Archive pour la catégorie ‘Energies’

Mercredi 3 avril 2013

Partenariat Renault-E.Leclerc pour la mobilité électrique : bilan d’étape et projets

Credit photo : Thinkstock

L’enseigne E.Lelcerc a une longue histoire dans le secteur des carburants et de l’énergie. Dans les années 80, nous avons combattu les monopoles, l’interdiction d’implanter de nouvelles stations-service, dénoncé les ententes et les prix fixes, gagné la liberté des prix devant la justice européenne.

Dans les années 90, nous avons été précurseurs avec certaines coopératives agricoles pour les biocarburants. En 1994, nous avons été les premiers à incorporer de l’éthanol pur dans le supercarburant sans-plomb 95. Nous avons, là aussi les premiers, introduit en 2007-2009 le super-éthanol et le SP 95 E10 dans nos stations-service.

Biocarburant nouvelle génération, voiture électrique, covoiturage et plus généralement mobilité durable…nos adhérents s’intéressent à l’avenir !

Ze Club Renault-E.Leclerc

Le 18 décembre 2012, j’étais à Pont l’Abbé aux côtés du Directeur général de Renault pour la livraison des premières Zoé à notre adhérent Patrick Bellec.

Nous annoncions alors notre volonté commune de travailler ensemble à la promotion de la mobilité électrique. Ce partenariat a pris forme dès le lendemain en créant « Ze Club Renault-E.Leclerc ». Objectif : nouer des alliances entre concessionnaires Renault et nos magasins au niveau local pour installer des centres d’essais sur les parkings E.Leclerc, mener des actions d’information et de sensibilisation auprès des particuliers, etc.

Nous avions la volonté d’unir les efforts d’une cinquantaine d’adhérents et de concessionnaires Renault d’une même ville. Trois mois plus tard, l’objectif a été pulvérisé et nous aurons ainsi en 2013 plus de 100 partenariats entre nos deux marques.

Et sans qu’aucune de nos deux marques n’exige une quelconque exclusivité, contacts ont été pris avec des représentants de collectivités locales, des constructeurs de voitures, de batteries, de bornes, bref tout apporteur de solutions, engagé dans le concept de la mobilité durable.

Toujours mobilisé pour la réforme des C2E

Pour autant, tout cela ne serait que gadget (et la voiture électrique une fausse promesse pour l’industrie automobile française) si un véritable plan national de déploiement des bornes électriques ne voyait pas rapidement le jour.

Comment croire à ce plan français de soutien à l’industrie automobile qui prétend investir dans l’électrique, si d’ici un an – deux au maximum – le territoire national n’est pas largement équipé en bornes ? Qui achètera ou louera une Zoé ou une Blue-Car s’il n’est pas garanti de pouvoir recharger à peu près n’importe où ?

J’essaie de sensibiliser élus, experts, ministres et autres coordinateurs interministériels à l’urgence d’ajouter une ligne au décret ouvrant droit à la production de Certificats d’Economie d’Energie (C2E) afin d’inclure l’installation des bornes électriques dans ce dispositif (voir mon article sur le sujet).

Ah ah ! On m’écoute d’une oreille attentive, mais j’avoue quand même être surpris par une certaine forme d’inertie.

Alors que le gouvernement cherche à faire des économies, je m’aperçois qu’il est difficile de lutter contre les vieux réflexes. On préfère subventionner l’achat des bornes plutôt que de demander au secteur privé (en l’occurrence les distributeurs de carburants) de le prendre en charge (alors que la réforme des C2E le permettrait sans – j’insiste – que cela ne coûte un picaillon à l’Etat !).

Mais je suis tenace. Je n’ai pas connaissance qu’on ait fait d’autres propositions pour mailler le territoire français rapidement en bornes électriques. On nous dit que les C2E ne visent que les économies d’énergie et non les énergies alternatives. Et alors ? Qu’est-ce qui s’oppose au changement ? D’autant que les énergies alternatives se proposent d’être plus économes…

A mon avis, il y a urgence. On nous renvoie au débat national sur la transition énergétique ? Eh bien soit, dans quelques jours nous soumettrons, à notre manière, notre propre contribution sur le sujet.

