Archive pour juillet 2007

Mercredi 11 juillet 2007

L’offre culturelle en France profonde : réponse à Olivier Séguret (Libération)

> Voir le film publicitaire Espaces Culturels E.Leclerc

Je réponds à Page et à quelques autres blogueurs qui m’ont interpellé par email. Je poste ci-dessous la lettre publiée ce matin dans Libération et qui fait suite aux diatribes d’Olivier Séguret (Libération, cahier Cinéma, 4/07/07).

Dans l’édition du 4 juillet dernier, les lecteurs de « Libé » dont je suis, ont pu découvrir comment on peut apaiser sa névrose en abusant du privilège d’appartenir à la rédaction d’un quotidien emblématique de la liberté d’expression.

Voilà deux ans, nous avons réalisé un film publicitaire pour promouvoir nos 120 Espaces Culturels. Le film, largement diffusé au cinéma est, depuis le début de cette année, présent à la télévision.

Deux ans après sa sortie, nous découvrons, dans les pages cinéma de Libé , une « critique » bien confuse qui affirme que ce film véhicule « l’idéologie ignoble » de E. Leclerc qui « fait de la culture l’ultime et la pire plateforme d’un affrontement social désespérant ». Du pur délire !

Je conçois que Mr Séguret n’ait pas aimé notre spot. Mais son prurit, franchement excessif, témoigne du fossé qui sépare encore une vision parisienne de la culture de la réalité que nous vivons en province.

Quand j’ai engagé mon enseigne dans la distribution des produits culturels, je suis parti d’un constat : la demande culturelle est toute aussi forte dans les petites villes que dans les grandes zones urbaines. Mais l’offre y est poussive. Les galeries et les libraires ont du mal à fidéliser. Le Spectacle Vivant (théâtre, concerts) y est le parent pauvre d’une politique culturelle souvent limitée aux festivals d’été.

Alors, tant du point de vue du mécénat que de l’ouverture d’espaces culturels, j’ai choisi de faire investir mon enseigne là où Pinault (la Fnac) n’investira pas, là où Lagardère (Virgin) ne trouvera pas de rentabilité suffisante. J’ai choisi de distribuer Rimbaud, Duras, Bilal et autre Onfray à Pontchateau, Villemur-sur-Tarn, L’Aigle, Cogolin ou Sélestat.

C’est un choix commercial, en adéquation avec l’implantation de nos hypermarchés. Une stratégie efficace puisque nous y sommes devenus un acteur culturel majeur (deuxième libraire de France). Mais c’est aussi un choix politique. Plutôt que de sponsoriser les grandes manifestations nationales déjà établies, je soutiens le Festival International de la Bande Dessinée à Angoulême, Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, Les Folles Journées de Nantes, Alors Chante à Montauban, etc., soit plus d’une soixantaine d’initiatives locales dont l’investissement, malgré tout, fait de notre enseigne le cinquième ou sixième mécène culturel français.

Assez de faux procès. Loin de mépriser ce public provincial auquel je destine notre offre culturelle, c’est le quartier Saint-Germain que j’interpelle dans ce film publicitaire, et encore plus le monde des médias qui, de Boulogne à Neuilly, traite cette France-là comme une réserve d’Indiens, nourris d’images du « Loft », de Koh-Lanta et des talk-shows du samedi soir.

Tant pis pour ceux que dérange l’investissement d’un ancien épicier dans le secteur des produits culturels. La culture est partout à sa place. Je persiste et signe.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 5 juillet 2007

Foires aux vins : Gérard Depardieu et Alain Dutournier pour une dégustation à l’aveugle

Ca se prépare, c’est pour bientôt. Les catalogues vont bientôt partir à l’impression. Œnologues et sommeliers ont déjà établi leur planning pour animer les ventes dans toutes les enseignes de distribution et même sur Internet.

Chez E. Leclerc, on procède à un rituel qui nous est propre. Ce sont nos adhérents qui sélectionnent les vins et, parmi eux, cinq accros des flacons : Jean-Luc Roché (Amboise et Perrusson – 37), Pascal Payraudeau (Roques-sur-Garonne – 31), Stéphane Berthy (Vannes – 56), Franck Hélou (Lens – 62), Didier Coustou (Saint-Magne de Castillon – 33). Ils ont la charge de la politique d’achat du groupe, mais ce sont avant tout des passionnés du vin. Certains ont des vignes, d’autres des caves exceptionnelles, et tous ont en commun de vouloir aborder avec humilité, avec curiosité et surtout beaucoup d’enthousiasme, ce marché du vin sur lequel entrent, chaque année, de nouveaux acteurs viticoles.

