Archive pour avril 2012

Dimanche 29 avril 2012

Art Spiegelman, Robert Crumb, Claudine Drai, Helmut Newton

Helmut Newton à la Galerie Nationale du Grand Palais :

 Il y a des chefs-d’œuvre, mais aussi, à mon goût, quelques facilités. On trouvera, dans cette exposition, la plupart des tirages qui ont fait la renommée d’Helmut Newton. Je ne suis pas très sensible à ces photos souvent trop léchées, notamment les mises en scène sado-maso que je trouve très kitsch et toc. Les portraits de Le Pen avec ses Dobermann ou des frères Wildenstein sont extraordinairement expressifs. Mais on sent exagérément la composition, les directives du photographe et son objectif, au sens propre comme au figuré. On l’eût aimé plus voyeur, plus intimiste. Certains décors de studios, rues ou piscines font leur effet. Mais le Helmut Newton que j’aime reste celui qui réalise des portraits, ceux d’acteurs comme Catherine Deneuve, d’écrivains…peu importe d’ailleurs leur notoriété. Ici, les images sont plus subtiles, parfois délicates…ce qui n’est pas, il est vrai, la marque principale d’Helmut Newton.

 

Ai Weiwei et Bérénice Abbott au Jeu de Paume :

 Beaucoup d’expositions de photos depuis deux ou trois ans à Paris. Ces deux manifestations-là viennent de s’achever. Autant j’aimerais revoir d’autres travaux de Bérénice Abbott, notamment ses reportages et ses photos montages new-yorkais des années 30, autant le travail d’Ai Weiwei m’a profondément déçu.

 Certes, j’imagine qu’il n’est pas facile d’être un artiste libre, indépendant et provocateur dans la Chine d’aujourd’hui. Pour autant, je trouve que ses mises en scène n’ont rien d’innovant. Et que ses blagues frisent celles d’un potache : jeune fille soulevant sa jupe pour montrer sa petite culotte sur la Place Rouge (1994), vision du monde à partir d’un doigt levé ou même encore autoportrait pendant la destruction d’une urne archéologique…bof !

 La posture est trop systématique, sans finesse, ni même vraiment dérangeante. Et les séries à caractère plus « sociologique » telles « Provisional Landscapes » (2002-2008), « Bird’s Nest » (2005-2008) ou « Earthquake » (2008-2010) m’ont semblé d’une désolante banalité.

 Désolé, monsieur l’artiste !

 

Art Spiegelman à la bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou :

 On doit à Rina Mattotti, excellente galeriste rue Martel, cette rétrospective qui fut l’une des meilleures attractions d’Angoulême. Elle est reprise, plus discrètement, à Beaubourg. Encore quelques jours pour visiter ! Et pour moi, revisiter mon jugement sur le parcours artistique d’Art Spiegelman (ma note du 14/04/2008).

 Tellement fasciné par Maus (création majeure du 9ème Art), j’avais retenu d’Art Spiegelman qu’il était essentiellement l’homme d’une œuvre. Mea culpa et reconnaissance ! Il suffit de voir ces 200 croquis et dessins, ces « Une » de la revue Raw, et les nombreuses illustrations pour des revues comme The New Yorker… pour comprendre le génie de cet auteur paradoxal : une force, une densité, une concentration dans le trait et la composition pour exprimer tant de sensibilité, de fêlures, d’ambiguïté psychologique. J’ai relu A l’Ombre des Tours Mortes quelques jours après la visite de cette expo et j’ai compris l’inanité de vouloir rechercher toujours, auprès d’un artiste, une éventuelle innovation graphique pour dire finalement la constance des hommes dans leurs faiblesses et leurs mensonges quand ils prétendent se retrancher derrière les vertus prétendument civilisatrices.

 

 Robert Crumb au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris :

 Question d’obsession, celui-là en connaît un bout. A côté, les aventures de DSK au gynécée, c’est de l’image d’Epinal. Sexe, politique et musique, Crumb joue avec les ingrédients de la contre-culture, version « X » mais fun. On comprend tout de suite ce que la fonction artistique a d’exutoire.

