Archive pour la catégorie ‘Livres’

Jeudi 23 mai 2013

Le Landerneau Polar fait la lumière sur son lauréat : Paul Colize

Paul Colize Lauréat 2013 du Prix Landerneau Polar - Crédit photo : Philippe Matsas

Le Prix Landerneau Polar est le troisième des cinq prix thématiques annuels de nos Espaces Culturels (Roman, Découvertes, BD et bientôt Jeunesse).

Après le formidable succès de « Mapuche » de Caryl Férey (Gallimard), nous n’avions qu’une envie : rééditer cette heureuse expérience. Pour nous accompagner dans cette aventure cette année, nous avions à nos côtés un maître du roman noir, Didier Daeninckx, écrivain, et pour l’occasion un président de jury précis, généreux et attentif, dont la réputation parmi les lecteurs de polar n’est plus à faire !

Avec sa complicité, nous avons choisi de décerner ce Prix Landerneau Polar 2013 à Paul Colize pour son roman « Un long moment de silence » (La Manufacture des livres) dont les qualités de narration et de style nous semblent au diapason de nos plaisirs de lecteurs.

Paul Colize, passionné par les romans policiers, s’est donc tout naturellement spécialisé dans le roman noir. La sortie de son précédent roman, « Back-Up » a été très remarquée, et lui a permis notamment d’être finaliste pour le Prix Victor Rossel – le « Goncourt » belge – fin 2012.

Plus qu’un thriller historique, « Un long moment de silence » évoque admirablement la nature humaine, complexe, sombre, écorchée, où les personnages se débattent avec leur conscience la morale et leurs secrets de famille.

Pour Didier Daeninckx, pas de doute, c’est « un livre bouleversant, absolument remarquable, maîtrisé dans sa structure comme dans ses personnages. On se laisse emporter par ce roman hallucinant, documenté par la propre vie de l’auteur ». Impossible de mieux résumer notre état d’esprit. Je souscris à 100% !

Ce roman, publié en mars 2013, bénéficiera d’une campagne de publicité dans la presse offerte par les Espaces Culturels E.Leclerc et son auteur recevra une dotation de 6 000 euros.

avec Paul Colize (au centre) et Didier Daeninckx (à droite) - Crédit photo : Philippe Matsas)

Dans les coulisses…

Hier soir, le jury s’était réuni pour recevoir le lauréat et les autres auteurs en compétition. Didier Daeninckx malicieux, rappelle que lui-même et notre lauréat ont une complicité belge, mais – précise-t-il – que ce fait n’a pas évidemment pas joué dans la dernière ligne droite de la sélection (au départ, il y avait 100 livres en compétition !).

Paul Colize nous a alors raconté la naissance de son livre avec beaucoup d’émotion et – pourquoi ne pas l’avouer ? – quelques larmes. Il faut dire que son texte relate une fiction…mais pas que…

Situation cocasse aussi : ce grand belge me dit combien il est impressionné de voir un P-DG qui est aussi un grand lecteur. Moi bêtement, j’insiste pour lui dire que je dois tout à la littérature et que je ne lis pas les livres de management. Lui rigolard me glisse : « je suis en train de devenir écrivain mais dans le civil, j’enseigne et j’écris sur le management ! ».

 Les autres livres en compétition

Olivier Barde-Cabucon, « Messe noire » (Actes Sud)

Fabrice Colin, « Ta mort sera la mienne » (Sonatine)

Sandrine Collette, « Des noeuds d’acier » (Denoël)

Vincent Gilles, « Beso de la muerte » (Jigal)

Elsa Marpeau, « L’Expatriée » (Gallimard)

Anne Rambach, « Ravages » (Payot / Rivages)

La composition du jury

Le jury du Prix Landerneau Polar remis le 22 mai 2013 est composé de neuf libraires des Espaces Culturels E.Leclerc et de moi-même, réunis sous la présidence de Didier Daeninckx.

Christine Laporte Frey – Espace Culturel E.Leclerc de Pau

Olivier Caille – Espace Culturel E.Leclerc de Blois

Michael Corbat – Espace Culturel E.Leclerc de Belfort

Corine Pirozzi – Espace Culturel E.Leclerc de La Seyne sur Mer

Nicolas Cauneau – Espace Culturel E.Leclerc de Limoges

Ludovic Boulet – Espace Culturel E.Leclerc de Bernay Menneval

Kevin Jorge Novio – Espace Culturel E.Leclerc de Plessis Belleville

Ivric Moron – Espace Culturel E.Leclerc de Saint Herblain

Sophie Alline – Chargée de catégorie livres

Michel-Edouard Leclerc

Mercredi 20 mars 2013

Qui veut le Goncourt doit passer par Landerneau…

Alexandre Postel (Prix Landerneau Découvertes)

Ce fut une belle satisfaction d’apprendre il y a quelques jours le nom du lauréat du Prix Goncourt du Premier Roman. Le lauréat s’appelle Alexandre Postel et son roman, « Un homme effacé » (Gallimard).

