SOCIÉTÉ Industrie / Agriculture

Crise agricole : halte à la désinformation !

J'avais décidé de garder le silence sur la crise agricole pour laisser les groupes de travail auxquels nous participons, avancer sereinement. Et puis, après tout, c'eût été intéressant d'entendre les autres patrons d'enseigne (Georges Plassat, Jean-Charles Naouri…) s'exprimer.

Car n'en déplaise à Serge Papin, dans l'émission de Thomas Sotto sur Europe 1, personne ne peut se prévaloir de parler au nom de la grande distribution, et encore moins de lui faire porter (faut être vraiment maso !) une quelconque responsabilité dans la chute du cours international du lait ou du porc. Ou même de la fin des quotas laitiers.

Mais la crise est telle, et les tensions si fortes, qu'il convient de réagir à la bêtise.

D'abord, une beigne pour l'ANIA (Association nationale des industries agroalimentaires). Leur communiqué en pleine occupation des parkings de magasin est un pousse au crime.

Ensuite, à ceux qui colportent des rumeurs sur l'absence d'E.Leclerc aux réunions. Ici la négligence de l'AFP n'a d'égal que la mauvaise foi de ceux qui excitent les foules. J'y réponds ci-après dans le détail !

Mais vous l'avez bien compris. Si le Président de la République dans sa dernière allocution, et même Manuel Valls (lundi dernier) ont pris soin de rappeler que les distributeurs n'étaient pas responsables de la crise, les dernières déclarations de certains leaders agricoles, d'industriels, et même d'Emmanuel Macron, illustrent le retour du ciblage de la grande distribution comme exutoire de tensions.

Risques de dégâts, tactique éphémère. Même si ça aide à passer le salon de l'agriculture, ça ne fera pas remonter les cours. Et il faudra bien retravailler ensemble dès le 1er mars.

Autant commencer par rappeler les positions :

1) E.Leclerc participe à toutes les réunions auxquelles l'enseigne est invitée

Outre les contacts réguliers avec les présidents de filières (et plusieurs leaders régionaux, syndiqués ou non), entre le Secrétaire général de l'association E.leclerc,  les adhérents en charge des dossiers alimentaires ou moi-même directement, on peut citer la participation du Mouvement E.leclerc aux réunions suivantes :

Réunion organisée par la FNSEA vendredi 5 février pour travailler sur le fonds porcin.

Réunion ministérielle préparatoire, le vendredi 5 février.

Réunion de Matignon entre le gouvernement et les distributeurs, le lundi 8 février. A la suite d'une erreur de l'AFP, la présence d'E.Leclerc a été occultée. L'AFP a ensuite rectifié.

• Dans le Nord-Pas de Calais, dans le Sud-Ouest, en Bretagne, en Vendée, en Midi-Pyrénées… les adhérents et présidents de centrales ont participé à toutes les réunions régionales organisées par les agriculteurs et les pouvoirs publics.

E.Leclerc n'a été absent qu'à une seule réunion : celle du 12 février à Bercy. Et pour cause, seules les fédérations (mais pas les enseignes de la distribution) étaient invitées !

2) Sur le porc

Les centres E.Leclerc ont donné leur accord de principe sur la constitution d'un fonds d'entraide abondé par l'ensemble des professionnels du secteur, sous la seule réserve que le schéma soit validé par les autorités en charge de la concurrence. La FNSEA a engagé des démarches en ce sens.

Le Mouvement E.Leclerc rappelle que depuis avril 2015, il a suivi les revendications des éleveurs, de leurs fédérations et groupements. Ainsi, grâce à son outil de Kermené qui intervient directement sur le marché du cadran de Plérin, il a soutenu massivement les achats, pour essayer de maintenir un prix de marché à 1,40€/kg. Ce sont des groupements de producteurs qui ont mis fin à ce système.

J'ai fait savoir à plusieurs reprises que l'enseigne était ouverte à toute autre solution permettant une revalorisation par le marché.

3) Sur le lait

L'enseigne E.Leclerc a confirmé vendredi 12 février à la Fédération nationale des producteurs de lait, son accord pour signer la Charte sur les valeurs laitières qui propose :

• Un partage équitable du risque de volatilité du prix;

• Une transparence sur la répartition de la valeur entre l'éleveur, le transformateur et la distribution;

• Un effort renforcé sur l'origine des produits.