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 28 décembre 2012

Disparition d’Edouard Leclerc, publicités comparatives, internet, téléphonie mobile, Espagne, Outre-mer, Prix Landerneau, Fonds pour la Culture, carburants… Rétrospective 2012 pour E.Leclerc

Crédit photo : Thinkstock

A l’approche de la Saint-Sylvestre, les médias y vont de leur petite « rétro » des grands événements de l’année écoulée. Aucune raison que je ne m’y plie pas, moi aussi !

17 septembre 2012 : la disparition d’Edouard Leclerc

J’ai dit ici mon émotion et celle de l’ensemble des adhérents, des salariés, des partenaires et fournisseurs. Edouard nous a quittés après avoir fait, aux côtés d’Hélène, d’une petite épicerie de province, l’une des plus grandes enseignes de la distribution française.

Habitants de Landerneau et du Finistère, amis, collègues, compagnons de route et anonymes furent nombreux à nous soutenir. Qu’ils en soient une nouvelle fois remerciés. Jamais je n’avais ressenti autant de responsabilités, vis-à-vis de la marque, de l’enseigne, de nos clients et des consommateurs français.

Toujours imité, jamais égalé !

Alors qu’ils étaient jusqu’à présent très opposés à la publicité comparative (combien de procès avons-nous eus !), les voilà qui s’y mettent tous : Carrefour, Auchan, Casino et Intermarché !

Mais leur audace demeure bien limitée (quelques dizaines ou centaines de produits selon les enseignes) et je note le refus persistant de leur part à jouer le duel sur les prix du fond de rayon (quand on sait que les écarts avec nous dépassent les 4 % !). Courage les amis !

En tous les cas, nos adhérents perçoivent cette agitation publicitaire comme une forme de reconnaissance. Cibler « E. Leclerc » comme le font certains, n’est-ce pas finalement reconnaître que notre enseigne est décidément la moins chère ? Merci les gars !

Innovation, transformation et adaptation

Objectif 2015 : faire d’E.Leclerc une enseigne totalement multi-format et multicanal. En novembre nous avons lancé notre premier site internet non-alimentaire : www.leclercmultimedia.fr. qui, après leclercdrive.fr et leclercvoyages.com, est en quelque sorte l’Acte 3 de notre stratégie web.

C’est dans cet esprit que nous avons également développé nos appli pour mobiles : « Zéro prospectus », liste de courses, carte fidélité, carburants, scan produits… Il faut croire que nos clients les attendaient, puisqu’ils sont près d’un million à les avoir téléchargées.

Nous sommes moins chers, et nous le prouvons. Nous avons donc investi dans le développement du comparateur mobile «quiestlemoinscher.com» qui est désormais l’un des plus nourris d’Europe (près de 200 000 prix disponibles). Foi de Leclerc, l’histoire ne s’arrêtera pas là !

Avec le lancement des forfaits téléphoniques « réglo », on aura également réussi un joli coup. Ça n’a pas manqué d’agacer nos concurrents qui ont vite fait d’aligner leurs offres. Tant mieux pour les consommateurs !

Enfin et parce qu’il faut savoir évoluer, notre identité visuelle a elle aussi subi un petit lifting. Au-delà de la modernisation de la typo et de l’adoucissement des couleurs, c’est bien sûr le « point orange » du logo qui symbolise notre stratégie web. Vous aurez l’occasion de vous en apercevoir bientôt.

Si loin, si proche – E.Leclerc développe ses implantations…

…A l’étranger avec la reprise Eroski (Espagne) : 7 hyper « Eroski » affichent désormais l’enseigne E. Leclerc (ce qui porte à 18 le nombre de magasins dans la péninsule). Le défi pour nos adhérents : conquérir des parts de marché dans un contexte économique dramatique, en gagnant la bataille des prix bas. Ce développement s’est accompagné en novembre du lancement du comparateur «buscaelmasbarato.com», qui recense 450 marques nationales de 7 distributeurs. Et là encore, nous y sommes les moins chers.

…En métropole avec le rapprochement E. Leclerc et Coop Alsace : Les nouveaux dirigeants de Coop Alsace ont, le 29 février dernier, fait appel aux adhérents E. Leclerc de Scapalsace pour les aider à restaurer leur rentabilité et ainsi préserver cet ancrage régional qui constitue un formidable débouché pour toutes les productions locales.

