SOCIÉTÉ Concurrence

Hausse du pétrole : Pour un plafonnement de la fiscalité sur les carburants

img_blog_050905_essence La cause est entendue. Le prix du pétrole restera cher pour longtemps. Peut-être même, du fait de la demande des pays émergents, va-t-il être encore beaucoup plus cher (en attendant la mise en exploitation de gisements jusqu’ici moins rentables et dont l’offre supplémentaire viendra à terme limiter cette hausse). 1- Il ne faut donc pas faire de démagogie (réclamer des baisses !). Une politique responsable doit inciter les usagers et les constructeurs à économiser. La politique nationale de l’énergie doit s’engager dans l’ère de l’après-pétrole (développement de toutes les énergies alternatives, dont le solaire, parent pauvre des investissements français dans ce secteur). De ce fait, il convient d’y consacrer une part importante de la plus-value encaissée par l’Etat (TIPP + TVA). Comment ? Quelle énergie de substitution ? Booster le nucléaire ?... Et aussi, développer le train versus le camion, les transports collectifs, etc… Tout ceci doit faire débat et conduire à une révision des priorités… 2- Mais jusqu’où peut-on lever l’impôt sans tenir compte de l’impact social de la hausse du prix de l’énergie sur le budget des familles. L’exhorte à diminuer la consommation restera lettre morte (et perçue comme une provocation) pour tous ceux dont l’utilisation de la voiture ou le chauffage au fioul constituent des dépenses incompressibles (ils n’ont pas d’autre choix). Ponctionnés fortement en 2005, ces foyers vont forcément limiter leurs investissements et leurs dépenses. C’est, de l’avis de nos directeurs de magasin, l’une des explications du faible rythme de consommation actuelle. (Et qui aura des effets de plus en plus négatifs sur la croissance et l’emploi). Le risque est bien réel. a) Chaque ménage consacre en moyenne 3,5% de son budget (1000€) au carburant. Et 1,5% supplémentaire en énergie (gaz, fioul,…). Mais la situation varie énormément selon qu’on habite une grande zone urbaine (existence d’un réseau de transport en commun), ou en province. En zone rurale, par exemple, la dépense carburant passe à 1 238€. Elle explose pour les familles avec plusieurs enfants (jusqu’à 1 550€). b) Que les propriétaires de 4x4 soient pénalisés, ce n’est pas notre préoccupation. Mais les familles modestes et moyennes ont fini par laisser 7,4% de leurs revenus en 2004 (plus que la moyenne nationale donc) chez les pompistes et autres chauffagistes. c) Depuis un an, le Super 95 a augmenté de 14% et le fioul d’environ 34%. Inutile d’insister sur l’érosion du pouvoir d’achat, dont nous avons dit ici (blog du 5/07/05) qu’au mieux, il stagnerait en 2005-2006. Aucune politique alternative d’énergie ne viendra gommer à court terme cette inégalité sociale et ses conséquences désastreuses pour le marché. 3- La plupart des hommes politiques sont conscients qu’il ne faut pas se lancer dans une surenchère de promesses démagogiques. On ne va pas le leur reprocher. Ils sont presque tous en ligne : économies d’énergie, aides sectorielles et soutien aux catégories sociales les plus pénalisées. A la proposition de reverser une partie des taxes sur les carburants, Nicolas Sarkozy avait répondu par…« l’absence de cagnotte ». La solution préconisée par Dominique de Villepin se résume à la rétrocession future aux ménages (et aux professionnels ?) des « trop-pleins perçus par l’Etat ». A mon sens, ce sera trop tard, trop diffus, trop confus (quels critères ?) pour convaincre et rassurer. (La hausse s’inscrit comme un coup de poing sur les volu-compteurs ; la restitution annoncée reste aléatoire et difficilement chiffrable). En aucun cas, la promesse d’une telle redistribution n’est susceptible de lever l’anxiété croissante des ménages, et donc d’enrayer la chute prévisible et prochaine de la consommation. (Même si pour 2005, on ne peut probablement pas faire autrement.) Pour 2006 et les années suivantes, il faut raisonner autrement. Plutôt que de disserter sur les montants à reverser, le plus crédible serait de faire en sorte qu’il n’y ait pas explosion des recettes. Soit, en plafonnant l’enveloppe maximale récoltée au titre de la TVA (aujourd’hui, elle progresse en proportion de la hausse), soit en rétablissant une TIPP flottante. (Option souhaitée par des élus du PS et de l’UDF, mais dont la technicité rebute les services de Thierry Breton). Pour moi, peu importe la méthode, l’important c’est l’engagement de l’Etat. Le litre d’essence franchira les 1,50€, dans beaucoup de stations-service dès la semaine prochaine. La fronde s’organise : transporteurs, taxis…mais aussi les fédérations d’automobilistes. Les corporations font leur forcing. On comprend leurs difficultés. Mais même si elles appellent des aides de l’Etat, cette intervention ne peut plus aller à l’encontre d’un renchérissement du transport par route (nécessaire pour relancer le transport ferroviaire). Pas facile à gérer… Les ménages éprouvés n’auront pas, eux, cette même capacité de négociation. Or, la justice sociale, comme la relance de la consommation, exigent qu’on focalise l’attention sur le pouvoir d’achat des familles françaises. C’est sur le traitement d’un problème comme celui-ci qu’on pourra juger du contenu concret de la « croissance sociale » dont le Premier Ministre s’est fait le chantre. P.S. : Cette note intègre une partie de nos échanges suite à ma note du 6/07/05. J’ai quelque peu évolué sur le sujet. Vos réactions ?

