Cette information est destinée à tous ceux qui s’intéressent au marché de l’énergie et à la capacité des grandes surfaces de capter des nouveaux marchés.
Siplec, la coopérative d’achat de carburants des Centres E. Leclerc, vient de remporter un important appel d’offres pour approvisionner le réseau de bus de la RATP.
Pierre Mongin, Président de la RATP, avait invité les principaux acteurs de la distribution pétrolière, le 11 mai 2007, au siège social de la RATP, quai de la Rapée.
Le Président de la Régie, dans un contexte de forte tension des marchés pétroliers, avait annoncé sa volonté d’élargir à de nouveaux acteurs l’appel d’offres d’approvisionnement en carburant de la flotte de la RATP pour une période de 2 ans.
Siplec, société pétrolière des Centres E. Leclerc, avait donc fait acte de candidature et répondu à un premier appel d’offres lancé le 27 juin 2007. Présélection, rounds de négociation, les équipes de Siplec (22 personnes encadrées par Patrick Rébuffie, Thierry Forien, Vincent Muller et Rémi Thomas) ont remporté le marché pour un approvisionnement exclusif sur la période décembre 2007/juin 2008. Durant ces 6 mois, les 4 200 bus de la Régie ont été fournis en gazole classique et en gazole B30 (30 % d’ester d’huile végétale), soit environ 44 500 m3 de gazole et 2 500 m3 de gazole B30.
Au terme de ce contrat, un nouvel appel d’offres a été lancé par la RATP. C’est encore Siplec qui l’a remporté pour livrer les 25 centres bus, en quantités équivalentes, pour une nouvelle période de 6 mois (22 juin 2008 au 21 décembre 2008).
Le contrat est d’abord un contrat de fourniture. Mais les techniciens de Siplec travaillent aussi en étroite collaboration avec la RATP dans le suivi technique du gazole B30. Ce produit est actuellement réservé aux flottes captives. Son avenir dépendra évidemment du sort réservé aux biocarburants dans la Communauté Européenne.
Je suis particulièrement fier de la mobilisation de nos équipes. Siplec est un peu mon bébé. Je l’ai créée, j’y ai fait mes armes, et c’est grâce à l’investissement de nos cadres que l’enseigne a gagné ses galons de crédibilité dans la bataille sur le prix des carburants. Non seulement cette coopérative est devenue le deuxième opérateur français sur le marché pétrolier, livrant les centres E. Leclerc et même une grande partie des magasins à l’enseigne « U », mais voilà qu’elle élargit sa clientèle. C’est évidemment une preuve de sa performance prix, mais c’est aussi une réponse à tous ceux qui s’interrogent sur les limites des capacités commerciales des hypermarchés en matière d’énergie.





