SOCIÉTÉ Concurrence

Rentrée des classes : Scepticisme malgré la baisse des prix !

Prix du cartable : la Confédération Syndicale des Familles (CSF) a publié ses chiffres la semaine dernière. Il en coûtera aux parents environ 180 € pour un élève de primaire, 330 € pour un collégien et jusqu’à 800 € pour un lycéen. Mais, il n’y a pas de hausse de prix significative cette année. Alors que depuis dix ans, les consommateurs se plaignaient d’une ponction budgétaire croissante, le communiqué de la CSF précise : « l’évolution est insignifiante, est totalement transparente pour le porte-monnaie… ». Moi, en tant que distributeur, tout autant que parent d’élèves (j’en ai 4), j’aurais imaginé lire dans la presse des titres dans ce genre : « Pas de hausse cette année, enfin la pause ! » « L’inflation stabilisée… » etc. Et bien, pas du tout : Le Parisien (22/08), comme la plupart de ses confrères, a ouvert deux pages sur le sujet de la manière suivante : « La rentrée scolaire toujours aussi chère pour les familles »… Ce qui, sans être faux, ne reflète tout de même pas la réalité de l’exploit… Avant d’écrire ce billet, et de chercher à comprendre cette manière de traiter l’information, j’ai voulu me faire confirmer le diagnostic. J’ai demandé à nos cadres commerciaux d’effectuer quelques comparatifs, d’une année sur l’autre, dans nos magasins. Pour faire court et en synthèse : 1- Si on exclut les calculatrices du relevé de prix (marché difficilement comparable, vu le nombre de nouveautés et les surenchères promotionnelles), les marques nationales ont augmenté cette année de 1,33%. 2- Les produits « maison » (Marque Repère et Eco+, soit 35% de cette liste) ont baissé de 11%. 3- Si l’on fait la moyenne de 55 articles (plus fort potentiels de chiffre d’affaires dans les linéaires), les prix baissent de 3,36% en un an (les prix relevés sont nets de toute promotion). Donc, pas de contestation possible. Mais les médias, comme les associations, semblent sceptiques. Le constat va-t-il à l’encontre d’un diagnostic général sur la persistance de l’inflation ? C’est un peu ce que l’on a constaté, quand il s’agissait d’appréhender la réalité des baisses sur les prix des grandes marques, après l’accord Sarkozy. Peut-être faut-il voir, dans ce traitement de l’information, un effet de morosité, de frustration et de contestation : personne ne veut se risquer à créditer le gouvernement ou les entreprises d’un bon point, au risque de nier les évidences ! Et puis, ne négligeons pas un possible « effet retard ». Un même scepticisme avait accompagné la publication de notre chiffrage de l’inflation (à la hausse) quelque temps après le vote de la Loi Galland. La prise de conscience fut tardive et attribuée presque exclusivement au passage à l’euro. Même pour les consommateurs, le nez sur les étiquettes, il existe un décalage entre perception et réalité des prix. En tout cas, voilà un chantier dont il ne nous faut pas sous-estimer l’ampleur : la communication sur la réalité des prix. Toutes les enseignes ont amorcé une sérieuse politique de baisses, et celle-ci va se prolonger avec la réforme de la Loi Galland au 1er janvier. Passer d’une politique de bons d’achat (avec des rabais de 10 à 30% pratiqués sur un nombre plus ou moins limité d’articles selon les enseignes) à une baisse de prix sur tout le fond de rayon (forcément moins tapageuse et moins visible), voilà qui est une sacrée gageure. C’est un des aspects du défi auquel la distribution se trouve actuellement confrontée.

40 Commentaires

Intéressant. Mais finalement en politique n'est-ce pas justement la "valeur perçue" qui compte (au détriment de la valeur réelle).
Si les Français ont le moral dans les chaussettes et l'impression que les prix augmentent et que leur pouvoir d'achat baisse, comment leur faire comprendre que ce n'est pas le cas et que, dans la réalité, les prix ont baissé ?
En tous cas, c'est avec ce ressenti, cette pseudo-réalité, que les Français se rendent aux urnes et non avec les barèmes de l'Insee en poche...
Il est évident que les médias donnent le ton et jouent un rôle essentiel dans la construction de l'opinion. Mais d'autres facteurs entrent en jeu et il y a parfois des surprises (cf. victoire du non au dernier référendum, en opposition avec les campagnes médiatiques).