Dans le petit milieu de l’édition, mais aussi dans le grand public, le Goncourt est considéré comme une référence majeure (ce qui n’enlève rien au talent des auteurs qui n’ont jamais été récompensés), alors je n’allais pas bouder mon plaisir.

Les lecteurs attentifs de ce blog auront tout de suite fait le lien avec mon billet du 21 février 2013. En effet, Alexandre Postel venait de recevoir le Prix Landerneau du premier roman et je vous relatais son talent narratif et son imagination trépidante.

Depuis le 5 mars dernier, avec ce Prix Goncourt du premier roman qui lui a été décerné, Alexandre Postel est donc désormais doublement talentueux !

En 2009, Jérôme Ferrari avait reçu lui aussi le Prix Landerneau pour son roman « Un Dieu un animal » (Actes Sud), avant que, trois ans plus tard, là encore, l’Académie Goncourt ne le récompense.

Un constat s’impose, évident. Les libraires des Espaces Culturels E.Leclerc ont un sacré pif pour débusquer les belles plumes.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 21 février 2013

Laure Adler, Christian Oster et Alexandre Postel : une présidente et des auteurs talentueux pour deux très beaux Prix Landerneau 2013 !

Photo : Philippe Matsas

Beaucoup de monde, mardi 12 février à la Maison de l’Amérique latine, pour la soirée de remise des Prix Landerneau décernés par les libraires des 200 Espaces Culturels E.Leclerc. Cette année, c’est la journaliste et écrivain Laure Adler qui a accepté de présider le jury.

Photo : Philippe Matsas

Le Prix Découvertes a été attribué à Alexandre Postel, auteur de trente ans et professeur de littérature française, pour son roman « Un homme effacé » (Gallimard). C’est un jeune homme, ému et posé, qui est venu recevoir son Prix. Pour l’occasion, il nous a gratifiés de quelques belles maximes de la Rochefoucauld soigneusement et pertinemment choisies pour illustrer son propos.

Alexandre Postel (Prix Landerneau Découvertes) - Photo : Philippe Matsas

Son livre relate l’épopée cauchemardesque d’un prof de philosophie accusé d’avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d’un réseau pédophile. Derrière un pitch qui pourrait faire croire au récit d’un fait divers devenu hélas banal dans notre 21e siècle technologique, prenez le temps de vous plonger dans la lecture de cet ouvrage car vous ne serez pas déçus.

Tout est rassemblé pour faire de ce livre un excellent mélange de récit et de polar : jalousie, désir de nuire, critique acerbe d’une société fascinée par les images et description réaliste d’un engrenage capable de broyer un être humain qui se dit innocent. A vous de découvrir la suite !

Christian Oster, Prix Landerneau Roman, avec Laure Adler - Photo : Philippe Matsas

Avec « En Ville » (Ed. de L’Olivier), c’est Christian Oster qui a reçu le Prix Landerneau Roman. La compétition était rude, là aussi. L’homme n’en est pas à son premier texte et il est déjà bien connu des lecteurs. Son œuvre est à son image : protéiforme, diverse. Capable d’écrire aussi bien des romans que des contes pour la jeunesse ou des polars, l’auteur – qui a exercé bien des métiers par le passé – a démontré depuis longtemps qu’il avait la plume agile pour nous emmener là où lui seul le décidait.

Dans son nouveau roman, Christian Oster nous relate des histoires complexes où se mêlent amour et désamour, désordre et stabilité. Bref…la vie ! Il nous fait vivre avec talent cet instant très précis où l’on voit la vie des protagonistes subitement basculer.

Délibérations du Jury des Prix Landerneau 2013 Roman et Découvertes - Photo : Philippe Matsas

Et puis comme un jury c’est aussi une aventure humaine, nous avons eu un réel plaisir à écouter les témoignages de nos libraires. Il faut dire que le talent de Laure Adler, qui fut une présidente attentive et accessible, n’y est pas étranger. Elle a su défendre ses coups de cœur sans jamais chercher à les imposer. Elle s’est aussi montrée très curieuse, questionnant les 8 membres du jury sur leur métier de libraire, leur façon de travailler, leurs relations avec les lecteurs et les auteurs. Bref, pour avoir eu la chance d’y participer, je puis témoigner que les réunions furent de jolis moments de littérature…et de passions !

Nos deux lauréats 2013, outre la dotation de 6.000 euros, bénéficieront d’une campagne de publicité dans la presse offerte par les 215 Espaces culturels E.Leclerc afin de participer à la notoriété de leur œuvre auprès du grand public.

