Carburants : oui, tous les distributeurs pourraient baisser l'essence de 15 centimes !
ÉCONOMIE Pouvoir d'achat

Carburants : oui, tous les distributeurs pourraient baisser l'essence de 15 centimes !

Carburants : oui, tous les distributeurs pourraient baisser l'essence de 15 centimes !

Je ne parle pas ici d'une baisse de marge, ni d'une prévision de baisse des prix que personne ne peut plus garantir sans qu'elle ne soit suivie d'une hausse dans les heures qui suivent. Oui, aujourd'hui, le pétrole joue au yoyo.

Mais à force de ne pas vouloir céder sur la part de fiscalité engrangée par l'Etat sur les ventes de carburants, le risque est grand de voir la consommation se rétracter et l'économie française s'encalminer.

Non, ce n'est pas en bloquant les prix du pompiste/garagiste dans une vallée de Savoie ou d'un hyper en périphérie d'Amiens ou de Besançon, qu'on va faire baisser les cours du brut au Moyen-Orient. Faut arrêter avec ces bêtises qui ne cherchent qu'à désigner des boucs émissaires.

L'Etat a fini par ouvrir le chantier des "aides fléchées" aux professionnels les plus affectés par les hausses : aides à domicile, infirmiers, transporteurs, et utilisateurs d'engins de l'agriculture au BTP. Ca, c'est bien.

L'Etat se retranche derrière la vertu comptable et le déficit public pour ne pas intervenir massivement. L'argument est valable. Mais l'Etat peut distribuer judicieusement aux automobilistes les plus modestes et les plus contraints son surplus de TVA récoltée.

Mieux encore, et sans perdre un denier public : je propose, comme mes collègues des autres enseignes, qu'on reporte momentanément la récolte de l'espèce d'Ecotaxe (15 centimes le litre environ), qui sert à financer la transition écologique d'ici... 2050 !!!

Deux ou trois mois de suspension ne remettraient pas en cause le projet écologique auquel je crois, auquel E.Leclerc adhère et même accélère (solaire, bornes électriques, géothermie, etc).

Mais comme le dit Jean-Marc Jancovici du Shift Project, cette transition ne sera portée par les Français que s'ils y adhèrent.

Pour l'heure, dans l'anxiété d'avoir des fins de mois difficiles, la priorité c'est de rassurer les consommateurs français sur l'intérêt que professionnels et politiques portent à leur condition sociale et à leur pouvoir d'achat.

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