pesticides
SOCIÉTÉ Santé

Greenpeace contre les pesticides : je soutiens l'objectif !

Campagne de collage avec mon effigie sur les murs de Landerneau ! Merci Greenpeace, voilà un bon buzz pour ma ville natale, et aucun breton ne vous reprochera de vouloir "faire du bruit dans le Landerneau" à l'heure du festival du même nom.

 

Ça nous vaut d'ailleurs le déplacement des équipes régionales de FRANCE 3 dans notre petite capitale culturelle. Oui bravo pour l'idée, j'aurais aimé l'avoir eue.

Sur le fond, pas de souci ! On va être alliés. Vous pouvez compter sur nous. Les adhérents et salariés du Mouvement E.Leclerc sont totalement en phase avec l'objectif de réduire les pesticides et autres produits chimiques, notre enseigne est complètement disponible pour y travailler.

A titre personnel, je suis complètement motivé. Je mange diététique et bio. Ça ne vous étonnera pas, je trouve tous ces produits dans les centres E.Leclerc. Plus globalement, j'ai assigné à nos commerciaux l'objectif de faire de l'enseigne le premier distributeur de produits bio en France d'ici 2020 (on est déjà le 2e,  après Biocoop, donc plutôt bon élève, vous pourriez le dire aux militants !).

Pour info, le distributeur n'est pas l'agriculteur, et donc ne vous trompez pas trop longtemps d'interlocuteur. On sait bien pourquoi vous m'avez ciblé, c'est pour la com' ! Mais faudrait quand même penser à bosser sérieusement.

Je vous rappelle que c'est vous qui, avant l'été, vous êtes barrés du groupe de travail sur les pesticides (que  vous aviez réclamé), plantant ainsi les représentants de Leclerc en Midi-Pyrénées, tout ça parce qu'ils vous proposaient d'élargir les discussions aux producteurs régionaux…

Si on veut tous ensemble lutter contre les pesticides, on ne pourra le faire qu'avec les producteurs de fruits et légumes et en les aidant à trouver des solutions alternatives…tout le reste n'est que discussions de salon ou postures médiatiques…

En attendant, puisque vous m'interpellez, et bien je dis chiche ! Je vais organiser pour vous des réunions avec Xavier Beulin (FNSEA), la Confédération paysanne et la Coordination rurale. Et même avec des représentants de Que Choisir qui ont pourtant critiqué vertement votre campagne (cf. "Opération « Leclerc Obscur » Greenpeace est-il si transparent ?").  

Et pour être plus efficace, vous pourriez déjà me faire parvenir le détail des analyses scientifiques auxquelles vous vous référez. Je vous les réclame depuis le début de l'année. Un problème de timbres ?

Transmettez mes amitiés à Iggy Pop et à Indochine qui ont fait le déplacement à Landerneau !

Sans rancune. Michel-Edouard.

17 Commentaires

Bonjour,

Le résultat d'une politique de prix toujours plus bas : agriculteurs demandant une marge de manœuvre pour améliorer leurs pratiques:

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-poire-sur-vie-85170/au-poire-sur-vie-les-eleveurs-bloquent-un-magasin-leclerc-4415169
Produire bio n'est pas toujours plus cher:

Autrefois on expliquait que la qualité coûtait cher pour justifier de la non qualité des produits industriels. Aujourd'hui on sait que la qualité fait gagner de l'argent.

Il en va de même de l'agriculture.
On nous a vendu un modèle débile: toujours moins d'agriculteurs pour plus de productivité, une agriculture intensive qui épuise les sols, concentre les parasites et maladies, oblige à recourir à des engrais et pesticides en masse, une industrialisation de la production animale où l'on torture, maltraite, engraisse aux hormones, nourrit avec des aliments scélérats (ESB), transporte abusivement les veaux pour les ramener ensuite (5000 km AR vive le CO2), bourre d'antibiotiques des animaux qui ne voient pas le jour. Nos paysans se sont fait abuser par l'europe et le productivisme que Leclerc et d'autres imposent. Monsieur Leclerc, soyez leader et exemplaire. Payer un juste prix sans changer vos marges changera quoi ?

Faire autrement est possible, de manière compétitive.
Ce qui coûte cher ce sont les semences, les engrais, les pesticides, les antibiotiques, les transports inutiles, pas l'agriculture.
40% des cancers proviennent de la pollution. Nous avons tous perdu enfants, amis, collègues atteints de maladies bizarres. On connait les coupables. Qu'attend-t-on pour les faire payer ? Mais cela va venir un jour ...

