Coca Cola E.Leclerc
ÉCONOMIE La vie des magasins

Coca-Cola va revenir progressivement chez E.Leclerc

Les adhérents en charge de la négociation commerciale au Galec me confirment ce matin que le désaccord entre Coca et E.Leclerc est désormais purgé.

Nos clients retrouveront progressivement cette marque emblématique dans les rayons des magasins au gré des flux d'approvisionnement. Je les remercie pour leur patience (malgré le dérangement…) durant ces derniers mois.

C'est une bonne nouvelle, car comme je l'écrivais il y a quelques semaines, aucune de nos entreprises n'avait à gagner à un enlisement.

 

D'un côté Coca est une belle entreprise et une marque archi-dominante dans le rayon des colas. L'enseigne E.Leclerc manquait donc d'une référence légitimement attendue des consommateurs.

Avec des dizaines de millions de produits (bouteilles, cannettes…) vendus chaque année dans l'enseigne, E.Leclerc est un débouché important pour Coca. Perdre un si gros client au moment de la Coupe du monde ne devait pas figurer dans les plans d'affaires initiaux des équipes d'Atlanta.

Et puis, elles ne s'en cachaient pas, certaines organisations nationales d'industriels misaient beaucoup sur ce conflit et espéraient faire de Coca-Cola l'étendard de revendications qui n'avaient rien à voir avec le contrat liant Atlanta et Landerneau.

En gros, elles y voyaient un test d'acceptabilité par E.Leclerc d'une hausse importante de prix. Il y en a tellement qui souhaiteraient une bonne petite dose d'inflation…

Fort heureusement, les équipes de Coca, comme celles d'E.Leclerc, ne sont pas tombées dans le piège et ont refusé d'engager la bataille des symboles et "pour compte de".  On en est bien resté à une relation d'entreprise à entreprise, ce qui a permis un dialogue sincère et surtout un aboutissement. Tant pis pour ceux qui aspiraient qu'E.Leclerc plierait sans condition, faute de Coca.

La qualité du dialogue entre nos équipes a permis à la négociation de se conclure dans des conditions satisfaisantes pour chacun… et surtout pour les clients fréquentant nos rayons !

E.Leclerc ne conteste pas le droit pour l'industriel de fixer sa politique tarifaire, ni même de demander des hausses, mais sans pédagogie aucune et sans justification apparente, c'est le commerçant qui doit les assumer. On n'a jamais entendu un industriel (pas plus qu'un politique d'ailleurs !)  revendiquer auprès des consommateurs être à l'origine des hausses de prix chez un distributeur !

Il y a un lien de confiance entre les enseignes et leurs clients, que l'industriel doit prendre en compte, et c'est pour cela qu'il faut prendre le temps d'en évaluer les impacts.

C'est cette réflexion qui me fait souligner que "l'amendement Moreau" (supprimant la date butoir des négo annuelles dans la loi Alimentation) était une vraie bonne idée. Vouloir boucler tous les accords commerciaux à l'arrache et une fois par an, c'est vraiment une bêtise et on devrait se demander pourquoi ça n'existe que dans notre pays.

J'insiste, le dialogue nécessite du temps et la négo ne doit pas être exclusive ni réduire le dialogue.

La nouvelle équipe du Galec menée par Alain Parent (adhérent à Chambéry et ex-patron de la Scamark – Marque Repère) avec Bertrand Nomdedeu (Directeur Achats et Supply Chain) a su écouter et convaincre.

Je leur souhaite de bonnes vacances, et franchement, sans amertume, je leur recommande après le stress de la négo, une bonne rasade de Coca zéro (faut penser à la ligne…). De mon côté, même pendant la période je me suis franchement grisé au Jean's Cola et au Breizh Cola ;-)

 

 

Crédit photo : Stef' & Sev'

4 Commentaires

Je suis impatient de voir avec quelle décote vs le prix "officiel" de 1,49 € le PET 1,25 l de Coca Classic sera vendu chez Leclerc. Pour mémoire quand même, au début du conflit, le PET 1,5 l était proposé à... 1,15 € chez Leclerc. Dans tous les cas, ça va douiller pour le client (et au-delà de l'effet taxe). Leclerc ou pas Leclerc...
Hourra! Il était temps que les coca addict clients de votre enseigne puisses retrouver dans vos rayons leur nectar favori!
C'est vraiment une bonne chose que les négociateurs des deux parties aient tiré des conclusions analogues de leur lecture de "How to get yes" de Ficher et Ury et parviennent à cet accord.
Vive la négociation raisonnée et bravo à leurs acteurs!
Bonne soirée à tous.
Bonsoir cher Michel-Edouard Leclerc,
"Le conflit est la conséquence d'un besoin non comblé qui campe les parties dans une position qui ne cesse de faire valoir ses propres intérêts." Marshall Rosenberg (founder of the Center for non violent communication).
De toutes évidences, Coca et vous avez su combler vos besoins réciproques et faire le chemin l'un vers l'autre dans un intérêt commun enfin distingué, établi, reconnu. C'est bien.
Congrats
Vini, Vidi, vici ?

Donc il s'agissait bien d'un gimmick... avec des résus coca Q2 publié le 07/25 et un BPA > conscensus

Merveilleux timing ;-)

Du prix et de la valeur ???? Comme lu plus haut en post (OD), le PVC - de ce produit - va franchir un palier puis continuera certainement à (up)grimper. L'usage est assez lointain et devenu assez courant.

Finalement, les 2 parties s'entendent selon ceci ou cela. Quant à la tierce partie (le consommateur) ? Elle choisira selon sa rationalité, son degré d'information (Oupsss) et arbitrera... peut-être.

3.38% c'est le dividende à date (le cours stagne / 1 an). Il est temps que cela monte


Conditions satisfaisantes ?
Merveilleux fixing

Wait & See

Laisser un commentaire

Cette adresse n'apparaîtra pas à la publication
Image CAPTCHA
Entrez les caractères figurant dans le code anti-spam ci-dessus.