E.Leclerc ne s'opposera pas à un prix du lait supérieur au prix du marché, qui pourrait être fixé par l'Etat, ou par l'interprofession, mais dans un cadre forcément agréé par les autorités de la concurrence.

Pour E.Leclerc cette revalorisation doit profiter directement aux producteurs français. C'est sur la question de ces modalités que l'enseigne se pose des questions, eu égard à ce qui s'est passé en 2015.

En moyenne sur 2015 (marques nationales et MDD), E.Leclerc a acheté aux transformateurs des produits laitiers valorisés à 347 € /1000 litres. E.Leclerc a donc augmenté son prix d'achat sur le 2e semestre 2015 alors que les cours s'effondraient. A date (février 2016), l'enseigne a maintenu cet effort, alors même que l'accord devait expirer au 31/12/2015. C'est donc bien un engagement volontaire de notre enseigne.

Si E.Leclerc a payé aux transformateurs 347€ /1000 litres en 2015, pourquoi les éleveurs n'ont-ils pas touché cette somme ?

 4) Sur la viande bovine

Suite à la table ronde du 17 juin, E.Leclerc a acheté plus cher que le marché, avec une hausse d'environ 52 centimes / kg versée aux industriels.

E.Leclerc a pu observer que le surprix qu'il a payé depuis l'été n'est pas durablement redescendu dans les exploitations.

Actuellement, E.Leclerc travaille avec la FNB (Fédération nationale bovine, branche de la FNSEA) et avec Interbev (interprofession de la viande bovine) sur une stratégie de revalorisation des races à viande, et une meilleure segmentation sur le bœuf.

E.Leclerc est également disponible pour travailler à une réforme du système de cotation de la viande bovine qui est obsolète (beaucoup moins transparent que le marché du porc de Plérin).

Pour soutenir la filière, E.Leclerc va, en 2016, faire 3 opérations nationales sur les races à viande, ce qui permettra d'opérer un prélèvement de 12.000 têtes supplémentaires et aidera au soutien des cours.

5) Sur l'origine des approvisionnements

Sur la viande : sur 210.000 tonnes de viande achetées par E.Leclerc pour son propre compte en 2015, 196.000 tonnes sont de la viande française, soit plus de 92.5% de l’approvisionnement en viande d’E.Leclerc d’origine France (bête est née, élevée et abattue dans l’Hexagone).

Ces chiffres regroupent la viande fraîche, la charcuterie et la viande utilisée dans les plats préparés, de   « Marque Repère »,  de   « Nos régions ont du talent » et de la marque « Eco+ ». Qui dit mieux ?

Il reste des segments où l'importation est obligatoire soit pour compléter une offre, soit pour répondre à des spécificités de consommation (jambon serrano, jambon de parme, moutons et agneaux). Mais cela reste spécifique et marginal.

Sur le lait : que ce soit Marque Repère comme Eco+, le lait de consommation E.Leclerc est 100% d'origine France.

E.Leclerc tient donc l'engagement pris auprès de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) et assume son rôle de leader sur le lait de consommation.

E.Leclerc est prêt à poursuivre l'approvisionnement 100% France sur d'autres segments des produits laitiers, mais nos concurrents doivent faire le même effort, sans oublier la RHF (Restauration hors foyer) et le hard discount.

Sur les produits transformés, E.Leclerc se déclare favorable à plus de lisibilité pour le consommateur. Le processus d'indication des origines des viandes composant les produits transformés à Marque de distributeur et la refonte des packaging est en cours. De même, les demandes ont été faites aux fournisseurs de grandes marques nationales pour accélérer leur propre processus.

