Archive pour juillet 2011

Jeudi 28 juillet 2011

Carburants : une opération à prix coûtant pour ce grand week-end chez E. Leclerc

L’opération « Carburants à prix coûtant » démarre dès aujourd’hui.

Comme indiqué dans mes notes précédentes, nous avons fait en sorte que nos stations soient compétitives en prix, dans un marché pétrolier « peu houleux » ces deux derniers jours.

Nous sommes en « pole position » sur tous les carburants, sur la base des relevés prix de ce matin (site du gouvernement) avec une baisse significative par rapport au second, Elf (station discount), de 2,5 cts/litre en gazole et 1,6 cts/l en SP95.

Prix moyen en gazole du jeudi 28 juillet 2011 à 8h00 :

E.LECLERC : 1,296 €/l (soit 11,9 cts/l moins cher que Total)

Elf : 1,321 €/l
Système U : 1,322 €/l
Auchan : 1,325 €/l
Intermarché : 1,327 €/l
Carrefour : 1,328 €/l 
Total : 1,415 €/l 

Prix moyen en SP95 du jeudi 28 juillet 2011 à 8h00 :

E.LECLERC : 1,487 €/l (soit 8,9 cts/l moins cher que Total)

Elf : 1,503 €/l
Auchan : 1,513 €/l
Système U : 1,514 €/l
Carrefour : 1,520 €/l 
Intermarché : 1,520 €/l 
Total : 1,576 €/l

Michel-Edouard Leclerc

Lundi 25 juillet 2011

Pinault, Bolloré, Rocher, PPDA, Le Lay, Le Divellec, Nolwenn Leroy : un lobby breton ?

C’est un thème à la mode ! « Le Lobby Breton » ne détrônera certainement pas le classique marronnier « Les Francs-maçons » du Nouvel Obs ou du Point, mais quand même… Il fait l’objet d’un livre de Clarisse Lucas (Les Enquêteurs Associés), il fait la Une de « Bretons » (numéro 67) et le « Fig Mag » lui a consacré 5 pages (10/06/2011).

C’est qu’ils sont partout présents, nos Bretons. Nous avons nos « saints patrons » : Yves Guillemot (Ubisoft), Jean-Guy Le Floch (Armor Lux), Louis Le Duff (Brioche Dorée), François Pinault, Yves Rocher, sans parler des centaines d’entrepreneurs qui fabriquent pour « Produit en Bretagne ». Des cuistots aussi (Le Divellec, Roellinger). Des écrivains, des musiciens à la pelle…

Loin de ses historiques querelles de clocher et des guerres claniques qui ont nourri sa légende, la Bretagne se fait aujourd’hui volontiers consensuelle pour afficher son dynamisme commercial, ses valeurs et productions culturelles, bref, son modèle ! Avec une belle brochette de porte-emblèmes.

De là à parler de « réseau », de lobby breton… ?

Pas sûr ! D’autres régions françaises ont su organiser autrement leur pouvoir d’influence : par exemple, la région lilloise qui renaît après une lourde reconversion industrielle, la région Rhône-Alpes, et même l’agglomération toulousaine dont le patronat, les écoles, les centres de recherche et les universités savent faire cause commune.

On a probablement exagéré son rôle, mais la Bretagne des années 70-80 avec son comité de liaison des intérêts bretons (CELIB) avait ses écoutes ministérielles. Aujourd’hui « la Breizh connection » existe bien, mais ne fonctionne pas sur ce mode-là. Si réseau il y a, c’est moins dans l’efficacité collective qu’il faut chercher sa légitimité que dans les valeurs qu’il revendique. Par-delà les clivages et les divergences d’intérêts, c’est profondément la référence à une culture partagée et la fierté « d’en être » qui rassemblent.

Je doute sincèrement qu’au parlement, dans les ministères et les universités, on puisse  concrètement repérer un lobby breton « à l’œuvre ». Le faudrait-il ? Oui, assurément. Et ils sont quelques-uns (Jo Le Bihan, Yannick Le Bourdonnec) qui tentent de nous fédérer.

Mais la reconnaissance de la« Breizh connection » est déjà en soi très positive. Outre qu’elle donne « à l’extérieur » une image moderne de la Bretagne, elle renforce la confiance que les Bretons ont en eux-mêmes. Alors que le projet collectif national reste en panne (en attendant d’être nourri par les élections présidentielles ???), c’est un formidable atout.

