Archive pour juin 2008

Jeudi 26 juin 2008

Alliance stratégique entre les Coopérateurs d’Alsace et les Centres E. Leclerc

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Suite à l’annonce d’un partenariat Coop Alsace/E. Leclerc le 19 juin 2008, beaucoup de questions par mail ou par courrier auxquelles il me faudra répondre. Yves Zehr, Président du groupe Coop Alsace et moi-même nous expliquerons sur le contenu de l’alliance lors d’une conférence de presse qui se déroulera à Strasbourg le 1er juillet 2008.

Mais dès à présent, je précise :

1) Qui sont les Coopérateurs d’Alsace ?

Fondé en 1902, le groupe Union des Coopérateurs d’Alsace (UCA) est une société coopérative de consommation qui appartient à environ 150 000 sociétaires, principalement des familles de consommateurs. Elle fut créée dans le but d’acheter et de fabriquer des denrées alimentaires pour les revendre au prix le plus juste.

Aujourd’hui, c’est un réseau de 214 magasins de tailles variées, allant du commerce de proximité (Le Mutant, Point Coop) jusqu’à l’hypermarché (Rond Point).

L’UCA est le premier distributeur indépendant alsacien. Elle représente environ 17 % de part de marché dans la région avec un chiffre d’affaires consolidé de 819 millions d’euros (+ 3,9 %) en 2007.

2) Quelle est la motivation de l’UCA ?

Pour son Président, Yves Zehr, la nouvelle législation économique actuellement débattue au parlement nécessitait que les Coopérateurs d’Alsace « redeviennent manoeuvrants » en se donnant les moyens d’être plus performants sur les prix et l’approvisionnement.

La fin du contrat de filiation avec la centrale d’achat CORA, partenaire de l’UCA depuis vingt ans, a créé l’opportunité d’une recherche d’alliance avec un groupe de taille européenne et qui partageait les mêmes valeurs.

C’est à la suite de discussions avec plusieurs autres enseignes que l’UCA a sollicité un rapprochement avec E. Leclerc.

L’UCA était sur le point de signer avec Système U. Hansueli Loosli, Président de Coop Suisse et actionnaire de l’un des magasins des Coop d’Alsace (hypermarché de Saint-Louis), a convaincu Yves Zehr que l’alliance avec E. Leclerc était non seulement possible mais souhaitable.

3) Qu’apporte l’alliance aux partenaires ?

L’UCA va pouvoir bénéficier des conditions de négociation et d’achat, et de l’organisation logistique des Centres E. Leclerc, de son implication dans les réseaux internationaux via Coopernic, ou dans les pays d’implantation européens de E. Leclerc.

L’UCA et ses filiales auront accès à toutes les marchandises et services référencés ou fournis par toutes les structures collectives existantes du réseau E. Leclerc. Les magasins de Coop Alsace pourront donc accéder aux MDD, aux premiers prix, et aux conditions de référencement des grandes marques obtenues par le GALEC (Groupement d’Achat E. Leclerc).

Ce transfert de savoir-faire s’exprimera dans des domaines aussi variés que la politique de prix, les techniques promotionnelles et de fidélisation, le développement des concepts spécialisés.

De son côté, E. Leclerc bénéficiera d’une implantation régionale plus forte. Les quelques centres E. Leclerc établis en Alsace ne représentaient que 3,8 % de part de marché. L’alliance lui permet d’étendre son enseigne sur 7 hypermarchés Rond Point et une quarantaine de supermarchés qui prendront l’enseigne E. Leclerc Express.

4) N’y a-t-il pas risque de position dominante ?

Non. La situation nouvellement créée génère d’ailleurs une situation plus concurrentielle que la précédente, quand Coop Alsace était adossée au groupe Cora.

Après cette opération, l’alliance E. Leclerc/Coop Alsace représentera environ 23 % de part de marché. Les implantations sont très complémentaires.

