'eau, car c'est c'est 3 fois plus cher que le transport routier. Je ne peux imaginer un seul instant que vous ne soyez pas averti du manque de transparence de la comptabilité des transports publics et privés, tous modes confondus.
En effet la SNCF, société intégrée, qui possède ses voies, ses bâtiments, ses matériels roulants, ses gares, son personnel est capable de prduire une comptabilité réelle des TOUS ses coûts. Chose que le transport ne peut pas faire. Ce dernier propose un coût de prestation moindre, certes, mais grâce aux subventions cachées, versées à travers nos impôts, donc ponctionnées sur le pouvoir d'achat de vos chers clients.
Que diriez-vous un concurrent qui ouvrirait commerce et ne paierait pas ni le terrain, ni l'immobilier ni l'énergie! Je pense que très rapidement vous alerteriez la direction de la concurrence.
Pour mémoire, une récente étude nord américaine, a déterminé le classement des modes de transport les plus subventionnés :
1=l'avion; 2=les camions; 3= le ferroviaire
nous avons en FRance le chercheur pour faire cette étude, il est à l'Inrest. Le coût de l'étude est de 2 millions €. Que ne ferait-on pas pour la planète?
Cordialement,
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Antoni.
Comme Antoni, vous êtes très nombreux à vous intéresser à l'hydrogène et à la la pile à combustible (PAC). Le principe de la PAC, consiste à faire réagir, dans une structure adaptée, de l’hydrogène avec l’oxygène de l’air, pour produire de l’électricité. À première vue, l'hydrogène offre de nombreux avantages. L’hydrogène est disponible en quantité illimitée, lors de son utilisation, le seul déchet produit est de l’eau, il n'y a pas de rejet de Gaz à Effet de Serre (GES) et pas de bruit. Mais quelles sont les limites au développement massif de l'hydrogène et de la PAC ?
Nous trouvons l'hydrogène en abondance dans la nature, sous forme d’oxyde ou d’hydrocarbures. Mais pour disposer d’hydrogène, il faut casser les molécules pour ne garder que l’hydrogène.
Pour obtenir de l'hydrogène à partir de l'eau, il faut beaucoup d'électricité. Des experts ont calculé que pour remplacer le gazole et l'essence consommés en France, par de l'hydrogène produit avec de l' électricité d'origine nucléaire, il faudrait construire 160 nouvelles centrales nucléaires. Nous avons déjà 59 réacteurs nucléaires en activité, construire 160 nouvelles centrales me semble totalement irréaliste.
Nous pouvons aussi obtenir de l'hydrogène par décomposition de la molécule d’eau grâce à un apport de chaleur à haute température. Malheureusement, la production de cette chaleur à haute température nécessite, pour l’instant, de brûler des combustibles fossiles, car les énergies renouvelables ne sont pas disponibles en quantité suffisante.
La fabrication d'hydrogène à partir d’hydrocarbures par méthode chimique, rejette énormément de GES, car une tonne d’hydrogène fabriquée, rejette 11 tonnes d’oxyde de carbone dans l’atmosphère et 15 si l’on inclut les résidus.
En conclusion, c'est bien de faire des propositions, encore faut-il qu'elles soient réalistes.
Amitiés à Antoni et aux autres.
Bonjour Francois Henry,
J'ai un petit souci avec votre derniere phrase. Des propositions "realistes". Je crois qu'Antoni parle dans sa note de 2050, pas de 2006.
Etre "réaliste" c'est etre pessimiste? Le H5N1 dont on nous a gavé pendant 1 an maintenant... Des chercheurs sont en train de chercher de facon tres tres tres realiste un vaccin pour ce virus.
Je vois tres bien notre gentil CNRS travailler sur la fission pour obtenir de l'hydrogene! Pour moi c'est tres realiste! Tout aussi realiste que la fission nucleaire semblait irrealiste avant sa découverte.
Bref... Ne soyons pas pessimistes, explorons toutes les pistes, car
1. Ca occupe des gens ( :-) )
2. Ca peut apporter des résultats
3. Ca urge !
Une derniere chose pour MEL. Je suis actuellement en Angleterre, et ai appris que TESCO se lancait dans un programme de réduction d'energie, et d'utilisation de nouvelles matieres pour ses magasins. Ils prevoient apparemment de construire un magasin avec des materiaux recyclés et ces fameux plastiques dont parle une personne dans un commentaire plus haut.
Quid de Leclerc sur la question?
Une ultime chose. Le sac plastique... pour les consommateurs. Ca me fait doucement rigoler. Une excellente mesure ceci dit. Si ca peut faire prendre conscience. Une amie travaille en tant que Commerciale pour une entreprise d'agro alimentaire. Elle peut donc voir l'envers du decor de la grande distribution. Je ne fustige pas la grande distribution, mais elle m'a dit que la fin du sac plastique aux caisses est une honte comparé au GACHIS qui est fait dans les zones de stockage et lors du transport des marchandises. Si la grande distribution adoptait des criteres encore plus restrictifs en matiere d'utilisation des emballages, etc etc. peut etre que la fin du sac plastique serait vécu beaucoup plus positivement par l'ensemble des clients ?