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De gauche à droite : Stéphane Berthy, Franck Hélou, Jean-Luc Roché, Pascal Payraudeau, Didier Coustou – © Hubert Raguet

L’une de leur réussite, ce sont « les Incroyables ». Une sélection drastique des meilleurs vins de chaque appellation. Non seulement ils sont à la recherche du meilleur rapport qualité/prix, mais ils veulent surtout repérer ces viticulteurs qui sculptent, élèvent et bichonnent leur jus de raisin au point de mériter souvent mieux encore que l’appellation dont bénéficie leur zone d’implantation.

Au total, c’est plus de 200 bouteilles qui sont proposées à une première sélection. Les 38 rescapées de ce tri sélectif se sont vues à nouveau testées, à l’aveugle, par une dizaine de « fines gueules » que j’avais réunies chez Alain Dutournier, au Carré des Feuillants à Paris.

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Alain Dutournier, Didier Coustou – Jean-Luc Pouteau et Gérard Depardieu

Je ne peux m’empêcher de vous livrer ces quelques photos, témoins du sérieux avec lequel nos membres du jury se sont appliqués à noter chaque flacon.

Inutile de vous dire aussi la joyeuse ambiance. Je veux décerner la mention du plus sympathique « goûteur » à Gérard Depardieu, décidément le meilleur des copains. Au départ, il ne devait pas être là. C’est le redoutable Bernard Magrez qui, immobilisé dans son Bordelais, a demandé à Gérard de nous faire l’amitié d’intégrer « au pied levé » (sic) notre tablée. Un véritable puits de science question vin. Il est lui-même producteur en Algérie, en Amérique Latine, en Italie, et bien sûr en France. Cela fait 30 ans qu’il hume les flacons. Et sans révéler les secrets de la tablée, je peux vous dire que ses notations étaient très proches de celles de Jean-Luc Pouteau, meilleur sommelier du monde 1983.

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Jean-Luc Pouteau, Michel-Edouard Leclerc et Gérard Depardieu

© Hubert Raguet

On dit souvent que la nouvelle génération de journalistes est trop déconnectée de ses dossiers. Je peux vous dire qu’en ce qui concerne les revues spécialisées du vin, les trois ambassadeurs du monde médiatique qui participaient à la dégustation ont su, eux aussi, relever le gant avec expertise et finesse. Au final, 5 bouteilles sont sorties du lot, dont un Monbazillac !!! Eh oui. Les nominées seront annoncées début septembre. Toutes ces bouteilles seront évidemment proposées à la vente (des prix publics oscillant entre 5 et 15 euros). Personnellement, je ne teste pas tout ce que nous vendons en magasin. Mais là, j’y étais, j’en atteste…et c’était bon !

Et tant pis pour les rabat-joie qui me feront remarquer que sur cette note, je n’ai pas mis les obligations légales. C’est pas de la pub, ici, messieurs dames, c’est du bonheur… A vot’ santé !

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Karine Valentin (Rédactrice en chef Cuisine et Vins de France), Thierry Desseauve (journaliste)

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Didier Coustou, Michel Bettane (journaliste), Michel-Edouard Leclerc et Thierry Desseauve (journaliste)

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Gérard Depardieu et Michel-Edouard Leclerc – © Hubert Raguet

Michel-Edouard Leclerc

Mercredi 4 juillet 2007

Electricité, gaz : une ouverture à la concurrence complexe, mais nécessaire à terme

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Bon, disons-le tout de suite, tout le charabia qu’on nous a servi ces derniers jours sur l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz n’aura pas vraiment contribué à éclairer notre lanterne. Aussi, même si je trouve la position de l’UFC-Que Choisir excessive, je ne peux qu’inciter les consommateurs à la prudence. Malgré les engagements de Charles Beigbeder, le dynamique PDG de Poweo (« Je garantis d’être toujours les moins chers du marché » !!!), je ne vois pas ce qu’à court terme, les consommateurs ont à gagner. A terme, je conçois la nécessité de la réforme. Mais c’est une autre histoire.

1) A court terme, rien à gagner !

Je n’ai pas encore analysé toutes les possibilités d’offres alternatives. Mais à ce jour, elles me paraissent bien maigrichonnes.

La raison en est simple : les tarifs d’EDF sont aujourd’hui, en Europe, parmi les plus bas, du fait notamment des choix stratégiques opérés par les gouvernements français, du temps de sa nationalisation. L’hydraulique et le nucléaire s’avèrent extrêmement rentables et compétitifs.

Et puis, surtout, les tarifs actuels sont contractuellement garantis par l’Etat.

