Déclinisme et vente de produits culturels
CULTURE Actus - Débats

Persévérer sur un marché déclinant, c’est gagnant !

Mon coach en matière commerciale, c’est Pierre Chartier, le dynamique promoteur d’Atlantis et de Paridis à Nantes, adhérent E.Leclerc en charge du sourcing non alimentaire dans le groupement.

Alors que j’évoquais les bacs vides (DVD,CD...) de la FNAC à Orly comme symbole de la mutation du digital qui touche nos ventes physiques (Leclerc est deuxième disquaire français avec ses Espaces Culturels), il m’a gentiment répondu : "Dans mon magasin, je ne loupe pas une vente. Ça ne sert a rien d’aller plus vite que la disparition du marché. D’abord, à force de parler de 5G, on oublie que les 3/4 des français ont à peine une mauvaise 3G, un piètre WIFI, et donc, ils ont droit quand même d'écouter de la bonne musique. Et puis, être le meilleur sur un grand marché même décroissant, c’est être le meilleur. Tiens, prends la musique classique. Partout, ça semble plié ! Idem pour le jazz. Eh bien, à la Folle Journée de Nantes (créée par René Martin et animée par Joëlle Kerivin), on a vendus 140.000 billets et tenus 300 concerts pour passionnés. Notre Espace Culturel (qui parraine aussi l’opération) grave et vend 20.000 clefs USB et CD".

Et, avec humour, il rappelle que le déclinisme est sûrement une manière des "digitalistes" 😄 de vouloir piquer le marché en culpabilisant ceux qui pouvaient encore y prospérer. 👍

3 Commentaires

Bjr MEL,
Plutôt très bon "votre" Pierre Chartier. Rien à redire à son analyse.
Futés les Leclerc.
Bon we à vous.
CP
Coucou Michel-Edouard Leclerc,
Quel dommage que vous n'ayez pas une petite vidéo musicale à diffuser avec ces photos comme vous en mettez régulièrement sur votre blog. Avec les "folles journées", c'eut été for apprécié de vos fans... ;-)
Le produit est une annexe du véritable business....
Comme au temps ou l'un vendait des bouquins de son garage et l'autre, un peu plus tard, les numérisait 'pour le compte' des plus grandes bibliothèques du monde (Arghhhh !!!!! . Dans les 2 cas, c'était du service : le port gratos pour le premier la digitalisation gratos pour l'autre....
Le bouquin, ca parle à tout le monde et ca permet de cadrer les usages, les profils et de perfectionner les algo. On voit qq temps après ce que sont ces boutiques.

Monsieur Chartier voit juste, le support est moribond... mais Livenation n'a jamais été aussi présent. Le rock est mort sauf dans les stades, les pub, les films.... enfin, partout ou il n'est pas question d'easylistening et de jetable.

C'est donc qu'il y a des consommateurs, des avertis, des curieux.... Et quoi de mieux qu'un service à la carte avec un fond de stock (faut la tréso) pour démontrer que le produit fait partie d'une démarche d'ensemble....

Question : A quand les 'presses universitaires de Rennes' dans les 'centres culturels' ? Là aussi un excellent intervenant 'has been' qui dure ... et qui mérite un coup de pouce

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