Pour le transport des bouteilles d'eau, je trouve honteux qu'il y ait encore des parisiens qui achete de l'Evian. Mais c'est mon point de vue et je le partage avec moi meme. Pourquoi acheter de l'eau minerale alors que l'eau du robinet est TRES BONNE ?
Soyons citoyens, tous, et pas que les autres.
Comme j'étais à me promener sur les routes normandes au volant de ma voiture le w-e dernier, j'ai du attendre que la vidéo soit sur le net pour visionner l'émission...
J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de monde sur le plateau d'où le ramdam cacophonique habituelle des débats télés par moment dans l'émission.
C'est vrai que le ton catastrophique de Yves Cochet ne sert à rien, néanmoins il n'est pas contre les "bio-carburants". Son propos était que cultiver des plants sellon un mode de production qui ne serait pas bio ne permet pas de qualifier le carburant de "bio". En effet si pour produire ses plants on défriche des terres inexploités que l'on arrose d'engrais chimique, certes le problème du remplacement de l'or noir sera peut etre résolu, mais la qualité de l'eau elle ne cessera de se dégrader donc pour lui il s'agit de dire oui au bio-carburant produit en mode bio...
La france ne peut pas produire suffisament de bio-carburants pour alimenter un parc auto 100% éthanol où est le problème? Qui a dit que les voitures ne pouvait pas fonctionner avec plusieurs mode de propulsion? Si l'on est capable de faire des véhicules hybride (essence-electrique) on est capable de développer des véhicules "bio-carburants-electrique". Mais bon pour qu'ils voient rapidement le jour il faut investir gros maintenant comme le font les groupes Dassault et Bolloré, et si l'état voulait donner une impulsion ça ne serait pas mal...
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Marc.
Pourquoi parler de 2050, alors que le Pic de Hubbert est prévu dans 5 à 20 ans.
Dans 5 à 20 ans, pensez-vous que la recherche aura fait des progrès significatifs dans le domaine des énergies renouvelable ?
Les solutions existent, il suffit de les mettre en œuvre, en commençant dès aujourd'hui (lire mes nombreuses propositions sur ce blog). En les mettant en œuvre dès maintenant, on éloignera la survenue du Pic de Hubbert, on limitera les émissions de gaz à effet de serre et on sera moins dépendant des énergies fossiles lorsqu'elles viendront à manquer.
Ne rien faire, en comptant sur un hypothétique progrès technique pour nous sauver, me parait être un pari beaucoup trop risqué.
Amitiés à Marc et aux autres.
Francois,
C'est justement tout le contraire ! Vos propositions sont excellentes, a court et a moyen terme, et je ne vois pas pourquoi j'irais a leur encontre.
Maintenant, en parallele, pourquoi ne pas miser aussi sur des solutions de remplacement definitives ? c'est plus de cela dont je parlais. Chercher, c'est le bon debut pour trouver !
Maintenant, je pense que ces energies de substition et ces differents moyens de pallier les problemes de rarefaction des hydrocarbures sont excellentes, et realisables par des entreprises privées. Il y a aujourd hui une certaine demande en ce sens. La recherche dont je parle tient plus de la responsabilité de nos gouvernements.
On pourrait - peut etre - imaginer un groupement de chercheurs européens chargés de donner la solution miracle au remplacement du petrole.
PS : Une autre solution consisterait a ce que les parisiens du centre ville qui travaillent en peripherie echange avec ceux qui travaillent en centre ville et qui habitent en peripherie ! Non, c'est improbable, mais serieusement c'est triste de voir ce gachis.
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à erosoft.
Le problème avec les biocarburants, c'est qu'ils ne peuvent remplacer qu'une infime partie des énergies fossiles. En conséquence, lorsque les partisans de cette énergie commencent à calculer les superficies à mettre en œuvre, pour que ce type de carburant puisse atteindre 10 % de la demande actuelle, ils sont vite confrontés aux dures lois de la nature, à savoir que l'espace cultivable est forcément limité. Donc, certains ont vite fait de basculer dans le productivisme, en proposant de planter des OGM et en faisant un emploi massif d'engrais. Certains vont même jusqu'à proposer de raser une partie de la forêt française.
Pour ce qui concerne la technologie des moteurs hybrides (essence et électricité), je n'ai pas encore lu d'étude sur le bilan énergétique global. Il semblerait que le gain total ne soit guère supérieur à une fourchette comprise entre 10 et 20 %, car il ne faut pas mesurer que le gain de consommation avec un véhicule de même catégorie. Donc, en se basant sur ces hypothèses, en utilisant la technologie hybride, les biocarburants ne devraient pas pouvoir répondre à plus de 11 à 12 % de la demande actuelle.