L’UFC-Que Choisir a raison de rappeler que tout changement devient irréversible. Alors avant de quitter la proie pour l’ombre, prenons le temps d’analyser les scénarios de nos consommations futures.

Après tout, les entreprises elles-mêmes qui étaient autorisées à modifier leur contrat ne l’ont fait qu’en minorité ! C’est tout simplement qu’en l’état du marché, comptables et stratèges n’ont pas vu plus d’intérêt que cela à se précipiter.

2) A long terme, cependant, je n’en doute pas, la réforme est nécessaire. Pour s’adapter à la concurrence européenne ! Et pour que, sur des critères d’écologie, d’économie d’énergie ou même de prix, les usagers puissent profiter de la recomposition d’une offre dont on sent bien qu’on est encore au début des restructurations.

Inéluctable la réforme ? Oui ! Nous ne pouvons pas prétendre aller conquérir les marchés voisins sans ouvrir le nôtre à la concurrence d’autres opérateurs européens.

Et dans cette nécessité, on voit bien que la garantie d’Etat accordée aux seules tarifications EDF ne saurait perdurer. Facile aujourd’hui de la revendiquer ! La position est intenable à terme puisqu’il s’agirait de faire bénéficier EDF d’une tarification discriminatoire à l’égard des autres opérateurs. Un peu comme la distribution du livret A réservée aux Caisses d’Epargne…objet du courroux de la Commission Européenne et des autres concurrents bancaires.

Et puis, il faut savoir regarder plus loin l’horizon :

- Tous les analystes le confirment : l’énergie va devenir de plus en plus chère.

- Si les différences tarifaires ne sont pas évidentes aujourd’hui, elles risquent, d’ici quelques années de devenir flagrantes. L’économiste, Daniel Cohen, le rappelle à qui veut bien l’entendre : « Les tarifs de l’électricité et du gaz sont alignés sur ceux du pétrole. Même moins chers, ils nous sont promis à la hausse. » Les consommateurs seront alors bien contents de pouvoir mettre en concurrence, comme sur le marché de la téléphonie, des opérateurs qui pourront les faire bénéficier des meilleures politiques tarifaires.

Oui, tout cela c’est pour demain. Pour l’heure, il n’y a pas d’urgence. Mais ne crachons pas pour autant sur la réforme.

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 3 juillet 2007

Charte d’utilisation du Blog de Michel-Edouard Leclerc

Qu’est ce que le « blog » de M.E.L ?

Le blog est un espace d’échange dédié aux internautes intéressés par toutes les questions économiques, commerciales, d’actualité, de société sur lesquelles s’exprime Michel-Edouard Leclerc.

Michel-Edouard Leclerc rédige seul toutes ses notes, intervient dans le choix des photos, lit tous les commentaires.  Aussi répond-il aux internautes à chaque fois qu’il le peut, mais en fonction des cadences de sa vie professionnelle et privée qu’il entend ne pas sacrifier. Il veut être disponible, mais comme il le dit souvent, il « ne veut pas devenir esclave de l’outil ».

La modération du blog de M.E.L

Une pré-modération est mise en place sur ce blog. Cette modération à priori permet de maintenir la qualité des échanges et des débats d’idées.

Les commentaires du blog de M.E.L

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Ce blog, journal personnel de M.E.L., est dédié en priorité aux sujets traitant de la distribution, de la consommation, et plus généralement de l’économie, de la politique et des questions de société. Ces choix recouvrent les questions pour lesquelles il est fréquemment sollicité par les étudiants ou les autres professionnels (cadres ou chefs d’entreprise) auxquels il consacre également une partie de son temps. Ces notes constituent pour lui une manière de structurer son propos, de l’amender au gré des commentaires de chacun. Pour permettre une navigation plus confortable sur le site, et dans la lecture de toutes ces réactions, nous vous remercions de rester autant que faire se peut dans le sujet traité. Et même si vous voulez vous exprimer de manière très critique, nous vous encourageons à écrire dans une forme qui respecte l’ensemble des interlocuteurs sur ce blog et contribue à faire progresser le débat.

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Michel-Edouard Leclerc

Lundi 2 juillet 2007

Etre ou paraître : Juppé, Wauquiez et la maquilleuse

Retour de week-end : Alors que la presse nationale titre sur les risques d’attentats londoniens, le journal Sud-Ouest consacre sa Une à Alain Juppé.

C’est ce décalage qui attire mon regard. Il faut dire que Sud Ouest a fait très fort. Outre, la référence au maire de Bordeaux, la Une est consacrée à la Félibrée, une fête du terroir, grand rendez-vous de l’Occitanie périgourdine. Je sais que la mode est à la « proximité », mais de là à omettre une accroche sur une actualité nationale ou mondiale pourtant très riche, voilà qui détonne !