Délibération du Jury des Prix Landerneau 2013 Roman et Découvertes - Photos : Philippe Matsas

Qu’on se le dise, l’année 2013 sera pour nos équipes culturelles, une année riche en évènements et en défis à relever.

D’abord il y aura dans quelques semaines le lancement de notre site internet culturel. Moment très attendu si j’en crois le nombre de coupures de presse qui en parlent depuis le début de l’année. Il ne va pas falloir se rater !

L’autre grand rendez-vous de l’année 2013 sera en novembre la remise du Prix Landerneau Jeunesse, qui viendra se faire une place aux côtés des autres Prix Landerneau (Polar, BD, Découvertes, Roman).

Les membres du jury 2013

Laure Adler, Présidente

Isabelle Anoman, Limoges (Haute-Vienne)

Gaêlig Christien, Landerneau (Finistère)

Jean-Marc Froidure, Rennes-Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine)

Sylvie Hourdequin, Saint-Denis-Lès-Sens (Yonne)

Alexandre Muller, Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée)

Kevin Jorge Novio – Plessis-Belleville (Oise)

Didier Pasco, Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Stéphane Vinckel, Margon (Eure)

Michel-Edouard Leclerc

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 10 janvier 2013

Après Surcouf, Virgin : les marques meurent aussi…

Crédit photo : Thinkstock

Disons-le très clairement : même si Virgin est l’un des concurrents des Espaces culturels E.Leclerc, je ne me réjouis pas de ce qui lui arrive, pas plus que je ne regarde avec gourmandise les difficultés de la Fnac. Je n’ai jamais été un chaud partisan d’une victoire par défaut, surtout quand elle génère des dégâts sociaux.

1. Pour expliquer les déboires de Virgin, j’ai lu qu’on invoquait le prix des loyers, exorbitants en centre-ville (là où se sont historiquement implantés Virgin et la Fnac). Il ne faut pas le sous-estimer. Je rappelle toutefois que nos magasins de centre-ville ne connaissent pas les mêmes difficultés. Au demeurant, le navire amiral de Virgin bénéficiait sur les Champs d’une attractivité unique en France.

2. J’ai lu aussi la déclaration d’Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, qui accuse internet de « concurrence déloyale ». Oui, c’est vrai, les entreprises transnationales du net (comme Amazon ou Apple) ne font pas face aux mêmes charges ni à la même fiscalité que les GSS françaises. Sujet urgent à traiter par nos hommes politiques… Mais cela n’explique pas tout de la situation actuelle de Virgin (ne serait-ce que par rapport aux autres opérateurs physiques), et internet n’a jamais été un territoire de développement interdit à quiconque.

3. L’échec de Virgin est d’abord le résultat de non-choix et de rendez-vous stratégiques ratés ces dix dernières années.
Pour tous ceux de ma génération, Virgin, c’était la musique ; la musique pas chère, pléthore de CD, des concerts et show-cases, des dizaines de bouquins sur le rock, le jazz… Un style, un ton et tout pour la musique !

Paradoxalement, Virgin a été victime de son succès. Les repreneurs de la marque n’ont pas eu le même souffle que le british libertaire qui la leur cédait. Ils ont exploité la marque à outrance, cultivé la rente, mais ils n’ont pas su renouveler l’offre et l’adapter aux nouvelles demandes générationnelles.

Qu’on le mesure par deux chiffres :
- Ventes de musique au plan national : le CD représentait 95% du marché en 2002 contre 49% en 2012
- 50% des achats sur le net concernent des produits culturels (baromètre Médiamétrie//NetRatings 2012 pour la FEVAD).

Se revendiquant spécialiste de la musique (ne donnant pas dans sa communication à connaître les autres départements de ses ventes) Virgin a bien ouvert un site internet de téléchargement. On cherchera en vain les synergies avec ses magasins, et les investissements publicitaires étaient si ténus que ce site semble n’avoir jamais été une priorité stratégique.

Format, canal, localisation… et politique d’enseigne

Une marque n’est jamais éternelle. La grande distribution en est d’ailleurs un exemple concret : de profundis clamavi feu Mammouth, Euromarché, Continent…

Au-delà des canaux de distribution et des stratégies de mix-produit, ce que nous rappelle la triste situation de Virgin, c’est qu’une marque doit perpétuellement justifier de son attractivité, donc de son utilité et de sa différence. Et ce, quels que soient les supports technologiques, les formats et les canaux de distribution du marché sur lequel elle opère.

Or, que disait Virgin sur la musique ou sur la culture depuis quelques années ? On est bien en peine de s’en souvenir. Ses revendications et ses combats ont peu à peu laissé la place à une stratégie gestionnaire. Comme l’écrit Alain Beuve-Méry dans Le Monde de ce jour : « de pionnière, elle [la marque, NDR] est devenue traditionnelle, puis dépassée« .