Amitiés à erosoft et aux autres.
Francois,
je viens de relire vos propositions, et je retire ce que j'ai dit plus haut.
Je n'ai rien a proposer, mais ces propositions ne me semblent pas interessantes intelligentes. La derniere des propositions suggere que tout le monde se retrouve en HLM pour que l'on puisse continuer a aller travailler tous ensemble.
Ce qu'il faut voir, c'est a quel point accepterons nous de survivre pour pouvoir conserver les choses en l'etat.
Pourquoi ne pas songer a quelque chose de moins triste que devenir des vegetaux dans des 15 metres carres, entassés dans des transports collectifs pour aller travailler...
brr ca me fait froid dans le dos.
Ceci dit, je comprends votre point de vue en general, et certaines de vos propositions me semblent interessantes. Il est interessant de constater que le commerce equitable sponsorise l'affrettement aérien de produits que l'on pourrait certainement fabriquer quelque part en France... Il est juste temps que les gens se responsabilisent.
Mais telle l'affirmation de Coluche citée plus haut je crois, il faudrait d'abord que les autorités lancent des campagnes d'information, de responsabilisation.
A la maniere du gouvernement anglais : des spots de 45 sec sur le vélo a Londres, des pubs enormes sur l engagement de l Etat a reduire les emissions de gaz a effet de serre... Tout le monde est au courant (car malheureusement tout le monde voit le monde par la petite lucarne).
Réponse à François Henry,
Vous dites que pour produire de l’hydrogène il faut beaucoup d’électricité, ce qui implique de construire 160 nouvelles centrales nucléaires (des PWR 1300 MW je suppose?), ou utiliser les énergies fossiles très polluantes.
Bien entendu si la recherche se limitait à exploiter des solutions existantes et non rentables, autant abandonner tout de suite les recherches… Et dans ce cas je ne vois pas pourquoi je dirais qu’il faut investir là dedans.
Les défis qui s’offrent à nous sont justement de trouver des solutions innovantes en matière de production et de stockage. Ce qui n’a rien d’irréaliste, car vous oubliez un certain nombre d’autres moyens de production, comme :
Les centrales de 4ème génération
La biomasse
les algues vertes ou bactéries
l’éolien, l’hydraulique, le solaire.
Les geysers…
En ce qui concerne les énergies fossiles, les groupes pétroliers eux même s’emploient à trouver des solutions pour réformer le pétrole en hydrogène. Chez certains constructeurs automobiles, les phases de prototypes sont également bien avancées… Alors pourquoi faire tant de bruit autour d’une énergie qui ne serait finalement pas réaliste?
C’est vrai que j’ai parlé de 2050, mais dans un cadre économique. Car, d’après les projections de certains économistes, l’économie chinoise vaudra alors 14 fois celle de la France.
D’un point de vue énergétique le fameux pic de Hubbert qu’il soit prévu dans 5 ou 20 ans ne fait qu’accréditer l’idée qu’il faut donner un coup d’accélerateur à la recherche d’une énergie propre et abondante.
Merci d'avoir reformulé ma pietre tentative de reponse...
:-)
Ah! Quand même des visions positives, pragmatiques, concrêtes ... Merci à Marc, à Antoni ! je vais terminer cette journée un peu plus "positivement" que je ne l'avais démarrée !
Christophe !
PS : refusons de subir !
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Marc et Antoni.
Tout d'abord, expliquez-moi comment pouvez-vous envisager de vivre durablement, avec une empreinte écologique supérieure à un ? C'est une donnée incontournable, nous devrons vivre avec une empreinte écologique proche de un et le plus tôt sera le mieux. Bien entendu, avec le progrès technique (d'où l'intérêt de moyens importants à allouer à la recherche), à empreinte écologique constante, nous vivrons peut-être mieux dans l'avenir, à condition que la croissance démographique ne constitue pas un frein. Pour savoir où vous vous situez, vous pouvez, dès maintenant, calculer de manière approximative, votre propre empreinte sur ce site, ainsi vous saurez l'ampleur du chemin qu'il vous reste à accomplir pour arriver à une empreinte proche de un.
www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
Antoni, vous partez du principe que l'énergie nucléaire est une énergie renouvelable.