…En Outre-mer avec le 16e magasin de La Réunion : En trois ans, notre enseigne a su faire baisser les prix comme le prouve désormais chaque relevé du « chariot type ». Depuis octobre, les Réunionnais peuvent le vérifier en visitant le site «kilemoinscher.re» où sont recensés près de 600 produits de marques (dont 25 % à 30 % de produits locaux) et les prix 6 enseignes.

E.Leclerc, moins cher…par essence !

Depuis janvier, j’en parlais, notamment sur ce blog. En septembre nous avons lancé l’offensive avec le carburant à prix coûtant dans nos stations.

L’effet d’entraînement sur nos concurrents a été immédiat. Conjugué au plan gouvernemental sur la fiscalité, cela aura permis de soulager (un peu) les automobilistes français. Les prix ont été contenus, ils ont même baissé par moment. Cette décision a coûté pas loin de 20 millions d’euros chaque mois au groupe E.Leclerc, mais elle a été plébiscitée par le consommateur.

Et comme l’essence est appelée à devenir rare (donc chère), nous nous sommes engagés résolument cette année aux côtés de Renault pour promouvoir sa nouvelle voiture électrique, la «Zoé». Pour populariser l’utilisation de ce genre de véhicule, il faut nous aider à multiplier les bornes de rechargement électrique. J’ai interpellé le gouvernement à ce sujet, peut-être que 2013 permettra d’avancer plus rapidement sur ce dossier. Il en va de l’avenir d’une partie de notre industrie.

Fluctuat nec mergitur

Malgré la crise économique, malgré les vicissitudes, notre groupe aura été, cette année encore, un moteur non négligeable pour l’économie française. Alors que partout on déplore des plans sociaux très durs, les Centres E.Leclerc auront créé 3.000 emplois en 2012, faisant suite à l’embauche de 2.500 collaborateurs supplémentaires en 2011.

Avec d’autres, nous aurons également pris notre part à la maîtrise de l’inflation. Certains nous reprochent d’être de terribles négociateurs et de trop sacrifier nos marges, mais je crois que les consommateurs et les politiques voient finalement d’un bon œil notre action pour juguler la hausse des prix dans les rayons, à un moment où le pouvoir d’achat des Français est en berne.

Et comme nous avons su entendre aussi les difficultés de certains de nos fournisseurs, le « plan PME » dévoilé il y a quelques jours, permettra à nos partenaires fragilisés de profiter de notre croissance annoncée pour 2013.

La culture dans tous ses états

Je termine ce billet comme je l’avais commencé, avec une petite touche personnelle car il n’y a pas que le business dans la vie…

Nos Espaces culturels n’auront pas été tenus à l’écart du dynamisme de l’enseigne puisque cette année ils auront créé 3 nouveaux prix littéraires : « Prix Landerneau du Polar », « Prix Landerneau Découvertes » et « Prix Landerneau BD » qui viennent ainsi se ranger aux côtés du « Prix Landerneau Roman ».

Enfin, 2102 aura vu la mise en œuvre d’un projet qui me tenait particulièrement à cœur : le Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Ce projet collectif aura été rendu possible par la mobilisation de nos adhérents, que je remercie une fois encore.

Voilà qu’aux Capucins, c’est la culture qui s’expose ! Et ça marche…Rendez-vous compte : plus de 25.000 visiteurs (près de deux fois le nombre d’habitants de la ville !) se sont précipités à Landerneau pour voir la première expo du site, consacrée au peintre Gérard Fromanger. Je souhaite à Yann Kersalé, exposé jusqu’au 19 mai 2013, le même succès !

Puisque c’est l’heure des vœux, je vous souhaite mes chers lecteurs un bon réveillon de la Saint-Sylvestre ainsi qu’une belle et heureuse année 2013. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures et de nouveaux défis à relever !

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 18 décembre 2012

Développer rapidement la mobilité écologique et les voitures électriques : c’est possible !

Credit photo : Thinkstock

Suite à mon billet publié hier, on m’a demandé d’expliciter notre revendication concernant l’extension des certificats d’économie d’énergie aux bornes électriques. Je le fais bien volontiers.