Après le départ du flamboyant Branson, les nouveaux boss de Virgin n’ont pas su (voulu ?) ré-enchanter le mythe. Ici comme ailleurs, la divergence entre le management (gestionnaire de la relation avec le client) et les actionnaires (pure players financiers) empêche de faire émerger une stratégie de long terme susceptible de s’adapter à la concurrence.

Et les Espaces culturels E. Leclerc dans tout ça ?

E.Leclerc continue sa croissance sur les produits culturels, en chiffre d’affaires et en part de marché, en 2012. Mais pas question de fanfaronner. Il y a dans les expériences de Surcouf, de Virgin, les difficultés de la Fnac ou des grandes librairies spécialisées, des leçons à tirer. L’accélération de la concurrence par le développement des stratégies multicanal va obliger tous les opérateurs et sur tous les marchés (pas que le culturel !) à se redéployer et à réinventer leur modèle économique.

Les espaces culturels E.Leclerc sont devenus le 1er réseau (avec 215 magasins) de distribution de produits culturels en France. J’inaugurerai cette année une dizaine de nouveaux Espaces. Mais d’ici 2015 (et même dès le printemps 2013), nous devons ouvrir et peaufiner notre offre internet parallèlement à la rénovation de tous les rayons culturels et multimédia en hyper.

Comme tout le monde, nous constatons les baisses de ventes pour les CD ou les DVD, mais nous parvenons à faire progresser les ventes de livres et pour chaque canal, nous continuerons à travailler la mixité et la croissance de nos offres pour suivre les modes de consommation.

Mais attention…

Tout ce travail de construction d’offre, de marketing d’innovation et de gestion, ne marchera que si nous savons entretenir la flamme et la qualité de notre promesse d’enseigne.

Pourquoi un consommateur continuera-t-il de fréquenter notre enseigne culturelle (dans les magasins ou sur le net) ? C’est d’abord parce que l’offre et le service nourrissent notre fonction sociale : l’accessibilité pour tous les foyers à la culture sous toutes ses formes, quelle que soit l’évolution des supports… et quels que soient les lieux d’achat. Ainsi, lorsque nous déveleloppons le drive, nous garantissons les prix bas de l’hyper. Et dans le domaine culturel, quel que soit le canal de distribution, nous garantirons le rabais de 5% sur les livres autorisé par la loi Lang !

Parce que pour nous, justement, il n’y a pas que les grandes villes à pouvoir d’achat, il n’y a pas que les innovations technologiques…il y a la nécessité de défendre le primat des contenus (la culture), donc de veiller à la convergence des contenants et des contenus, plutôt que de trop segmenter les offres.

* La commercialisation en GSS ou sur internet des seuls produits techniques sert un marché d’opportunités trop dépendant des technologies et du rythme des innovations maîtrisé par les seuls fournisseurs : pas beaucoup de place pour une politique d’enseigne différenciée d’autant que sur ces marchés émergents, personne ne peut garantir une performance prix durable.

* A contrario la commercialisation des contenus culturels sans leur support prive l’enseigne de la dynamique de ces nouveaux marchés.

Il ne s’agit pas de jouer la technologie contre la culture ni même de spécialiser l’un par rapport à l’autre. Mais plutôt de mettre l’un (la technologie) au service de l’autre (l’accès à la culture). C’est notre stratégie d’enseigne !

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 28 décembre 2012

Disparition d’Edouard Leclerc, publicités comparatives, internet, téléphonie mobile, Espagne, Outre-mer, Prix Landerneau, Fonds pour la Culture, carburants… Rétrospective 2012 pour E.Leclerc

Crédit photo : Thinkstock

A l’approche de la Saint-Sylvestre, les médias y vont de leur petite « rétro » des grands événements de l’année écoulée. Aucune raison que je ne m’y plie pas, moi aussi !

17 septembre 2012 : la disparition d’Edouard Leclerc

J’ai dit ici mon émotion et celle de l’ensemble des adhérents, des salariés, des partenaires et fournisseurs. Edouard nous a quittés après avoir fait, aux côtés d’Hélène, d’une petite épicerie de province, l’une des plus grandes enseignes de la distribution française.

Habitants de Landerneau et du Finistère, amis, collègues, compagnons de route et anonymes furent nombreux à nous soutenir. Qu’ils en soient une nouvelle fois remerciés. Jamais je n’avais ressenti autant de responsabilités, vis-à-vis de la marque, de l’enseigne, de nos clients et des consommateurs français.

Toujours imité, jamais égalé !

Alors qu’ils étaient jusqu’à présent très opposés à la publicité comparative (combien de procès avons-nous eus !), les voilà qui s’y mettent tous : Carrefour, Auchan, Casino et Intermarché !

