Ca se prépare, c’est pour bientôt. Les catalogues vont bientôt partir à l’impression. Œnologues et sommeliers ont déjà établi leur planning pour animer les ventes dans toutes les enseignes de distribution et même sur Internet.
Chez E. Leclerc, on procède à un rituel qui nous est propre. Ce sont nos adhérents qui sélectionnent les vins et, parmi eux, cinq accros des flacons : Jean-Luc Roché (Amboise et Perrusson – 37), Pascal Payraudeau (Roques-sur-Garonne – 31), Stéphane Berthy (Vannes – 56), Franck Hélou (Lens – 62), Didier Coustou (Saint-Magne de Castillon – 33). Ils ont la charge de la politique d’achat du groupe, mais ce sont avant tout des passionnés du vin. Certains ont des vignes, d’autres des caves exceptionnelles, et tous ont en commun de vouloir aborder avec humilité, avec curiosité et surtout beaucoup d’enthousiasme, ce marché du vin sur lequel entrent, chaque année, de nouveaux acteurs viticoles.

De gauche à droite : Stéphane Berthy, Franck Hélou, Jean-Luc Roché, Pascal Payraudeau, Didier Coustou – © Hubert Raguet
L’une de leur réussite, ce sont « les Incroyables ». Une sélection drastique des meilleurs vins de chaque appellation. Non seulement ils sont à la recherche du meilleur rapport qualité/prix, mais ils veulent surtout repérer ces viticulteurs qui sculptent, élèvent et bichonnent leur jus de raisin au point de mériter souvent mieux encore que l’appellation dont bénéficie leur zone d’implantation.
Au total, c’est plus de 200 bouteilles qui sont proposées à une première sélection. Les 38 rescapées de ce tri sélectif se sont vues à nouveau testées, à l’aveugle, par une dizaine de « fines gueules » que j’avais réunies chez Alain Dutournier, au Carré des Feuillants à Paris.

Alain Dutournier, Didier Coustou – Jean-Luc Pouteau et Gérard Depardieu
Je ne peux m’empêcher de vous livrer ces quelques photos, témoins du sérieux avec lequel nos membres du jury se sont appliqués à noter chaque flacon.
Inutile de vous dire aussi la joyeuse ambiance. Je veux décerner la mention du plus sympathique « goûteur » à Gérard Depardieu, décidément le meilleur des copains. Au départ, il ne devait pas être là. C’est le redoutable Bernard Magrez qui, immobilisé dans son Bordelais, a demandé à Gérard de nous faire l’amitié d’intégrer « au pied levé » (sic) notre tablée. Un véritable puits de science question vin. Il est lui-même producteur en Algérie, en Amérique Latine, en Italie, et bien sûr en France. Cela fait 30 ans qu’il hume les flacons. Et sans révéler les secrets de la tablée, je peux vous dire que ses notations étaient très proches de celles de Jean-Luc Pouteau, meilleur sommelier du monde 1983.

Jean-Luc Pouteau, Michel-Edouard Leclerc et Gérard Depardieu
© Hubert Raguet
On dit souvent que la nouvelle génération de journalistes est trop déconnectée de ses dossiers. Je peux vous dire qu’en ce qui concerne les revues spécialisées du vin, les trois ambassadeurs du monde médiatique qui participaient à la dégustation ont su, eux aussi, relever le gant avec expertise et finesse. Au final, 5 bouteilles sont sorties du lot, dont un Monbazillac !!! Eh oui. Les nominées seront annoncées début septembre. Toutes ces bouteilles seront évidemment proposées à la vente (des prix publics oscillant entre 5 et 15 euros). Personnellement, je ne teste pas tout ce que nous vendons en magasin. Mais là, j’y étais, j’en atteste…et c’était bon !
Et tant pis pour les rabat-joie qui me feront remarquer que sur cette note, je n’ai pas mis les obligations légales. C’est pas de la pub, ici, messieurs dames, c’est du bonheur… A vot’ santé !

Karine Valentin (Rédactrice en chef Cuisine et Vins de France), Thierry Desseauve (journaliste)

Didier Coustou, Michel Bettane (journaliste), Michel-Edouard Leclerc et Thierry Desseauve (journaliste)

Gérard Depardieu et Michel-Edouard Leclerc – © Hubert Raguet