Une ferme multiproduit de 1ha peut produire 140 000€/an. Qui dit mieux ? pas l'agriculture intensive c'est sûr. Seule un petit groupe en profite. Les autres en crèvent
Salut Mel!
J'aime votre engagement pour cette cause juste. Les premiers à avoir connu les répercussions des traitements ont été les agriculteurs eux-même. Lorsque j'ai pris conscience de cela j'ai considéré qu'acheter bio était un acte citoyen pour encourager les agriculteurs à produire différemment. Je ne sais pas si c'est bon pour ma santé et les spécialistes du sujet que j'ai eu l'occasion d'entendre ne m'encouragent pas à croire à des vertus miracles contre le cancer notamment mais j'achète du bio par respect pour les agriculteurs et aussi parcequ'ils me plaisent . Lors d'une de mes pérégrinations parisiennes j'ai entendu un responsable d'une association nationale soumettre l'idée d'instaurer une TVA variable bonus/malus pour inciter les français à manger moins gras, moins sucré, moins salé, plus sain et donc plus diététique. Que pensez vous de cette mesure? Est-ce aujourd'hui applicable? L' autre sujet important est comment protéger le cahier des charges des produits bio? Chaque pays aujourd'hui adopte des mesures de son choix pour définir le produit bio et de ce fait les règles de base ont changé. Puisque vous citez la région Midi-Pyrénées, le maire de la ville de Pamiers, monsieur André TRIGANO, a fait rentrer les produits bio dans les cantines scolaires en l'an 2000. Un exemple à suivre assurément pour bien des raisons.

Voilà un article sur le sujet trouvé sur la page www.label-du-bio-a-la-cantine.com/newsletters/honneur/..

Vraiment ? Mais oui, c’est possible ! Pour nous le prouver, le restaurant scolaire LAS PARETS à Pamiers (09, Ariège) en fait tous les jours et gagne sur tous les plans : il informe les enfants sur ce qu’ils mangent et les aide à adopter les bons gestes pour le tri sélectif.

LAS PARETS, ça fait longtemps que c’est un bon élève. Engagé dans la promotion de l'approvisionnement local puis bio depuis 2000, il a toujours pensé que manger bio et équilibré c’était important. Vous nous direz alors : une telle initiative c’est quand même mieux si tout le monde y croit ! Monsieur André TRIGANO, maire de Pamiers, est à l'origine du projet, et l'a toujours soutenu. Le cap avait d’ailleurs été fixé dans leur Agenda 21.

Mais ça ne s’arrête pas là, ça continue… en cuisine bien sûr ! Au restaurant scolaire LAS PARETS on éveille chaque jour ses papilles grâce aux talents du chef cuisinier Serge BIANCHI et de toute son équipe. Toujours prêts à faire plaisir aux enfants, ils sont tous persuadés que bien manger, ça s’apprend et ça se travaille !


C’est l’heure du repas, les élèves sont impatients !
« Ils font ce qu’ils disent…
Il y a du nouveau en 2014 ! LAS PARETS est labellisé ECOCERT « En Cuisine » de niveau 3. Soit le plus haut niveau de labellisation délivré par ECOCERT. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ?

C’est + bio : au moins 50% des produits proposés sont bio et au moins 50 composantes bio sont servies par mois,

C’est + local : au moins 10 produits « de la fourche à la fourchette » sont proposés par mois. C’est-à-dire des produits bio, locaux et cultivés sur place,

C’est + sain : les graisses hydrogénées sont interdites, les céréales complètes sont incorporées dans les repas et tous les produits sont cuisinés sur place,

C’est + durable : l’établissement s’engage pour l’écologie en utilisant des éco-détergents ; mais d’autres initiatives telles que la gestion de l’eau et des déchets sont aussi appréciées !

A bientôt!
M'enfin MEL !!!?? Le 2ème distributeur de produits bio derrière Bio coop c'est pas Leclerc c'est AUCHAN.
Auchan qui d'ailleurs, a été le 1er opérateur GSA à se lancer dans l'aventure du Bio ....
Bah' lors Mel ? Chui censuré ?
Pas de censure mon ami(e) juste quelques jours de vacances éloigné du clavier ;-) Sur le fond, c'est bien la 1ère fois que je lis qu'Auchan est le 1er distribution de produits bio en France !
Oui, engagez vous !
Aimez les territoires français comme votre Landerneau...
Et utilisez le Mouvement Leclerc pour, comme votre père, insuffler une nouvelle révolution dans les territoires et les villages de France.
Le 1er du Bio d’ici 2020, c’est bien, mais le 1er du Bio local, avec des places de villages vivantes, c’est l’idéal !
C’est le moment de réunir le Mouvement Leclerc et le Mouvement Colibri de Pierre Rabhi, et de prouver encore à Ségolène que vous avez 20 ans d’avance !