Mais leur audace demeure bien limitée (quelques dizaines ou centaines de produits selon les enseignes) et je note le refus persistant de leur part à jouer le duel sur les prix du fond de rayon (quand on sait que les écarts avec nous dépassent les 4 % !). Courage les amis !

En tous les cas, nos adhérents perçoivent cette agitation publicitaire comme une forme de reconnaissance. Cibler « E. Leclerc » comme le font certains, n’est-ce pas finalement reconnaître que notre enseigne est décidément la moins chère ? Merci les gars !

Innovation, transformation et adaptation

Objectif 2015 : faire d’E.Leclerc une enseigne totalement multi-format et multicanal. En novembre nous avons lancé notre premier site internet non-alimentaire : www.leclercmultimedia.fr. qui, après leclercdrive.fr et leclercvoyages.com, est en quelque sorte l’Acte 3 de notre stratégie web.

C’est dans cet esprit que nous avons également développé nos appli pour mobiles : « Zéro prospectus », liste de courses, carte fidélité, carburants, scan produits… Il faut croire que nos clients les attendaient, puisqu’ils sont près d’un million à les avoir téléchargées.

Nous sommes moins chers, et nous le prouvons. Nous avons donc investi dans le développement du comparateur mobile «quiestlemoinscher.com» qui est désormais l’un des plus nourris d’Europe (près de 200 000 prix disponibles). Foi de Leclerc, l’histoire ne s’arrêtera pas là !

Avec le lancement des forfaits téléphoniques « réglo », on aura également réussi un joli coup. Ça n’a pas manqué d’agacer nos concurrents qui ont vite fait d’aligner leurs offres. Tant mieux pour les consommateurs !

Enfin et parce qu’il faut savoir évoluer, notre identité visuelle a elle aussi subi un petit lifting. Au-delà de la modernisation de la typo et de l’adoucissement des couleurs, c’est bien sûr le « point orange » du logo qui symbolise notre stratégie web. Vous aurez l’occasion de vous en apercevoir bientôt.

Si loin, si proche – E.Leclerc développe ses implantations…

…A l’étranger avec la reprise Eroski (Espagne) : 7 hyper « Eroski » affichent désormais l’enseigne E. Leclerc (ce qui porte à 18 le nombre de magasins dans la péninsule). Le défi pour nos adhérents : conquérir des parts de marché dans un contexte économique dramatique, en gagnant la bataille des prix bas. Ce développement s’est accompagné en novembre du lancement du comparateur «buscaelmasbarato.com», qui recense 450 marques nationales de 7 distributeurs. Et là encore, nous y sommes les moins chers.

…En métropole avec le rapprochement E. Leclerc et Coop Alsace : Les nouveaux dirigeants de Coop Alsace ont, le 29 février dernier, fait appel aux adhérents E. Leclerc de Scapalsace pour les aider à restaurer leur rentabilité et ainsi préserver cet ancrage régional qui constitue un formidable débouché pour toutes les productions locales.

…En Outre-mer avec le 16e magasin de La Réunion : En trois ans, notre enseigne a su faire baisser les prix comme le prouve désormais chaque relevé du « chariot type ». Depuis octobre, les Réunionnais peuvent le vérifier en visitant le site «kilemoinscher.re» où sont recensés près de 600 produits de marques (dont 25 % à 30 % de produits locaux) et les prix 6 enseignes.

E.Leclerc, moins cher…par essence !

Depuis janvier, j’en parlais, notamment sur ce blog. En septembre nous avons lancé l’offensive avec le carburant à prix coûtant dans nos stations.

L’effet d’entraînement sur nos concurrents a été immédiat. Conjugué au plan gouvernemental sur la fiscalité, cela aura permis de soulager (un peu) les automobilistes français. Les prix ont été contenus, ils ont même baissé par moment. Cette décision a coûté pas loin de 20 millions d’euros chaque mois au groupe E.Leclerc, mais elle a été plébiscitée par le consommateur.

Et comme l’essence est appelée à devenir rare (donc chère), nous nous sommes engagés résolument cette année aux côtés de Renault pour promouvoir sa nouvelle voiture électrique, la «Zoé». Pour populariser l’utilisation de ce genre de véhicule, il faut nous aider à multiplier les bornes de rechargement électrique. J’ai interpellé le gouvernement à ce sujet, peut-être que 2013 permettra d’avancer plus rapidement sur ce dossier. Il en va de l’avenir d’une partie de notre industrie.

Fluctuat nec mergitur

Malgré la crise économique, malgré les vicissitudes, notre groupe aura été, cette année encore, un moteur non négligeable pour l’économie française. Alors que partout on déplore des plans sociaux très durs, les Centres E.Leclerc auront créé 3.000 emplois en 2012, faisant suite à l’embauche de 2.500 collaborateurs supplémentaires en 2011.

