Aux Ateliers de Trévignon, tous mobilisés pour soutenir la filière pêche française !
Oui, le secteur de la pêche est en difficulté.
En ce moment, on fait évidemment référence à l'augmentation du prix des carburants… Mais si la filière pêche française est en crise, les facteurs sont nettement plus complexes.
C'est pour s'adapter et offrir de nouveaux modes de consommation que, réunis dans nos Ateliers de Trévignon (près de Concarneau), une cinquantaine de représentants des entités du groupe E.Leclerc — depuis les acheteurs et les agréurs jusqu'aux poissonniers — ont travaillé sur les scénarios d'un futur proche.
1) Premier constat : la production française est en baisse sur beaucoup de catégories de poissons, ce qui fait le jeu des importations.
Il y a de moins en moins de navires de pêche, une raréfaction de la ressource et des quotas non consommés, des licences d'aquaculture difficiles à obtenir, ainsi que de nouveaux modes de consommation (surgelé, nouveaux types de poissons, évolution des prix, etc).
2) Le contexte juridique et concurrentiel est plus compliqué pour les professionnels.
On parle beaucoup de normes, françaises ou européennes, et d'un devoir de vigilance, mais aussi d'une concurrence accrue qui, hier, sillonnait les mers du Japon, de Chine ou d'Amérique latine, et qui, aujourd'hui, fait des incursions remarquées, avec des bateaux-usines, en mer du Nord et en Manche.
On a connu les rivalités franco-espagnoles dans le sud du golfe de Gascogne ou franco-anglaises post-Brexit ; avec les flottes russes ou chinoises, « c'est du lourd ».
3) Adaptation, riposte et reconquête !
Comment alors E.Leclerc, présent dans les ports français grâce aux équipes de Scapmarée (présidée par Olivier Louvard, E.Leclerc Angerville), peut-il assurer un approvisionnement responsable et durable ?
Dans les ateliers, on a parlé de formation et de qualification des métiers de la mer, qui deviennent stratégiques pour l'enseigne, d'offre côtière appuyée sur les Alliances Locales, ainsi que de l'attractivité accrue des rayons.
Mais aussi de la valorisation du produit avec le contrôle de la qualité, la certification des modes de pêche et le respect sans faille de la chaîne du froid, par préoccupation sanitaire mais aussi anti-gaspillage. Sans jeu de mots, les participants aux ateliers « avaient tous la pêche ». 😄😄
Avec des intervenants passionnants comme l'ancien préfet maritime de Brest, le vice-amiral Quérat pour la géopolitique, des spécialistes du mareyage et de l'agréage, ainsi que des experts du Bureau Veritas et de l'Ifremer (merci à Fabrice Pernet pour les données scientifiques et Mathieu Doray pour les scénarios prospectifs pêche et aquaculture hexagonale !)… Tout le monde est motivé !
Je suis fier de cette génération qui croit à la nécessité d'un développement plus durable, adapté à une climatologie plus agressive et à des modes de consommation plus responsables.
Avec ce double challenge : des prix rémunérateurs pour les pêcheurs, mais accessibles au plus grand nombre. Car un prix sans vente, cela ne nourrit pas le travailleur. 🙏















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