Tickets-restos : laissons les salariés choisir leur repas !
Plus de 5,5 millions de salariés bénéficient quotidiennement de « chèques-repas », aussi appelés « titres-restaurant » ou « tickets-restos » dans le langage courant.
C’est un avantage social, parfois un complément de rémunération, qu’ils cofinancent presque pour moitié avec leur employeur. Cet argent leur appartient.
Alors que débute ce lundi l’examen parlementaire d’une proposition de loi visant à réformer l’usage du chèque-repas (pérennisation de l’achat de denrées alimentaires, autorisation d’utilisation le dimanche pour tous…), la quasi-totalité des salariés trouverait incongrue l’instauration d’un plafond journalier différencié.
Ce serait une double atteinte, tant à leur liberté de choix qu’à leur pouvoir d’achat. Les modes de travail (télétravail) comme les modes de consommation (repas raccourcis, vente à emporter, « tupperwares » faits maison pour le midi…) évoluent.
N’y voyez pas un plaidoyer pro domo : je vais au restaurant, j’aime la bonne cuisine française et je soutiens les restaurateurs qui sont contraints de s'acquitter de commissions exorbitantes (jusqu’à 5 % par transaction) auprès des organismes émetteurs.
L’Autorité de la concurrence a d’ailleurs déjà sévi. S’il y a matière à réforme, n’est-ce pas plutôt sur ce sujet — le plafonnement de ces commissions — qu’une mesure serait unanimement saluée par la profession ?
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