Par ailleurs, et c’est très important, l’alliance respecte intégralement la liberté et les spécificités de chacun des deux groupements. Le partenariat exclut toute vente, tout transfert de propriété entre Coop Alsace et E. Leclerc. Chaque groupement continue de gérer de manière autonome ses ressources financières et humaines, son réseau et son expansion.

5) L’existence d’un réseau de petits magasins de proximité est-elle compatible avec l’enseigne E. Leclerc ?

Comme je l’ai dit, les hypers prendront l’enseigne E. Leclerc, les plus grands supermarchés celle de E. Leclerc Express. Mais l’accord bénéficiera aussi à tout le réseau des petits magasins de proximité caractéristiques de l’implantation urbaine des Coop d’Alsace. Seule, l’enseigne Le Mutant n’est pas concernée par le contenu de l’alliance (une dizaine de petits magasins). Elle bénéficie d’un accord d’approvisionnement par les Coop de Normandie.

De ce point de vue, l’accord est vraiment gagnant/gagnant. E. Leclerc va pouvoir tester de manière plus rationnelle le modèle économique de E. Leclerc Express autour d’une même logistique (ce que ne lui permet pas l’implantation actuelle trop dispersée dans l’hexagone). Et les petits magasins de proximité de Coop Alsace vont bénéficier des conditions d’achat d’hyper.

Michel-Edouard Leclerc

Lundi 23 juin 2008

« La main de Dieu » de Yasmine Char (Gallimard) remporte le « Prix Landerneau »

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Chaque année, plus de 1 400 nouveaux romans sont envoyés par les éditeurs dans l’ensemble des librairies françaises. Rien qu’en janvier 2008, 400 nouveaux romans ont été publiés. C’est énorme ! Comment, dans un tel foisonnement, avec une durée de vie moyenne en librairie de 3 à 4 mois, un nouveau roman peut-il avoir une chance d’être repéré par les lecteurs ? Ce manque de visibilité est aggravé par les prétentions d’une scène littéraire française phagocytée par un petit cercle d’initiés, critiques littéraires ou membres de jurys, briseurs de rêves ou faiseurs de rois !

Sur une proposition des libraires de nos Espaces Culturels, j’ai décidé de créer le « Prix Landerneau ».

Sa vocation ? « Ouvrir une fenêtre » sur la production pléthorique de livres et permettre au grand public de découvrir les nouveaux romanciers d’expression française qui ont su développer des histoires fortes pour rendre accessible, désirable la grande littérature. Des jeunes talents, des romanciers qui se jettent dans la rédaction d’une première œuvre, des auteurs (pas plus de 3 ou 4 romans) non encore repérés par le « système » alors qu’ils mériteraient un joli « coup de pouce ».

Pourquoi Landerneau ? C’est évidemment un clin d’œil à notre histoire. Mais c’est surtout une ville, aux antipodes du quartier Saint-Germain, une ville comme toutes celles où sont établis nos Espaces Culturels de province ; une ville symbole à l’image d’un lectorat qui, passionnément, considère que la culture est partout à sa place, en province tout autant qu’à Paris.

C’est aux libraires de nos Espaces Culturels établis en province et en banlieue que j’ai demandé d’ausculter à la loupe une sélection de 140 titres dont 10 d’entre eux ont émergé du lot. Des libraires de Conflans-Sainte-Honorine, Landerneau, Clichy-sous-Bois, Châlons-en-Champagne, Saumur, Limoges, ont constitué le jury final. Sont venus s’y adjoindre, autour de moi, Laurence Tardieu et Joël Egloff, déjà découverts et primés par notre réseau, et Jean Rouaud, Prix Goncourt 1990, à qui j’ai demandé de présider cette première livraison.

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© Philippe Matsas

« La main de Dieu » de Yasmine Char, collection blanche, Gallimard, 104 pages

Yasmine Char est notre lauréate. Elle est née au Liban. Elle a étudié les Lettres à l’université de Beyrouth. Elle a voyagé à travers le monde dans le cadre de missions humanitaires. Elle vit

en Suisse depuis 12 ans. « La main de Dieu » est son premier roman.