39 Commentaires

A ce propos, je vous engage, cher ME, à lire le bouquin de Nadoulek :
L'épopée des civilisations | Bernard Nadoulek | Éditions Eyrolles
EAN : 978270813236 | 25 €
J'ajoute un lien sur son blog : http://www.nadoulek.net/dotclear/
J'avoue que c'est le genre de bouquin qui glace très vite tant il est argumenté… L'auteur ne mache pas ses mots. Je me cite : "Son bouquin agit comme une loupe pour mieux comprendre le pourquoi des luttes contemporaines et s'avère être un véritable avis de tempête." A lire !
sans faire de catastrophisme, je suis effaré par les chiffres que vous citez.
chaque famille française dépenserait donc 1000 euros en moyenne en essence, soit 3.5 % de ses revenus (alors calculés sur 187413 euros annuels)
pour ma part, je releve surtout que la charge est multipliée dans les familles modestes et moyennes qui ne peuvent bénéficier de ces revenus dits "moyens" (187413 euros, soit environ 15000 francs mensuels !)
En temps que chomeur, je sais personnellement que la vie est moins facile lorsque les moyens sont limités au juste minimum pour vivre, et encore il me fautremercier la solidarité de mes concitoyens.
de plus ces familles ne se déplacent pas par plaisir mais le plus souvent pour travailler et donc gagner de quoi se déplacer...
que reste t il pour consommer ? et surtout que reste t il pour esperer, pour se distraire, se cultiver...ils finissent grossir les rangs des hard discount, achetant des produits de second choix, le plus souvent importés et générateurs de délocalisations.
nous scions la branche sur laquelle nous sommes tous assis.
je regarde avec un oeil triste GERMINAL. serions nous revenus en ces temps ? quelle révolution devrons nous provoquer pour essayer une redistribution plus juste ? baisser les prélevements sur l'essence ? encore faire des différences entre certaines catégories en obéissant aux pressions des lobbies (routiers, agricoles, taxis, ambulances, ...) ? mais ou l'état déjà exhangue trouvera les fonds pour combler...
personnellement, je ne sais plus quoi penser.et suis assez désespéré.
Cher MEL, en introduction de votre note vous dites :
« Le prix du pétrole restera cher pour longtemps. Peut-être même, du fait de la demande des pays émergents, va-t-il être encore beaucoup plus cher... »
Je trouve toujours ce type de remarque fort déplaisante, car nous pouvons être amenés à conclure, que les efforts de restriction doivent être faits par les pays émergents et pas par nous, les pays riches.
Penchons-nous sur les consommations de chacun.
Un assez bon indicateur pour savoir ce que chacun consomme c'est l'empreinte écologique ( estimation du nombre de terres nécessaires pour subvenir à nos besoins de consommation ).
Il existe une forte corrélation entre consommation globale et consommation d'énergie, donc l'empreinte écologique est aussi un bon indicateur en matière de consommation d'énergie.
Le gros avantage de cet indicateur c'est que chacun comprend que l'on ne doit pas dépasser un pour être à l'équilibre et que si actuellement nous dépassons un c'est parce que nous brûlons des énergies non renouvelables. Lorsque ces énergies seront toutes consommées, il sera nécessaire de revoir entièrement notre consommation d'énergie, pour pouvoir nous contenter des seules énergies renouvelables.
Les empreintes écologiques :
Américains du Nord : 6,81
Européens : 3,4
Chinois : 0,55
Africains : 0,45
( Il faudrait 6,81 terres si nous consommions tous comme les Américains du Nord etc...)
Avec ces chiffres nous voyons tout de suite qui est responsable de la flambée des cours et qui doit faire des efforts de réduction de consommation.
Pour savoir où vous en êtes, je vous invite à calculer approximativement votre empreinte écologique sur ce site :
http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
Amitiés à MEL et aux autres.
François HENRY
Le passage du cyclone Katarina sur le golfe du Mexique lui non plus ne va pas arranger les choses.
Mais j'ai noté que plusieurs repotages faisaient l'apologie des énergies alternatives électrique colza et autres bio-carburants, évidemment elles ne sont qu'à leur début vu le peu de développement que leur a été apporté par les différents gouvernements.
Pour le moment il nous faut vérifier que les consommations théoriques données par le constructeur sont belles et bien vérifiés en levant le pied de l'accérateur, ou en appuyant sur la pédale du vélo.
Extrement interessant, qui plus est etaye par un nombre impressionant de chiffres et de donnees.
Ne nous trompons pas de combat: au niveau de la France, comme vous le dites si bien, il y a une consommation minimale de petrole qui est "incompressible". Le terrible et evident constat est que nous ne pouvons pas influer sur les cours du petrole meme si nous pouvions reduire note consommation.
Nous sommes tributaires des marches internationaux qui voient les USA depenser sans compter (bien sur! Ils ne payent pas/ou peu de taxes sur le petrole: qui ne roulerait pas plus avec un super a 50centimes?) et les Chinois accroitre leur demande d'annee en annee sans pour autant optimiser leur consommation d'energie: ils ont l'argent (et en particulier les dollars) pour payer.
Nous devons donc payer les prix du marche.
Mais, devons nous payer 3.33 centimes de plus chaque fois que le prix hors taxe augmente de 1 centime (sur une base approximative de 70% de taxes -TVA+TIPP)?