Bien à vous
T.E.
Cher Michel-Edouard,

Nous sommes ravis que nos petites affiches aient attiré votre attention et que vous ayez pris la peine de justifier votre position. Il est vrai que nous attendions un début de dialogue depuis plus d’un an sur un sujet qui concerne la santé de vos clients. Nous nous réjouissons également que, dixit, “les adhérents et salariés du Mouvement E.Leclerc sont totalement en phase avec l'objectif de réduire les pesticides et autres produits chimiques, notre enseigne est complètement disponible pour y travailler.” C’est une excellente première étape qui va, je l’espère, donner lieu à une réunion rapide avec vos adhérents et vous-même pour qu’on s’y penche sérieusement.

Votre préoccupation de développer le bio dans vos enseignes est hautement louable. Mais quels volumes de vos ventes cela concerne-t-il : 3%, 4% ? Tant que cela ne concerne pas le gros du volume, cela signifie que la majorité de vos clients continuent de consommer des fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle. Des fruits et légumes produits à grand renfort de pesticides, dont les consommateurs ne connaissent ni la nature ni les quantités utilisées. C’est donc bien à eux que nous pensons en premier lieu. Ces pesticides, on vous le rappelle, sont des poisons pour leur santé et pour celle des producteurs mais également pour l’environnement (voir les études sur l’impact sur les consommateurs ou encore sur celle des agriculteurs de l’ANSES - http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/300718/rapport_sante_et_pesticides.pdf).

Permettez-nous quelques mises au point et corrections sur la deuxième partie de votre courrier. Si les producteurs sont ceux qui produisent, les distributeurs ont une très grand part de responsabilité au travers des contraintes de prix et de contrats qu’ils fixent (http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120917.OBS2658/l-envers-du-systeme-leclerc.html). C’est là que vous pouvez jouer un rôle énorme. C’est également la raison pour laquelle des enseignes concurrentes se sont déjà engagées : Carrefour, les Magasins U (http://agriculture.greenpeace.fr/course-zero-pesticide-apres-un-an-de-campagne-ou-en-sont-les-distributeurs) et Monoprix (http://abeille22.fr/monoprix-devient-partenaire-label-bee-friendly/) en France, Aldi (http://www.greenpeace.org/international/en/press/releases/2016/Greenpeace-campaign-bears-fruits-Aldi-Sud-bans-bee-harming-pesticides/) en Allemagne ou encore les enseignes Jumbo et Albert Heijn aux Pays-Bas (http://www.freshplaza.com/article/161396/NFO-Supermarket-chains-strengthen-own-image-by-trampling-Dutch-cultivators), qui y concentrent à eux deux plus de 50% des ventes. Nos demandes sont ainsi très simples : accompagner et soutenir les producteurs pour qu’ils éliminent en priorité les pesticides les plus dangereux dans leur production de fruits et de légumes et être transparent vis-à-vis des consommateurs sur le recours aux pesticides et le soutien aux agriculteurs.

Quant à la référence au groupe de travail sur les pesticides, nous sommes heureux d’en parler car il semblerait que les informations qui vous ont été transmises soient erronées. Suite à des échanges fin novembre 2015 avec la centrale d’achat toulousaine, Greenpeace a envoyé à ses responsables en région ainsi qu’au directeur développement durable de l’enseigne nationale les documents nécessaires à la réalisation d’un état des lieux des pratiques de ses fournisseurs de pommes sur l’usage des pesticides ainsi qu’à l’identification des marges de progrès et des objectifs de réduction envisageables. Malgré nos relances, nous n’avons reçu au niveau national qu’une réponse évasive.

Au niveau régional nous avons rencontré le groupe de travail auquel vous faites référence. Lors de cette réunion, nous avions convenu avec la centrale d’achat présente qu’elle établirait un état des lieux sur les pratiques agricoles de ses producteurs quant à l’utilisation des pesticides. Cet état des lieux aurait permis de dégager les marges de manoeuvre pour réduire l’usage des pesticides. Greenpeace n’a jamais reçu ni cet état des lieux, ni les propositions de réductions de l’usage des pesticides qui devaient en découler.

