Peut-on parler de confiance et l’Etat garder sa crédibilité quand, pour prélever plus de 20 milliards d’impôts nouveaux, on invoque la rigueur sans définir les chemins d’une nouvelle croissance ? Et l’Etat, qui a failli, doit-il « déshabiller Pierre sans dire comment il va habiller Paul ».
La proposition de Serge Papin
On ne saurait reprocher au dynamique président de Système U de vouloir faire entendre sa « part de voix ». Chacun a le droit (le devoir) de jouer sa propre partition, et même, face à la crise, de revoir ses positions.
Dans l’Histoire, les jésuites ont toujours su jouer les modestes en se présentant comme simples conseillers, alors même qu’ils tenaient fermement la main des princes. Les membres de certains grands corps de l’Etat auraient-ils aujourd’hui repris les habits d’Ignace de Loyola ?
Sur ce blog, comme dans les médias, je ne me suis jamais privé de dénoncer le manque de courage des politiques français, si prompts à parler de réforme, mais incapables de franchir les obstacles corporatistes.
Désolé pour les néophytes : la question que j’aborde aujourd’hui intéressera surtout les professionnels de la relation industrie-commerce, les étudiants en droit ou ceux qui font des études commerciales… Mais il se trouve qu’à l’occasion des négociations 2006, un échange croisé de courriers entre l’