Finalement, il est peut-être rassurant de voir que malgré le poids des médias, de la pub...etc., nous avons encore capacité à nous faire notre propre opinion, notre propre "pseudo-réalité".
Rendez-vous dans un monde qui ne sera jamais, je l'espère, le meilleur des mondes. Un petit comprimé chaque matin ne suffit pas à rendre les habitants heureux...
Je crois que les Français, ou plutôt la presse qui, en l'occurence, paraît devancer l'opinion de la population, n'ont pas envie de "segmenter" leur perception des prix.
Celle-ci est globale : soit on a le sentiment général de gagner, soit on a l'impression globale de perdre de l'argent.
L'opinion exprime un sentiment général, que la presse répercute, qui fait fi d'une analyse poste par poste.
Enfin, c'est l'interprétation que je fais !
Sur un autre sujet, j'invite Leclerc, si ce n'est déjà fait, à s'investir dans la commercialisation des produits détachés automobiles.
Je me suis fait arracher mon rétro, dans la nuit et sur un stationnement résidentiel, et cette "broutille" va me coûter environ 180 euros ! Comme par hasard, la franchise est de 190 euros. Et comme par hasard les concurrents Eldorauto, Feu vert ou Norauto, soit ne font pas l'opération, soit ils la font au quasi même prix que le réseau de répararation à la marque du constructeur.
Tout cela sent le monopole ou l'entente chez les fournisseurs de pièces ! A bon entendeur ...
Je crois pas se que je vois.Notre cerveau est vraiment contaminer.Chercher l'erreur!
Reponse: le cahier de notre ado.
Je suis toujours un peu surpris par ces chiffres. Lorque j'étais à l'école, nous amortissions notre matériel scolaire : le cartable nous faisait au moins 2 années de suite, et à l'école primaire la quasi-totalité des fournitures étaient distribués à l'école pour ce qui est de l'achat de vetements et chaussures (notamment de sport) il y a les soldes en juillet. C'est pour ça que 180 euros ça me parait gonflé. Lorsque l'on monte dans les classes supérieures il est vrai qu'il faut investir dans une calculatrice(avec beaucoup de mémoires pour eviter les panes en math physique chimie) mais comme le cartable elle se rentabilise également sur les années. La petite papeterie s'achete maintenant en gros, 1 lot de 10 batons de colles, 1 sac de 100 cartouches d'encre, tout n'est pas utilisé au cours de l'année et n'est donc pas à racheter l'année suivante, ou fractionnable avec les autres enfants de la fraterie.
Les enfants devraient aussi apprendre à être raisonnable notamment sur l'attrait des grandes marques(qui peuvent surencherir un article de 20 à 40 %), et aux parents de ne pas ceder à tous les caprices dans les rayons.
Ce qui coute vraiment ce sont les frais d'inscription en primaire gratuit, au collége 10 euros, 100 au lycée et au moins 300 à l'université.
Enfin comment percevoir comme significative une baisse de 3,36% lorsque pendant les soldes les rabais atteignent jusqu'à 80% au milieu du mois d'aout (début des catalogues rentrées des classes.) J'ai par exemple acheté un jean 20 euros au lieu de 100, si dans la foulé je dépense 97 euros au lieu de 100 pour la rentrée des classes je n'ai pas le sentiment de faire une affaire. Bon maintenant si on généralise cette baisse de 3% à l'ensemble des courses soit 3 euros par semaine multiplié par les 52 fois de l'année où je fais mes courses, ça fait 156 euros, et là je peux commencer à me dire que oui j'ai fais une économie.
Maintenant les français ne sont pas duppes et ils ont bien vu que les baisses de prix(accord Sarkozy) sont données en valeurs moyennes chez chaque fabricant, à fin de rebooster les produits en perte de vitesse, et donc pas forcément sur les produits consommés dans chaque foyer. D'où les différences d'indice entre les industrilles, les distributeurs, les associations de consommateurs et le ministère.
Bonjour MEL,
Les commentaires de Cécilia et Sébastien sont intéressants. Personnellement, j'ai remarqué que bien souvent les gens réagissent avec (grand) retard. Ils semblent rester sur des impressions vieilles parfois de plusieurs années.