Le 30 octobre dernier, j’ai écrit au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour lui suggérer cette réforme destinée à soutenir la voiture électrique. Une mesure qui, rappelons-le, ne coûterait pas un euro au budget de l’Etat ! J’ai repris ma plume hier pour insister auprès du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault et de la ministre de l’Environnement, Delphine Batho.

Les ambitions gouvernementales…et la réalité

Dans la cadre de sa politique industrielle et de sa politique environnementale, l’Etat souhaite encourager le développement de la voiture électrique. Renault se positionne sur ce secteur.

Il existe toutefois une réticence de nos concitoyens, qui s’explique notamment par le fait que les infrastructures électriques nécessaires à la recharge des véhicules sont largement insuffisantes (Enquête de l’Observatoire Cetelem réalisée en 2012).

Je vous laisse mesurer vous-mêmes l’étendue du problème : il y a actuellement moins de 5.000 bornes de rechargement en France alors que le plan Borloo prévoyait 75.000 points de recharge publics et 900.000 bornes privées en 2015…

Développer rapidement les bornes, c’est possible !

Jusqu’à aujourd’hui, le coût d’installation d’une borne électrique est plus que conséquent. En effet, en plus de l’achat des bornes, il faut aussi faire tous les travaux de VRD (creusement de tranchées, tirage des câbles, aménagement éventuel de l’armoire électrique, etc.).

Une solution pourrait être apportée très rapidement par le gouvernement.

Il suffirait de modifier la législation pour faire en sorte que les bornes électriques deviennent éligibles à la production de certificats d’économie d’énergie (au même titre que l’installation d’une pompe à chaleur, ou l’isolation thermique des bâtiments).

Alors, on se bouge ou pas ?

Pour lutter contre le réchauffement climatique, le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie oblige tous les fournisseurs de carburants à réaliser ou à inciter à la réalisation d’économies d’énergie.

En tant que distributeur de carburants et de fioul domestique, E. Leclerc est concerné par cette obligation, via sa société pétrolière (2e distributeur français de carburants – 13% de parts de marché). Les Centres E. Leclerc cofinancent ainsi des travaux pour la rénovation des habitations des particuliers par exemple (isolation thermique…).

Notre proposition de réforme permettrait ainsi à la SIPLEC (la société pétrolière du groupe E. Leclerc) de pouvoir prendre en charge l’intégralité des coûts d’installation de ces bornes dans tous nos magasins.

Si le gouvernement prenait rapidement des mesures en ce sens, il ne fait aucun doute que, dans la foulée, tous les distributeurs français équiperaient également leurs stations-services et leurs parkings.

Imaginez le bond en avant que nous ferions en seulement quelques mois !

Michel-Edouard Leclerc

Lundi 17 décembre 2012

E. Leclerc premier acheteur de la Zoé !

Credit photo : Renault

Demain, avec Carlos Tavares, le Directeur Général Délégué aux opérations du groupe Renault, je me rendrai chez Patrick Bellec, l’adhérent E. Leclerc de Pont l’Abbé, pour réceptionner à ses côtés pas moins de 10 Renault Zoé 100% électriques !

Ces véhicules, tout chauds sortis de la chaîne de fabrication de l’usine de Flins vendredi soir, seront mis à disposition des employés du magasin de Pont l’Abbé.

Un engagement militant pour la mobilité électrique

C’est en 2011 que nous avons donné le coup d’envoi de notre engagement en faveur d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement.

Les centres E. Leclerc de la région rouennaise avaient en effet signé, sous l’égide de Laurent Fabius (à l’époque Président de la Communauté d’agglomération et ancien Premier ministre), un partenariat avec les collectivités locales du cru pour installer les premières bornes électriques sur les parkings de nos supermarchés.

Depuis cette date, notre enseigne a continué d’avancer sur ce chemin vert. Aujourd’hui ce sont plus de 20 Centres E. Leclerc qui en sont équipés auxquels s’ajouteront 30 autres hypermarchés de l’enseigne à la mi-2013. D’ici à 2015, nos 500 magasins proposeront ce nouveau service à tous nos clients.

Les premières Zoé seront donc chez E. Leclerc !