14 Commentaires

Salut Mel!
La crise actuelle me parait directement liée à l'activité internationale. La flexibilité de notre agriculture et de nos élevages ne peut supporter la fluctuation des accords passagers avec nos voisins. Comment équilibrer la production avec le marché avec plus de réactivité? Voilà la question qu'il faut se poser pour protéger les agriculteurs et les outils de production. Qu'en pensez vous?
Bonjour Mel, merci pour ces précisions et cette mise au point factuelle, cela nécessitait d'être dit.
Néanmoins, je ne suis pas certain que dans cette période qui conjugue tensions violentes chez les agriculteurs ET vaches maigres dans les caisses de l'état -désolé pour le mauvais jeu de mots- les deux étant sans doute liés, cela suffise, alors que cela devrait. Il est clair que la plupart des enseignes, notamment les indépendants étant décideurs au plus près des acteurs locaux, jouent le jeu des acteurs de leur tissu économique respectif.
Mais une question semble se poser : la FNSEA est-elle au service des exploitants agricoles, ou au sien propre?
Bon courage.
Il est certes utile de préciser les choses. Cependant, il me semble que vous aviez fait passer un post plus intéressant dans le sud ouest ou peut-être était-ce par un autre média où vous évoquiez ce qui se passe. Il me semble que ce n'est pas tant la grande distribution le problème, que l'agriculture elle-même. Ou du moins sa survie. Il est évident que le drame tel que celui qui a eu lieu près de Guingamp est tout à fait intolérable. Insupportable même. Et qu'en aucun cas il ne doit se renouveler. Je crois malheureusement que nos dirigeants n'ont pas pris la mesure véritable de l'enjeu de société dont il s'agit.
La consommation de viandes et de lait de vache est en baisse depuis des années. Les suivis sont connus mais dissimulés. Cela n'a pas empêché des "responsables" co-gestionnaires des politiques agricoles de pousser à l'abolition des quotas laitiers.
Le but est toujours le même : s'agrandir à moindres coûts sur le dos des moins solides. Quand un fermier fait faillite, cela fait des ha à pas cher pour les filières qui ont de la visibilité (avec la PAC)!
Pareil dans le cochon : la consommation chute. On le sait. On laisse faire.
bonjour,
Client du rayon boucherie á Rennes et Vannes je suis de près le rapport qualité prix qui est très bon.
Á mon avis monsieur Belin le président de la FNSEA ne joue pas le franc jeu des agriculteur car il est partie prenante dans un á SA d'importation de viande et volailles .
Bravo Leclerc ne changer rien.
Alain Guichaoua .

PS: bravo pour l'expo Giacometti , c'était magnifique.
Merci pour vos messages ! MEL
Bonjour Michel Edouard LECLERC, je me permets de vous contacter car je lance en Bretagne un élevage d'agneau sous le signe de qualité label rouge "Agneau de Brocéliande", les centres E.leclerc seraient -ils intéressés pas la démarche, car je constate que vous faite surtout de l'import. je suis Breton et le neveu de vos Adhérents de Saintes. merci d'avance pour votre réponse. Alban TANGUY
Bonjour Tanguy, merci pour votre message. Je vous engage à commencer par vous rapprocher de la Scarmor. Laissez-moi vos coordonnées en réponse à ce message (ce ne sera pas publié) et je vous mettrais en relation avec les acheteurs de la centrale. MEL
[...] Hier, je vous informais de la position des centres E.Leclerc sur la crise agricole. [...]
loin de moi l idée de contester votre argumentaires mais tout cela pourrais ressembler à des ententes commerciales ou à des pratiques anticoncurrentielles et là ;la Commission veille.l épilogue est façile a imaginer
En fin de compte, c'est le consommateur qui règle la note (prix du produit... et fiscalité directe ou indirecte).
C'est donc à lui qu'il faudrait s'adresser. C'est ce que font à merveilles les politiques quand il est question de "montrer que le sujet agricole est pris en compte". Ceci dit, hors désordre à la loi (sécurité, justice), sans doute quelques manif aux portes de distributeurs permet de détourner un sujet grave de société sur de la gadgétisation et la réduction du dossier (genre "je vais faire changer les règles en Europe".... et ils vont faire le nécessaire pour le porc, le blé, le mais, l'orge, les fruits et légumes, le moton.... la dette, le chômage ;-) ...ouff y'a pas de pétrole dans le pays, pas plus de cuivre.