Les réserves d'uranium, même si elles peuvent sembler assez importantes et assez bien réparties sur l'ensemble de la planète vont, elles aussi, s'épuiser un jour. Bien entendu, comme beaucoup de matières premières, les réserves disponibles dépendent du cours de l'uranium. En gros, avec un kilo à 80 $ et une consommation constante, les réserves sont évaluées à 50 ans, à 130 $, 65 ans etc... Les spécialistes avancent un épuisement progressif des ressources, dans environ cent ans. Les centrales nucléaires de type EPR, plus économes, ne permettront d'éloigner cette échéance que d'une dizaine d'années. À ce jour, avec les techniques dont nous disposons, nous ne pouvons pas considérer l'énergie nucléaire comme une énergie renouvelable, les échecs des surgénérateurs, qui devaient assurer quelques millénaires de fonctionnement, le confirment et ceux qui fondent beaucoup d'espoirs dans la fusion thermonucléaire risquent d'attendre encore longtemps, car cette technologie est extrêmement difficile à maîtriser. Bien entendu, s'il fallait utiliser l'énergie nucléaire pour fabriquer de l'hydrogène destiné à être utilisé dans les transports, les prévisions de réserves peuvent être divisées par trois, ou plutôt par deux, car la construction de milliers de centrales (au niveau mondial), ne peut être instantanée.
Marc, je n'ai jamais dit qu'il fallait vivre dans des HLM de 15 mètres carrés. Il existe, de par le monde, de nombreux logements collectifs, produisant autant d'énergie qu'ils en consomment, qui ne sont pas du tout tristes et où il y fait bon vivre. En France, on va construire une école et même en Chine, il va être construit une ville nouvelle, près de Shanghai, sur ce principe. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que la construction de tels logements et équipements collectifs, entraîne un sur coût très important. Lorsque le Pic de Hubbert sera atteint, se lancer dans la construction de tels logements ne pourra pas être envisagé, car la crise qui en découlera, sera de telle ampleur que l'on risque très certainement de régresser, au niveau économique, politique et social. C'est la raison pour laquelle nous sommes de plus en plus nombreux à tirer le signal d'alarme.
Amitiés à Marc, Antoni et aux autres.
Réponse à François Henry - Le 27 avril 2006 - 20:27
Cher François Henry,
à vous écouter, ou plutôt à vous lire, il semblerait donc que Georges Miller et ses scénaristes avaient vu juste en réalisant le film "Mad Max" et sa vision apocalytique d'un monde sans pétrole ? Sans pétrole et surtout n'ayant pas anticipé cette fin inéluctable, d'où des conflits sanglants ...
Je trouve cela effrayant, et surtout, si on se réfère aux besoinx primaires de l'Homme, manquant singulièrement de perscpectives, d'espoir, d'avenir ! Or, vous le savez, quelque soit le système politique en place, le manque de perspective est le meileur terreau pour la révolte ... ou le fatalisme démobilisateur !
Mais ma confiance dans l'humain, et dans son génie, me font penser que votre pessimisme est une vision exagérée.
Refusons de subir !
Christophe
Je suis fanatique de la confiance dans l'homme.
Il ne tient qu'a nous de nous calmer. Consommons raisonnablement, éteignons les lumieres avant de quitter le bureau, arretons de nous laver les dents avec le robinet ouvert, meme si c'est "compris dans les charges", mangeons bio, sain, et equilibré.
Consommer sainement, c'est le debut d'un retour a la normal.
Je me prends souvent a rever d'un monde ou Coca et Danone ne seraient pas, et qu'on pourrait tous apprecier un bon camembert produit artisanalement. Je prends a rever d'un monde qui peut exister, a partir du moment ou on fait le choix. La bouffe, plutot que l'ecran plat. Ca se fait ? Oui, bien sur !
Il y a tellement d'activités sur Terre, tellement de loisirs a faire qui ne consomment pas ! Reflechir, penser, ne consomme pas. Faire de la musique ne consomme rien. Et c'est un plaisir bien plus immense que de regarder un film sur un ecran geant, plat ou pas plat, film qui a couté plusieurs millions de franc pour des voyages et des voyages a travers le monde pour chaque scene.
Vivons, responsablement, mais chacun comme il l'entend.
Et si d'autres l'entendent comme moi, reflechissons ensemble a une maniere de vivre autrement.
Je suis certain que beaucoup ont des idées pleines d'espoir pour mieux vivre au quotidien. La politique des petits pas, ce n'est pas francais, mais ca marche.
Comme disaient les hippies : Change is now !
PS : Pour les pessimistico-rationnels qui repondront a ce message en disant que je suis surrealistico optimiste, je reponds tout de suite : oui.
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Jouffoy.
Nos problématiques sont assez opposées.
Votre problématique est plus orientée sur une politique basée sur la gestion du quotidien, vous pensez qu'il est préférable de ne pas faire de prospective, car, le moment venu, l'Homme arrivera à résoudre tous les problèmes.
Ma problématique est basée sur une anticipation des déséquilibres pouvant survenir à moyen, voire à long terme, non pas pour pleurer, mais pour essayer d'agir de manière préventive, sur le cours de événements.