Avec d’autres, nous aurons également pris notre part à la maîtrise de l’inflation. Certains nous reprochent d’être de terribles négociateurs et de trop sacrifier nos marges, mais je crois que les consommateurs et les politiques voient finalement d’un bon œil notre action pour juguler la hausse des prix dans les rayons, à un moment où le pouvoir d’achat des Français est en berne.

Et comme nous avons su entendre aussi les difficultés de certains de nos fournisseurs, le « plan PME » dévoilé il y a quelques jours, permettra à nos partenaires fragilisés de profiter de notre croissance annoncée pour 2013.

La culture dans tous ses états

Je termine ce billet comme je l’avais commencé, avec une petite touche personnelle car il n’y a pas que le business dans la vie…

Nos Espaces culturels n’auront pas été tenus à l’écart du dynamisme de l’enseigne puisque cette année ils auront créé 3 nouveaux prix littéraires : « Prix Landerneau du Polar », « Prix Landerneau Découvertes » et « Prix Landerneau BD » qui viennent ainsi se ranger aux côtés du « Prix Landerneau Roman ».

Enfin, 2102 aura vu la mise en œuvre d’un projet qui me tenait particulièrement à cœur : le Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Ce projet collectif aura été rendu possible par la mobilisation de nos adhérents, que je remercie une fois encore.

Voilà qu’aux Capucins, c’est la culture qui s’expose ! Et ça marche…Rendez-vous compte : plus de 25.000 visiteurs (près de deux fois le nombre d’habitants de la ville !) se sont précipités à Landerneau pour voir la première expo du site, consacrée au peintre Gérard Fromanger. Je souhaite à Yann Kersalé, exposé jusqu’au 19 mai 2013, le même succès !

Puisque c’est l’heure des vœux, je vous souhaite mes chers lecteurs un bon réveillon de la Saint-Sylvestre ainsi qu’une belle et heureuse année 2013. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures et de nouveaux défis à relever !

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 9 novembre 2012

Prix Landerneau BD : « La Grande Odalisque » de Vivès / Ruppert & Mulot (aux Editions Dupuis)

 

« C’est un hold-up. Maintenant il va falloir partager le butin en trois, les gars ! »

L’interpellation est de Christophe Blain, Président du Jury du premier Prix Landerneau BD. Il s’adresse à Bastien Vivès et au tandem Ruppert & Mulot pour leur dernier ouvrage : La Grande Odalisque (Collection Aire Libre aux Editions Dupuis).

photo : Philippe Matsas

Il y avait du beau monde dans la sélection. Onze albums finalistes, repérés par nos libraires parmi une centaine, dont les suivants :

-  La Peau de l’ours de Zidrou (scénariste) et Oriol (dessinateur) – Editions Dargaud

-  Le Singe de Hartlepool de Wilfrid Lupano (scénariste) et Jérémie Moreau (dessinateur) – chez Delcourt

-  Pablo, Tomes 1 et 2 : Max Jacob et Apollinaire, de Julie Birmant (scénariste) et Clément Oubrerie (dessinateur) – Dargaud

-  Pizza Roadtrip de El Diablo (scénariste) et Cha (dessinateur) – Editions Ankama

-  Un peu de bois et d’acier de Christophe Chabouté (scénariste et dessinateur) – Editions Vent d’Ouest

-  Gringos Locos de Yann (scénariste) et Schwartz (dessinateur) – chez Dupuis

-   etc…

photo : Philippe Matsas

Ça a chauffé lors des délibérations. Avec ses airs de faux timide, Christophe Blain sait obtenir qu’on remette le couvert après chaque plat. Les membres du jury, tous libraires, ont dû sacrément argumenter ! Et c’était franchement fun.

Lors de la remise des Prix au Réservoir (Paris, 11ème arrdt), une cinquantaine d’auteurs sont venus plébisciter les jeunots (et le buffet, comme de tradition).

Le Prix Landerneau BD clôture ainsi une année de Prix littéraires portés par nos Espaces Culturels E. Leclerc. Après les Prix Landerneau Roman, Découvertes et Polar, la BD vient compléter un dispositif de soutien à la littérature, aux artistes. (Les lauréats reçoivent une dotation de 6 000 euros et leur ouvrage bénéficie d’une grosse campagne de publicité, d’une mise en avant au sein de notre réseau.)

PS : Au final, le palmarès des Prix Landerneau 2012 s’établit ainsi :

 -    Antoine Laurain pour Le chapeau de Mitterrand (Prix Landerneau Découvertes)

 -    Maylis de Kerangal pour Tangente vers l’Est (Prix Landerneau Roman)

 -    Caryl Ferey pour Mapuche (Prix Landerneau Polar)

  Que du bon. C’est moi qui vous le dis.

