
© Martin Bureau – AFP
Ca y est, je suis de retour. Oh, n’imaginez pas que j’étais parti en vacances. J’ai bien effectué quelques allers et retours sympathiques ici ou là, mais la période de Noël, puis la période des soldes, sont, pour un distributeur, des moments d’intense activité professionnelle.
Non, je n’étais pas parti très loin. Mais, je le reconnais bien volontiers, j’avais quelque peu abandonné la fréquentation de mon propre blog. Pourquoi ? Eh bien, je vais vous le dire tout simplement : j’ai eu un coup de blues devant des échanges devenus de plus en plus brouillons, un espace squatté par les mêmes qui se faisaient passer pour d’autres (sic), et par des interpellations pas toujours sincères.
Eh oui, s’agissant de mon activité de blogueur, je n’hésite pas à dire que j’ai éprouvé un sacré coup de blues, avec une vraie interrogation sur l’utilité de persévérer.
Il faut comprendre : j’écris toutes ces notes moi-même, dans les avions, dans les trains, et souvent sur un coin de table, dans un café, ou au bureau, entre deux rendez-vous.
J’aime ça, écrire. Coucher sur le papier une réflexion, la relation d’une rencontre, rechercher avec les internautes une piste, une tendance, une idée.
Contrairement à ce que ressassent les squatteurs établis dans une posture dubitative permanente, cette liberté d’écrire, je ne la délèguerai à personne d’autre. A part ma webmaster, fidèle témoin de mon implication, aucune agence de communication, aucun service consommateurs…ne vient relayer mon travail. Alors, quand surmontant mes appréhensions, je découvre, de retour d’un long déplacement, 30, 40 commentaires me posant toujours les mêmes questions concernant tel magasin ou tel produit alors qu’à de multiples reprises, j’ai informé les consommateurs de la procédure à suivre, c’est vrai, les bras m’en tombent, je n’ai pas le courage.
Et puis, il y a aussi tous ceux qui font les petits malins, se font passer pour des consommateurs ou des salariés du groupe. Ils déposent, dans l’anonymat, leur venin. Et moi, bonne pâte, je commence à répondre à tout le monde, malgré le temps qui défile trop vite, malgré l’énergie déjà dépensée…jusqu’à ce qu’on me démontre l’arnaque (un même numéro IP, par exemple, pour 10 ou 15 pseudo consommateurs). Et au final, tout ça n’aurait servi à rien…
Oui, vous avez compris que, comme d’autres blogueurs, j’ai atteint « une limite de motivation ».
Bon, tout ça, c’était l’année dernière. Depuis, j’ai repris mon courage à deux mains. Par email, par courrier, vous avez été des dizaines, étudiants, profs de fac, salariés de la distribution, et même de mon groupe, à me demander de persévérer.
J’ai compris aussi que c’était ça la fameuse Toile. 10 % d’efficacité pour 90 % de vent. Mais après tout, 10 %, c’est déjà énorme.
Alors, je retrousse les manches et je promets : en 2008, ça va re-déménager…
Encore une fois, meilleurs vœux à tous, à vous, internautes fidèles.