Pour ce qui concerne l'influence du prix du baril de pétrole sur les économies dites "développées", je vous invite à cliquer sur le lien suivant (attention, il faut avoir fait un petit peu de statistiques et au minimum, savoir ce qu'est une moyenne mobile) :
http://www.manicore.com/documentation/petrole.html
Amitiés à Jouffoy et aux autres.
Réponse à Francois Henry - Le 28 avril 2006 - 14:59
Cher François Henry,
:-)) j'ai une analyse un peu différente de la votre. Je vous donne mon sentiment ...
Ma problématique est que je me pose beaucoup de questions sur NOTRE présent et sur NOTRE futur, qu'effectivement je n'ai pas encore toutes les réponses (même si j'ai fait des stats pendant quelques années) et que je suis foncièrement optimiste sur la nature humaine !
Votre problématique, c'est que vous êtes une personne cultivée, certainement intelligente (puisque vous maîtrisez parfaitement la notion de moyenne mobile), que vous pensez avoir réponse à toutes les questions, et que vous êtes naturellement pessimiste.
Je ne suis peut être pas un fort en math (quoique), mais j'espère avoir un sens pratique et pragmatique m'invitant à lire et recevoir vos informations avec beaucoup d'intérêt, mais également avec beaucoup de précautions. L'histoire est pavée d'hommes tels que vous ayant prédit régulièrement la fin du monde, et à chaque fois pour des raisons toutes aussi justifiées les unes que les autres ! Avec ses défauts, ses maladresses, notre monde et notre nation sont quand même arrivés à ce qu'ils sont, et ce malgré toutes ces fins mille fois prédites.
En conclusion, nous sommes diamétralement opposés sur la vision des choses et sur comment traiter notre problématique liée à la fin d'un mode de vie attachée au pétrole ... mais la différence n'est elle pas le sel de la vie ?
Christophe
MEL, vous oubliez surtout que la demande se réduit au fur et à mesure que le prix augmente. Il est certain qu'avant 2015, la production ne pourra plus suivre l'augmentation de la demande actuelle qui est de l'ordre de 6%. Les prix n'ont pas fini de monter car le parc auto et le parc de chaudières ont une inertie très importante.
En Europe, le prix de l'essence représente moins d'un quart du coût total d'utilisation d'une voiture (vs cout d'achat, assurance, entretien...) et moins de 10% aux US qui représentent je crois plus de 20% de la consommation mondiale (avec 4% de la population). En conséquence, la consommation ne variera pas tant si le baril double.
J'ai l'impression que c'est d'abord des pays défavorisés que va provenir la baisse - forcée - de la consommation de pétrole...
Bonjour à toutes et à tous !
Ava a mis le doigt sur un problème fondamental, ce sont les plus pauvres, qu'ils vivent dans des pays pauvres ou dans des pays riches, qui vont le plus souffrir de la hausse du prix des énergies. Il faut parler de la hausse du prix des énergies, car les énergies disponibles étant limitées, si l'énergie la plus abondante vient à manquer, forcément, la demande sur les autres énergies va croître, entraînant une hausse inévitable de leurs prix.
Pour remédier au problème, Yves Cochet pense qu'il est souhaitable de mettre en place un système de rationnement.
Pour ma part, sans aller jusqu'au rationnement, il me semble qu'il faudra très certainement envisager la mise en place d'un système d'aide, afin de répartir plus équitablement l'accès aux énergies. Mais j'ai peur que ce système ne soit remis en cause lorsque le Pic de Hubbert sera atteint, car les pays riches, afin de conserver le plus longtemps possible leur niveau de consommation, risquent de s'approprier, de force, la plus grosse part du « gâteau ».
Amitiés à Ava et aux autres.
Salut,
Eh bien moi, ça ne me dérangerait pas d'aller bosser en vélo (40 minutes de chez moi pour un aller) ou en bus (1h30 pour un seul aller!!!). Le problème est que je travaille dans le commerce et que les jours de pluie en vélo, ce n'est pas ça. Quant à 3h00 aller/ retour en bus, non merci.
Pour réduire, là encore, il faudrait que les municipalités s'y mettent un peu en augmentant la fréquence des bus avec des meilleures correspondances notamment en Province. Pour réduire, s'il n'existe aucune solution non polluante ou plutôt que d'instituter du rationnement...
On requisitionne bien les entreprises en cas de catastrophe grave!
Tchao M.E.L.
Baisse de TVA chaleur !!
Bonsoir à tous,
La journée se termine sur une bonne nouvelle, puisque le SENAT vient d'adopter cette fin d'après midi en deuxième lecture un amendement important
Cet amendement qui a fait l'objet d'une longue discussion ramène la TVA à 5,5 % pour les abonnements et la fourniture de chaleur des réseaux de chaleur alimenté majoritairement par de la biomasse..