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 22 juillet 2011

Total accusé : Eric Besson, Xavier Bertrand polémiquent sur le prix des carburants

En marge de cette polémique très pré-électorale,  la question est couramment posée par les associations de consommateurs : les stations augmentent-elles plus vite les prix qu’elles ne les baissent. 

Pas chez E. Leclerc.  Mieux que des arguments, une preuve : les graphiques des relevés quotidiens du prix des carburants sur la période 15 mai/15 juillet 2011. On peut constater :

-  La courbe des prix des stations E. Leclerc suit quotidiennement celle du marché pétrolier, à la baisse comme à la hausse, avec un décalage de 3 jours entre les valeurs du marché et les prix en station. Ce délai de 3 jours (à la hausse comme à la baisse) représente le temps d’épuisement et de renouvellement des cuves.

-  Pour l’occasion, nous comparons avec les prix des stations Total (moyenne nationale) tirés du site ministériel de publication des prix. S’ils suivent la même courbe, l’écart est flagrant versus E. Leclerc, moins cher d’environ 10 centimes en gazole et 8 centimes en SP 95.

Avant ce prochain week-end de grands départs, j’ai fait relever le prix des carburants, hier à 8h00, dans les stations ayant dernièrement actualisé leurs prix sur le site du gouvernement. E. Leclerc (à 1,321 €/l en moyenne) était en tête du classement gazole. Sur le super SP 95, E. Leclerc était second (1,511 €/l), mais avec 184 stations, juste derrière quelques stations Elf qui sont venues nous provoquer pendant quelques heures.

Le marché pétrolier, à Londres, reste stable pour l’instant. Pas de perspective de grosses variations pour ce week-end.

Michel-Edouard Leclerc

Mercredi 20 juillet 2011

Prix de la viande : des révisions de prix, mais pas d’entente !

Les adhérents E. Leclerc tiendront leurs promesses vis-à-vis des éleveurs touchés par la hausse des matières premières. Certains accords ont déjà été trouvés et d’autres discussions sont en cours avec les industriels transformateurs des filières de la volaille et du boeuf pour apprécier la pertinence des hausses de tarifs proposées.

Mais j’ai lu, hier, dans plusieurs articles de presse que l’Autorité de la Concurrence avait, pour parer à la volatilité du prix de la viande, autorisé des ententes producteurs/distributeurs. C’est  une mauvaise interprétation de l’avis publié ce 12 juillet.

La question posée à l’Autorité était la suivante : est-il possible de prévoir des clauses de révision de tarifs pour prendre en compte la volatilité des coûts (matières premières) entrant dans la production de volaille, de viande de porc et de bœuf.

L’Autorité de la Concurrence a répondu : « …même si elles peuvent prendre en compte l’évolution d’indicateurs objectifs…, les clauses de prix ne doivent jamais aboutir à un accord collectif sur les niveaux de prix… ».

Pas d’entente, donc. Pas de grilles tarifaires communes…

De nouvelles discussions peuvent être déclenchées à partir d’indicateurs d’alerte, mais les nouveaux tarifs « doivent nécessairement résulter de la libre négociation des parties ».

Donc, la négociation se fait d’entreprise à entreprise, et même produit par produit (certains fournisseurs sont à la fois céréalier et éleveur).

 

Michel-Edouard Leclerc

Dimanche 17 juillet 2011

« Scorpions » aux Vieilles Charrues : faut arrêter les dégâts !

« Les Vieilles Charrues » fêtent leurs 20 ans. Toujours plus fort, 80 concerts programmés, 250 000 festivaliers.

Malgré la pluie, c’est toujours l’ivresse (avec gobelets recyclés bien sûr !).

Vous avez dit « recyclés » ? Eh bien, on n’en était pas loin pour « Scorpions ». Les habitués de ce blog savent que j’adore le groupe de Rudolf Schenker. Mais vendredi soir, c’était vraiment too much !

Oh, ils nous avaient prévenus : « Nous avons plus de 60 ans. Nous n’avons plus l’âge de jouer à ça. Et puis, c’est un beau moment pour se dire au revoir ». (Le Télégramme, 14/07/11)

Pour compenser la voix et parer à la nécessité du gigantisme, on a vu très grand : la scène, les écrans, les lumières. On a poussé très fort le son. Certains autour de moi aimaient ça, mais avaient-ils déjà goûté à la version rhénane de « Still Loving You ». Pour moi, c’était vraiment trop bruyant, limite « braillard ». On en perdait l’émotion, le plaisir.