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 31 mai 2012

Mapuche (Gallimard) de Caryl Ferey a emporté le Prix Landerneau 2012 du Polar.

 

 

Oups, je vous avais dans une précédente note parlé de la sélection des ouvrages en lice et du jury, présidé par Franck Thilliez. Mais je n’avais pas claironné le plus important : le nom du vainqueur !

 Voilà, c’est fait. C’est Caryl Ferey pour Mapuche (Gallimard, série noire).

 Mapuche est un grand cru. Superbe roman. Au départ, on est dans la géopolitique, dans l’ethnographie, dans les soubresauts et les traces des régimes politiques qui n’ont « pas fait dans la dentelle » dans leur volonté de s’opposer à toute forme de liberté. Mais au fil des pages, Ferey nous tricote magistralement une intrigue plus personnelle. Il tisse sa toile. On fonce dedans.

 C’est l’histoire de Jana. Elle est mapuche, fille d’un peuple d’Amérindiens, chassés, exploités, massacrés pour laisser place à la colonisation blanche des immenses espaces argentins. La crise financière de 2001/2002 a laissé des blessures. Elle est aujourd’hui sculptrice, elle vit à Buenos Aires et, à 28 ans, estime ne plus rien devoir à personne.

Il y a aussi Rubén Calderòn. Un rescapé des geôles militaires (de la tristement célèbre Ecole de Mécanique de la Marine). Sa famille y est passée (dans les deux sens du terme). Le voilà détective, profitant d’un certain retour à la démocratie pour enquêter sur la disparition de ces enfants effacés des registres civils lors de la dictature de Videla.

 Tout est fouillé, c’est parfois violent (très), mais on est dans la vraie vie, au-delà des informations véhiculées par les journaux télévisés. Caryl Ferey réitère les sagas-thrillers de Haka et de Utu, qui l’ont déjà imposé sur la scène du polar. Utu avait obtenu le Prix Sang d’Encre 2005, et le Prix SNCF du Polar.

 A 45 ans, Cary Ferey a déjà de la bouteille, un héros (les enquêtes de McCash débutaient avec Plutôt crever). Il est également l’auteur de la Jambe gauche de Joe Strummer.

 Mapuche est son 7ème roman.

 Le directeur littéraire de Gallimard, série noire, ne s’est pas trompé en choisissant de l’éditer.

 

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 11 mai 2012

Franck Thilliez et le Prix Landerneau Polar 2012

 

Cette année, après la remise du Prix Landerneau à Maylis de Kerangal pour Tangente vers l’est (édition Verticales) et à Antoine Laurain pour Le chapeau de Mitterrand (éditions Flammarion), il y aura un Prix Landerneau du polar.

C’est aussi un prix attribué par des libraires. Ceux de nos Espaces Culturels/Multimédia. Il sera décerné à un auteur francophone publié entre février et mai, cette année. C’est Franck Thilliez qui a présidé notre jury.

Avec mes amis libraires, on a longtemps hésité pour choisir qui serait notre président. Il y a plein d’auteurs hyper connus en France. Nous voulions un « super parrain » pour épauler les lauréats 2012.

Franck Thilliez est né en 1973. C’est donc un p’tit jeunot ! Saviez-vous qu’il  a un profil d’ingénieur ? Pas banal pour un littéraire ! Voilà un auteur qui veut nous empêcher de dormir pendant plusieurs semaines. Un vrai sadique ce type, lisez La Chambre des morts (Le Passage, 2005). Il a réitéré avec Deuils de miel (La Vie du Rail, 2006), La Forêt des ombres (Le Passage, 2006), La Mémoire fantôme (Le Passage, 2007) et L’Anneau de Moebius (Le Passage, 2008).

L’univers de Franck Thilliez est franchement plus « thriller » que roman noir. Sa « veine » est plutôt d’inspiration anglo-saxonne. Mais ce n’est pas pour nous déplaire. Le crime n’a pas de frontière, n’est-ce pas ?

L’heureux élu se trouvera dans la liste des auteurs ci-dessous ; une sélection restreinte, très qualitative, parmi plus d’une centaine de titres, choisis dans le réseau des Espaces Culturels E.Leclerc.

- Olivier Barde-Cabuçon, Casanova ou la femme sans visage (Actes Noirs / Actes Sud)
- Fabrice Colin, Blue jay way (Sonatine)
- Caryl Férey, Mapuche (Gallimard)
- Elsa Marpeau, Black Block (Gallimard)
- Karim Miské, Arab jazz (Viviane Hamy)
- Colin Niel, Les hamacs de carton (Le Rouergue noir)
- Gilda Piersanti, Wonderland (Le Passage)
- Dominique Sylvain, Le roi Lézard (Viviane Hamy)

Incarcération du lauréat par le juge Thilliez la semaine prochaine !

