PHENIX : quand un banquier d'affaires devient entrepreneur social
SOCIÉTÉ Actus / Débats

Phénix agit contre le gaspillage alimentaire

Commerce et développement durable. A en croire les polémistes, ce n’est pas compatible, mais ces gars-là sont vraiment hors-sol.

Parce que sur le terrain, j’en atteste, tout le monde s’y est mis, quelle que soit l’enseigne ! Les E.Leclerc ont été pionniers (sacs plastique, recyclage, lutte anti-gaspillage, dons aux associations…). Je vous en parle souvent ici.

Aux rencontres de la Chaire ESCP-E.Leclerc, on confronte concepteurs et praticiens et on y rencontre des acteurs super-boostés du développement durable.

Ainsi, j’ai plaisir à vous présenter Jean Moreau, co-fondateur de la start-up PHENIX. Cet ancien banquier d’affaires (Merrill Lynch) multi-diplômé et promis à une grande carrière dans la finance, s’est un jour posé la question du sens de son action et de son impact sur la collectivité. Et le voilà qui décide d’entamer un virage à 180 degrés, en optant pour une nouvelle carrière : entrepreneur social.

PHENIX accompagne déjà un certain nombre de centres E.Leclerc dont celui de Rueil Malmaison dans leur lutte contre le gaspillage. Aujourd’hui, cette start-up permet de sauver tous les jours 50 tonnes de produits de la poubelle, redistribuées par associations partenaires (100.000 repas). Après 4 ans d'activité, l’entreprise est déjà implantée dans 21 villes, accompagne plus de 850 clients (dont 90 magasins E.Leclerc et Leclerc Drive, mais aussi nos confères du groupe Casino, Franprix, Intermarché, Super U Bricoman, Lapeyre, Henkel etc...) et emploie plus de 80 personnes.

Partis de la lutte contre le gaspillage alimentaire, Jean Moreau avec son associé Baptiste Corval cherchent constamment de nouvelles filières de valorisation des produits en fin de vie grâce à la mise en place de boucles d'économie circulaire.

Cette success-story française repose sur deux piliers : la réponse à une attente croissante (économique, sociale, sociétale…), et la création d’un modèle économique viable où chacun est susceptible de s’y retrouver.

La démarche donne également du sens au travail de nos collaborateurs, et je suis fier qu’ensemble, nous arrivions à de beaux résultats, concrets et emblématiques, comme sur le magasin d’Argentan, où nous atteignons le Zéro Déchet via 3 filières de valorisation (consommateur, association, alimentation animale) ! Nous y reviendrons prochainement car j’y vois le début d’une belle aventure sur la consommation engagée et responsable !

2 Commentaires

Une belle histoire, sur le plan collectif (le projet) que sur le plan individuel : un rapace touché par la grâce!
Visiblement ça arrive et je vous le félicite de relayer cela cher MEL. D'abord pour le projet qui mérite d'être soutenu, ensuite pour susciter des vocations auprès de profils de même (haut) niveau, qu'ils sachent que des qualités intellectuels peuvent être mise au service du bien commun et non du seul profit individuel.
Bravo
Bravo MEL de mettre en avant Phénix, je travaille avec eux dans mon magasin Leclerc de Pineuilh, c’est un bon partenaire de l’anti-gaspi.
En l’associant avec une autre start up (zero gâchis) on obtient des résultats surprenants !!! Les Centres E. Leclerc ont toujours eu un rôle societal dans leur région, et avec l’aide de Phénix nous visons le Zéro déchet, zéro gâchis... un exemple à suivre ?

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