P. ex., 30 ans après qu'une célèbre marque automobile japonaise s'est introduite en Europe, je rencontre encore des gens qui pensent qu'elle fabrique des voitures bon marché, hyper équipée avec une longue garantie ... alors qu'apparemment il y a bien longtemps qu'elle fabrique des voitures d'une très grande qualité (ce qui ne semblait pas être le cas il y 30 ans), bien dotées d'origine mais plus réellement bon marché. Apparemment, elle peut même s'offrir le luxe de limiter au maximum les remises sur les prix catalogues si j'en crois l'expérience de collègues qui ont acheté ses voitures (et curieusement, ils sont très fidèles). Par contre, les voitures coréennes semblent continuer à bénéficier d'un déficit d'image alors que certaines marques coréennes vendent d'excellentes voitures à des prix très concurrentiels. Par contre, certains constructeurs prestigieux continuent à vendre (très) cher des voitures dont la qualité ne semble plus, et depuis des années, être en rapport avec leur réputation ...
Mais j'ai déjà pu faire des constats similaires en matière de peception d'inflation, de chômage, de taus d'intérêts où quant à la réaction des gens à l'égard de leurs placements.
Souvent, la personne moyenne ne s'intéresse pas réellement à l'économie, et semble rester sur des impressions générales forgées au fil des ans. Il est difficile de dire si les médias les reflète ou les précède. Je suppose que celà dépendra de la spécialisation du média.
Il y a donc certainement un déficit d'information, voire de communication, mais comment communiquer de manière crédible ?
Les gens paraissent très sceptiques lorsque l'on défends une idée qui va à l'encontre de la "pensée (perception ?) dominante". Ce scepticisme sera à mon avis encore plus grand si la communication provient des grandes surfaces concernées.
A ce sujet, la communication peut aussi avoir parfois des effets pervers. L'un de vos concurrents présente à l'entrée de ses hypermarchés 3 caddies remplis de produits similaires (l'assortiment est régulièrement adapté) avec le détail du ticket de caisse du contenu affiché en grand au-dessus. 1 caddy est composé de marques, l'autre des produits de sa marque d'enseigne et le dernier des produits premier prix. Souvent, le caddy des produits marque d'enseigne coûte, grossièrement, le double du caddy premier prix, et le caddy grandes marques, le triple ...
Ce qui m'a marqué, c'est que les produits d'enseignes ne semblent pas réellement bons marchés, alors que les produits premier prix sont souvent d'une (très) bonne qualité. Leurs prix méritent en tout cas de les essayer : s'ils ne sont pas bons, la perte est (très) réduite - et on ne les achètera plus (définitif !) -, autrement on peut y découvrir d'excellents produits, que nous achetons parfois même pour leurs qualités intrinsèque, qui répondent à nos besoins ou goûts. Dès lors, pourquoi encore avoir une marque d'enseigne qui paraît chère ...
D'autre part, les chaînes de hard discount qui proposent des surfaces beaucoup plus réduites, un assortiment beaucoup plus limité et une présentation spartiate offrent elles aussi des solutions intéressantes : leurs prix ne sont pas toujours les plus faibles, mais presque toujours vous aurez le meilleur rapport qualité prix. Même leurs produits frais sont hyper concurrentiels (en prix ET en qualité !) ... mais le choix est limité. Avantage : moins de pertes de temps, moins de tentation et un ticket très réduit à la sortie, même quand l'on s'est offert des extra.
Ces chaînes limitent au maximum leurs frais, y compris de publicité, et s'efforcent d'avoir une logistique très performantes. Leur réputation s'établit essentiellement par le bouche à oreille.
Bonjour Monsieur LECLERC,
c'est ma première visite sur votre site et je constate que l'on parle des prix; certes votre Groupe est bien placé pour les défendre mais comment faire pour augmenter le chiffre d'affaires des magasins E.LECLERC tout en luttant contre la déferlante du HARD DISCOUNT? Il est facile d'augmenter de 5% le CA de tous les centres E.LECLERC, je cherche un job en HYPER et je serais très heureux de vous en dire plus.
Avec mes meilleures salutations.
je suis joignable sur :
alexandre.jumelle@wanadoo.fr
Bonjour,
Merci pour votre réponse du 29 août.
1) Mon mémoire porte sur les représentations du commerce équitable chez les "acteurs" de la grande distribution.( et notamment les acheteurs)
Les secteurs sont donc plutôt l'agroalimentaire et le textile.
2) Il y a deux types d'interlocuteurs qui m'intéressent : ceux qui travaillent dans les secteurs de l'agroalimentaire et le textile sans forcément s'occuper des produits issus du commerce équitable et ceux qui ont permis (les décideurs) et qui font (ceux qui font tourner la boîte) que les produits issus du commerce équitable soient dans les rayons.
