Zinedine Zidane entraineur
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Zidane : une leçon de vie

Zidane (avec deux Z ☺) vient de rentrer au panthéon des meilleurs entraineurs du monde !

On l'aime, on l'adore, non seulement parce qu'il apporte la victoire mais aussi parce qu'il produit de la fierté. Par mimétisme, chacun voudrait se reconnaître dans son enthousiasme, son humilité, sa simplicité et ses valeurs.

La presse lui sculpte aujourd'hui une statue de star bien méritée, aux côtés de Franz Beckenbauer, de Johan Cruyff ; et pour nous français, on pense aussi à Michel Platini.

"Il sait tenir son vestiaire, rester jeune, enthousiaste et quand on entendra plus parler de lui, il aura toujours ce rayonnement interne qui l'empêchera toujours de se morfondre". Ces mots de Jean-Claude Killy scellent l'affection et la reconnaissance fraternelle des grands sportifs.

Mais il n'y a pas de légende ni de héros sans combat. La victoire ne doit pas occulter la somme d'abnégation et de travail qui a façonné le Zizou aujourd'hui adulé. On peut naitre gentil et sociable mais les chemins de la gloire étaient truffés d'obstacles. On ne doit pas oublier les efforts qu'a dû fournir le jeune banlieusard introverti des quartiers Nord de Marseille et les milliers d'heures passées à l'entrainement.

Faut-il rappeler qu'il y a encore trois ans, la plupart des commentateurs se demandaient si ZZ saurait être un bon entraîneur ? A-t-on oublié les messages de rancunes et les polémiques après le fameux coup de boule à Materazzi et les reproches d'avoir fait perdre la France si près du but ? Et que n'a-t-on dit et écrit de ses débuts difficiles au Real?

Jean-Luc Ferré (Journal La Croix) écrit : " Lui, l'homme de peu de mots qui avait arrêté ses études très tôt, s'est coltiné avec succès une formation niveau Bac +4 pour progressivement sortir de sa coquille, formaliser ses intuitions. Cinq ans d'apprentissage (…)"

La victoire de Zidane est d'abord une victoire sur lui-même. Que de forces il a fallu pour canaliser cette rage qu'a su immortaliser le sculpteur Adel Abdessemed (sculpture magistrale que l'on peut voir devant le centre Pompidou).

Merci Zidane pour le spectacle, mais surtout merci pour cette belle leçon de constance dans l'effort et cette formidable capacité à se renouveler.

2 Commentaires

Et 1, et 2, et 3 coupes d'Europe! Quel type tout de même de ZZ. Bel hommage de votre part, mérité.
Bonsoir MEL, ces passerelles entre l'entreprise et le sport ne vous échappe pas. Cela fait plusieurs fois que sur votre blog vous rendez hommage à des sportifs dont certaines qualité sont précieuses à l'entreprise : leadership, ténacité, capacité de remise en cause, etc... etc...
De belles qualités humaines tout simplement, mais si rares concentrées chez une seule et même personne.
Bonne soirée à vous et bravo pour votre blog.

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