Non alimentaire E.Leclerc
ÉCONOMIE La vie des magasins

Quel avenir pour le non-alimentaire dans les hypermarchés ?

Avec le développement des offres sur Internet, certains spécialistes, petits ou grands, hésitent à continuer.

Certains hypermarchés profitent d'accords commerciaux pour présenter des "corners", tels Darty et FNAC chez Carrefour, ou Marks & Spencer dans d'autres enseignes. Pourquoi pas ?

Chez E.Leclerc aussi, ça cause. Nos 600 adhérents coopérateurs ont choisi d'avoir une offre multicanale : en hypers pour 6 ou 7 univers, en magasins spécialisés pour le brico, la jardi la para-pharmacie ou encore l'auto, et sur Internet...

Je faisais visiter récemment à des collègues lyonnais l'hyper de Brest-Gouesnou, celui de Raphael Barral (à côté d'une hôtesse de caisse sur la photo). A part le concept optique, indépendant, il a multiplié les rayons non-alimentaires dans un hyper qui fait la part belle aux produits frais.

J'aime assez. Son offre s'appuie sur l'envie, le plaisir, la curiosité, le parcours client. Les ilots textiles sont bien tenus, attractifs. De même pour les livres (qui affichent la remise systématique de 5%), le petit électroménager et même l'équipement de la maison qui prend des airs de mini-Ikea.

Il n'y a pas un modèle unique. Je crois en l'avenir des concepts spécialisés, qui disent une expertise. Mais chez E.Leclerc, on a le droit d'expérimenter. C'est le client qui vote. 😁😁

1 Commentaires

Les enseignes spécialistes ont l'avantage de proposer du choix et du conseil. Le libre service permet de vendre le produit complémentaire lors d'un parcours client plutôt alimentaire et généralement de déclancher des achats d'impusion.

Le ticket gagant qui permet de contrer les e-commerçants et de mutualiser un certain nombre de coûts fixes reste à mon sens le "tout sous le meme toit", mais à condition toutefois de ne pas penser qu'on peut vendre toute l'offre spécialiste sans mettre en face les moyens humains. La force d'un Décathelon, et le plus souvent de vos Espaces Culturels que je visite régulièrement partout en France, c'est le collaborateur passionné qui est au contact du client.

La seule course à la destruction de valeur ajoutée dans les produits entraine une spirale infernale de perte de rentabilité du rayon, qui le met en péril face aux vendeurs online. Souvent le mauvais réflexe est alors de diminuer le nombre de salariés pour faire des économie, et alors on se retrouve avec des rayons peu attractifs et le conseil client disparait.

Les adhérents (ou directeurs des magasins pour les autres hypermarchés intégrés) qui ont compris cela proposent des espaces "Experts" qui deviennent la référence en terme de destination achat sur leur zone de chalandise pour les familles concernées, Culturel, Maison, parfois Jouet.

C'est pour cela aussi, que ce soit en hypermarché ou en concept, que nous nous battons pour le maintient des espaces Disney dans les rayons avec un esprit "boutique Disney Store" : la performance qu'un linéraire identifiable est bien supérieure à la même offre noyée dans un rayon, et le client, fan de la marque ou pas, s'y retrouve plus facilement. Au final, pour le magasin c'est également un moyen de maintenir un fort niveau de vente hors offres promotionnelles, ce qui est nécessaire pour la rentabilité globale du département.

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