Toute personne rentrant dans ces catégories est pour moi un bon interlocuteur.
3) J'aimerais aussi recontrer certains des acheteurs qui vous ont accompagné quand vous êtes allé voir les "petits producteurs" avec Altereco.
4) Le premier "bon interlocuteur" qui m'intéresse c'est vous même, cher MEL. C'est d'ailleurs votre discours lors du petit déjeuner équitable d'Altereco qui m'a convaincue. Je sais que vous avez de multiples obligations et un emploi du temps chargé mais je tenais quand même à vous le dire au cas où... (on ne sait jamais, vous aurez peut être des "trous" dans votre agenda)
Voilà,ce n'est pas exactement une liste de question car je ne m'intéresse pas à des faits en particulier mais plutôt à des hommes car comme vous l'avez dit: "derrière les stratégies, il y a d'abord des bonshommes avec des convictions". C'est cette dimension là que je veux mettre en exergue dans mon mémoire.
En vous réitérant mes remerciements, je reste à votre disposition pour de plus amples informations.
Randrianasolo
harivony_boux@yahoo.fr
06 65 34 29 65
Re- Randrianasolo (30/08/2005)
Pas de pb. Je reprends contact avec vous. Attention, ne laissez pas vos numéros de portable sur le blog, ce n’est pas une bonne idée…
Re- JUMELLE (30/08/2005)
Le mieux serait que vous m’informiez de vos projets en m’écrivant directement (ACDLec, 52 rue Camille Desmoulins, 92451 Issy-les-Moulineaux).
Re- Alexandre Patch (29/08/05)
Merci, Alexandre, pour ce long et enrichissant commentaire.
Votre observation sur les marques de distributeur est juste. Les MDD sont prises en sandwich entre les 1ers prix et les grandes marques. Après l’entrée en vigueur de la réforme de la loi Galland, les grandes marques verront leurs prix baisser substantiellement. Il y a fort à parier que pas mal de MDD seront déclassées en 1ers prix un peu partout dans les enseignes.
Néanmoins, le positionnement de Leclerc sera un peu différent. Nous voulons lancer les MDD à l’assaut des grandes marques nationales. C’est avec elles que nous inciterons les consommateurs à effectuer des comparaisons de prix… A suivre.
Re- à Erosoft (29/08/2005)
Je suis effaré, comme vous, par le comportement de certains parents. Ils cèdent aux caprices de leurs enfants, renouvèlent les cartables tous les ans, achètent les marques les plus chères pour financer les royalties versées à ceux qui détiennent les licences (cinéma, jeux vidéo). Et ce sont les mêmes qui viennent se plaindre de la hausse du coût de la vie ! ! ! Il y a des parents qui devraient retourner à l’école.
Re- Sébastien (29/08/2005)
La distribution des pièces détachées automobile… nous y travaillons, cher Sébastien, mais nous avons besoin d’un soutien juridique de la Commission Européenne parce que nous nous heurtons à l’exclusivisme des contrats. Cette question est encore en bisbille à Bruxelles ! ! ! Le lobby des constructeurs auto et des équipementiers veille ! ! !
Re- Cécilia (29/08/2005)
D’accord avec la leçon. Si la réalité est ainsi perçue, c’est aussi parce que nous n’avons pas su bien communiquer. En tout cas, pas suffisamment. Il n’y a rien à reprocher, dans cette affaire, aux consommateurs. Mais tout ceci montre l’ampleur du chantier.
Tout ça ne sont que comptes d'épicier. Plus dure cette pub "Bientôt vous n'aurez plus besoin de rêver". C'est quand même votre nom qui est écrit en-dessous de cette assertion débile et ignoble.Après la pub de récupération des photos de mai 68 vos publicitaires ne ménagent plus leurs efforts.( je n'attends pas de réponse).
Sincères salutations. JFC
Bonjour Monsieur LECLERC,
En effet, je vous envoie mon projet par courrier dès lundi.
Avec mes meilleures salutations.
Vous parlez de développement durable, mais comment cela se fait il que les Centres Leclerc ne fassent pas parti de la liste des entreprises ayant appliqué à elle même un bilan carbone ?
(peut être celui ci est il déja en cours?)
http://www.ademe.fr/Outils/BilanCarbone/references.htm
merci!