Le livre est magnifique. C’est un roman poignant sur une adolescence vécue en pleine guerre du Liban. Une jeune fille (15 ans) brave le danger, échappe ou snippers, traverse les lignes de démarcation. Il y a le Liban, ce pays depuis si longtemps en guerre qu’on finit par oublier qu’il abrite des hommes et des femmes en quête de paix. Et dans cette guerre, il y a l’amour d’une jeune fille pour sa famille, pour son père, son amant, sa patrie.

Grande absente, la mère ne sait rien de cet amour. Elle est partie sans laisser d’adresse. Sans repère, l’héroïne de Yasmine Char grandit avec ses rêves, virevolte dans les ruines et la nuit libanaise, se jette dans les bras d’un étranger qui manie les armes comme il respire. C’est l’histoire très émouvante d’une adolescente qui tombe et qui se relève.

Sept autres finalistes pour le « Prix Landerneau 2008 » : « La main de Dieu » (Yasmine Char) était en compétition avec « Le jour où Albert Einstein s’est échappé », Joseph Bialot (Métailié), « Le théorème d’Almodovar », Antoni Casas Ros (Gallimard), « L’incroyable histoire de Mademoiselle Paradis », Michèle Halberstadt (Albin Michel), « Fume et tue », Antoine Laurain (Le Passage), « Et mon cœur transparent », Véronique Ovaldé (L’Olivier), « Nous vieillirons ensemble », Camille de Peretti (Stock), « Le temps d’une chute », Claire Wolniewicz (Viviane Hamy).

La lauréate bénéficiera d’une dotation de 6 000 euros, d’une campagne médiatique dans la presse quotidienne régionale et nationale, et les 140 libraires des Espaces Culturels E. Leclerc « mettront en avant » le Prix Landerneau pour permettre à son auteur de rencontrer le public. Des séances de dédicaces et des conférences-débats sont aussi prévues.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 12 juin 2008

Class actions, délais de paiement, négociations tarifaires et urbanisme commercial : la loi LME échauffe les esprits

Plus d’un millier d’amendements ! Ca chauffe au Palais Bourbon. « Loi LME, Loi Michel-Edouard », disent les mauvaises langues. Pas la peine de rajouter à la polémique d’autant que pour discréditer le texte, les adversaires de la libre concurrence voudraient y lire une paternité que je ne revendique pas, même si nos campagnes en furent à l’origine, même si j’approuve l’esprit général et certaines dispositions. Faisons le point.

1) Les class actions :

Elles sont demandées par les organisations de consommateurs, UFC-Que choisir en tête. Au vu des dérives constatées aux Etats-Unis, on mesure le risque d’effets pervers (contentieux interminables, surenchère financière (racket ?) avec menace de médiatisation outrancière). Mais je partage l’avis de Luc Chatel. Il vaut mieux être proactif sur le sujet et œuvrer pour un dispositif intelligent, filtré par les associations agréées et suffisamment balisé pour en maîtriser l’exercice. Le gouvernement envisage de discuter la question d’ici la fin de l’année en mettant en perspective le dispositif des class actions dans l’ensemble du système de contrôle judiciaire. C’est une bonne initiative, n’en déplaise à la majorité des patrons réticents.

2) Les délais de paiement :

Je suis pour une réduction progressive au bénéfice des PME, fournisseurs de l’industrie, de la distribution, des collectivités locales et de l’Etat, tous secteurs d’activités confondus (produits et services). Elle offrira un horizon favorable à nos PME et à leurs banquiers. Il s’agit de re-transférer la charge de trésorerie de l’amont vers l’aval. Macroéconomiquement, ce changement peut se faire « à somme nulle ». Les libéraux s’offusqueront : « le délai de paiement est un élément du prix et doit pouvoir se négocier ». Soyons pragmatiques, les PME n’ont pas le rapport de force pour eux. L’intérêt de procéder par voie législative, c’est de limiter les discriminations entre formats et acteurs concurrents (la réduction des délais impacte indifféremment tous les comptes d’exploitation d’un même format. Tout le monde est à la même enseigne (sic)).