Les politiques ont beau jeu de blammer les marches, ou la complexite de modifier des systemes de taxation.
La verite est que n'arrivant pas a equilibrer le budget de l'etat, tout argent qui tombe du ciel est bon a prendre.
Si on peut, du jour au lendemain instituer une taxe sur les billets d'avion -comme Chirac l'a recemment propose- pourquoi ne pourrait on pas substituer a la TVA et a la TIPP une taxe fixe par litre d'essence/fioul etc... qui ne serait pas tributaire du prix du baril car non proportionnelle? Cette taxe pourrait etre ajustee annuellement.
Nous vivons des moments historiques qui ne sont que le commencement d'un reajustement de l'offre et de la demande d'energie due principalement a l'expansion de la Chine qui absorbe et continuera d'absorber toute nouvelle capacite de production a venir dans les prochaines annees: son developement est desormais irreversible et chaque point de croissance pese de plus en plus lourd en terme de consommation d'energie.
Gare a la penurie.
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Didier.
Je trouve vos propos proche de ceux qui avaient cours au début du vingtième siècle, à l'époque des colonies.
Pour savoir qui est véritablement à l'origine du gaspillage des énergies fossiles et donc de la hausse de leur prix, veuillez lire mon précédent commentaire.
Amitiés à Didier et aux autres.
François HENRY
Bonjour,
François a raison, tant que les Chinois ont une empreinte écologique inférieure à un, nous ne pouvons leur faire aucune critique.
Il faudrait plutôt critiquer les Occidentaux, qui ont une empreinte écologique nettement supérieure à un.
Jacques Fortier.
et tout cela résulte de notre incapacité à anticiper les enjeux de notre planète.
nous essayons de relativiser les impacts économiques de la pénurie, alors qu'un changement profond de notre mode de vie est inéluctable.
mais qui souhaite réellement ces changements ? les entreprises libérales ? la grande distribution ? ne soyons pas naifs !
même si l'avenir des entreprises est lié à l'avenir du monde, les décideurs économiques n'en voient pas l'urgence.
jusqu'ici, tout va bien...
jusqu'ici, tout va bien...
jusqu'ici, tout va bien...
Toutes les stations services ont arrêter de commercialiser du SUPER plombé entre juin et août 2005. Ce qui veut dire qu'une majorité des stations de France ont des cuves et des pistolets de libre pour commercialiser un autre carburant. Notre production de céréales est excédentaire chroniquement même malgré les quotas. Le prix du pétrole bas des records tous les jours et ce n'est pas prés de baisser.
Tous les éléments sont reunis pour enfin développer les carburants verts (huiles de colza...)
QU'ATTENDONS NOUS POUR NOUS Y METTRE ?
QU'ATTENDEZ VOUS POUR ETRE PRECURSEUR comme vous savez si bien le faire, et être le premier distributeur à vendre des carburants verts a grande échelle ?
Le prix de l'essence augmentant, le coup du transport de marchandise aussi... cela va être forcément répercuté dans les rayons sur les produits du quotidien, il va être plus difficile d'obtenir une baisse des prix durable non?
Je ne vois pas ce qui rebute M. Breton, ses services sont tout à fait capables de mettre en place une TIPP flottante au jour le jour. On y viendra de tout façon car le carburant risque d'atteindre des seuils intolérables pour l'économie qui nous plongeraient dans une récession. Les USA n'ont pas cette marge de manoeuvre. Ayons l'espoir que le $ baisse, le pétrole se paie pour l'instant en $
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Francis G.
Les pompes distribuant du super plombé ont toutes été recyclées pour distribuer les trois autres carburants.
Concernant les carburants verts, les choses ne sont pas si simples.
Tout d'abord les véhicules ne peuvent rouler du jour au lendemain avec 100 % d'huile carburant. Seuls les véhicules diesels peuvent utiliser ce carburant avec un maximum de 30 % d'huile carburant dans le gazole. Avec une modification du véhicule diesel, il est possible d'utiliser, ce carburant pur, dans un second réservoir.
Pour l'EMHV (ester méthylique d'huile végétale), il est rarement utilisé pur, mais souvent par incorporation au diesel dans des proportions de 5 à 30%, pour donner du diester. De nombreux bus urbains utilisent déjà ce type de carburant.
Les véhicules avec un moteur essence doivent utiliser des combustibles obtenus à partir d'alcools comme le méthanol ou l'éthanol (fabriqués avec de la betterave, de la canne à sucre, mais aussi avec du blé). Là aussi, il faut adapter le véhicule pour pouvoir utiliser ce carburant.
Le biogaz (fermentation d'un matériau organique) pose les mêmes problèmes, il faut un véhicule avec un moteur essence adapté, pour pouvoir utiliser ce type de carburant.
D'autre part, la principale limitation à l'utilisation de ces carburants réside dans le manque de terres disponibles pour les cultiver.
Toutes les études que j'ai pu lire sur le sujet concluent, qu'uniquement pour remplir les réservoirs des voitures, bus et camions, la culture de ces plantes occuperait plus que la totalité de l'ensemble terres cultivables disponibles en France. Donc en ne mangeant plus, on ne pourrait pas faire rouler l'ensemble du parc routier français.