La France est d'origine paysanne et les premiers mots francs (et non latins) étaient liés à la terre. Sans doute la mémoire est-elle courte mais quid de l'aménagement du territoire, de la cohésion sociale et de la capacité de transformation des ressources tout au long des siècles sans l'agriculture et l'élevage. Les remembrements gaulliens au sortir de la guerre apparaissent comme la dernière grande ambition d'un corps d'état qui voyait s'accélérer les mutations sociales (Rural / urbain & Agriculture / Industrie & Production / Service).... C'est tout de même mieux que les enclosures des 18 et 19° S en UK, les non mesures quant à l'agriculture en Sicile ou en Irlande du début du 20°S (beaucoup ont préféré Elis Island & la Liberté)

L'internationalisation ? C'est la marche de l'histoire. Le marché est un fait.... de plus en plus globalisé avec des règles qui lui sont propres. Sans doute la financiarisation des économies pèsent sur la juste valeur des biens et services. Mais la juste valeur qu'est-ce ? Faut-il aller la chercher sur le seul prix.
Dans ce cas, il est difficile d'imaginer que l'organisation du secteur agri-elevage francais (ici porc ou lait... mais ce pourrait être aussi aviculture ou pisciculture) telle qu'elle est résistera avec la même forme aux "modèles" allemands, US, espagnols, argentins ou canadiens par exemple ou productivité, mécanisation, rationalisation, automatisation, massification (sans parler de normes, ni de qualités, ni de fiscalité) de paraitre bien plus compétitifs (en terme de prix ou cout de revient).
Le prix du porc... enfin son cours (en euro) ???? Incompréhensible !! Aide Europe, Stock, règles et lois en tout amont, Emprunt, Capital, exploitation au niveau production et concurrence, marge en aval font du prix quelque chose de bien opaque.
Suffit d'observer quelques cours ici ou là :
1.36 e en Pologne (C 57% change au 12/2), 1.31 en Allemagne (17/02 - C 56%), 1.65 au Danemark (C 60%, change au 18/02), 1.22 au Portugal (18/02 C E 57%)...
2.598 en Chine (Live change 17/02), 1.198 au Chili (Live, change 12/02)
0.86 en Ukraine (Live, change au 12/02), 0.96 en Espagne pour 0.85 en Belgique (Live au 12/02), 0.94 aux pays-bas (Live au 19/02), Italie ? 1.20 (Live, 156/176 Kg)
France = 1.109 au 22/02.

Y'a comme un lézard... mais pas plus que sur le prix du Coca en soit ou de la Pomme de Terre. C'est le marché qui fait le prix... et le marché a toujours raison. C'est factuel.
S'agissant de denrées essentielles, il s'agit toutefois de choix de sociétés : autonomie alimentaire ? Fonction et rôle de la profession sur le territoire (pensée pour le centre, la Creuse par exemple) ? Qualité de produit (si cela évite le H1N1, l'aviaire, les farines animales déficiente.... Ouf pas encore de radiation du poisson ou de javelisation de la carotte) ? Sans parler de la vie et de la forme qui animent les campagnes, qui les fait exister tant bien que mal alors qu'il est des pans entiers de territoire dont il est loisible de se poser la question de l'avenir