A la place nous avons été invités à participer à une nouvelle réunion avec la centrale et l’interprofession. A ce stade des négociations, nous avons estimé que la balle était dans le camp de ces acteurs. Nous avons donc exprimé notre souhait de les laisser avancer dans un premier temps de leurs côtés avant de se rencontrer à nouveau. En effet, Greenpeace n’a pas vocation à accompagner l’évolution des enseignes sur le plan technique. Nous existons pour alerter sur les dangers qui menacent notre santé et l’environnement et pousser au changement. C’est ensuite aux enseignes de prendre leurs responsabilités, en s’appuyant s’il le faut sur des personnes ressources (experts indépendants, bureaux d’étude etc.) nécessaires à la bonne évolution de leurs pratiques. Cette démarche ne pose pas de problème pour d’autres enseignes, pourquoi cela est-il si compliqué avec vous ?

Concernant les études scientifiques que vous n’auriez pas reçues (nous vous les avons pourtant adressées par courriel les 16 juin, 20 et 24 octobre 2015, puis par courrier postal en décembre dernier), nous sommes là aussi heureux de vous renvoyer quelques liens* qui constitueront, nous en sommes certains, de saines lectures de vacances à vous qui mangez bio :

- http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/300718/rapport_sante_et_pesticides.pdf

- http://www.greenpeace.org/france/Global/france/report

- /2015/Rapport%20Pommes_FR.pdf?_ga=1.85083801.1429520585.1462914430
http://www.greenpeace.org/france/Global/france/report/2015/GPF_tests_PdT.pdf

Assez de temps perdu. Vous avez le pouvoir - et la responsabilité - de faire évoluer les pratiques de votre enseigne dans l’ensemble de l’Hexagone. De soutenir les agriculteurs, et de leur permettre la mise en place d’alternatives aux pesticides les plus dangereux pour les pollinisateurs et la santé.

Nous vous remercions de votre proposition de rendez-vous avec les syndicats. Mais notre demande est bien plus simple que celle d’organiser ce qui pourrait se transformer en grand-messe. Elle est de vous rencontrer, vous, car c’est à vous maintenant de prendre des engagements et de ne pas vous défausser sur les producteurs (avec qui nous travaillons directement par ailleurs, en soutenant ceux qui s’engagent (https://faire-un-don.greenpeace.fr/farmers/) vers des modèles de production durables).

Au plaisir de vous rencontrer donc très prochainement.

Jean-François Julliard
Directeur général
Greenpeace France


*Note : les seules informations qui ne s'y trouvent pas sont les lieux de prélèvement des échantillons de sols et d'eau effectués dans des vergers et champs de pommes de terre qui sont volontairement gardés confidentiels afin de préserver l'anonymat des exploitations et agriculteurs concernés, ainsi que les nom et coordonnées du laboratoire ayant mené les analyses que nous ne communiquons pas non plus, pour des raisons de confidentialité demandées de leur part.

A la bonne heure !!! voilà deux bonnes volontés qui se rencontrent enfin. Bravo les gars ! Merci GreenPeace.
MAIS MAINTENANT, IL FAUDRAIT METTRE UN PEU LE TURBO !!!
Que ce soit pour les pesticides, la pollution de l'air, le nucléaire, l'énergie renouvelable, la pêche industrielle, les OGM, le réchauffement climatique, les espèces en voie de disparition, la montée des eaux, la sécheresse, les feux de forêts, la fonte des glaciers, la barrière de corail, les paradis fiscaux, les usines à charbons, le diesel, les sacs en plastique, et j'en passe, j'en passe…, …, … TOUT VA TROP LENTEMENT, ça va pas le faire…
Alors Môssieur Edouard Leclerc on aurait gagné quelques mois si vous aviez juste répondu comme vous venez de le faire aux premiers appels de Greenpeace.

Bon, merci Greenpeace, merci Mel, à vous de jouer et je fais de mon côté mon petit travail de colibris.