Re guillaume besset (22/09/05)
Juste pour info, les centres E. Leclerc ne sont pas « une entreprise », mais regroupent plus de 500 firmes indépendantes. Il n’est pas facile de prendre une décision intégrant tous les magasins, selon un même planning.
Mais des groupes de travail ont établi chez nous des priorités. Et c’est la raison pour laquelle, collectivement, nous nous attaquons à l’optimisation de nos transports. J’en parlerai, ici.
J'aime beaucoup votre engagement, porté par un homme charismatique et de véritables résultats dans les magasins.
Malgré cela mon sentiment est mitigé car je constate, dans le cadre de mon activité professionnelle, que là ou d'autres (pardon de citer en vrac Carrefour, Géant et Auchan) s'engagent depuis des années pour offrir des remises importantes (jusqu'à plus de 10%), les magasins Leclerc qui clament haut et fort leur engagement pour la baisse des prix et le maintien du pouvoir d’achat sont interminablement absents.
Je m'explique :
• Toutes les enseignes citées travaillent avec les Comités d'Entreprise, véritables acteurs économiques et sociaux présents dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés, et représentant par le truchement des ayants droits (conjoints, enfants...) 1 consommateurs sur 2.
• Toutes les enseignes cités leur proposent des "chèques cadeaux" ou "bons d'achat", avec des remises importantes sur les tarifs magasins (D'autant plus intéressantes pour les salariés, que les bons d'achat sont achetés par les CE et non les salariés, utilisateurs finaux...)
Pourtant chez « Leclerc », le GALEC renvoie la balle à la banque EDEL et la banque EDEL montre du doigt le GALEC…sans autre explication.
Je veux croire qu’il y a de bonnes raisons…
Monsieur Leclerc,
Je vous ai fait parvenir un courrier à Issy les Moulineaux, Qu'en pensez vous?
Avec mes sincères salutations.
Intéressant. Mais finalement en politique n'est-ce pas justement la "valeur perçue" qui compte (au détriment de la valeur réelle).
Si les Français ont le moral dans les chaussettes et l'impression que les prix augmentent et que leur pouvoir d'achat baisse, comment leur faire comprendre que ce n'est pas le cas et que, dans la réalité, les prix ont baissé ?
En tous cas, c'est avec ce ressenti, cette pseudo-réalité, que les Français se rendent aux urnes et non avec les barèmes de l'Insee en poche...
Il est évident que les médias donnent le ton et jouent un rôle essentiel dans la construction de l'opinion. Mais d'autres facteurs entrent en jeu et il y a parfois des surprises (cf. victoire du non au dernier référendum, en opposition avec les campagnes médiatiques).
Finalement, il est peut-être rassurant de voir que malgré le poids des médias, de la pub...etc., nous avons encore capacité à nous faire notre propre opinion, notre propre "pseudo-réalité".
Rendez-vous dans un monde qui ne sera jamais, je l'espère, le meilleur des mondes. Un petit comprimé chaque matin ne suffit pas à rendre les habitants heureux...
Je crois que les Français, ou plutôt la presse qui, en l'occurence, paraît devancer l'opinion de la population, n'ont pas envie de "segmenter" leur perception des prix.
Celle-ci est globale : soit on a le sentiment général de gagner, soit on a l'impression globale de perdre de l'argent.
L'opinion exprime un sentiment général, que la presse répercute, qui fait fi d'une analyse poste par poste.
Enfin, c'est l'interprétation que je fais !
Sur un autre sujet, j'invite Leclerc, si ce n'est déjà fait, à s'investir dans la commercialisation des produits détachés automobiles.
Je me suis fait arracher mon rétro, dans la nuit et sur un stationnement résidentiel, et cette "broutille" va me coûter environ 180 euros ! Comme par hasard, la franchise est de 190 euros. Et comme par hasard les concurrents Eldorauto, Feu vert ou Norauto, soit ne font pas l'opération, soit ils la font au quasi même prix que le réseau de répararation à la marque du constructeur.
Tout cela sent le monopole ou l'entente chez les fournisseurs de pièces ! A bon entendeur ...
Je crois pas se que je vois.Notre cerveau est vraiment contaminer.Chercher l'erreur!
Reponse: le cahier de notre ado.