Ce qu'en dit la revue Alternatives : « Des experts ont pu calculer que pour remplacer intégralement le pétrole et le gaz naturel par du biocarburant issu de la betterave (qui offre le meilleur rendement de production d'éthanol à l'hectare), il faudrait y affecter 23 % du territoire français. Si l'on ajoute à cela ce qui est consommé pour les engrais, la culture, la récolte elle même, ainsi que tout le processus de broyage, purification et distillation, ce pourcentage dépasserait 120 % ! »
Jean-Marc JANCOVICI pense la même chose, lire le lien sur son excellent site :
http://www.manicore.com/documentation/carb_agri.html
En conclusion, ce type de carburant ne peut apporter une réponse à nos besoins, que si l'on modifie entièrement nos comportements en matière de déplacements. C'est à dire, qu'il faudrait utiliser exclusivement les transports collectifs pour le transport des passagers et utiliser exclusivement le train pour le transport des marchandises.
Amitiés à Francis G et aux autres.
François HENRY
le pétrole vaste sujet...en tout cas jusqu'à l'avènement d'une nouvelle énergie (j'ai entendu récemment dans 20 ans ??).
Pour ce qui du prix de l'essence et de sa taxation. Il me semble que c'est assez facile de juger du bon niveau des remboursements:
Il y a en France des grandes villes fort bien desservies par les transports en communs et/ou riche en emploi, des pôle de développement économique et des cités dites dortoirs. Il suffirait donc que le gouvernement décide de reverser une partie de la TIPP aux cités dortoirs (à l'aune de leur indigence en terme de transport en commun).Obligation à ces communes de baisser radicalement les taxes municipales diverses (taxe d'habitation + frais de stationement pour les riverains) et d'investir dans l'embellissement de la cité afin d'y attirer richesse et emplois de proximités et dans les transports en communs.
Pourquoi n'existent-ils aucune société privée de transport en commun ? Celà me dépasse...
Je me permet de rappeller que le choix de la ville où nous vivons n'est pas neutre. si certain préffèrent à coûts de location ou d'acquisition de logement égaux vivre dans un F4 de 70 m2 dans une grande ville plutôt que dans une maisonnette de 120 m2 avec Jardin en zone péri-urbaine, il faut bien qu'il y ait aussi d'autres avantages en termes de dépenses courantes.
Il faut aider les Français défavorisés ça oui. Mais qui sont-ils ?? Où sont-ils ??
Moins rouker, au vu de la polution et des morts sur la route ne me parait pas, en tout cas un drâme.
Un piéton Parisien et heureux de l'être.
Bonjour à tous
Pour répondre à a2lbd,
La plupart des bus qui traversent nos chères communes ou, plus généralement, nos regroupements de communes sont issus de sociétés privées qui se voient confier l'exploitation d'un réseau public (exemple : Connex, filiale du groupe Véolia, ex Vivendi environnement).
en effet, les groupements de communes sont bien souvent propriétaires d'un réseau (lignes, éventuellement matériels...) et laissent l'exploitation (faire rouler les bus, les entretenir, entretenir le réseau...) à un privée. Cela permet de réduire les coûts, d'être plus réactif et d'éviter les pbs de personnel.
De plus, il parait difficile pour un privé de s'implanter sur le territoire d'une collectivité locale :
1) il faut installer des arrets de bus, la voirie étant du domaine public, il faut un accord de la collectivité
2) La grande majorité des collectivités ont établi un PDU (Plan de Déplacement Urbain), qui prend en compte les differents type de mode de transports présents ou envisagés et leur interconnectivité, les mouvements de population et les besoins des entreprises et des commerces pour les flux de marchandises sur le territoire de la collectivité, les possibilité au niveau de la voirie (qui n'est pas extensible en ville)... Les flux de véhicules à l'echelle d'une agglomération sont en général planifiés sur le long terme, car il sont aussi un des éléments de l'aménagement du territoire de la collectivité (agrandissement de voirie, voirie pietonne, construction de pont...)
Un transporteur ne peut donc pas faire sa place facilement.
Et quand bien même, la demande crée l'offre, et vu le tollé que provoque l'augmentation du carburant et le mal qu'a à se développer le ferroutage, je crois que le citoyen francais n'est pas encore pret a lacher sa voiture pour prendre plus le transport en commun (qui, quand il est bien pensé, est plus pratique et rapide que la voiture).
Enfin, il parait clair la place du transport en commun dans les collectivités se décide dans les PDU. Alors, pour diminuer notre empreinte écologique, militons auprès de nos élus pour que ceux-ci favorisent dans ces documents structurants les modes de transports collectifs et/ou écologique (ah, mon bon vieux vélo, et ma paire de chaussures !).
Et pour finir, une petite question à MEL :
J'ai entendu sur Europe 1 hier un reportage sur les personnes (visblement de plus en plus nombreuses) qui mélangaient de l'huile destinée à la consommation à leur gazole. Info ou intox, avez-vous remarqué une augmentation des ventes de ce type de produit ?
Bonne fin de journée à tous
Mat
Re: Mat
Merci pour vous précisions.
En fait, GT au courant pour les sociétés privés. Mais ce qui me chagrine c que, en France, transports en communs = Bus pouvant contenir plus de 50 personnes. Dès lors il devient difficile à des PME d'avoir un projet viable de transport en commun. Vous m'en donnez la raison que j'ignorais avec les PDU.
J'ai vécu à Hong Kong pendant trois ans et ai visité à plusieurs reprises visité Singapour.