La coopération agricole et forestière milite activement et dans de très nombreuses instances pour cette disposition depuis près de quatre ans, et se réjouit de cette adoption, qui devrait permettre le déclenchement de nombreux projets...
Il faut bien sûr attendre la publication définitive de la Loi..
Cordialement
Excellente nouvelle en effet Arnaud !
Merci de nous tenir au courant !!!
A tres bientot
Marc
Je n'ai pas de pronostics à donné en ce qui concerne les stocks réels de pétrole, gaz naturel ou charbon, et le temps qu'il nous reste pour les épuisés, mais la question à mon avis la plus importante et la plus urgente est celle-ci :
Est-il raisonnable d'utilisé ces ressources jusqu'à leur épuisement ?
Cher François,
Je ne pars absolument pas du principe que le nucléaire est une énergie renouvelable ! C’est une mauvaise lecture de mon commentaire en faveur des PAC. Mais visiblement c’est surtout le nucleaire qui semble vous poser problème.
Bien sûr, je ne conteste pas l’idée qu’on puisse remettre en cause la production nucléaire, mais condamner par avance toute idée de progrès dans ce domaine me semble la plus mauvaise des solutions.
Vous pouvez toujours me dire que l’Allemagne envisage de sortir du nucléaire d’ici 2020. C’est parfait. Mais comment croyez vous qu’il produiront leur électricité ? En achetant notre électricité nucléaire tout simplement. Par ailleurs, je parle de centrales 4ème géneration. Votre calcul est basé sur des centrales 3ème génération.
Mon propos est surtout de dire que pour survivre dans un environnement mondialisé il faut que la France (et l’Europe en général) innove. Or que constate t-on ? La fin du tout pétrole se rapproche. Les problèmes de pollution se multiplient et s’accélèrent à cause de l’émergence de nouveaux pays comme la Chine. Et nous ne faisons pratiquement rien pour changer la donne. Hélas, ce n’est pas les quelques litres d’essence économisés en France en prenant les transports en communs ou le vélo qui changeront cela. Bien sûr c’est très positif, tout comme le sont toutes les propositions visant à économiser l’énergie. Mais c’est très insuffisant. Il est urgent de prendre un virage à 180°, de proposer un type de véhicule totalement indépendant de la source pétrolière,… et de mettre en place les réseaux de distribution. Le marché est demandeur ; preuve en est faite avec le moteur hybride de Toyota.
Bien sûr il faut du temps ; tout n’est pas au point ; des questions restent ouvertes. Mais c’est maintenant qu’il faut agir.
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Antopat et pour faire bref.
Depuis le 23 juillet 2001, avec la création du GIF (Generation IV International Forum), un groupe de travail international se penche sur la centrale nucléaire de quatrième génération, avec pour but la construction d'un prototype en 2020 et si les essais (pour l'instant, le GIF a retenu 6 systèmes) sont concluants, ils pensent commencer la construction des premières centrales produisant de l'énergie, vers 2035. Toutefois, de nombreux verrous technologiques doivent être levés, le plus important sera, très certainement, de trouver des matériaux résistant à des températures approchant 1000° C.
Sans rentrer dans les détails, les 6 systèmes retenus sont censés économiser d'avantage le combustible et d'autre part, ils permettraient l'utilisation d'une partie des déchets provenant des centrales de générations antérieures (ceux qui n'ont pas été vitrifiés ou jetés à la mer). Dans tous les cas, la consommation d'uranium reste non négligeable, nous sommes loin du mouvement perpétuel.
Où comptez-vous trouver l'uranium en quantité suffisante, sachant que la consommation actuelle en combustibles fossiles est phénoménale et que le Pic de Hubbert est prévu dans 5 à 20 ans ?
En conclusion.
En peu de temps, il nous faudra passer du 100 % énergies fossiles, au 100 % énergies renouvelables. Sachant que les énergies renouvelables ne pourront satisfaire que le tiers des besoins actuels de la France, il est temps de regarder la réalité en face et de tout mettre en œuvre pour relever ce véritable défi. Continuer à investir la presque totalité de la recherche dans les énergies non renouvelables, ne me semble pas être la bonne voie.
Amitiés à Antopat et aux autres
P.S. : Je n'ai jamais eu aucun problème avec le nucléaire, j'ai même visité un grand nombre de réacteurs nucléaires et j'éprouve toujours une grande émotion et aucune appréhension, à la vue de l'effet Tcherenkov.
Salut,
Malheureusement, la surpopulation est aussi un facteur dans les durs problèmes et des énergies dites non renouvelables et de la pollution actuelle, avec entre autre la surpopulation chinoise.
Ceci étant dit, je suis d'accord avec Stordiau : faut-il aller jusqu'à l'épuisement de telle ressource?
