Aéroport Notre Dame Des Landes abandonné
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NDDL : c'est enfin décidé !

Ouf ! Honnêtement, il était temps qu'on en finisse avec cette histoire de #NDDL (Notre-Dame-des-Landes).

Pour être franc, du fin fond de mon Finistère je n'avais pas d'opinion arrêtée sur la nécessité d'un nouvel aéroport dans la région nantaise (si déjà on avait quelques avions sur Quimper... N'est-ce pas Messieurs de Hop!...).

J'ai souvent d'ailleurs été interrogé dans les médias et répété ma perplexité : les chefs d'entreprises nantais, parmi lesquels les adhérents E.Leclerc du coin, ne me semblaient pas les militants les plus acharnés de ce projet d'aéroport. Dans les cercles celtiques parisiens que je fréquente de temps à autres, je n'avais pas non plus l'impression que le lobby des expatriés dans la capitale s'était réellement mobilisé ☺

Mais voilà. Un référendum avait été organisé et comme dit l'adage : vox populi, vox dei. On s'attendait donc à l'arrivée des bulldozers.

Tétanisé par le potentiel insurrectionnel du dossier, l'approche des élections et les dissensions entre partis politiques, le pouvoir précédent n'avait jamais vraiment assumé le résultat de la consultation populaire. Jean-Marc Ayrault, Nantais et pourtant Premier ministre, n'avait pas fait de sa conviction la marque de son autorité politique sur ce dossier. En tournant autour du pot, les gouvernements donnaient l'impression d'être faibles, face à des opposants qui ébranlaient chaque jour un peu plus l'autorité de l'Etat.

Il faut reconnaître au gouvernement d'Edouard Philippe et à Emmanuel Macron d'avoir eu le courage de trancher.

Reste maintenant à faire appliquer la décision présidentielle.

Je pense toutefois qu'il sera plus facile de renoncer à construire quelques kilomètres de tarmac, que de faire évacuer la ZAD dans la violence, la rancune et sous les huées. Mais là, franchement on quitte le territoire du débat ou de la rationalité économique pour l'exploitation politique.

On sait après le Larzac combien les symboles peuvent perdurer. Personnellement, je ne vois pas en tous les cas ce que les bretons, déjà divisés sur le sujet et qui n'ont pas été globalement consultés, auraient à gagner à prolonger ce débat, en tous les cas dans les mêmes termes.

4 Commentaires

Bonjours Monsieur LECLERC, tout d'abord, je salue la possibilité de vous contacter directement. Bien qu'il n'y ait pas de discussions sur le sujet qui m'amène ici, j'ai choisi celui pour son implication environnementale et sa date de publication. Le sujet, la commercialisation du bar sauvage de décembre à avril en pleine période de reproduction de l'espèce. Je n'interviens pas ici à titre personnel mais en temps que représentant d'un groupe de pêcheurs amateurs soucieux de la gestion concertée et durable de la ressource des océans et du bar en particulier. Pour cela, nous entendons mener des actions de sensibilisation dans tous les établissements de votre groupe mais aussi des autres enseignes afin de faire prendre conscience au consommateur des enjeux, le premier établissement concerné étant celui de Lanester qui vient de se positionner à titre individuel suivi par quelques autres depuis hier. Donc, pourriez vous par communiqué de presse rappeler vos engagements éthiques afin que l'ensemble des établissements LECLERC rejoignent notre démarche. Je reste à votre disposition. Soyez assuré Monsieur LECLERC de toute notre considération et je l'espère de tout notre soutien. Mario CRESSENT un Bonnet bleu parmi d'autres. Si vous souhaitez échanger ce sera avec grand plaisir
Bonjour M. Cressent, notre politique de pêche sur le bar tente de prendre en compte à la fois la durabilité des ressources, et celle de l'économie des pêcheries artisanales. Notre objectif est donc bien de préserver la ressource en bar sauvage, sur la base de données scientifiques et réglementaires de la manière suivante:

- janvier : bar sauvage uniquement pêché à la ligne, au nord du 48 eme parallèle, et sur la base des 5 T de quotas alloué aux pêcheries concernées.

- février - mars : interdiction totale de vente de bar sauvage, quelle que soit la technique de pêche.

- avril à juin : commercialisation de bar sauvage sur les mêmes bases que le mois de janvier.

- Juillet à décembre : pas de restriction (à date) pour la vente

Notre liste est ré-évaluée chaque année en fonction des dernières données scientifiques et réglementaires. J'espère avoir répondu à votre questionnement. Bien à vous. MEL
Je partage tout à fait votre point de vue! NDDL, "projet pourri" par excellence, mais qui aura quand même "nourri" un paquet de gens sur le dossier depuis 54 ans! Ce dossier date de 1963, il a mon âge, et la décision qui vient d'être prise rompt avec la tradition énarchique : durer, sans imagination et avec avidité! Et force est de constater que NDDL incarnait plutôt bien le point...
Portons donc cette rupture cela au crédit du "couple" Macron-Philippe et votre analyse du dossier est pertinente mais fait un peu peur pour le cas où il serait question d'agrandir les installations de l'actuel aéroport de Nantes! A suivre donc.
Bonjour MEL, votre témoignage est assez ahurissant dans ce qu'il met en évidence que les décideurs économiques locaux se sentaient asse peu concernés par le dossier! Mais avaient-ils été impliqués sur le dossier? Impliqués dans le temps avec les éventuelles évolutions que des études d'impact successives auraient permis de mettre en évidence? Pas sûr qu'ils aient été consultés...
Quand à votre point sur un précédent premier ministre de Hollande, "le régional de l'étape" comme l'on dit pour les coureurs du Toure de France, il avait été justement choisi pour ne pas faire d'ombre à quelqu'un qui n'avait ni conviction ni autorité. Ceci explique sans doute cela...
Mais comme vous le dites très justement "reste maintenant à faire appliquer la décision présidentielle"... Tout un programme!

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