 A l’instar d’un Woody Allen au cinéma, Spiegelman et Crumb sont les héritiers des patients viennois de Freud. Crumb manie la gauloiserie comme Coluche se plantait des plumes dans le cul. Rire de soi, n’est-ce pas la meilleure thérapie pour surmonter impuissance et solitude.

 S’il est un point commun à ces deux expositions, c’est la pratique de l’autodérision. Le désarroi de Spiegelman devant les violences de l’humanité et l’impuissance d’un Crumb, « nabot à lunettes, voyeur et craintif » (Philippe Dagen, Le Monde), entre grosse brute et imposante matrone. On le savait, mais c’est maintenant confirmé avec ces deux expos : Wolinski, Reiser et Vuillemin avaient eu de bons maîtres.

 

 Claudine Drai à la galerie Jérôme de Noirmont :

 Rien à voir avec nos deux intellectuels new-yorkais. Si ce n’est son apparente fragilité. A l’image de ses créatures de papier, la fée Claudine survole, bat des ailes et vous bourdonne son histoire, celle d’une petite fille lovée dans le camion d’un marchand de quatre saisons (son père), obsédée par sa survie et le dialogue des corps et des âmes.

 Elle parle vite, n’engrange un moment de respiration qu’en vous questionnant : « vous sentez ça aussi ? », et vous voilà hypnotisé, magnétisé, sur le palier d’un autre monde. Commentant son œuvre murale, elle caresse les anges de Fra Angelico, plisse les drapés de la meilleure peinture hollandaise, s’invite dans l’intemporalité des calligraphes japonais. Son monde est blanc, parfois visité par quelques sombres chimères, et dans ses créations récentes, ses tableaux sont veinés d’un bleu céleste.

 Olivier Kaeppelin (Fondation Maeght) a signé une préface très intelligente pour son catalogue chez Noirmont. Mais c’est avec la naïveté et la fraîcheur d’une toute jeune fille qu’après un tel parcours aérien, et en forme d’aveu existentiel, elle vous ramène paradoxalement sur terre, au milieu d’une statuaire étonnante : des bronzes magnifiques coulés directement sur le papier, des âmes pétrifiées, saisies dans leur « Métamorphose », leur « Silence », leur « Chute », leur « Déchirure ». Sans doute parce qu’à défaut d’espoir, il fallait bien, malgré tout, que la vie se matérialise dans ce monde… Une question de survie dit-elle. Magnifique !

 

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 26 avril 2012

Auchan, Carrefour, E.Leclerc : guerre des prix par voie publicitaire

Il y a encore des naïfs pour s’imaginer que les grands distributeurs « s’entendent » sur les prix. A coups de clichés de ce type, on a même eu droit à quelques propos électoraux du même acabit. Les batailles publicitaires actuelles devraient convaincre qu’il n’en est rien.

J’ai dit combien était faiblarde et paresseuse la réponse de Carrouf à notre performance prix : une pub sur 500 articles de marques, pratiquée par un nombre limité de magasins (ceux qui ont un E. Leclerc dans leur zone). Le concurrent de « quiestlemoinscher.com » (près de 400 000 prix publiés) n’est pas encore né !

En revanche, la pub d’Auchan est franchement rigolote. D’abord, nos adhérents la reçoivent comme une forme de reconnaissance. Cibler « E. Leclerc » comme seul concurrent, c’est dire opportunément que notre enseigne est la moins chère. Reprendre les codes de notre publicité, c’est un joli coup et, paradoxalement, une forme d’élégance. Nos collègues d’Auchan ont l’esprit sportif, il faut leur reconnaître cette qualité.

Malgré tout, je chipote. Même constat que pour Carrefour : Auchan refuse le duel sur les prix du fond de rayon (quand on sait que les écarts dépassent les 4 % !). Allez, combien de références dans un hyper ? Plastronner sur quelques fruits et légumes, ça peut le faire publicitairement. Mais on ne vend tout de même pas que des patates chez Auchan ! Encore un effort !