Dès la moitié du spectacle, en colonnes indiennes, des groupes de jeunes remontaient de la fosse vers le haut de la prairie de Kerampuilh.

Lancer des baguettes comme des cacahuètes au public, arborer ses tatouages dorsaux et vociférer dans le micro des chansons d’amour devenues des slogans, ce n’est plus de la provoc, c’est lourd !

Dans les années 80, Rudolf et ses compères, Klaus et Matthias, bandaient avec plaisir leurs corps moulés dans le cuir frotté au heavy metal. Les filles adoraient, les bourgeois frissonnaient ! Jeudi soir, à Carhaix, sous les spotlights, ça chauffait près de la scène, mais vu du fond de cour, « Scorpions » commençait à sentir la cire du Musée Grévin.

Dommage. Tous les vieux crus ne passent pas la rampe des remix techno.

Les valeurs montantes,  Kaiser Chiefs, Pulp, auront su profiter de la notoriété de l’affiche pour s’imposer dans la lumière des Vieilles Charrues.

Bon anniversaire à toute la bande de Carhaix !

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 15 juillet 2011

Patrick Besson : « Come Baby » (Mille et Une Nuits, éditeur)… pas de précipitation

J’avais lu moult critiques favorables, dont celle de Beigbeder superbement torchée comme d’habitude ! Mais il n’y a rien à en dire, rien à lire !

Des itinérances sexuelles en Thaïlande, tout a déjà été dit (Michel Houellebecq, Frédéric Mitterrand…).

L’opus est court, bien monté, ciselé, phrases courtes et toniques. Quelques passages :

-   « Lui-même se repérera sur le plan. Il adore les plans. Le point de vue de l’aviateur, moins les bombes ». ( Bof !)

-   « S’il le lui demande, elle va dire que oui pour qu’il cesse. La principale préoccupation des prostituées : que le client cesse ». (Sans doute bien vu !)°

-   « J’entre dans mon appartement ; mon corps rentre avec moi. Je comprends qu’il me suivra désormais partout. La vieillesse, c’est quand l’esprit et le corps ne sont plus une seule personne, mais deux parts dont l’une survivra peut-être et l’autre pas ». (Ca, c’est bien !)

En littérature, comme dans la vie, c’est difficile d’être et d’avoir été. Patrick Besson, après Jean-Marie Rouart et tant d’autres hommes, écrit, depuis le bar du port, des aventures tellement improbables qu’elles sont trop prévisibles. Les capitaines portent beau, les cotres restent à quai ; les bouts-dehors ont trop vieilli pour affronter de nouvelles tempêtes amoureuses.

Mieux vaut en rester aux vieux récits : « Dara », « Les Braban », et aussi « Mais le fleuve tuera l’homme blanc » étaient d’une autre trempe.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 14 juillet 2011

« The Wall » (Bercy) : Retour sur Roger Waters par Philippe Violeau

Personnellement, j’en ai repris deux fois. Je suis allé le voir le 31 mai : un public de fans, beaucoup de quinquas, et même les plus jeunes connaissaient les paroles. J’y suis retourné le 1er juillet. Génial !

Parmi le public, Philippe V., normand, pro des télécoms, complètement dévoué à la cause du rock. Il connaît tout des Pink Floyd, possède tous les albums, c’était son 6ème Waters. Il est sorti de Bercy complètement stone. Comme précédemment à Wolfoni et Replikant, je lui ai proposé de poster son commentaire passionné.

« The Wall, c’est l’idée de Waters, son œuvre, même si d’autres membres des Pink Floyd ont aussi collaboré à son écriture. Depuis 1979 (sortie de The Wall sous la forme d’un album vinyle), The Wall n’avait été joué « live » que peu de fois. Peu de salles peuvent recevoir l’immense scène qui, même pour l’époque, nécessitait déjà beaucoup de moyens. The Wall, version 2010/2012, c’est aujourd’hui un méga show qui a mobilisé le meilleur de la technologie pour obtenir des effets sonores, visuels et graphiques époustouflants ».