Evelyne Hammond
dans le Vaucluse
bien d'accord avec vos actions contre les pesticides. par contre je pense que l'état
porte de grandes responsabilités concernant ce problème.
exemple: on ne contrôle pas ou avec beaucoup d'indulgence les produits nouveaux
(sous la pression des fabricants?). si un produit douteux est détecté on autorise sa
consommation un certain temps (pour épuiser les stocks?). on laisse entrer des fruits
et légumes traités avec des pesticides interdits chez nous.
il y a tout de même une riposte à la porté de chacun. ne pas les acheter.
cela est valable aussi pour tout ce qui est animalier et provient d'exploitations douteuses
qui ne respectent pas les animaux. et merci pour vos actions.
Je viens de lire l'article de Que Choisir mentionné plus haut... dont le seul argument concret contre Greenpeace est le procès intenté par l'ANPP contre Greenpeace pour avoir fait mention de "pommes empoisonnées" → procès PERDU par l'ANPP.
Des lycéens auraient fait mieux.
A propos de l'erreur d'interlocuteur, Edouard Leclerc se trompe lourdement. Ce qu'il serait judicieux de parler, se serait des fabricants et ensuite des vendeurs de Pesticides.
C'est ce monde qui fait passer les Agriculteurs pour des pollueurs. Et le débat ne s'arrête pas là!
Quand commencera-t-on à donner départ au prix de la production.
Pour que chacun y trouve son compte, porter attention aussi à la taille de ces lieux de productions.
Après cette approche par ce genre de réflexion, faisons un bond économique suivant.
Tous les acheteurs-vendeurs greffent leurs commissions à la suite de ce prix d'achat à la production.
Une approche de cette réflexion, cela permettrait aux producteurs de gagner leur "croûte" honnètement.
De plus, cela éloignerait, et inverserait de ce système économique actuel : "Où l'on donne au Paysan ce qu'il reste", c'est-à-dire le procédé commercial dans lequel on vit.
Un Paysan en retraite
Bonjour MEL..... Et pourquoi les enseignes Leclerc ne s'inspireraient-elles pas de la démarche des AMAP pour en faire de même avec les producteurs locaux. On paye d'abord le producteur local qui assure des paniers durant X mois...Pour une fois, l'enseigne Leclerc, avec un système de ce type, se distinguerait vraiment de la concurrence sans égorger les producteurs (n'inversons tout de même pas les responsabilités, car dire l'inverse -- ce sont les producteurs qui décident--c'est prendre vraiment les consommateurs pour des ...disons ignorants !)...
On attend une initiative leclerc très significative dans ce domaine.
Il me semble que les choses dont vous parlez ne sont pas du tout sur la même échelle : les AMAPS et les paysans bio locaux sont en général des petites structures, les adhérents et paysans se connaissent. Le paysan fait un panier qu'il vend le même prix qu'au marché. Chez "E.Leclerc", tout est de taille gigantesque, les légumes , beurre, œufs et autres produits Bio viennent de loin, et sont en général produits en masse pour une consommation de masse. Le petit paysan cueille avec amour et humanité ses légumes, ou appelle ses vaches par un prénom, et la gratifie d'une grattouille sous la tête... De même pour les groupements de producteurs : c'est humain et "familial"." Chez Leclerc", on a perdu cette humanité, c'est un monstrueux centre commercial dans lequel nous sommes obligés d'aller pour acheter des ampoules, du fil à coudre ou de la lessive, car tous les petits commerçants ont disparu... Je voterais plus pour un retour du petit commerce...
M . E.M.L,
un peu de bonne volonté! Rentrez dans la course Zéro Pesticides comme tous vos concurrents, personne n'a rien à y perdre, surtout pas vous, mais tout le monde a tout à y gagner!
Nous vous attendons tous sur la ligne de départ, en espérant vous voir rapidement combler votre retard et rattraper (voir doubler?) les autres enseignes!
En vous souhaitant bonne course,
Aude
Bonjour M.E.L,

Je suis Jeune Agriculteur en Champagne-Ardenne et je suis en phase avec votre argumentaire. Nous sommes également producteurs de légumes secs et nous travaillons actuellement avec environ 25 magasins E.Leclerc.
Je suis un peu partagé sur les objectifs du mouvement E.Leclerc à propos des pesticides lorsque je vois les difficultés à faire référencer nos produits en magasin ou même en SCA, alors même que les linéaires sont remplis de légumes secs importés (Canada, Amérique du Sud etc.) où parfois les pratiques sont bien lointaines des nôtres (utilisation d'OGM, utilisation de produits défoliants, de glyphosate pour faire mûrir etc.). Alors OUI pour produire mieux mais OUI aussi pour distribuer mieux.
Je tiens tout de même à remercier les magasins E.Leclerc qui nous font confiance et qui distribuent nos produits. Comme quoi tout est possible entre Distributeurs et Agriculteurs... !
bravo !!! a greenpeace pour ce boulot

enorme dans tout ces sujets (nucleaire. ogm .la déforestation .ect .)

ps .je vous soutiens toujour depuis des années .

Laisser un commentaire

Cette adresse n'apparaîtra pas à la publication
Image CAPTCHA
Entrez les caractères figurant dans le code anti-spam ci-dessus.