Tchao M.E.L.
bonjour;
dabord , je sais pas tro bien ecrire en française
c'est bién voir tout ça, j ai rién a dir mais il faut passe derier de miroir est voir les vérité, vous aves bien mérite por venir cette etape, ok.
j'ai appele par tout; service concco lecerc allée + fois centre leclerc a echirolles plein e@mail aussi, seul terrain j ai trouve ici pour ecrire. decembre 2004 j ai achete une tele fevriere 2006 il est tombé unpanne depuis cette date il est centre reparation ;
1 ere Question; j ai paillé 1990 € sur cette tele cest normal que reparation aussi long ? ( date de aujourdhi 72 jours ) par example carrfour limité a 28 jours
2 eme question ; pour qoi vous entretien de continue a paye tecnicien bidon ? ( je suis un tecnicien, deja j'ai discute avec tecnicein de centre reparation )
3 eme question ; est ce que vous aves une auto controlle pour votre clientelle ?
rapor ; pendant 7 semain j ai attendai pour reparation de tele, calme par tout depuis que j ai monte mon vois il commence a cherche, a partir de maintenant j'ai compris ;
LECLERC FAIS DE COMMERCE JUSQUA VENDRE DE PRODUIT , APRES IL APLLIQ AUQUN REGLEMENT PAS COMME LES AUTRES
c est bien gagne de largent , c est bien faire de site pout montre comme vous etes,
il faut bien panse que vous etes la ; vous aves travaille surment beacoup,vous aves mérité ,est boucoup choose
mais il faut pas oublie que grace a nous vous etes la .
si vous aves tout lu je panse que vous aves compri j ai volue dir
merci si vous aves lit mon messege et aurevoir ...
Mr.Unalan Sabit
J'aurais tendance à soutenir les alarmistes, même si je pense qu'ils mentent, ou se trompent....
Le paradoxe de ce type d'attitude tient au paradoxe de notre attitude, (y compris la votre, cher MEL). Il s'agit de l'attitude qui consiste à dire: "nous avons encore 15 ans devant nous" ou "30 ans". Car c'est vrai, et c'est faux.
Imaginons un instant notre société avec un pétrole fort rare, et fort cher, et pensons à ce qui DOIT changer pour s'adapter. Dans la liste, vous trouverez, pêle-mêle: regrouper les habitations rurales isolées (20 ans?), créer des centres économiques homogènes: habitat, travail, services (30 ans?), recréer de petits hopitaux, recréer des lignes de chemin de fer locales (50 ans?), peupler de plus de centrales nucléiares (50 ans?), créer une nouvelle industrie chimique, relocaliser des industries etc...
C'est donc très urgent, car c'est pour dans longtemps.
Très cordialement.
Salut Michel-Edouard,
bien sur, il est toujours bon de garder son sang-froid. Je suis moi-meme un peu sceptique quant aux scenarios catastrophes, aussi sexy soient-ils. Mais le debat sur le petrole a une portee bien plus large : vous ne pouvez pas separer ce debat de celui concernant notre modele economique global, a savoir l'economie productiviste liberalisee. On peut etre d'accord avec cette derniere ou non, son existence depend d'une reserve abondante d'energie bon marche. Supprimez cette energie, et cette economie s'effondre. La est le vrai debat : voulons-nous continuer a vampiriser cette planete a court-terme et en faire un astre mort, ou bien voulons-nous gerer de maniere durable le capital energie qui nous est accessible ?
petit commentaire sur les sacs plastiques : le reel probleme a propos du petrole n'est pas dans les matieres plastiques. La moitie ou presque d'un baril de petrole est litteralement "brulee" par les transports. Une autre partie non negligeable est utilisee dans la production de nourriture (fertilisants, etc). Il est calcule qu'en moyenne, les aliments terminant dans nos assiettes ont parcouru des milliers de km avant de terminer ainsi. Pour quelle raison ? pourquoi le Danemark (par exemple) exporte-t-il des pommes vers la Nouvelle-Zelande qui a son tour exporte ses pommes vers le Danemark ? une telle idiotie est en passe de devenir simplement criminelle. C'est la logique de l'economie de marche libre a l'echelle mondiale. Certes, lorsque nous ne pourrons plus nous offrir le luxe d'un tel gaspillage, nous serons alors forces de revoir ce modele tellement plebiscite (cela en devient ecoeurant car ce modele genere plus d'inegalite qu'autre chose). Mais entre temps, le petrole utilise lors de ce gaspillage aura disparu. Ce n'est pas une energie renouvelable. Le petrole doit etre utilise a des fins "nobles" uniquement.
Je ne suis pas defaitiste ou pessimiste, mais il est evident que nous ne prenons pas la bonne direction car le modele de societe actuel place l'accent sur l'economie, celle-ci occulte quasiment tous les autres aspects de nos societes, elle decide de "la pluie et du beau temps", etc. Cette economie est actuellement tournee vers la maximisation de profit, mais pas pour tous. C'est tout simplement voue a l'echec a moyen-terme.