Philippe cite Gerald Scarfe : « C’est le fidèle créateur des personnages et des animations de The Wall. Notamment les fameux marteaux défilants… L’idée géniale, c’est de construire le mur brique par brique, tout au long du spectacle. Il sert de support à toutes les animations, jeux d’ombres et messages. Chaque nouvelle brique (Another Brick In The Wall) s’approprie une image projetée qui finit par se fondre dans l’immensité du mur. Il faut voir la complexité du système de projection : parfois, autant d’images que de briques ! Mais c’est fluide, géré avec une dextérité exceptionnelle. Pour tout voir, il faudrait revenir ! ». (Ce qu’il a fait !).

Pas de temps mort. « De l’ouverture (une époustouflante salve sonore et pyrotechnique, In the Flesh !) jusqu’à l’explosion du mur, le spectacle est conçu en deux parties. Avec même un entracte, « intermission » inscrit en grand sur le mur, comme lors des projections des plus beaux péplums hollywoodiens (Les Dix Commandements, Cléopâtre…) ».

Le contenu aurait vieilli ? Pacifisme rouillé ? Trop « peace and love » ? « Pas du tout. La guerre reste la guerre et le système continue à produire ses folies dévastatrices. Les messages politiques ont été actualisés. Au portrait du père de Waters, pilote décédé pendant la guerre 39-45 (campagne d’Italie), on a rajouté ceux de victimes des bombardements en Irak, en Indonésie, ou ceux des pompiers du 11 septembre. Des gouvernements et de grandes compagnies internationales en prennent pour leur grade !

Tout cela reste d’actualité et le show risque d’être mal accepté, voire interdit dans certains pays. Après l’Amérique du Nord en 2010, Roger Waters doit se produire en 2012 en Asie, en Australie, Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud !

J’ai été stupéfait de la réaction positive du public. Il siffle et hue avec Waters : « Mama, should I trust the government ? ». Vous imaginez ça en Chine ?

Philippe raconte encore : « Waters est un vieux briscard. Certains albums des Pink Floyd étaient déjà interdits en URSS (The Final Cut). Certes, on peut reprocher à Waters de jouer les opportunistes. The Wall n’a de commun avec l’oppression politique du monde communiste que la dénonciation du totalitarisme dans son aspect liberticide. Mais cette version parle aux tripes. C’est pour cela que The Wall Live est un chef-d’œuvre. Comment rester insensible au procès du personnage principal (The Trial) ou au regard des enfants (projection vidéo) retrouvant leur père de retour du front.

30 ans que j’attendais ça. The Wall avait été joué une fois, en 1990, sur Potzdamer Platz à Berlin pour fêter la chute du mur. Mais le choix des acteurs était discutable (limite burlesque). Il n’y avait pas ce recul. Musicalement, Bercy est parfait.

On aurait rêvé retrouver les Pink Floyd au complet, mais Rick n’est plus, Nick et David n’ont fait qu’une apparition fortuite lors d’un concert londonien (pour ne jouer qu’un seul morceau !). Qu’importe ! L’acteur Waters mène le show (sauf au début de la seconde partie, lors de la sublime interpellation « Hey you » où rien ne se passe sur scène, le public faisant face au grand mur blanc). Il s’est assuré le renfort de chanteurs et de choristes. Pas de femmes (Waters s’en est excusé dès l’annonce de cette tournée, mais c’est dommage car The Wall était admirablement chanté par P.P. Arnold lors de la précédente production) ».

Philippe est intarissable. On ne lui souhaite qu’une chose : revenir à Bercy fin 2012 si la trajectoire de The Wall passe par l’Europe.

Michel-Edouard Leclerc

Mercredi 13 juillet 2011

Carrefour, l’option brésilienne et la réaction des fournisseurs français !

Pas sûr que Carrefour devienne brésilien et qu’Abilio Diniz puisse endosser l’habit de Vice-Président ! Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, fera tout pour s’y opposer et il est loin d’être manchot, croyez-moi.

Mais la réaction des industriels français de l’agroalimentaire ne s’est pas fait attendre. Leur inquiétude ? Le soutien des pouvoirs publics et financiers brésiliens qui ne font pas mystère de vouloir offrir au Brésil une tête de pont européenne pour leurs produits.