Je suis toujours un peu surpris par ces chiffres. Lorque j'étais à l'école, nous amortissions notre matériel scolaire : le cartable nous faisait au moins 2 années de suite, et à l'école primaire la quasi-totalité des fournitures étaient distribués à l'école pour ce qui est de l'achat de vetements et chaussures (notamment de sport) il y a les soldes en juillet. C'est pour ça que 180 euros ça me parait gonflé. Lorsque l'on monte dans les classes supérieures il est vrai qu'il faut investir dans une calculatrice(avec beaucoup de mémoires pour eviter les panes en math physique chimie) mais comme le cartable elle se rentabilise également sur les années. La petite papeterie s'achete maintenant en gros, 1 lot de 10 batons de colles, 1 sac de 100 cartouches d'encre, tout n'est pas utilisé au cours de l'année et n'est donc pas à racheter l'année suivante, ou fractionnable avec les autres enfants de la fraterie.
Les enfants devraient aussi apprendre à être raisonnable notamment sur l'attrait des grandes marques(qui peuvent surencherir un article de 20 à 40 %), et aux parents de ne pas ceder à tous les caprices dans les rayons.
Ce qui coute vraiment ce sont les frais d'inscription en primaire gratuit, au collége 10 euros, 100 au lycée et au moins 300 à l'université.
Enfin comment percevoir comme significative une baisse de 3,36% lorsque pendant les soldes les rabais atteignent jusqu'à 80% au milieu du mois d'aout (début des catalogues rentrées des classes.) J'ai par exemple acheté un jean 20 euros au lieu de 100, si dans la foulé je dépense 97 euros au lieu de 100 pour la rentrée des classes je n'ai pas le sentiment de faire une affaire. Bon maintenant si on généralise cette baisse de 3% à l'ensemble des courses soit 3 euros par semaine multiplié par les 52 fois de l'année où je fais mes courses, ça fait 156 euros, et là je peux commencer à me dire que oui j'ai fais une économie.
Maintenant les français ne sont pas duppes et ils ont bien vu que les baisses de prix(accord Sarkozy) sont données en valeurs moyennes chez chaque fabricant, à fin de rebooster les produits en perte de vitesse, et donc pas forcément sur les produits consommés dans chaque foyer. D'où les différences d'indice entre les industrilles, les distributeurs, les associations de consommateurs et le ministère.
Bonjour MEL,
Les commentaires de Cécilia et Sébastien sont intéressants. Personnellement, j'ai remarqué que bien souvent les gens réagissent avec (grand) retard. Ils semblent rester sur des impressions vieilles parfois de plusieurs années.
P. ex., 30 ans après qu'une célèbre marque automobile japonaise s'est introduite en Europe, je rencontre encore des gens qui pensent qu'elle fabrique des voitures bon marché, hyper équipée avec une longue garantie ... alors qu'apparemment il y a bien longtemps qu'elle fabrique des voitures d'une très grande qualité (ce qui ne semblait pas être le cas il y 30 ans), bien dotées d'origine mais plus réellement bon marché. Apparemment, elle peut même s'offrir le luxe de limiter au maximum les remises sur les prix catalogues si j'en crois l'expérience de collègues qui ont acheté ses voitures (et curieusement, ils sont très fidèles). Par contre, les voitures coréennes semblent continuer à bénéficier d'un déficit d'image alors que certaines marques coréennes vendent d'excellentes voitures à des prix très concurrentiels. Par contre, certains constructeurs prestigieux continuent à vendre (très) cher des voitures dont la qualité ne semble plus, et depuis des années, être en rapport avec leur réputation ...
Mais j'ai déjà pu faire des constats similaires en matière de peception d'inflation, de chômage, de taus d'intérêts où quant à la réaction des gens à l'égard de leurs placements.
Souvent, la personne moyenne ne s'intéresse pas réellement à l'économie, et semble rester sur des impressions générales forgées au fil des ans. Il est difficile de dire si les médias les reflète ou les précède. Je suppose que celà dépendra de la spécialisation du média.
Il y a donc certainement un déficit d'information, voire de communication, mais comment communiquer de manière crédible ?
Les gens paraissent très sceptiques lorsque l'on défends une idée qui va à l'encontre de la "pensée (perception ?) dominante". Ce scepticisme sera à mon avis encore plus grand si la communication provient des grandes surfaces concernées.
A ce sujet, la communication peut aussi avoir parfois des effets pervers. L'un de vos concurrents présente à l'entrée de ses hypermarchés 3 caddies remplis de produits similaires (l'assortiment est régulièrement adapté) avec le détail du ticket de caisse du contenu affiché en grand au-dessus. 1 caddy est composé de marques, l'autre des produits de sa marque d'enseigne et le dernier des produits premier prix. Souvent, le caddy des produits marque d'enseigne coûte, grossièrement, le double du caddy premier prix, et le caddy grandes marques, le triple ...