Dans ces territoires qui ont sensiblement la taille des grandes agglomérations Française (type Paris et sa grande courrone ou le Grand Lyon) il est possible d'aller absolument partout car il existe non seulement de grand bus comme nous avons, des lignes de métros comme nous avons mais en plus un réseau extrèmement étendu de minibus transportant 16 personne max.
Je ne comprends pas pourquoi nous sommes incapable en France d'avoir ce type de système hormis que "le citoyen francais n'est pas encore pret a lacher sa voiture ".
Mes parents sont la triste illustration de cette suposition qui ont tout deux une voiture quand ils vivent dans Paris intra-Muros et que l'un d'eux est à la retraite...
Celà je le déplore et je vois la montée du prix du pétrole avec une dose de satisfaction espérant que cette tendance (douloureuse, je le comprend pour certains) aidera à changer les mentalités.
Je pense qu'une partie du problème est culturel et economique :
1) Dites-moi si je me trompe, mais les sociétés asiatiques sont plus collectivistes (je n'utilise pas le sens "communiste de ce terme")que nos société occidentales qui sont devenues, avec le développement industriel, individualistes (sic intervention de MEL chez F. Tadei sue Europe 1 : nous sommes passé d'une société de l'avoir à une société de l'être, du paraitre).
2) Le transport en commun, c'est encore ce qu'il y a de moins onéreux pour ce déplacer en ville.
Une 2ème partie de ce problème est politique.
Y'a-t'il, en France, une réele volonté politique pour imposer une mutation des modes de déplacement ?
Il faudra en effet beaucoup de courage à nos élus pour ne pas ceder à la pression de leur concitoyens et des lobbys et mettre en place des solutions structurelles de long terme. Je ne pense pas qu'ils en soient capable avant d'etre le dos au mur. Et il sera, il est déja trop tard.
Il aurait été possible d'effectuer cette mutation dans la douceur, elle se fera dans la douleur. Pensez, depuis 1973, la sonnette est tirée, des efforts auraient put être fait. Aujourd'hui, nous allons devoir modifier rapidement nos comportements, car le carburant qui augmente, c'est tous les prix qui suivent par répercution en remontant la chaine vers le consommateur.
Comme d'habitude, la France n'anticipe pas ses problèmes et va trouver des solutions conjoncturelles "rustines" qui vont etre sympa pour le déficit budgétaires.
Un peu de courage, messieurs les politiques, pensez à l'avenir de notre société, pas qu'à votre avenir personnel.
Et français, mobilisez-vous, soyez solidaires et responsables.
Les Sociétés asiatiques plus collectivistes ?
Oui et non.
Certainement des us et coutumes moins individualistes que nous en Europe. Exemple au restau vous commandez un plat pour toute les personnes à table et pas chacun le sien. Et chaque commensal de piocher dedans avec ses baguettes.
D'un autre coté j'ai aussi vu à HK et Singapour des personnes de 60 ans et + pousser de chariots rempli d'ordure jusqu'à plus haut qu'eux même remontant ainsi des pentes à 40°...
Mais c'est sans doute la différence entre collectivisme et solidarité ?
De plus, HK et Singapour ont longtemps été sous domination anglaise. Peut être aussi que les Anglais n'ont pas hésité à mettre en place des infrastructures et faire des choix politiques, qui, si ils bridaient les libertés individuelles permettaient aussi de à ces territoires très petits en superficie de ne pas s'asphixier.
Bonjour à toutes et à tous !
En réponse à Mat.
Vous avez entièrement raison de dire que cette mutation se fera dans la douleur, car passer d'une empreinte écologique supérieure à trois, à une empreinte écologique proche de un, ne peut se faire que par des changements profonds de notre mode de vie.
Les principaux domaines qui vont devoir faire l'objet de profonds changements sont :
- L'alimentation, avec une alimentation presque exclusivement végétarienne (en Europe, 80 % des terres agricoles sont affectées à nourrir les animaux, laissant peu de place pour la culture de biocarburants).
- La consommation, avec le retour vers la production et la consommation de produits fabriqués localement et l'utilisation de produits consommant le moins possible de matière première et d'énergie, lors de leur production et lors de leur utilisation.
- Les transports de passagers, avec l'utilisation presque exclusive des transports collectifs et l'abandon progressif des voyages en avion pour le tourisme.
- Les transports de marchandises, avec un transfert modal de la route vers le rail (le train est cinq fois moins énergivore que le camion).
- L'habitat, avec la disparition de l'habitat individuel dispersé et la réduction de la taille des logements (à superficie égale, il faut 30 % d'énergie en plus pour chauffer une maison et l'habitat dispersé ne peut pratiquement pas être desservi par les transports collectifs).
Amitiés à Mat et aux autres.
François HENRY
Bonjour à toutes et à tous !
Je vous invite tous, M.E.L. compris, à lire le plaidoyer de Jean-Marc JANCOVICI. Contrairement à l'idée communément admise, il démontre que la hausse progressive des taxes sur l'énergie, sont finalement une bonne chose, même pour les ménages les plus modestes.
Voici le lien :
http://www.manicore.com/documentation/taxe.html
Bonne lecture.
François HENRY
Concernant les biocarburants, les centres Leclerc pourraient, une nouvelle fois, jouer au vilain petit canard en mettant en place une distribution d'HVB (issue de coopératives agricoles locales ou issue d'huiles recyclées) dans leurs stations...
Voir le site www.oliomobile.com qui explique que l'ensemble du parc diesel peut rouler à 100% d'huile végétale et ce, avec très peu de modification des moteurs.
