Oui, je l’avoue, j’ai plaint Renaud Dutreil, le Ministre du Commerce, ainsi que Gérard Cornu, Président de la Commission des Affaires Economiques du Sénat. Vous connaissez mon combat contre la loi Galland. J’appréhendais les propos du ministre.
Pendant que la République panse ses plaies et se cherche de nouveaux hérauts, la nécessité de réformer le Code du Commerce demeure. Le dossier est toujours pendant au Sénat.
Ce matin à Paris, j’ai présenté à la presse économique les principales critiques émises par mon groupe à l’encontre du projet de réforme du Code du Commerce défendu par Christian Jacob. La Commission des Affaires Economiques du Sénat a commencé à instruire ce projet qui sera débattu le 6 juin.
D'accord avec Jérôme Bédier, le Président de la Fédération du Commerce et de la Distribution. Avec le projet gouvernemental (loi Galland), « la revente des produits de marque... deviendra un métier suspect, un métier à risques ». Le propos n'a rien d'excessif.
Il y a deux camps : ceux qui veulent revenir à une liberté totale des prix (Leclerc et Intermarché) et ceux qui craignent la "surenchère à la baisse" et veulent que la loi oblige le distributeur à garder 5, 10 ou 20 % de sa marge. Coucou, les revoilà les marges arrière !
A la lecture des journaux, tout le monde peut le constater. Tour à tour, les présidents des régions françaises annoncent une hausse exceptionnelle de la fiscalité. Elle s'échelonne de 20 à 50 %. Les entreprises paieront (taxe professionnelle) ainsi que les usagers (taxe d'habitation).
La semaine dernière, distributeurs et industriels ont rompu leurs négociations pour déterminer les conditions d'une baisse de prix en 2005 ! Tout cela fait un peu « bouillie ». Les consommateurs n'y comprennent plus rien.