En tout cas, je suis content. Grâce à la petite polémique lancée par nos amis du Nord, on va faire progresser le droit de la publicité comparative.  En effet, si E. Leclerc n’a pas mis de produits frais dans son comparateur, c’est parce qu’au moment de sa première publication, des concurrents, parmi lesquels un affilié Auchan (sous l’enseigne Atac), nous en avaient contesté le droit. Ils réclamaient qu’on ne compare que des produits identiques ou des produits complètement comparables et de composition vérifiable article par article (ce qui excluait beaucoup de MDD, de premiers prix et de produits frais).

Avec sa dernière publicité, Auchan tire donc un trait sur les arguments procéduriers d’hier.

Procès économisés, champ étendu de la publicité comparative, concurrence accrue ! Le consommateur ne s’en plaindra pas.

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 17 avril 2012

A propos du rapprochement E. Leclerc et Coop Alsace

Comme partout en France, ces dernières années, le mouvement coopératif a dû remettre en cause son modèle de fonctionnement. Il a su, au cours des dernières décennies, s’adapter à la modernité et répondre aux nouvelles demandes s’agissant de la qualité des produits.

Mais cela fait bien longtemps que les Coop ont déserté les classements de prix de Que Choisir. Et les consommateurs, pourtant attachés à leur enseigne, ont progressivement diminué leur fréquentation.

Les Coop d’Alsace ont fait appel à leurs collègues du mouvement E. Leclerc et ont conclu avec le groupement un accord d’affiliation fin 2008. Sous l’enseigne E. Leclerc, les supermarchés et les hypermarchés de Coop Alsace ont retrouvé une crédibilité prix et une croissance indéniable.

Pour autant, les frais de structures restent trop lourds.

Parallèlement à des discussions avec Casino pour doper le réseau de proximité, les nouveaux dirigeants de Coop Alsace ont, le 29 février dernier, fait appel aux adhérents E. Leclerc de Scapalsace (coopérative régionale regroupant les hypermarchés E. Leclerc d’Alsace et de Franche-Comté, présidée par Daniel Prunier). Ils ont proposé un partenariat commercial renforcé et un investissement partagé (entrée au capital) des centres E. Leclerc dans les structures de Coop Alsace.

Le projet, qui a été approuvé à l’unanimité par le conseil d’administration de Coop Alsace le 27 février 2012, a fait l’objet d’une consultation auprès des adhérents et des partenaires sociaux. Elle vise à donner à Coop Alsace les moyens financiers nécessaires à l’aboutissement d’un plan de restructuration engagé sous l’impulsion de son président, Christian Duvillet.

A la clé, il y a l’objectif de restaurer la rentabilité de Coop Alsace et préserver  son ancrage régional qui constitue un formidable débouché pour toutes les productions locales.

J’ai lu dans la presse un descriptif de l’opération envisagée qui attribuait cette initiative au Groupement national des Centres E. Leclerc. Je tiens donc à préciser, ici, deux points :

1)  L’initiative émane de Coop Alsace. Nos instances nationales l’ont regardée avec bienveillance.

2) Les discussions sont menées entre Alsaciens. Les termes de la discussion portent sur l’affiliation de 6 hypermarchés et de 22 supermarchés de Coop Alsace, d’ores et déjà sous enseigne E. Leclerc et E. Leclerc Express, et sur l’investissement de la coopérative régionale des Centres E. Leclerc dans les nouvelles structures. Il permettrait un désendettement substantiel et indispensable de la société de tête du groupe Coop Alsace, l’Union des Coopérateurs d’Alsace, tout en assurant le développement des points de vente du groupe.

Sous réserve de l’acceptation par nos coopérateurs des conditions techniques et financières de cette opération, je ne peux qu’encourager une démarche qui viendra renforcer et renouveler le réseau du mouvement coopératif en Alsace.