Oubliant qu’eux-mêmes ont largement profité des réseaux de Carrefour et Casino au Brésil, voilà nos industriels inquiets, avec raison, de la perte d’un débouché hexagonal quasi garanti depuis des années !

Quelle révélation, quelle belle reconnaissance (en creux) d’une situation privilégiée qui aura été trop longtemps masquée par les polémiques industrie-commerce récentes.

Oui, c’est une réalité objective. La distribution française, plus qu’aucune autre dans le monde occidental, a constitué un débouché quasi garanti pour nos industriels. Contrairement aux marchés américain, anglais, hollandais ou allemand, les marques de sociétés françaises ont toujours été plus que majoritaires dans l’offre de nos magasins. On se dispute périodiquement sur les tarifs, on se cherche des crosses, mais les uns et les autres ont grandi ensemble.

L’arrivée des hard-discounters, Aldi, Lidl, et de leurs gammes construites sans préoccupation nationale avait donné l’alerte. Mais les industriels français n’ont jamais été les rois des gammes « premiers prix » et se sont accommodés de la situation.

Autrement plus impactante, une OPA de Walmart, de Tesco, ou le rachat par un Brésilien d’actions de Carrefour, Casino ou Cora changera évidemment la donne. Il faut le prévoir…

Mais c’est bien aussi de le reconnaître…enfin !

Les députés qui auront dans les prochains mois à légiférer sur le statut des commerçants indépendants, et peut-être même sur l’urbanisme commercial, pourront se rappeler qu’Intermarché, Système U et E. Leclerc ont certainement des défauts, mais ils offrent l’avantage de ne pas être opéables, et de garantir une relation privilégiée avec les entreprises françaises de leur terroir.

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 12 juillet 2011

Prix des carburants : pour un gel de la TVA !

Thinkstock©

Tous s’y sont mis : de Benoît Hamon à Christian Estrosi, chacun y est allé de son accusation contre les surprofits des pétroliers et les hausses de prix trop rapidement répercutées. Chacun y est allé de sa proposition : taxation des pétroliers pour les uns, gel des taxes prélevées par l’Etat pour les autres !

Dans cette gesticulation, on dirait que tout est fait pour effrayer les consommateurs. Le plus mauvais étant le PDG de TOTAL, Christophe de Margerie, dont on se serait bien passé des effets d’annonce !

Si les pouvoirs publics veulent vraiment garder la main et rassurer les consommateurs, il suffirait pourtant que Bercy, dans une déclaration solennelle, s’engage à geler la TVA, à partir d’un niveau de prix de carburant jugé insupportable par les Français.

Voilà une initiative qui ne coûterait rien à l’Etat et soutiendrait la croissance.

Chiche, Mr Baroin !

Michel-Edouard Leclerc

Lundi 11 juillet 2011

Auchan a 50 ans !

J’ai eu beau chercher, je n’ai rien trouvé nulle part. Pas un petit mot, pas de communiqué. Pourtant, si j’avais été Ministre du Commerce, ou même celui de l’Economie, je crois que j’aurais fêté les « 50 ans  d’Auchan » avec fierté.

On les a souvent fait passer pour des « notables du Nord ». C’est vrai, avec leur philosophie paternaliste, et leur discrétion légendaire, on ne connaît vraiment ni leur organisation, ni l’étendue réelle de leur activité.

Mais 600 hypermarchés dans le monde, jusqu’en Russie et en Chine, et 137 000 collaborateurs, ça méritait un coup de chapeau !

Bon, ne rêvons pas. Philippe Baroukh, directeur des hypers, rappelle avec amertume (LSA 07/07/2011) l’état d’esprit des politiques français. Si prompts à s’exprimer contre « la grande distribution », nos édiles pourraient au moins se réjouir de la performance d’une belle entreprise française.

La stratégie d’Auchan est claire, affirmée et programmée. Sur la LME, l’avenir des hypers, le rapport Chalmin et l’évolution des métiers du non alimentaire, beaucoup d’adhérents E. Leclerc se reconnaîtront dans les propos de Philippe Baroukh.

La concurrence entre nous promet d’être vive. Tant mieux pour les consommateurs.

Pour ma part, je ne vois qu’une seule manière de saluer les équipes d’Auchan, c’est de relever le défi !

Bon anniversaire, Mr Mulliez !

Michel-Edouard Leclerc