Les Zoé du centre E. Leclerc de Pont l’Abbé seront donc une avant-première mondiale et croyez-moi, ça va faire du bruit dans le Landerneau ! Pensez-donc, les essais officiels pour la presse spécialisée ne sont pas prévus avant février 2013… On va en faire des jaloux !

Tout cela est l’aboutissement d’une solide coopération entamée lors du Mondial de l’Automobile il y a deux ans entre E.Leclerc et Renault-Nissan. Le choix de Renault par E. Leclerc n’est certes pas exclusif, mais l’intention était largement partagée des deux côtés. Et puis, la Zoé est une production largement « made in France » que nous sommes fiers de promouvoir. 

Ce n’est pas non plus un hasard si cet événement se déroule à Pont l’Abbé. En effet, depuis la création de son magasin, Patrick Bellec est à la pointe du développement durable : photovoltaïque, caniveaux écologiques récupérateurs des huiles de moteurs, premier hyper à établir un bilan carbone, mise à disposition de vélos électriques pour le personnel, location de voitures hybrides…

Les opérateurs privés s’engagent, l’Etat doit accélérer !

Tant que les points de recharge seront rares, on ne fera pas décoller les ventes de véhicules électriques. L’implantation de bornes de recharge, partout sur le territoire, est donc une nécessité stratégique.

Installer des bornes de recharge coûte très cher (achat du matériel et travaux de VRD). Pour le moment, cette somme est à la seule charge du magasin ou de la station-service. Un tel équipement relève donc encore aujourd’hui d’une démarche volontariste.

Pour aller plus vite, l’équation est simple. Si demain l’Etat décidait d’autoriser l’intégration des coûts d’installation de ces bornes dans le dispositif dit des certificats d’économie d’énergie, il donnerait alors LE coup de pouce décisif à la mobilité écologique pour tous.

Tous les centres E. Leclerc – je m’y engage – s’équiperaient alors dès 2013 !

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 9 août 2011

Carburant, encore un peu de baisse…

 

Les prix du pétrole ont chuté lundi de plus de 6 % à New-York et 5 % à Londres.

Nous n’en sommes pas encore aux 5 cts/l de baisse annoncée à la radio ce matin par Jean-Louis Schilansky, président de l’Union française des industries pétrolières :

«Il s’agira d’une baisse assez importante (…) de l’ordre de 5 centimes d’euros du litre », a-t-il assuré sur Europe 1. « Aujourd’hui on est aux alentours de 1,52 euro du litre, donc on devrait passer en dessous des 1,50 euro du litre dans les jours qui viennent. Une baisse qui ne concernera pas que le sans plomb. Le prix du litre de gazole devrait redescendre quant à lui en dessous des 1,30 euro le litre ».

Quand Jean Louis Schilansky annonce  » on est aux alentours de 1,52 €/l  » en SP95, il inclut nos prix pour faire baisser « sa moyenne ».

En ce qui concerne les stations E. Leclerc, nous affichons déjà en moyenne 1,48 €/l en SP95 et 1,29 €/l en gazole.

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 4 mars 2011

Certificats d’énergie : Eric Besson, complice ou berné par GDF SUEZ ?

L’affaire a commencé par un propos d’Eric Besson relaté dans Les Echos du 2 mars 2011. C’était le jour de l’annonce de la nouvelle hausse du prix du gaz : « …plus inattendu, le Ministre de l’Industrie a indiqué qu’il allait par ailleurs mettre en place avec GDF SUEZ une prime à la casse pouvant aller jusqu’à 250 € pour le remplacement des chaudières anciennes ».

250 € ? Une aubaine ? Qui s’ajouteraient aux cartes cadeaux (pouvant aller jusqu’à 500 € pour une chaudière à condensation) proposées par E. Leclerc dans le cadre de son programme d’économie d’énergie et plus récemment par Auchan ou d’autres fournisseurs d’énergie ? Que nenni !

Interpellée par les professionnels (déjà choqués par un accord qui privilégierait une seule forme d’énergie, le gaz), l’administration a voulu rectifier : « Le dispositif pris en exemple par Eric Besson…n’est pas un dispositif gouvernemental, mais un dispositif d’initiative privée de la société GDF SUEZ…Il n’y a pas un euro public en jeu ».