Michel-Edouard Leclerc

Lundi 16 avril 2012

Audencia et E. Leclerc, partenaires pour une formation diplômante

© FEP – Jean Bibard

Les diplômés, MEL et Christophe Germain, DG Adjoint Audencia (en haut, à gauche)

Aux côtés du Directeur Général d’Audencia (Nantes), j’ai récemment remis les diplômes de fin d’études à 15 collaborateurs salariés travaillant dans 3 entités nationales des Centres E. Leclerc (Siplec, Galec, Scamark). C’était la troisième promotion.

Ce sont des cadres du Galec qui ont proposé cette formation. Ils avaient, dès 2006, lancé une consultation auprès de plusieurs écoles et universités. Le but : élaborer un parcours-formation susceptible de faire progresser les collaborateurs, améliorer leur mobilité (donc leur indépendance) et, paradoxalement, du fait de cet accompagnement, renforcer leur attachement à l’enseigne.

Une quarantaine de cadres ont ainsi reçu le diplôme BADGE « Gestion commerciale de la distribution », homologué par la conférence des grandes écoles (niveau bac + 4). Sur la base de ce programme, le personnel diplômé peut postuler directement à des programmes de niveau Master I et Master II.

Toute l’originalité de ce partenariat est de pouvoir délivrer, pour chaque module enseigné, une approche traditionnelle (on va dire « académique ») telle qu’en bénéficient les étudiants dans l’école de commerce, et une approche plus « E. Leclerc » avec l’expertise de grands professionnels (salariés ou adhérents), apport dont ne bénéficie pas toujours le système scolaire.

L’accès à cette formation est ouvert à partir d’un niveau bac plus cinq ans d’expérience professionnelle, ou bac + 2 avec trois ans d’expérience.

Le coût est entièrement pris en charge par nos structures nationales, sans clause de dédit pour les salariés.

La formation exige beaucoup de travail. J’ai lu plusieurs des mémoires remis par les lauréats de cette promotion 2012. Ils ont abordé des sujets très techniques (sur le crédit à la consommation, la responsabilité sociétale des entreprises, les contradictions du prix « responsable », réseau ou marque dans la diffusion des produits sportifs, etc.). Ces cadres sont venus travailler le jeudi, le vendredi ou le samedi sur 24 mois, souvent hors vacances scolaires. Les participants investissent aussi des jours de RTT et des heures de DIF.

Dans le regard des conjoints comme des enfants qui accompagnaient les diplômés, il y avait beaucoup de fierté.

Voilà un partenariat qui devrait faire école.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 12 avril 2012

E.Leclerc, accès à la culture, et le service public

A l’heure où l’on s’interroge sur l’avenir de la distribution des produits culturels et sur ce qui restera de la culture quand elle sera totalement « multimédia », l’enseigne E. Leclerc confirme sa vocation : prioriser les contenus, soutenir la création, le débat et la diffusion partout où l’offre culturelle est de qualité. Avec ce parti pris devenu un leitmotiv de l’enseigne : donner aux artistes et aux auteurs la possibilité de rencontrer le public le plus large et donc, pourquoi pas, sur le service public !!!

Eh oui, c’est un paradoxe. Depuis plusieurs années, les chaînes publiques hésitent : concurrence des émissions plaisir, tyrannie de l’audimat, débat sur les horaires…eh bien, nous, on y croit. On croit à la vocation culturelle du service public. Et donc…on accompagne.

A partir de cette semaine, et avec un investissement répété plusieurs fois dans l’année, les Espaces Culturels E. Leclerc parraineront 7 émissions de qualité.

 

Vous imaginez bien : nos libraires, nos disquaires, les responsables de nos Espaces Culturels auront à cœur, au vu d’un tel programme, de « mettre en avant » les ouvrages et les productions correspondant au passage de leurs auteurs dans ces émissions.

« Agitateur culturel » ? Le slogan est déjà pris (joke), mais résolument « militant » pour la culture, oui, je vous le confirme.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 5 avril 2012

Prix, image-prix, quelle corrélation ?