Voir également l'article du Canard enchaîné du 14/09/05 ci-dessous qui nous montre comment le gouvernement a choisi de s'acoquiner avec les pétroliers aux dépens des consommateurs et des "petits" producteurs :
"BIOCARBURANTS
Pourquoi un carburant vert et économique est-il « personna non grata » en France ? L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie et la chambre d’agriculture de Maine-et-Loire ont fait le calcul.
Fabriquée à la ferme, « l’huile végétale brute de tournesol et de colza », c’est son nom, revient à environ 34 centimes d’euro le litre contre 60 centimes le gazole acheté pour le tracteur. A partir d’un hectare de tournesol ou de colza (largement engraissé à coups deproduits azotés issus du gaz naturel…), un agriculteur peut concocter avec une simple presse à huile et un filtre 800 litres de biocarburants en 72 heures. Avec en prime 1,5 tonne de tourteaux pour nourrir les bêtes.
Soixante-trois agriculteurs ont tenté l’expérience. Ils ont acheté une presse capable de produire 250 000 litres d’huile végétale brute pour faire tourner leurs tracteurs avec. Et ça marche. A part ces pionniers (qui sont soutenus par la chambre d’agriculture et le conseil général du coin), rares sont ceux qui recourent à ce biocarburant, pourtant chaudement recommandé par l’Union Européenne. Et pour cause : pour y avoir droit, il faut une des dérogations distribuées au compte-gouttes par les préfets.
Quand Chirac demande au gouvernement de multiplier par sept la production de « biocarburants » soit 2,5 millions de tonnes par an, pile poil ce que nous impose une directive européenne pour 2010 au plus tard, il ne pense en effet qu’au biodiesel (esters méthyliques) et au bioéthanol (dérivé du sucre de betterave ou d’amidon de céréales). Deux biocarburants qui nécessitent une fabrication en usine, ce qui les rend plus chers et plus polluants que l’huile végétale brute. Or, pour qu’ils soient rentables, il faudrait que le prix du baril dépasse les 80 dollars. Encore un effort."
M.E.L. au secours !
Re Jacques Fortier (6/9/05), re François HENRY (6/9/05)
Eh, mais je n’ai jamais accusé les Chinois de quoi que ce soit. J’ai simplement rappelé que le développement économique chinois entraînait un accroissement de la demande émanant des consommateurs et des industriels de ce pays. Et quand les voitures d’un milliard de Chinois auront soif, même si elles consomment deux fois moins d’essence au litre, ça va pomper dans la nappe !!!
Re Francis G (6/9/05)
Cher Francis, vous ne le savez sans doute pas. Mais mon groupe a été pionnier pour la commercialisation de carburant vert. Dans le gasoil, avec adjonction d’esther de glycol. Notamment en Normandie, en Bretagne et en Vendée.
Et puis, plus récemment, en commercialisant du SP95 nourri à l’éthanol, dans la région de Strasbourg. Nous sommes d’ailleurs encore les seuls.
Au total, nous commercialisons près de 50% des carburants verts vendus en grande distribution à ce jour.
Re Erosoft (6/9/05)
L’augmentation du coût du transport est évidemment l’argument fourni par les industriels pour justifier actuellement une hausse tarifaire.
Re all (6/9/05)
Je crois aussi. C’est d’ailleurs la position que j’adopte ce jour dans le journal Libération.
Re François HENRY (6/9/05)
Entièrement d’accord avec vous. Les carburants verts ne constituent une alternative que si l’on modifie complètement les types de voitures, mais surtout, toute la production agricole française, à l’instar de ce qui se fait au Brésil. Comme ce cas n’est pas envisagé, il vaudrait mieux arrêter de fantasmer et de ne considérer les biocarburants que comme une énergie supplémentaire.
Re a2lbd (7/9/05)
Attention a2lbd, il existe des sociétés privées de transport en commun. Notamment en province avec les systèmes de bus interurbains.
Mais votre observation est juste. La hausse des carburants touche les citoyens différemment selon qu’ils bénéficient ou pas de moyens de transport alternatifs. Dans la réforme de la politique fiscale, il ne serait pas illogique qu’une plus grande partie du bénéfice de la taxe sur les carburants profite aux collectivités locales les plus mal desservies.
Re Mat (7/09/05)
D’accord avec vous. Les consommateurs ne choisiront les transports en commun que si l’offre est préexistante. Or celle-ci est très dépendante des investissements réalisés par les collectivités locales. C’est ce qu’est en train de prouver Delanoë à Paris ; c’est aussi ce qui s’est passé dans un certain nombre de municipalités (Toulouse, Strasbourg, Nantes, etc). Voilà probablement une des missions majeures de la réforme des institutions régionales.
Pour info, les mélanges réalisés par les particuliers sont « peanuts ». En fait, les adjonctions d’éthanol (qui sont simples à réaliser) sont le fait de distributeurs comme nous, qui incorporons ces produits dans le carburant (ce qui va devenir obligatoire pour toute la distribution). Les additions d’esther de glycol dans le gasoil peuvent aussi être réalisées par des entreprises qui ont des flottes captives.
Mr ME Leclerc, vos centres E Leclerc commercialisent du GPl, carburant fortement défiscalisé s'il en est.
Hors il se trouve que dans la région où je demeure , on s'aperçoit que son prix augmente qd celui de l'essence diminue!+2 à3 centimes
Quelle en est la raison?