Michel-Edouard Leclerc

Jeudi 1 mars 2012

Grands crus : Prix Landerneau Littérature 2012 à Maylis de Kerangal, Prix Landerneau Découvertes à Antoine Laurain

photo : Philippe Matsas

Les lauréats : Antoine Laurain et Maylis de Kerangal

Ils sont si discrets, souriants, comme au bal des débutants, dans ce salon de la Maison de L’Amérique Latine. On est le 16 février.

Elle, c’est Maylis de Kerangal. Elle est le cinquième lauréat du Prix Landerneau Littérature. Nous avions aimé « Je marche sous un ciel de traîne » (éditions Verticales). J’ai été franchement emballé par « Naissance d’un pont ». Elle a empoché, l’année dernière, son « Médicis ». Elle est partie pour la Sibérie, s’enfermer dans un train. Un univers de bruit, une succession de cabines continue, rageusement tractées, tirées, arrachées de la ville, de la chaleur de la vie. Des êtres s’y côtoient, s’évitent, se frôlent, se défient, des corps biologiques, des corps sociaux. Et parfois des sentiments. C’est « Tangente vers l’est » (toujours éditions Verticales).

Les libraires des Espaces culturels E. Leclerc l’ont couronnée. Elle est là devant nous, interviewée par Karine Papillaud. Charme et talent. Une princesse qui fuit les ors et les feux. On aimerait lui parler. On ne voudrait pas être intrusif. Il faut la lire.

Lui, c’est Antoine Laurain. Son « Chapeau de Mitterrand » (Flammarion) remporte le Prix Landerneau Découvertes. Bon, Antoine n’est pas tout à fait « un bleu ». Le jury avait précédemment aimé son « Fume et tue » (éditions Le Passage), à deux doigts d’emporter le Prix il y a deux ans. L’homme est délicat, généreux. Il promène sa silhouette de dandy, éthérée, élégante, curieux comme un personnage dessiné par Blain, Johann Sfar ou Gauthier. D’ailleurs, le soir, à la table de Michel Field, sur Europe 1, en direct de l’hôtel Costes, il avait tout l’air d’une brindille, fragile et prévenant, face aux chanteurs, Christophe et Loane, « bien chargés ». Il ne lui manquait que son chapeau.

Les libraires étaient fiers de leur choix. David Foenkinos a été un super Président, attentif à respecter la règle du jeu, le Prix landerneau est un prix de libraires. Mêlant humour et mauvaise foi (feinte), jouant de la distance comme de la passion, il a habilement mené son orchestre et fait sien le diagnostic des Hommes de l’Art. Merci à lui.

photo : Philippe Matsas

De gauche à droite : Karine Papillaud, MEL, David Foenkinos

Dans le public, lors de la remise des Prix, beaucoup d’éditeurs : Flammarion (Teresa Cremisi et Gilles Haeri), Verticales (Yves Pagès), bien sûr, mais aussi Le Passage, Gallimard (Bruno Caillet), Robert Laffont, Le Dilettante, Albin Michel, Denoël, Payot et Rivages, Editions du Rouergue, Belfond, La Table Ronde…

Et aussi, toujours fidèles, Christine Ferrand et Fabrice Piault (Livres Hebdo), Colombe Schneck (France Inter), Bernard Thomasson (écrivain et France Info), Chochana Boukhobza (écrivain), l’indispensable Bertrand Morisset (Salon du livre de Paris)…. et tant d’autres amis des livres.

Jean-Christophe Rufin et Philippe Grimbert, former Présidents des Prix 2010 et 2011, étaient venus humer l’ambiance et apporter leur soutien. Dans dix ans, il y aura un Prix Landerneau des Présidents, foi de MEL.

photo : Philippe Matsas

De gauche à droite : Jean-Christophe Rufin, Philippe Grimbert

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 27 septembre 2011

Bernard Tapie : pourquoi je m’en mêle ?

Il paraît que la rumeur est vraie. Bernard Tapie prépare un livre de mémoires qui devrait sortir en février 2012. Sûr qu’il a des choses à dire ! Et cela doit démanger notre ancien businessman de se réinvestir en politique. A tout le moins, balancer quelques pavés, histoire de ne pas rester sur le banc de touche…

Mais question « sans gêne », notre Bernard ne se formalise pas. J’imagine que son éditeur a fait son boulot. Je n’irai pas lui réclamer des droits d’auteur, mais tout de même, appeler son livre « De quoi je me mèle », c’est gonflé !

Certains diront que c’est finalement une belle reconnaissance de la notoriété de ce blog. Mais sur la politique, le foot, l’argent et le business, j’aime autant éviter qu’on « s’emmêle » !

Michel-Edouard Leclerc