Je rebondis sur l’excellente dépêche d’Andréa Graells (AFP), hier matin : « Les distributeurs s’activent pour améliorer la perception de leurs prix ».

La journaliste relaye les dernières initiatives de Carrefour (promesse de rembourser deux fois la différence de prix constatée sur 500 produits de marques nationales) et d’Auchan (« garantie prix le plus bas » sur une offre de produits bio, de produits frais, de produits premiers prix ou vendus en vrac, etc.). « Tous courent derrière le leader Leclerc, qui matraque depuis des années son message de prix bas, relayé par des comparateurs comme quiestlemoinscher.com ou le biomoinscher.com, qui se déclinent aussi sur téléphone portable ».

De fait…le peloton s’agite.

La question est : quel est le degré d’investissement de chaque enseigne dans les baisses de prix annoncées. Pour le moment ???

« C’est plus une guerre d’image-prix qu’une guerre des prix » souligne Franck Rosenthal, consultant cité par l’AFP.

Il est vrai qu’il peut y avoir dé-corrélation entre l’image-prix et les prix pratiqués. Je cite souvent cet exemple : nous sommes la seule enseigne à pratiquer systématiquement le rabais autorisé de 5 % sur le prix des livres, mais les consommateurs ne connaissent plus la loi Lang sur le prix unique. La plupart continuent de penser qu’il y a des écarts de prix significatifs entre nos Espaces Culturels et le commun des libraires. A contrario, beaucoup de consommateurs considèrent que les prix des fruits et légumes sont plus chers dans les hyper que sur les marchés alors que les marges y sont d’autant plus élevées que les commerçants-forains doivent assurer leur rémunération sur une période de vente très courte.

…Vrai aussi qu’un marketing ciblé peut produire des effets positifs sur l’image-prix sans qu’il en coûte trop à ses auteurs. Prix d’appel, « îlots de perte dans un océan de profits », offres promotionnelles, toutes ces techniques peuvent contribuer à générer une « belle photo ».

Mais la meilleure image-prix, c’est celle qui correspond à la réalité des prix. Parce que cette photo-là est durable. On peut capitaliser dessus.

L’idée de vouloir renforcer l’image-prix n’est pas critiquable en elle-même. Le prix bas, ça se démontre, mais quelquefois il faut aussi mettre en scène. Et s’il est une difficulté que connaissent tous les distributeurs, c’est de savoir dire les différences. Sur des produits comme les carburants et, souvent, sur les grandes marques nationales, les différences de prix ne s’expriment qu’en centimes. Si vous êtes 2 ou 3 centimes plus cher, vous êtes perçu comme résolument plus cher. Si vous êtes en permanence 2 à 3 centimes en-dessous de la moyenne, ce n’est pas facile à montrer, surtout quand les cours fluctuent. Les centres E. Leclerc sont en moyenne 7 à 10 centimes moins chers que la moyenne des stations Total. Une belle opération à prix coûtant, même ponctuelle, ça conforte l’intention et la volonté d’être moins cher.

Mais, je ne le répèterai jamais assez, pour être perçue comme la moins chère, une enseigne doit sans arrêt en fournir la démonstration. C’est la raison pour laquelle les Centres E. Leclerc ont investi dans la publication d’un comparateur, l’un des plus nourri d’Europe (quiestlemoinscher.com, nouvelle version mise en ligne le 8/04). Il s’agit moins de « dire » qu’on est moins cher que de le prouver. Toute la com, ici, est au service de la démonstration.

Les concurrents peuvent lancer les initiatives qu’ils veulent. Tant que les consommateurs ne pourront accéder à une offre de preuve sur une gamme aussi large que la nôtre, nos adhérents resteront performants. Ou, dit autrement : tant que nous serons les moins chers, nous garderons la meilleure image-prix.

Eh, eh, vous l’avez compris, ce message a aussi vocation à être lu en interne !

Michel-Edouard Leclerc