D'autre part, il apparaît que la france a le Gpl le plus cher d'europe +18% en moyenne en Ht!Minefi.
Vous qui prétendez être le pourfendeur des abus en tous genres et garantir des prix bas tout au long de l'année, intéressez vous donc à ce sujet.
En attendant de voir des faits concrets, tout me laisse à croire que les centre Leclerc qui commercialisent du Gpl à des tarifs prohibitifs engrangent des profits substanciels.
Bonjour à toutes et à tous !
Vous êtes très nombreux à vous plaindre de la hausse des prix des carburants d'origine fossile, alors que cette hausse est plutôt une chance.
Petite explication :
Selon la théorie du géophysicien Marion King Hubbert (1903 - 1989), la production de pétrole d'une réserve, du début de son exploitation à son épuisement, ressemble à une courbe en forme de cloche, proche d'une courbe de Gauss, atteignant son maximum lorsque la moitié de la réserve a été extraite, puis retombant. En 1956, lors d'un meeting de l'American Petroleum Institute à San Antonio, au Texas, Hubbert fit la prédiction que la production globale de pétrole aux USA atteindrait son maximum aux alentours de 1970, avant de commencer à décroître. Il devint célèbre quand on s'aperçut qu'il avait raison. La courbe qu'il employa dans son analyse est connue sous le nom de Courbe de Hubbert, et le moment où elle atteint son maximum le Pic de Hubbert.
Si la consommation mondiale continue à croître sur un tel rythme, le Pic de Hubbert devrait être atteint dans environ 15 ans. Un bon moyen de retarder cette échéance consiste à consommer moins d'énergie d'origine fossile. Malheureusement pour nous, le seul moyen réellement efficace de faire baisser la demande d'un produit, c'est d'accroître son prix.
Donc, pour éviter les tensions économiques et géopolitiques inévitables, qui découleraient de la décroissance de l'offre, la meilleure solution consiste à accroître progressivement et artificiellement le prix des énergies fossiles, avec l'instauration d'une taxe. N'oubliez pas, que la hausse des prix qui découleraient de la baisse de l'offre, serait sans commune mesure avec l'accroissement progressif des prix qui est proposé ici.
Un prix élevé des carburants fossiles rendrait les énergies renouvelables plus rentables. En France 75 % de l'énergie consommée est d'origine fossile. Avec une telle répartition, imaginez un peu les conséquences sur notre économie, d'une hausse brutale des prix de l'énergie, notamment en terme de déclin économique et de chômage.
Il est temps d'accroître spectaculairement la part des énergies renouvelables, en investissant massivement dans ces énergies. Les économies d'énergie devront aussi compléter ce dispositif, car les possibilités offertes par les énergies renouvelables sont limitées par la taille et les capacités de notre planète (il faudra très certainement nous orienter vers une empreinte écologique proche de un).
Avec une part plus importante des énergies renouvelables et de fortes économies d'énergie, le Pic de Hubbert sera moins rapidement atteint et lorsqu'il sera atteint, nos économies seront moins sensibles à la hausse brutale des prix qui en découleront.
François HENRY
M E L? POUVEZ VOUS ME JOINDRE AU 0247674377 OU 0663221355 MERCI
mon cher edouard !! nous sommes bien embetes car tres fideles a votre centre basé a Challans en vendee dpt 85 !! nous demenageons sous peu dans le dpt 41 ! et allons devoir parcourir 78 kms afin de pouvoir profiter des avantages que vous proposez tel que la carte leclerc qui fait partie integrale de la famille !! en esperant l ouverture d un centre plus proche par exemple salbris !! nous vous remercions de tout ce que vous faites pour les foyers modestes tel que nous !! ma femme vous embrasse !et moi aussi d ailleurs!continuez comme vous faites !! et si l idee vous en dit je voterai pour vous aux presidentielles ! en esperant que vous lirez ce commentaire !! veuillez recevoir mes salutations respectueuses !!! mr;mme salaun et les enfants
Ceci n'est pas un commentaire, mais une information!
depuis le mois de septembre 2005 nous diffusons sur FRANCE BLEU BREIZ IZEL la chronique CREATEURS.
Chaque semaine un CREATEUR expose ses vues sur l'entreprise et sur la région à 7h10 12h15 et 18h20.
J'ai déjà eu le plaisir d'interviewer JJ Hénaff, Alexis Gourvennec, Marcel Kerbourc'h(publicitaire) ou encore Charles Kermarec(librairie Dialogues)
Je souhaiterais vous rencontrer pour une interview à Quimper.
quelles sont les repercussions economiques des cyclones ? je suis en premiere es et mon sujet de tpe est cette question
Réponse à 10:38 (05/12/2005)
Les cyclones ont endommagés les raffineries du Texas notamment. Comme ce type d’industrie est déjà sous-capacitaire, on peut dire que la météo a contribué à la flambée des prix des produits raffinés. De fait, le cours des carburants a continué d’augmenter alors même qu’on observait un répit sur le prix du brut.
Il faudra encore 3 ou 4 mois pour que ces raffineries retrouvent le rythme normal de production. Mais de toute façon, le secteur offrant moins de rentabilité, les pétroliers préfèrent investir dans l’exploration plutôt que dans le raffinage. Aux prochains cyclones, il est fort à parier qu’on observe les mêmes effets négatifs sur les cours.
