Je continue de répondre à vos commentaires, suite à mes notes du 27/08 et du 6/09. Abordons le choix des thèmes et le contenu des notes.
a) Les sujets et les thèmes : Les demandes sont multiples et quelquefois contradictoires. Les uns préfèreraient que je recentre mes propres notes sur les aspects plus concrets de mon métier. Certains (Trenges) trouvent que « la variété des sujets nuit à la richesse des débats ». D’autres, enfin, sont en phase avec ce qu’ils appellent mon « éclectisme ».
Pas facile de faire plaisir à tout le monde. Il faut comprendre aussi que, moi, « je fonctionne » selon un mode qui m’est propre :
- En tant que chef d’entreprise, je suis évidemment sollicité sur des questions concernant mon métier ou son impact sociétal. Mes notes reflètent ce « cœur de cible » de préoccupations. Mais mon domaine d’activité est très très vaste. De la vente des carburants à celle des ordinateurs, des négociations avec les agriculteurs jusqu’au soutien à l’édition, des lois Royer/Raffarin à la pub TV, des produits OGM au risque de listéria, des foires aux vins…aux voyages et aux bijoux… mon plan de travail génère une profusion d’interrogations et d’observations qui rendent légitimes (j’ai pas dit forcément expertes !) toutes ces réflexions présentées ici.
- Mais si je ne suis pas trop mauvais dans l’exercice de mon métier, et si, avec ma modeste contribution, mon enseigne caracole dans le groupe de tête de la distribution européenne, c’est aussi parce que j’y mets beaucoup de ma personne. Je ne crois pas au cloisonnement des fonctions sociales. Et cet éclectisme dont vous parliez n’est autre qu’une illustration des passions, de la curiosité, et de la vision culturelle dont j’essaie de nourrir mes analyses et mon plan d’action. Certains (des mauvaises langues !) n’y ont vu et n’y verront toujours qu’une habile opération de récupération marketing. Pourtant, telle est ma nature.
- Sans être « touche à tout », le littéraire que je suis (de formation et de passion) s’abreuve, se ressource de lectures, de rencontres, de débats dont je m’approprie des idées pour les asservir à mon propre projet. Plutôt que dans les manuels de management que j’exècre, ou les « études de cas » telles qu’on les enseigne dans les écoles de commerce, je puise dans les débats de société tout autant que dans un roman ou une biographie, des raisonnements, des expériences, mais encore, un appétit, un enthousiasme qui renforcent énergie et soif d’action. Tout cela m’est nécessaire. Et c’est cela que j’essaie de faire partager.
Alors, si vous le voulez bien, tout en évitant de me disperser, je continuerai dans cette voie…
b) Concision des notes : J’ai bien reçu quelques critiques (ou suggestions) sur la trop forte longueur de quelques notes. D’accord avec ça. En fait, je me propose d’alterner.
- Sur les sujets de fond, je ne peux pas faire plus court. Puisqu’il me revient de répondre des responsabilités et de l’impact social de mon métier, je dois étayer et argumenter (comme, par exemple, ma dernière note sur la fiscalité des carburants). A défaut, on m’accusera de faire « du café du commerce » ou de ne « faire que de la com » !
- Mais d’accord aussi. Sachons respirer. L’humour, la joie de vivre ou le partage d’émotions ne sauraient s’accommoder de longues tirades. Je saurai faire plus bref.
A demain.