Ce qui m'a marqué, c'est que les produits d'enseignes ne semblent pas réellement bons marchés, alors que les produits premier prix sont souvent d'une (très) bonne qualité. Leurs prix méritent en tout cas de les essayer : s'ils ne sont pas bons, la perte est (très) réduite - et on ne les achètera plus (définitif !) -, autrement on peut y découvrir d'excellents produits, que nous achetons parfois même pour leurs qualités intrinsèque, qui répondent à nos besoins ou goûts. Dès lors, pourquoi encore avoir une marque d'enseigne qui paraît chère ...
D'autre part, les chaînes de hard discount qui proposent des surfaces beaucoup plus réduites, un assortiment beaucoup plus limité et une présentation spartiate offrent elles aussi des solutions intéressantes : leurs prix ne sont pas toujours les plus faibles, mais presque toujours vous aurez le meilleur rapport qualité prix. Même leurs produits frais sont hyper concurrentiels (en prix ET en qualité !) ... mais le choix est limité. Avantage : moins de pertes de temps, moins de tentation et un ticket très réduit à la sortie, même quand l'on s'est offert des extra.
Ces chaînes limitent au maximum leurs frais, y compris de publicité, et s'efforcent d'avoir une logistique très performantes. Leur réputation s'établit essentiellement par le bouche à oreille.
Bonjour Monsieur LECLERC,
c'est ma première visite sur votre site et je constate que l'on parle des prix; certes votre Groupe est bien placé pour les défendre mais comment faire pour augmenter le chiffre d'affaires des magasins E.LECLERC tout en luttant contre la déferlante du HARD DISCOUNT? Il est facile d'augmenter de 5% le CA de tous les centres E.LECLERC, je cherche un job en HYPER et je serais très heureux de vous en dire plus.
Avec mes meilleures salutations.
je suis joignable sur :
alexandre.jumelle@wanadoo.fr
Bonjour,
Merci pour votre réponse du 29 août.
1) Mon mémoire porte sur les représentations du commerce équitable chez les "acteurs" de la grande distribution.( et notamment les acheteurs)
Les secteurs sont donc plutôt l'agroalimentaire et le textile.
2) Il y a deux types d'interlocuteurs qui m'intéressent : ceux qui travaillent dans les secteurs de l'agroalimentaire et le textile sans forcément s'occuper des produits issus du commerce équitable et ceux qui ont permis (les décideurs) et qui font (ceux qui font tourner la boîte) que les produits issus du commerce équitable soient dans les rayons.
Toute personne rentrant dans ces catégories est pour moi un bon interlocuteur.
3) J'aimerais aussi recontrer certains des acheteurs qui vous ont accompagné quand vous êtes allé voir les "petits producteurs" avec Altereco.
4) Le premier "bon interlocuteur" qui m'intéresse c'est vous même, cher MEL. C'est d'ailleurs votre discours lors du petit déjeuner équitable d'Altereco qui m'a convaincue. Je sais que vous avez de multiples obligations et un emploi du temps chargé mais je tenais quand même à vous le dire au cas où... (on ne sait jamais, vous aurez peut être des "trous" dans votre agenda)
Voilà,ce n'est pas exactement une liste de question car je ne m'intéresse pas à des faits en particulier mais plutôt à des hommes car comme vous l'avez dit: "derrière les stratégies, il y a d'abord des bonshommes avec des convictions". C'est cette dimension là que je veux mettre en exergue dans mon mémoire.
En vous réitérant mes remerciements, je reste à votre disposition pour de plus amples informations.
Randrianasolo
harivony_boux@yahoo.fr
06 65 34 29 65
Re- Randrianasolo (30/08/2005)
Pas de pb. Je reprends contact avec vous. Attention, ne laissez pas vos numéros de portable sur le blog, ce n’est pas une bonne idée…
Re- JUMELLE (30/08/2005)
Le mieux serait que vous m’informiez de vos projets en m’écrivant directement (ACDLec, 52 rue Camille Desmoulins, 92451 Issy-les-Moulineaux).
Re- Alexandre Patch (29/08/05)
Merci, Alexandre, pour ce long et enrichissant commentaire.