Eric Besson a-t-il donc été piégé par sa méconnaissance du dossier ou la volonté de récupérer une offre d’apparence alléchante ?

Toujours est-il que l’offre de GDF SUEZ est près de deux fois inférieure à celle de Siplec/E.Leclerc via son programme « Primes Energie » lors du changement d’une chaudière.

Les consommateurs qui n’ont pas encore connaissance des avantages prévus par la loi et des offres concurrentes  à celle de GDF SUEZ peuvent se faire berner.

En tout cas, au lieu de privilégier un opérateur plutôt qu’un autre, les pouvoirs publics seraient mieux inspirés d’inciter les consommateurs à comparer et à rechercher les meilleures primes.

Michel-Edouard Leclerc

Mercredi 2 février 2011

Energie solaire : le photovoltaïque est-il trop cher ?

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Un moratoire de 3 mois qui s’annonce déjà plus long, une tarification (rachat du Kilowatt par EDF) en baisse, des mesures rétroactives qui déstabilisent les investisseurs…

On ne saurait reprocher aux pouvoirs publics de vouloir être économes de nos deniers. On concède aussi que certains arguments font mouche : le taux d’équipement progresse plus vite que prévu, les emplois générés en amont sont durables, mais les métiers de l’aval restent précaires et coûtent cher, etc. Bref, il y a matière à débat, et probablement à révision.

Mais la méthode est surprenante et fâcheuse.

Pour s’aventurer sur ces nouveaux investissements, les particuliers et les entreprises ont besoin qu’on leur garantisse un horizon réglementaire et des perspectives financières stables. Un coup d’arrêt, hypocritement qualifié de moratoire, c’est vraiment vécu comme un sale coup par les acteurs de la filière.

Mais surtout, le dossier des énergies renouvelables est encore trop insuffisamment installé dans un monde acquis à l’électricité abondante (du lobby nucléaire à celui de la voiture électrique) pour qu’on ne lui fasse pas subir une image aussi brouillonne.

Quand on voit ce qui reste du Grenelle de l’Environnement et la manière dont les pouvoirs publics agissent sur ce dossier du photovoltaïque, on peut se demander sincèrement si la leçon des crises énergétiques a été vraiment retenue.

Dans La Tribune du 1/02/2011, l’aérostier Bertrand Piccard (Solar Impulse) rappelle à juste titre que « le prix du solaire ou de l’éolien est momentanément plus cher que celui des énergies fossiles, mais pas leur coût. Parce que lorsque vous payez le prix du solaire ou de l’éolien, vous payez l’intégralité du coût. Alors que lorsque vous achetez du gaz, du charbon ou du pétrole, vous ne payez pas la charge environnementale de ces industries… ».

Au demeurant, et au-delà des arguments écologiques, je ne vois pas pourquoi on ferait fi de celui de la diversité. L’énergie solaire devrait constituer aujourd’hui un axe majeur de notre politique industrielle et énergétique.

Michel-Edouard Leclerc

Lundi 11 octobre 2010

Voitures électriques : Renault et E. Leclerc préparent l’arrivée de Zoé et de ses soeurs

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Bagnoles !

Vous l’avouerais-je : je crois bien n’avoir, jusqu’à ce jour, jamais mis les pieds au Salon de l’Auto. J’adore les belles voitures, les somptueux châssis, les couleurs chaudes, la sensualité du métal. Plus que tout, je suis fasciné par la plastique racée des « voitures concepts ». Pour la forme, l’élégance plus que pour les moteurs ou la puissance affichée. Je ne saurais pas les posséder, ni simplement rouler avec elles. Peut-être éprouverais-je une sorte de culpabilité comme n’en éprouvent apparemment jamais ces Largo Winch, ces Brett Sinclair au sortir d’un coupé garé sur la Croisette. Je ne suis pas un jouisseur au volant, mais j’ai ma vieille valeur refuge, patiente et délaissée au fond d’une grange, une 11 BL 1954, vert mélèze avec des roues ivoire. Sans doute « pour quand je serai vieux ».

