L’enseigne E.Lelcerc a une longue histoire dans le secteur des carburants et de l’énergie. Dans les années 80, nous avons combattu les monopoles, l’interdiction d’implanter de nouvelles stations-service, dénoncé les ententes et les prix fixes, gagné la liberté des prix devant la justice européenne.
Dans les années 90, nous avons été précurseurs avec certaines coopératives agricoles pour les biocarburants. En 1994, nous avons été les premiers à incorporer de l’éthanol pur dans le supercarburant sans-plomb 95. Nous avons, là aussi les premiers, introduit en 2007-2009 le super-éthanol et le SP 95 E10 dans nos stations-service.
Biocarburant nouvelle génération, voiture électrique, covoiturage et plus généralement mobilité durable…nos adhérents s’intéressent à l’avenir !
Ze Club Renault-E.Leclerc
Le 18 décembre 2012, j’étais à Pont l’Abbé aux côtés du Directeur général de Renault pour la livraison des premières Zoé à notre adhérent Patrick Bellec.
Nous annoncions alors notre volonté commune de travailler ensemble à la promotion de la mobilité électrique. Ce partenariat a pris forme dès le lendemain en créant « Ze Club Renault-E.Leclerc ». Objectif : nouer des alliances entre concessionnaires Renault et nos magasins au niveau local pour installer des centres d’essais sur les parkings E.Leclerc, mener des actions d’information et de sensibilisation auprès des particuliers, etc.
Nous avions la volonté d’unir les efforts d’une cinquantaine d’adhérents et de concessionnaires Renault d’une même ville. Trois mois plus tard, l’objectif a été pulvérisé et nous aurons ainsi en 2013 plus de 100 partenariats entre nos deux marques.
Et sans qu’aucune de nos deux marques n’exige une quelconque exclusivité, contacts ont été pris avec des représentants de collectivités locales, des constructeurs de voitures, de batteries, de bornes, bref tout apporteur de solutions, engagé dans le concept de la mobilité durable.
Toujours mobilisé pour la réforme des C2E
Pour autant, tout cela ne serait que gadget (et la voiture électrique une fausse promesse pour l’industrie automobile française) si un véritable plan national de déploiement des bornes électriques ne voyait pas rapidement le jour.
Comment croire à ce plan français de soutien à l’industrie automobile qui prétend investir dans l’électrique, si d’ici un an – deux au maximum – le territoire national n’est pas largement équipé en bornes ? Qui achètera ou louera une Zoé ou une Blue-Car s’il n’est pas garanti de pouvoir recharger à peu près n’importe où ?
J’essaie de sensibiliser élus, experts, ministres et autres coordinateurs interministériels à l’urgence d’ajouter une ligne au décret ouvrant droit à la production de Certificats d’Economie d’Energie (C2E) afin d’inclure l’installation des bornes électriques dans ce dispositif (voir mon article sur le sujet).
Ah ah ! On m’écoute d’une oreille attentive, mais j’avoue quand même être surpris par une certaine forme d’inertie.
Alors que le gouvernement cherche à faire des économies, je m’aperçois qu’il est difficile de lutter contre les vieux réflexes. On préfère subventionner l’achat des bornes plutôt que de demander au secteur privé (en l’occurrence les distributeurs de carburants) de le prendre en charge (alors que la réforme des C2E le permettrait sans – j’insiste – que cela ne coûte un picaillon à l’Etat !).
Mais je suis tenace. Je n’ai pas connaissance qu’on ait fait d’autres propositions pour mailler le territoire français rapidement en bornes électriques. On nous dit que les C2E ne visent que les économies d’énergie et non les énergies alternatives. Et alors ? Qu’est-ce qui s’oppose au changement ? D’autant que les énergies alternatives se proposent d’être plus économes…
A mon avis, il y a urgence. On nous renvoie au débat national sur la transition énergétique ? Eh bien soit, dans quelques jours nous soumettrons, à notre manière, notre propre contribution sur le sujet.