Votre observation sur les marques de distributeur est juste. Les MDD sont prises en sandwich entre les 1ers prix et les grandes marques. Après l’entrée en vigueur de la réforme de la loi Galland, les grandes marques verront leurs prix baisser substantiellement. Il y a fort à parier que pas mal de MDD seront déclassées en 1ers prix un peu partout dans les enseignes.
Néanmoins, le positionnement de Leclerc sera un peu différent. Nous voulons lancer les MDD à l’assaut des grandes marques nationales. C’est avec elles que nous inciterons les consommateurs à effectuer des comparaisons de prix… A suivre.
Re- à Erosoft (29/08/2005)
Je suis effaré, comme vous, par le comportement de certains parents. Ils cèdent aux caprices de leurs enfants, renouvèlent les cartables tous les ans, achètent les marques les plus chères pour financer les royalties versées à ceux qui détiennent les licences (cinéma, jeux vidéo). Et ce sont les mêmes qui viennent se plaindre de la hausse du coût de la vie ! ! ! Il y a des parents qui devraient retourner à l’école.
Re- Sébastien (29/08/2005)
La distribution des pièces détachées automobile… nous y travaillons, cher Sébastien, mais nous avons besoin d’un soutien juridique de la Commission Européenne parce que nous nous heurtons à l’exclusivisme des contrats. Cette question est encore en bisbille à Bruxelles ! ! ! Le lobby des constructeurs auto et des équipementiers veille ! ! !
Re- Cécilia (29/08/2005)
D’accord avec la leçon. Si la réalité est ainsi perçue, c’est aussi parce que nous n’avons pas su bien communiquer. En tout cas, pas suffisamment. Il n’y a rien à reprocher, dans cette affaire, aux consommateurs. Mais tout ceci montre l’ampleur du chantier.
Tout ça ne sont que comptes d'épicier. Plus dure cette pub "Bientôt vous n'aurez plus besoin de rêver". C'est quand même votre nom qui est écrit en-dessous de cette assertion débile et ignoble.Après la pub de récupération des photos de mai 68 vos publicitaires ne ménagent plus leurs efforts.( je n'attends pas de réponse).
Sincères salutations. JFC
Bonjour Monsieur LECLERC,
En effet, je vous envoie mon projet par courrier dès lundi.
Avec mes meilleures salutations.
Vous parlez de développement durable, mais comment cela se fait il que les Centres Leclerc ne fassent pas parti de la liste des entreprises ayant appliqué à elle même un bilan carbone ?
(peut être celui ci est il déja en cours?)
http://www.ademe.fr/Outils/BilanCarbone/references.htm
merci!
Re guillaume besset (22/09/05)
Juste pour info, les centres E. Leclerc ne sont pas « une entreprise », mais regroupent plus de 500 firmes indépendantes. Il n’est pas facile de prendre une décision intégrant tous les magasins, selon un même planning.
Mais des groupes de travail ont établi chez nous des priorités. Et c’est la raison pour laquelle, collectivement, nous nous attaquons à l’optimisation de nos transports. J’en parlerai, ici.
J'aime beaucoup votre engagement, porté par un homme charismatique et de véritables résultats dans les magasins.
Malgré cela mon sentiment est mitigé car je constate, dans le cadre de mon activité professionnelle, que là ou d'autres (pardon de citer en vrac Carrefour, Géant et Auchan) s'engagent depuis des années pour offrir des remises importantes (jusqu'à plus de 10%), les magasins Leclerc qui clament haut et fort leur engagement pour la baisse des prix et le maintien du pouvoir d’achat sont interminablement absents.
Je m'explique :
• Toutes les enseignes citées travaillent avec les Comités d'Entreprise, véritables acteurs économiques et sociaux présents dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés, et représentant par le truchement des ayants droits (conjoints, enfants...) 1 consommateurs sur 2.
• Toutes les enseignes cités leur proposent des "chèques cadeaux" ou "bons d'achat", avec des remises importantes sur les tarifs magasins (D'autant plus intéressantes pour les salariés, que les bons d'achat sont achetés par les CE et non les salariés, utilisateurs finaux...)
Pourtant chez « Leclerc », le GALEC renvoie la balle à la banque EDEL et la banque EDEL montre du doigt le GALEC…sans autre explication.
Je veux croire qu’il y a de bonnes raisons…
Monsieur Leclerc,
Je vous ai fait parvenir un courrier à Issy les Moulineaux, Qu'en pensez vous?
Avec mes sincères salutations.

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