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Top action face aux crises !

Une crise sanitaire, une cyber-attaque, une prise d'otages, un acte criminel, ou même un harcèlement médiatique ont ceci de commun qu'ils prennent toujours au dépourvu les personnes et les entreprises concernées.

S'y préparer, se former, constituer des équipes, les motiver... La responsabilité ne ressort pas uniquement des institutions publiques (police, gendarmerie, etc) : c'est aussi du domaine de l'entreprise que de garantir la sécurité des salariés comme des clients.

Depuis quelques années, des institutions comme le RAID ou le GIGN ouvrent leurs portes, viennent parler à nos collaborateurs pour que, chacun dans son rôle, on scénarise, on expérimente et on s'entraine.

C'est l'occasion de quelques belles rencontres avec nos collaborateurs... Et aussi de lectures utiles comme ce bouquin d'entretiens, facile à lire, et bourré de recommandations (chez Mareuil Editions).

Denis Favier (ex-GIGN) et Jean-Louis Fiamenghi (ex-RAID), aujourd'hui chez Total et Véolia, sont tous deux sortis d'une école militaire et leur propos se ressent parfois d'une culture très verticale du commandement et d'une catéchèse insistante sur certaines grandes valeurs (l'humilité) quand, à contrario, un égo bien trempé permet parfois de booster l'efficacité d'un groupe (comme dans le sport par exemple).

Mais sur le fond, j'ai bien aimé ces témoignages, ces morceaux de vie, de bravoure, mêlant échecs, erreurs et succès. Je retiens ces quelques citations :

- "On est dans la réalité du métier que l'on a choisi... Quand on sent qu'on est fait pour les opérations, on ne les rejette pas quand elles se présentent".

- "L'expérience, c'est aussi l'analyse lucide de nos erreurs. Les erreurs, qui ne constituent pas forcément des fautes".

- "Notre société accepte moins la déstabilisation. Elle surréagit davantage. L'immédiateté change tout. Les chaines d'informations en continu augmentent l'angoisse (...)".

- "Les prises de décisions sont plus difficiles, car le principe de précaution est de plus en plus pesant ; les exigences de conformité, d'éthique et de réputation de plus en plus contraignantes".

- "L'hyperactif n'est pas vraiment un homme d'action. L'homme d'action, ce n'est pas celui qui s'agite".

- "Le dirigeant veut toujours aller trop vite : pour être bien conduit, le changement doit être cadencé... Et s'appuyer des échéances régulières".

- "Il faut toujours s'emparer physiquement de la crise pour la dominer". - "L'entourage n'est pas un acteur de la crise mais il a un rôle d'équilibre".

- "Une bonne équipe, c'est abord le talent individuel catalysé par la force du groupe".

- "La bonne gestion de crise repose sur les capacités de résistance physiques et psychiques de ceux qui y sont confronté".

- "En réalité, tout se prépare et tout se travaille, il faut s'appuyer sur des process qu'il faut sans cesse ritualiser, puis pratiquer avec ses équipes de façon simple et régulière".

Et j'aime bien aussi cette évidence très gaullienne : "La nouvelle crise, on l'aborde comme une crise nouvelle. Aucune crise ne ressemble à une autre". ?​?

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