Suite à ma note sur Nicolas Hulot (01/06/05), des internautes et des consommateurs m’interrogent sur les actions concrètes dans lesquelles notre enseigne s’implique, parallèlement à la réduction des sacs plastiques. Je ne voudrais pas transformer ce blog en instrument de « communication corporate », mais puisqu’il m’appartient aussi de prouver (ne serait-ce que pour mieux démontrer la faisabilité !), je veux juste citer deux types d’actions qui sont typiquement du ressort (et à la portée) d’un distributeur :
1. Les partenariats écologiques avec les fournisseurs : Depuis deux ans, la SCAMARK, société coopérative qui conçoit et fait fabriquer les produits Marque Repère (MDD) pour notre enseigne, a mis en place des « contrats de progrès environnementaux » avec ses principaux fournisseurs. Sur la base du volontariat, chaque industriel, fort du marché obtenu auprès des magasins, s’engage sur huit domaines d’action : la consommation d’eau, les rejets dans les rivières, la consommation d’énergie, les émissions polluantes dans l’atmosphère, la gestion des matières dangereuses, la promotion des bonnes pratiques et la mise en place de cahiers des charges écologiques (allant jusqu’à la certification !).
Les deux parties (SCAMARK et ses fournisseurs) s’engagent à des évaluations annuelles permettant de mesurer l’impact des mesures prises sur l’environnement. La Fondation Nicolas Hulot donne son label aux entreprises contractantes. A ce jour, 369 sites industriels ont signé un contrat. 131 sur la gestion des déchets, 84 sur la maîtrise de la consommation d’eau et 60 sur la gestion des rejets. Des résultats concrets ? Trois exemples :
- La société HDV Distribution (négociant en vins) a mis en place un plan de formation globale de son personnel concernant la manipulation des bouteilles, le tri et la gestion des déchets. Elle a enregistré une baisse de 12% de déchets.
- La société Morina Baie (fabrication de biscuits) a fait installer des compteurs à gaz individuels sur toutes ses lignes de production et de cuisson. Elle a mis en place des systèmes de contrôle qui ont permis de baisser sa consommation d’électricité de 5% et de gaz de 3%.
- Les cafés SATI ont, grâce à la mise en place d’un torréfacteur nouvelle génération, réduit de 50% les émissions de CO² dans l’atmosphère.
Petits ruisseaux… grandes rivières !
2. De son côté, la SCAMARK s’est attelée directement à la conception des emballages et à la limitation de leur impact sur l’environnement. Elle a mis en place des solutions dites « d’éco-conception » permettant d’agir très en amont sur le choix des méthodes et des matériaux de conditionnement.
Des exemples : Marque Repère a « rajeuni » sa gamme de glaces. Le nouveau packaging a changé de forme, diminué en poids, ce qui a permis un gain de place de 45% par palette. Economie : 1 820 palettes en moins à transporter, soit 60 camions en moins sur les routes ! En plus, les boîtes ont bénéficié d’un couvercle avec un système d’inviolabilité, ce qui a permis de supprimer l’opercule et le suremballage. Du coup, 31,5 tonnes de film plastique et de cartonnage sont économisées chaque année.
Idem pour 16 produits frais dont l’optimisation du conditionnement et du transport a permis d’économiser 95 tonnes d’équivalents bois et plastique, et permis de retirer des routes 137 camions. Soit une quantité non négligeable de CO² dans l’atmosphère en moins.
Je m’arrête là. On pourrait multiplier les exemples, tant les chantiers ouverts sont énormes. Et pourtant, même si cela est affiché avec une certaine fierté, ayons l’humilité de dire que ce n’est encore qu’une goutte d’eau.





