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Une exposition Leonora Carrington à ne pas manquer au Musée du Luxembourg !
CULTURE Actus - Débats

Une exposition Leonora Carrington à ne pas manquer au Musée du Luxembourg !

Courez voir Leonora Carrington (1917-2011) au Musée du Luxembourg !

 Il ne reste plus que quelques jours pour découvrir l'œuvre géniale de cette femme d'avant-garde, de cette artiste attachante. 

Comme beaucoup d'autres femmes, trop longtemps restées dans l'ombre des peintres ou des amis avec qui elles ont vécus, Carrington méritait ce lieu paisible et grand public. 

Elle a tout appris par elle-même, autant les aspects techniques que l'art du récit. Les historiens qui la redécouvrent ont longtemps sous-estimé (sous-évalué) l'apport de ces femmes, membres de groupes intellectuels ou artistiques, dispersées en Europe, au gré des guerres et des engagements idéologiques. Ils les ont placées sous la tutelle des maîtres qu'elles ont défendus ou aimés. Jugement trop rapide, un peu méprisant.

 Leonora a bénéficié d'un bel héritage culturel, mais c'est par choix personnel qu'elle s'est investi dans l'étude de l'art de la Renaissance et des peintres Florentins. Elle rejoint plusieurs groupes d'artistes en Angleterre, dans le Pays de Galles. Elle s'y fait repérer avant guerre. Elle y vit ses amours. Elle ne met jamais en avant son talent... C'est le mérite de cette expo de poser la question : on ne sait par exemple sur cette période qui les révèlent amoureux qui, de Max Ernst ou d'elle, est le ou la véritable inspirateur (trice) de certaines oeuvres ici présentées. Carrington est une voyageuse, par tempérament mais par obligation aussi. 

De Londres à New York, en Espagne ou au Mexique : ce sont des parcours libres, puis contraints. Mais dans l'après-guerre, elle va vivre une forme de réclusion et d' exil... Jusqu'à se recréer un nouveau cadre familial et une sorte de refondation personnelle. 

On peut essayer de trouver des corrélations, des parallélismes entre ce parcours et les mouvements symbolistes ou surréalistes auxquels on la "rattache". 

Personnellement, je trouve que ces classifications ne rendent pas justice de l'originalité de cette créatrice qui, dès sa prime jeunesse, est habitée de personnages d'une mythologie dont elle réécrit les rôles, les histoires et les représentations. 

Ses œuvres sont belles, sa palette éclatante, son itinéraire est tout simplement fascinant. On se prend à aimer cette femme. J'aurais adoré faire cette exposition à Landerneau, dans notre Fondation Leclerc qui accueille aujourd'hui Andy Warhol. 

Il y a 2 ans déjà, au Centre Pompidou, l'exposition sur les surréalismes avait révélé de très belles artistes espagnoles peu connues du public français. Tout est encore à montrer, à défendre... A Landerneau, on a ce public là, réceptif et généreux. On en reparle ! ☝️

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