3) La négociabilité des tarifs :

Evidemment, je suis pour. Mon enseigne la réclame depuis toujours. Heureux de voir que, désormais, tous les distributeurs s’y rallient. Le retour à la négociabilité des tarifs, c’est le retour à la vérité des prix, c’est la vraie condition de suppression des marges arrière. Contrairement aux affirmations de l’ANIA et de l’ILEC, la répercutabilité des marges arrière (lois Dutreil et Chatel) ne suffit pas pour rendre vertueux un système qui maintient la surenchère sur les prestations de services et pousse, de ce fait, à la hausse des tarifs et des prix. (Comme me le rappelle souvent un adhérent de Lannion, mon métier c’est d’acheter et de vendre des produits, pas de louer mes linéaires !). Le droit des contrats stipule que chacun (fournisseur et distributeur) doit respecter ses obligations. C’est bien de le rappeler (amendement J.P. Charié). Mais attention ! Si on reconduit le système des tarifications de chaque prestation (revendication de l’ANIA), on maintient la fiction d’un marché de prestations déconnectées de la vente. On ne sortira jamais de la loi Galland.

4) L’urbanisme commercial :

Beaucoup d’études simplistes ou statistiquement inexactes ont été produites pour aboutir à ce constat de bon sens : les prix sont d’autant plus bas qu’il existe une saine concurrence dans chaque zone de chalandise. Et la garantie de cette concurrence, c’est la présence des enseignes les moins chères.

Le texte de loi, de ce point de vue, souffre d’une énorme contradiction. Il désigne du doigt le prix des grandes marques dans les hypers (opération Chatel à Strasbourg), mais ne libère la concurrence que pour les formats inférieurs à 1 000 m², c’est-à-dire principalement les hard-discounters qui ne vendent pratiquement pas de marques (200 références maxi chez Lidl, le mieux doté).

Dans cette affaire, le gouvernement fait le service minimum. Il réplique à la Commission de Bruxelles qui lui a enjoint d’intervenir pour faciliter l’implantation des HD. Mais ce faisant, la loi n’aura aucun impact sur les prix. Les HD vendent des produits pas chers. Mais les Carrefour et autres Casino ne craignent pas vraiment cette concurrence. Les HD se développent essentiellement en centre ville d’où ils tirent leur progression de part de marché. En revanche (et c’est ce qui explique la bronca des élus de petites villes), la libre implantation de HD menace directement le commerce de proximité et de centre ville. Jean-Pierre Raffarin me le confirmait récemment (lors d’un débat pour Le Figaro). Il habite Chasseneuil du Poitou : « 3 ou 4 HD supplémentaires à Poitiers ne modifieraient pas l’attractivité de cette ville et ne pèseraient pas beaucoup sur les prix. Mais un seul HD à Chasseneuil et c’en est fini du commerce de ma ville ! ».

Vu les contradictions et les limites du projet, j’approuve la proposition de Jean-Paul Charié. Il faudra revenir devant le Parlement pour faire sauter « ces effets de seuil » et réintégrer le système d’autorisation des hypers dans le droit général de l’urbanisme. De toute façon, à l’heure d’Internet, cette histoire de mètres carrés n’a plus de sens.

Je reviendrai prochainement sur ce sujet. En attendant, le débat, même sous ses aspects polémiques et brouillon, aura deux mérites. Il permettra de s’attaquer à l’inflation à la source, dès le décret d’application. Et sur les autres sujets, il aura fait « bouger les lignes ».

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 3 juin 2008

Crise de la pêche : le dialogue, c’est préférable !

