Je l’ai déjà dit, ici, je n’en fais pas un combat. Je laisse à chacun le loisir d’apprécier s’il croit nécessaire qu’on généralise l’ouverture des magasins le dimanche. Par principe, je suis pour la liberté. Mais je suis aussi pragmatique. Et je conviens que si tout le monde ouvrait le dimanche, il n’y aurait pas une augmentation de chiffre d’affaires suffisante pour couvrir les charges supplémentaires de chaque magasin. Alors, va pour une législation hybride qui limite le nombre de dimanches ouvrables. Voilà une base socialement acceptable pour les salariés. Et si, en zone touristique ou pour accompagner tel ou tel évènement local, il faudrait en accroître le nombre, faut-il en faire une affaire nationale. A mon sens, non. La loi doit fixer des principes. Il vaut mieux traiter les adaptations et les dérogations au niveau régional et dans un cadre contractuel.
Je ne vois pas de raison de faire de cette question un enjeu idéologique.
Mais quand j’entends des associations et des syndicats appeler au boycott des magasins ouverts le 24 décembre, franchement je me demande à quoi on joue.
Ah, oui, on nous dit qu’il faut refuser « l’aliénation de la marchandise », et sortir « d’une vision purement consumériste » de la société (CGC). On nous dit aussi, sans rire, que c’est « la diversité de notre système de distribution qui est remise en cause » !!! (CFTC). Beaucoup de mots, de discours, en apparence généreux. Mais s’il s’agit vraiment de protéger le droit des salariés (CGT), pourquoi réserve-t-on ces flèches au seul secteur de la distribution é
Pourquoi n’entendons-nous rien dire du sort de tous ceux qui, ce jour-là , et jusque tard dans la nuit, travailleront, ce 24 décembre, dans les restaurants, le métro, sur l’autoroute ou à la SNCF…pour que la fête soit belle aussi pour les autres… Pour ceux-là , dont les métiers sont souvent aussi exposés à la pression du public et au stress de la suractivité, point de couplet, aucune sollicitude.
Allons, cette discrimination est trop louche pour être sincère. Je répète, s’il faut légiférer pour que le 24 décembre soit férié, alors que ce soit pour tous les métiers. Et encore mieux : je suggère à ceux qui soutiendraient sincèrement cette demande d’éviter, dans leur propre pratique, la fréquentation des magasins, des centres de loisirs et des services publics ce jour-là . Chiche !