Réponse à gueguen (10/10/2005)
Volontiers, mon ami. Le problème, c’est que je ne suis pas souvent à Quimper. Mais vous pouvez me contacter à Paris (ACDLec, 52 rue Camille Desmoulins, 92451 Issy-les-Moulineaux).
Bonjour monsieur M E L
je suis un étudiant, je viens d’un pays le plus pauvre du planète ( Madagascar ), j habite îles de France actuellement. Le canne à sucre pousse très bien à Madagascar. On sait que l'alcool de canne à sucre( éthanol, méthanol...) peut remplacer le pétrole et moins polluant. L’alcool de Madagascar présente beaucoup d'avenir Vu la capacité de produire en très grande quantité et le coût de production très inférieur aux autres pays (auto-production d'énergie de transformation, main d 'oeuvre très compétitif... etc) présente beaucoup d'avenir. J aimerais avoir un rendez-vous avec vous selon votre disponibilité et sans engagement de votre part pour parler de mon projet sur cette énergie renouvelable. Merci de votre compréhension.
Bonjour à tous,
Toutes les explications et les recommandations qu'on peut lire au-dessus sont très intéressantes mais assez difficiles à tenir voire à appliquer au quotidien.
Comment dire à des personnes de faire des économies sur leur moyen de chauffage alors que l'hiver est rigoureux et qu'il a duré 5 ou 6 mois ? Ces personnes cherchent (mais ne trouvent pas toujours) des moyens de faire baisser leur frais de chauffage. Alors, un pull en plus par ci, du scotch qui calfeutre des fenêtres vétustes que le propriétaire ne veut pas changer par là (je le remercie d'ailleurs au passage) et on baisse encore le thermostat de la chaudière pour que la température ne descende quand même pas au-dessous de 14 dans la maison.
Ces gens ne sont pas forcément des RMistes. Il y a un salaire dépassant péniblement le smic (mais il le dépasse alors de quoi se plaint-on je vous l'demande !), un congé parental et des allocations familiales mais lorsque le remplissage de la cuve passe de 300 euros à 670 et bien, ce n'est pas facile d'entendre qu'il faut encore faire des efforts.
Nous sommes certainement nombreux à être dans cette situation et je ne parle même pas du prix de l'essence. Alors, oui et forcément, mon choix depuis presque toujours et donc avant les augmentations à la pompe était de privilégier la marche plutôt que la voiture (mes enfants vont à l'école à pied, je fais tout ce que je peux à pied), mais en plus de ça, il faut que nous ayons froids pendant la moitié de l'année et avec le sourire s'il vous plaît :-) Moi, je veux bien tout ce qu'on veut mais faudrait quand même pas nous prendre pour des chauffe-eau ;-)
Je peux vous assurer que vous avez raison MEL et que notre possibilité de consommer est fortement amoindrie. Pas question de se faire plaisir à l'approche de l'automne et de l'obligation de remplir cette fichue cuve de fioul que je n'ai pas choisie mais que je n'arrive pas à quitter faute de logements libres dans ma ville !
Bonne fin de journée à tous
mercredi 18 octobre 2006 (13h56) :
Quand le ministre Breton inaugure une pompe bidon pour les caméras de télévision...
Retour au 9 octobre. Porte d’Orléans, à Paris. Thierry Breton, ministre de l’Economie et son collègue Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture, débarquent en fanfare dans une station Total. Où les attend le pdg, Thierry Desmaret.
Une scène loin d’être discrète, la presse ayant été conviée, en nombre.
Raison de cette invitation à la presse, papier,radio et télé : l’inauguration de la première pompe à biocarburant E85, "fameux mélange écolo composé de 85% d’éthanol et de 15% d’essence traditionnelle".
Comme l’écrit Le Canard, la mise en scène est parfaite : Breton s’installe au volant d’un prototype Mégane Renault et s’avance vers la pompe, puis fait le plein de biocarburant. En soulignant que 250 pompes telles que celle ci seront sur le territoire au plus tard début 2008.
Le soir même, dans les JT, des sujets sont consacrés à cet "évènement". En gros, un message à comprendre, le gouvernement ne badine pas avec l’environnement.
...
Retour à la station Total dès le lendemain.
La pompe affiche fièrement ses 0.80 euro le litre. Mais elle ne délivre pas une goutte de biocarburant. Les employés refoulent les conducteurs qui réclament leur carburant vert, et les invitent à repasser dans..plusieurs mois.
Car ce qu’ont - involontairement bien sur ... - omis de préciser Total et le ministre Breton, c’est que l’E85 n’est pas près de couler. L’autorisation de commercialisation n’a pas été délivrée, et le prix du biocarburant comme sa fiscalité ne sont même pas fixés.
Le cabinet de Breton jure qu’il y a eu malentendu et que la presse a mal répertorié l’information...
La Canard ajoute que pour leur comm’ en tout cas, Bercy et Total s’étaient bien compris. C’est le ministère de l’Economie qui avait accordé une dérogation exceptionnelle à Total pour remplir une cuve de la station de biocarburant juste le temps de l’opération caméras. "Et celle ci terminée, les Douanes nous ont demandé de pomper le biocarburant et de vider la cuve puisqu’il est interdit d’en vendre, avoue le groupe pétrolier"...
Pétrole cher, les points sur les i !

> La réunion à Bercy : dans la soirée de vendredi, le GVT se réjouissait d'avoir obtenu des engagements des groupes pétroliers, notamment l'accroissement de leurs investissements en France (raffinage, nouvelles énergies et bio-carburants) et l...

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