Mettre à plat le dossier nécessite d'avoir une vision, une ambition. Quid de tous ces arcanes entre Europe, Etat, Producteurs (agriculture, elevage), transformateurs, Distributeurs.... peut-être aussi consommateurs (oupsss... celui là, il fait parfois mouton ou dindon).
Prix régulés ? Prix imposés ? Protectionnisme ? Subventions plus ou moins déguisées....Bofff...
Par contre 36000 communes s'occupent de leur territoire, ça doit donner des pistes de réflexion quant à la fonction de celui qui travaille avec la nature... de ce qu'il pourrait aussi apporter comme valeur ajoutée. Quid de toutes ces machines dans les mairies qui servent si peu...
Y aurait-il autant de touristes, autant d'étrangers en France (y vivant, ayant acheté à la campagne) sans notamment ce monde paysan ? Y aurait-il cet art de la table sans ce qui est produit ou élevé avec art et - pour le coup ici - sacerdoce parfois.
Indiquer l'origine des produits (par exemple), labeliser, qualifier, premiumiser et MARKETER, est par ailleurs du ressort d'une interprofession qui doit s'organiser et se réformer en tenant compte de l'environnement (le cours, le marché, le distributeur ont bons dos). Cet environnement, ouvert et de plus en plus élargi, n'est pas (seulement) le distributeur du coin... Et si le distributeur propose du porc à l'image de ses autres produits, le consommateur s'y retrouvera. Après tout BM, Mercedes et Audi, c'est bien allemand ??
Tout ce qui est rare est cher, à défaut c'est pas cher... Imparable !! Le poulet de supermarché, c'est pas cher... mais quand les os cassent et ne tiennent même pas la cuisson, la question se pose : Thailande ? Brésil ? ... Il a vu le jour lui ? Il avait des attelles ? Il a grandi sur le dos ? Arghhh, la tête à l'envers ;-)... Bon allez, la ferme du coin c'est parfois super. Des odeurs ? Comme en ville.. mais ce ne sont pas des particules. Du cocorico ? Ca réveille. Peut-être un peu plus cher (et encore) mais ca fait 8 générations que ca dure ;-). Bref, bien tracé et de qualité
Le cochon, c'est plus compliqué : transport, abattoir, cours (de la viande), pas encore fait. L'agneau (méchoui) ou le demi boeuf (du coin) ? Fait... en direct ailleurs.... L'éleveur d'agneaux ? l'un a fermé boutique, le second a ouvert une entreprise de vidange (en gardant l'activité dont il ne vivait plus... le prix 123 e, 19 Kg, 20 personnes x 2 repas). Pourquoi faut-il qu'il en soit ainsi ?
Leader d'opinions, au contact permanent de la consommation, prescripteur, la fonction du distributeur est avant tout économique, parfois un peu sociale. Mais ici social s'entend au sens "sociétal". Peut-être parfois, le poids économique peut-il influer sur le politique. Le cours du porc est trop souvent éloigné de la compréhension de celui qui le "fabrique". Le subventionner ? Nein !! Et le pouvoir d'achat dans ce cas !! Il mérite bien plus d'attention et de respect pour peu que la qualité de son travail soit connue & reconnue... et là, c'est le consommateur qui vote avec son porte-feuille selon ce qu'il veut et dont il est informé.

Rare sont ceux qui s'exprime sur ces dossiers, il faut la capacité, la volonté, l'espace (média) et la foi. 20 ou 22 % de pdm et votre crédibilité vous donnerons peut-être une fenêtre d'expression, plus encore d'action. Complexe ? Certes... mais comme les régions ont du talent, vous avez du talent
[...] Ici, il met en relation un jeune producteur avec l’une de ses centrales. Là, il tempère les inexactitudes qu’il juge présentes dans certains commentaires. Cette proximité et cette accessibilité affichées servent évidemment son image et adoucit la réputation dure et inflexible que son groupement peut avoir. [...]
Bonjour Monsieur MEL
ne pas confondre un prix de produits laitiers payé par vous sur la base d'un prix du lait à 347 €/1 000 l et ce qui doit être payé aux producteurs de lait dont une partie de leur production est certes pour les produits français mais une autre et consacrée à la fabrication pour L'export (et pour certaines entreprises c'est bien plus que les 15 % de la moyenne Française ) enfin une dernière qui alimente le marché poudre dont on connais la volatilité et qui dépend des cours mondiaux particulièrement bas depuis 2 ans ou 3 ans ( niveau de prix qu'on a déjà connu au cours de ces 20 dernières années ) ce qui donne un prix moyen nettement inférieur au 347 € .

Par ailleurs expliquez moi comment se fait qu'on trouve très régulièrement du lait Allemands dans vos magasins ? Lait que je n' achète pas lorsqu'il provient de cette origine . Ce même lait payé aux producteurs Allemands à un prix nettement inférieur au prix payé aux producteurs Français et pourtant vous le vendez au même prix ( 0.67 e le 1/2 écrémé uht de base) de mémoire prix qui est passé de 0.63 à 0.67 € .
Et évidemment vos conditions d' achats pour les produits laitiers auprès de vos fournisseurs n' ont pas été revus à la baisse cette année ......, et ne le seront pas en cours d' année ( pas comme en 2015 )
Bonjour, merci pour votre contribution. Il n'y a pas de lait allemand dans les rayons des centres E.Leclerc puisque notre approvisionnement MDD est 100% d'origine France.
Cordialement. MEL

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