Renault

J’ai, pendant 20 ans, roulé Renault. J’ai eu des R8, R12, R16, R25. J’ai taquiné, le temps de sa courte vie, une Safrane biturbo. Pour finir comme beaucoup avec une « voiture à vivre », une cathomobile version au losange.

Alors, cet après-midi, c’est avec une certaine nostalgie que je me balade sur le stand de la marque mythique avec son DG, Patrick Pélata. Un pur produit maison, un super manager, mais qui arbore un sourire d’enfant en caressant les flancs de sa Zoé. Fascinante, elle est belle comme un cœur, toute blanche en mariée, intérieur et extérieur. Un objet de rêve, une « deuxième voiture » pour 2012. Je prends du plaisir à contempler ce bijou électrique comme, autrefois, ma première loco mécanique.

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Electricité

A partir de 2012, Renault produira jusqu’à 150 000 Zoé par an. Ses concurrents travaillent avec assiduité à l’émergence d’une nouvelle génération de voitures-éprouvette avec l’espoir que toutes ces petites « branchées » représenteront 10 % du marché en 2020.

N’en déplaise à ceux qui rappellent qu’un moteur électrique coûte moins cher à produire qu’un engin thermique, la production en série reste un sacré pari industriel. Le décollage de cette part de marché dépend de la confiance que les consommateurs accorderont aux technologies, mais avant tout, à leur degré d’autonomie.

Même si les stations-service se font rares la nuit et en zone rurale, la capacité des réservoirs et le maillage des stations-service permettent allègrement de parcourir la France dans tous les sens le temps d’un week-end au volant d’une voiture « à essence ». La voiture électrique la plus performante n’affiche qu’une autonomie de 160 km. Les points de « recharge » ou de « changement de batterie » sont entièrement à construire.

Bornes

Pour sécuriser les consommateurs, il faut donc anticiper, multiplier les investissements en points de recharge et bâtir un premier réseau suffisant.

Renault, comme ses consoeurs, fait la course pour conclure un maximum de partenariats avec les collectivités locales, les garages, les stations-service, etc. L’accord E. Leclerc/Renault que je suis venu signer ici, va permettre de booster le plan d’équipement des parkings d’hypermarchés.

Une borne, en plus des fourreaux de raccordement, coûtera de 2 000 à 3 000 euros. Il faudra bien cinq ans pour équiper les parkings de nos hypers. Mais les Centres E. Leclerc veulent anticiper. Les 5 adhérents de la région de Rouen participeront dès 2011 à une opération-test annoncée, juste ce midi, par Laurent Fabius, Président de région. Et notre accord anticipe un équipement progressif de tous les centres E. Leclerc jusqu’en 2015 (une centaine fin 2012).

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Garantie technique

Dans le cadre de leur plan « consommation responsable » qui va mobiliser l’ensemble de nos cadres et adhérents ces trois prochaines années, l’arrivée de la voiture électrique fait l’objet de beaucoup d’attention. Equipement en bornes de recharge donc, mais aussi mise à disposition pour les consommateurs de voitures en location ou affectation à des opérations de covoiturage.

L’accord avec Renault offre des garanties techniques, une expertise-conseil et permet de lancer l’opération.

S’agissant des transports et d’énergies, notre enseigne a souvent été pionnière. « Autrefois », nous avons investi pour lancer le marché du GPL. Puis, plus récemment, dans les agro-carburants en dotant nos stations d’une pompe E85. Les ministres se précipitaient pour être sur la photo lors de l’inauguration. Hélas, les politiques publiques n’ont pas suivi et les constructeurs non plus !

Conditions de réussite

Pour la voiture électrique, il est important que les constructeurs s’engagent. L’accord avec Renault, vu son expertise, sa notoriété et sa part de marché, a pour but, déjà, de rassurer les centres E. Leclerc qui procèderont à cet équipement. Et, en parallèle, les vendeurs de Renault pourront s’appuyer sur ce réseau pionnier pour vanter la qualité du premier réseau de recharge.

Reste qu’on ne sait toujours pas à 5 ans quelle sera la politique fiscale de l’Etat sur le prix d’une recharge (aujourd’hui un équivalent plein en électricité vaut 1,20 €). Le développement progressif (si la voiture électrique marche) cannibalisera les ventes de carburant mais atteindra l’Etat au portefeuille (80 % de taxes). Les acquéreurs de Zoé et de ses sœurs auront bien besoin d’être rassurés sur le coût des recharges.