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La réunion qui s’est tenue, jeudi 29 mai, au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, a certainement frustré les représentants des artisans pêcheurs. Pas de mesure nouvelle, pas d’annonce fracassante sur la baisse du prix du gasoil ou une éventuelle exonération des charges sociales. Mais ces discussions, engagées à l’initiative des pouvoirs publics, ont eu deux mérites :

1) Rétablir le dialogue interprofessionnel ;

2) Dédouaner la distribution des accusations de marge trop élevée sur le poisson.

1) Le dialogue plutôt que le « baston »

En se livrant à de la casse, dans les rayons poissons comme sur les routes, les pêcheurs ont certes voulu dire « leur colère ». Pour autant, leur violence était inexcusable et complètement contre-productive.

Inexcusable (comme le sont tous les actes de banditisme) parce que la crise était prévisible, qu’elle était largement annoncée. Ca fait des années que la Commission Européenne et les pouvoirs publics ont tiré la sonnette d’alarme sur l’appauvrissement des ressources halieutiques, et qu’on parle de modernisation nécessaire des bateaux (moindre consommation d’énergie).

Bien sûr, les solutions ne sont pas évidentes. De là à s’en prendre aux autres acteurs de la filière (mareyeurs, importateurs, transporteurs ou distributeurs), il y a une réflexion qui aurait dû sauter aux yeux des pêcheurs : ce n’est pas en s’attaquant aux clients, aux acheteurs, grossistes ou détaillants qu’on leur donnera envie de vendre du poisson, surtout s’il doit devenir plus cher.

Ces exactions ont choqué nos poissonniers, souvent issus du même milieu, et probablement les mieux à même de promouvoir et de moderniser la filière.

Je voudrais d’ailleurs ajouter ceci : nos salariés ont été d’autant plus choqués qu’ils ont assisté à des pillages, des destructions alors que la police leur demandait de rester à l’écart, sans intervenir elle-même. Avec des journalistes qui, eux, caméra au poing, avaient seuls le droit de pénétrer à l’intérieur des entrepôts ou des poissonneries pour faire écho de ce triste spectacle au journal TV. Comme me l’a dit l’un d’entre eux : « Moi, si j’avais assisté à un casse dans les bureaux de TF1ou de FR3, je ne me serais pas permis de prendre des photos ou des films pour les revendre à une chaîne bien que cela eût été rentable. J’aurais appelé les flics ».

De toute façon, ces violences n’avaient pas d’objet, comme en témoigne l’analyse des comptes d’exploitation réalisée par l’OFIMER.

2) C’est le deuxième mérite du cycle de réunions lancé par Michel Barnier. L’OFIMER a procédé à l’analyse des comptes d’exploitation de toute la filière.

Les pêcheurs s’étonnaient de l’écart entre le prix payé au consommateur et leur propre rémunération à quai. Il leur a fallu se rendre à l’évidence. Mareyeurs, distributeurs ? « Si l’un d’entre eux faisait une marge extraordinaire, cela se saurait ! » a dit Michel Peltier, directeur de l’OFIMER. Convaincus ou pas, les pêcheurs devront affronter cette réalité : la désignation d’un bouc émissaire ou la focalisation sur la marge de l’un ou de l’autre des acteurs de cette filière n’offre pas de piste de réforme possible.

D’autres réunions vont avoir lieu. Il s’agit maintenant de reprendre l’offensive et de relancer le marché du poisson.

La filière pêche, du fait de la diminution des ressources, est menacée. C’est le problème numéro un. Il faut donc clairement poser la question des sources d’approvisionnement, de l’élevage et des produits de substitution (d’importation ?).

Il faut aussi une réflexion sur les conditions de mise en marché du poisson (création de labels et de marques pour fidéliser les consommateurs).

Un chantier énorme dont les principaux acteurs seront d’abord les poissonniers, principaux promoteurs du poisson. Voilà qui nécessite aussi qu’on les respecte, qu’ils travaillent à Rungis, en centre ville ou en grande surface.

C’est du bon sens, mais par les temps qui courent…

Michel-Edouard Leclerc