Archive pour le 28 août 2007

Mardi 28 août 2007

Hausse des prix : avant la psychose, un état des lieux (1)

Je développerai, tout au long de ces quinze prochains jours, les arguments qui me font dire :

1) Qu’il n’y a pas de tension inflationniste majeure sur l’ensemble de la consommation des Français.

2) Qu’il existe bien des risques de hausses de prix suite à l’évolution du prix des matières premières agricoles sur les marchés mondiaux et aussi de certaines matières premières non alimentaires (énergie).

3) Mais pourvu que le gouvernement poursuive la réforme de la loi Galland et donne ainsi aux distributeurs les moyens de négocier les tarifs des fournisseurs, les prévisions d’inflation, pour l’année 2007 et même pour le premier semestre 2008, devraient rester inférieures à 2 % en hypermarché.

Avant de continuer d’en débattre, d’argumenter et de justifier, qu’on me permette de faire le point sur la période présente.

Il y a, aujourd’hui, beaucoup de confusion. Ce n’est pas parce que les fournisseurs annoncent des hausses de tarifs que celles-ci vont se répercuter systématiquement dans les prix.

- D’abord, parce que le coût des matières premières n’intervient pas toujours de manière importante dans le prix de vente d’un produit transformé.

- Ensuite, parce que depuis les accords Sarkozy (juin 2004) et les deux premières étapes de la réforme de la loi Galland, la concurrence joue positivement dans l’intérêt des consommateurs.

Cela se voit peu, mais c’est efficace.

Il faut bien se rendre compte que cela fait déjà 6 mois que les propositions tarifaires des industriels sont à la hausse (en épicerie : + 3,9 % depuis mars 2007).

Mais E. Leclerc a continué à baisser ses prix, plus vite que ses concurrents. Et l’impulsion déflationniste lancée par notre action commerciale entraîne les autres distributeurs dans un cycle de baisse durable, au moins jusqu’à la fin de l’année.

Michel-Edouard Leclerc