Donc, je plonge avec avidité dans les quasi trois pages consacrées à Alain Juppé. Eh bien, m’en croirez-vous, je ne fus pas déçu.

1) Alain Juppé :

Passionnante interview. Sans langue de bois, le maire de Bordeaux y est confronté à quelques lecteurs du journal. Humain plus qu’humain, il revient sur sa défaite.

L’analyse est sans détour, sans emphase, sans faux-semblant. S’il « n’a pas l’angoisse du vide », il dit n’avoir toujours pas digéré : « Là, cela m’a fait un choc. Cela a été très dur à vivre, ce qui peut expliquer certaines réactions un peu vives que j’ai eues parce que j’ai trouvé ça très violent. Je ne sais pas si j’ai vraiment digéré parce que le processus de digestion est très long. Mais…la vie continue, je vais faire mon boulot. »

Question : Pourquoi avoir risqué de perdre votre ministère ? La mairie pouvait vous suffire ?

« C’est par le souci d’avoir un soutien populaire. C’est peut-être à relier aussi, psychanalitiquement, à ce qui m’est arrivé en 2004. Je voulais avoir la certitude que le peuple me redonnait sa confiance… La leçon que j’ai tirée de cet échec, c’est qu’à l’avenir, je ne me mettrai pas en situation de cumul. »

Le plus profond de cette interview n’est peut-être pas dans cet aveu, empreint d’humilité. Non, le plus intéressant, c’est cette analyse livrée tout aussi simplement, mais qui en dit long sur le conflit qui habite chaque homme politique médiatisé : être ou paraître ?

Un lecteur : « J’ai lu que vous aviez changé. Est-ce que votre voyage au Québec vous a amené à voir, cette fois, les choses différemment ? »

AJ : « J’ai dit que j’avais changé parce qu’on ne cesse de me le demander, mais je ne suis pas sûr d’avoir changé. On est comme on est. On a un patrimoine génétique, une hérédité, une éducation, une personnalité et, sauf exception, on n’est pas totalement différent de ce qu’on est à ses origines. Je suis un affectif primaire. En tout cas, quand je vois certains portraits qui sont faits de moi, j’ai trouvé la réponse : ce n’est pas moi. Je suis arrivé à me coller une image qui n’est pas moi. »

Il faut se rendre à l’évidence : l’homme politique n’est pas un acteur.

2) Laurent Wauquiez : J’étais à côté de lui sur le plateau de Laurent Ruquier, samedi soir. Dynamique, le jeune porte-parole de Matignon. Souriant, pas si confiant que ça, mais plein d’enthousiasme, de ressources.

Face aux insinuations d’Eric Zemmour et Eric Naulleau, il se justifiait : « Non, je ne suis pas un nouveau Juppé. J’ai de l’admiration pour cet homme, mais je ne lui ressemble pas. Les diplômes ? La tête d’œuf ? La réussite rapide ? Et bien, oui, et alors… ». Pour un peu, il aurait dit : « J’ai pas fait exprès ». Son sourire permanent, son aisance ? Sa belle gueule ? Ah ça, il lui en fallait du courage à Laurent Wauquiez pour avoir à se justifier de tout cela, face à des procureurs qui finissaient à ne voir en lui que le stéréotype d’une société qui formate, qui moule, qui clone…ses représentants politiques.

J’étais assis à côté de Vincent Elbaz, acteur, et malgré tout pas franchement à l’aise dans cette palinodie. Je l’entendais, lui, l’homme du cinéma, du théâtre, des grands et des petits rôles, marmonner : « C’est quand même dingue de devoir justifier ce que l’on est, au risque de devoir en paraître un autre. Et pourquoi, pour plaire, faudrait-il avoir l’air médiocre ! »

3) La maquilleuse : C’est elle qui donne la réponse, en fin d’émission (5 heures d’enregistrement pour 3 heures retenues !!!). « Tout le monde veut être aimé, tout le monde veut séduire, pas seulement l’homme politique. Oui, il faut du rimmel, poudrer les taches, gommer les aspérités. Mais il faut que tout cela reste léger. Il vaut mieux rester soi-même, y compris avec ses défauts. On ne peut pas plaire à tout le monde (sic). A trop forcer le maquillage, la personnalité disparaît sous le fard. Et sous les spots, à la longue, on perd son éclat. »

Etre ou paraître ? La question interpelle Wauquiez comme elle a déstabilisé Juppé. Mais la leçon de la maquilleuse peut nous éviter bien des déboires. Ca ne sert décidément à rien d’imaginer que « Je » puisse être durablement un autre.

Michel-Edouard Leclerc