Bien que trouvant votre analyse un peu simpliste ( elle néglige le facteur "taux de déplétion") elle a le mérite d'être assez synthétique, et surtout, elle a évolué depuis quelques mois ou années ...
Oui, le peak oil n'est peut être pas pour dans un ou deux ans, il est peut être pour dans 10 ou 20 ans. Même les gens de l'ASPO ne sont pas d'accord entre eux. Idem pour ceux de l'IFP, ou d'autres groupement d'experts. On constate cependant que les différents experts, à part les optimistes faussement béats d'Exxon, ont des prédictions qui convergent petit à petit.
Et j'en arrive aux mêmes conclusions que vous : Si le peak est pour demain ( le probleme n'est pas de savoir quand il n'y aura plus de pétrole -"jamais", mais quand on aura atteint la moitié des réserves, et donc qu'on aura moins d'énergie au jour le jour, ce pic pouvant être légerement décalé par l'emploi du gaz,des pétroles non conventionnels, des biocarburants...), donc, si le pic de production de pétrole est pour dans 1 ou 2 ans, on n'a plus le temps d'adapter notre économie, il ne reste qu'à trouver comment survivre au niveau individuel...
Si le pic est pour dans 10 ou 20 ans, en effet, il est temps de se bouger, et de développer un maximum de solutions. Sur 2 grands axes :
_Baisser de façon progressive mais assez importante notre consommation d'énergie, et de biens de consommation en général ( malheureusement, en attendant ITER, je ne vois pas comment s'en sortir sans passer par une certaine "décroissance")
_Développer toutes les filieres qui permettent de développer des énergie alternatives, ou économiser quelques pourcents de ci de là...
Et peut être sortir du nucléaire à fission, à terme, parce que ça pose des problemes,mais pas tout de suite : attendons d'avoir "regler" le probleme du pétrole, et des gaz à effet de serre ...
il y a un site et forum en francais tres serieux a ce sujet (peak oil) :
http://www.oleocene.org (site)
http://www.oleocene.org/phpBB2/index.php (forum)
Bjr,
Une question toute simple, qui demande une réponse toute simple.
J'habite à Freyming-Merlebach et suis titulaire d'une carte leclerc depuis sa creation.
Dans notre circonscription ,il n'existe que un seul Hyper Leclerc, les autres qui nous entourent sont des Cora- Record(3)
Depuis le début de l'année, l'Hyper Leclerc a fait 4 ou 5 promos alimentaires, et depuis un mois, RIEN!
Les cora et Cie, ont des promos en continu, 1x voire 2 par semaine.
Est-il encore rentable économiquement de rester fidèle à un groupe qui se moque de ses clients?
Je vois sur votre site fr. des promos en continu, sauf chez nous.
Et bien sur vous allez me dire que c'est normal?
Je crois que je vais faire comme mes amis, prendre la carte cora et profiter de leurs promos, toutes les semaines.
Une réponse sur mon mail? peut-etre, ...mais SVP, sans langue de bois!
Salutations,
e.matter
A Monsieur LECLERC,
Mes camarades et moi-même souhaitons réaliser un tour du monde à la voile. Notre objectif n'est pas d'établir un nouveau record. Ce moyen de transport répond à notre engagement en faveur du respect de l'environnement. Par ailleurs nous voulons réaliser de nombreuses étapes dans l'espoir de sensibiliser le public au développement durable et au commerce équitable.
Au-delà de nos convictions, nous voulons par dessus tout agir dans le sens du partage et sommes prêts à investir notre énergie dans des projets locaux. Il devient urgent de rétablir des valeurs universelles quant au respect de notre environnement et de rendre à chaque être humain sa dignité. Nous espérons que notre voyage devienne un témoignage de paix et d'entraide ainsi qu'un message pour la sauvegarde des peuples, de leur culture et leur environnement.
Soyez certain que nous pouvons œuvrer ensemble pour un monde plus équitable. Vous disposez des moyens et de l'éthique nécessaire pour soutenir cette aventure. Nous avons l'énergie, la volonté et partageons les mêmes objectifs.
A l'heure actuelle, les traversées ou le tour du monde à la voile bénéficient d'une couverture médiatique avantageuse. Mis à part les campagnes internationales de Greenpeace, aucun autre bateau n'a parcouru le globe pour défendre ces valeurs. Vous œuvrez pour le changement, aussi nous espérons que notre projet saura retenir votre attention.
Veuillez agréer, Monsieur LECLERC, l'expression de nos sentiments distingués.
je voudrait envoyer un message qui jespere sera attendu la qualité des produis leclere de la marque repére et eco + est en baisse les prix c'est bien la qualité aussi cela est normal que dans c'est condition là que la frequantation de vos magaqsin est en baisse

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