En parallèle, nous attendons des constructeurs qu’ils garantissent l’interopérabilité et la standardisation des matériels. Pitié, ne nous faites pas le coup des opérateurs téléphoniques ! Notre investissement vous est acquis, rassurez-nous sur « votre entente » !

Michel-Edouard Leclerc

Vendredi 27 novembre 2009

Grandes marques et éco-citoyenneté : l’étude GfK

 

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Sondage réalisé par GfK, première semaine d’octobre 2009, auprès de 800 Français.

La société d’études GfK vient de publier le résultat d’un sondage annuel sur la perception qu’ont les Français de l’engagement sociétal des grandes marques (environnement, santé, solidarité sociale).

Il faut évidemment prendre ces résultats « avec des pincettes ». Les esprits les plus critiques diront que ce classement reste subjectif, influencé par la publicité tout autant que par la connaissance de réalisations tangibles, concrètes. Cela est vrai ! Mais m’adressant « à l’interne » sur ce blog, je voudrais tout de même attirer l’attention sur la pertinence des actions que nous avons entreprises depuis une dizaine d’années.

Les adhérents et les salariés qui m’ont suivi pour obtenir la suppression progressive des sacs plastiques, trouveront ici un grand motif de satisfaction. Ah ça, la bataille fut difficile ! Dieu sait qu’on nous opposa longtemps le caractère anti-commercial de cette initiative aussi symbolique que concrète.

Depuis 10 ans, m’appuyant sur un groupe pionnier d’adhérents, j’ai pu engager notre enseigne dans des investissements « apparemment non rentables » dans le domaine de la nutrition (engagement de la Scamark dans le plan national Nutrition/Santé), l’étiquetage CO² (convention avec l’ADEME), les audits sociaux sur les produits d’importation (Siplec), les économies d’énergie (contrat de progrès fournisseurs Marque Repère), etc.

Toutes ces actions sont individuellement peu visibles. Elles constituent néanmoins les pièces d’un puzzle dont le public (et pas simplement nos consommateurs) a pris conscience.

Une majorité d’adhérents portent désormais très loin les engagements du groupe dans ces domaines. Qu’on me permette, ici, fort du classement de l’enseigne par GfK, de remercier tous ceux qui, bien avant le Grenelle de l’Environnement, se sont impliqués dans ces projets.

Michel-Edouard Leclerc

Mardi 8 septembre 2009

Taxe carbone : arrêtez la cacophonie !

BLOG CO2

Ils s’y sont tous mis, médias et politiques, chacun prenant position, les uns sur le montant de la taxe (prix de la tonne de CO²), les autres sur son affectation.

Personne n’a encore dit précisément qui effectuera ces calculs, et encore moins comment s’appliquera la taxe (quels produits, en plus des carburants, quels services ?). La majorité évoque un impôt « neutre » dont le produit serait aussitôt réaffecté !!! Ici, on dit qu’il compenserait la suppression de la taxe professionnelle, ailleurs, on va jusqu’à recommander d’affecter le produit de la taxe au financement de l’assurance maladie en arguant du « lien entre dégradation de l’environnement et santé » (Madame Marie-Anne Montchamp, députée UMP).

Bref, un vrai sac à malice, d’autant qu’il n’aura échappé à personne que la contribution climat/énergie est devenue une arme politique redoutable, capable de faire exploser l’alliance du PS et des Verts.

Après cela, allez donc vous étonner des réticences populaires face à ce nouvel impôt.

Je suis persuadé que le rebond économique passe par un investissement massif dans les technologies alternatives économes en énergie et protectrices de l’environnement. Et de ce point de vue, l’intérêt d’un emprunt comme celui d’un réaménagement de notre fiscalité me paraissent complètement évidents.

Mais pourquoi mettre la charrue avant les bœufs ? Si l’on veut éviter tout blocage, l’urgence n’est-elle pas d’abord de définir et de rendre plus lisible cette nouvelle politique industrielle, énergétique, alimentaire, qu’on prétend ainsi financer ?

Qu’en pensez-vous ?

Michel-Edouard Leclerc